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LE R.S.A. LA FRANCE DU SOUS SOL

16 août, 2016 (18:34) | Non classé, Poésie, Publication

LE   R.S.A.  LA  FRANCE  DU  SOUS SOL

La semaine dernière on a payé le R.S.A., les 460€ qui paie l’Etat à une personne « isolée » qui n’a pas de travail, qui a épuisé ses droits au chômage, aux immigrés qui viennent d’arriver, et à des personnes comme moi…qui…, cela est hors sujet ici.

Ce R.S.A. Ô combien je le connais! Je pourrais donner une conférence ! Participer aux colloques ! Que sais-je …

Chaque  première semaine du mois,  est la date fixe où la C.A.F. paie les « allocations » aux misérables, mais aussi à ceux qui ont fondé une famille, l’Etat leur paie pour avoir fait des « petits » à la République, que les familles soient fortunées ou pas. Il paraît que cela est un « mérite » qui doit être rémunéré comme il se doit, une somme pour chaque « petit » mis au monde pour l’Etat français. Il y a 36 ans, avant de venir  ici et de choisir ce pays comme « pays d’adoption », si j’avais entendu cela, je ne l’aurais pas cru.

Je vais vous raconter une anecdote, vécue juste la date d’arrivée de ce R.S.A. Je fais un bref préambule pour mes lecteurs de l’étranger qui me suivent fidèlement, mais qui vivent loin de ce sous sol français, le monde des catacombes de la misère cachée qui a été inventée par les gouvernements français, gauches et droites confondues.

Mes lecteurs sont jeunes, ils ne se sont jamais intéressés à connaître la vie de ceux qui doivent vivre comme des mendiants. Ils ont bien d’autres choses importantes de quoi remplir leurs vies.

Ils connaissent la France par les livres, tout comme moi, avant de venir m’installer dans ce pays du tiers monde.

Le R.S.A. qui s’appelait R.M.I. Le revenu minimum d’insertion, fut mis en place par le Ministre Michel Charasse. Nous étions à la fin de l’année 1988. J’ai eu ma naturalisation française la même année. Aurais-je pu imaginer qu’avec mon Bac+8, quelques années plus tard, j’allais entrer tout droit au régiment des mendiants et former partie des misérables?! Jamais. Cela allait à l’encontre du bon sens et de l’enseignement de mon père qui fut toujours parole sacrée pour moi. A l’époque, tandis que nous regardions le journal, et que je rouspétais, maman me disait : « que veux tu qu’ils fassent ? Ils sont incapables de donner du travail, alors ils mettent en place un pourboire pour éviter que la France se transforme en Calcutta ! »

La France y est déjà 26 ans après !

Maman, était non seulement pianiste, mais une personne qui s’intéressait à tout, elle suivait les nouvelles et lisait les journaux, maman était une femme d’une intelligence et d’une sagesse uniques. Elle est morte fin 2013, tuée entre les griffes de quatre médecins assassins. Des médecins « français »

Qui gagne vraiment avec ce R.S.A. détrompez vous, pas les bénéficiaires, mais les gérants de ce pourboire, les assistantes sociales.

Heureusement pour elles, sans les pauvres, ce seraient elles qui devraient pointer au chômage ou mendier le R.S.A. et se soumettre à vivre sans rien.

« Les pauvres nous les aurons toujours », oui,  mais pas par ordre divin, mais par la mauvaise gérance des gouvernants. Ceci est aussi hors sujet ?

Je vais vous raconter mon histoire, elle est contemporaine. Il ne s’agit pas d’une nouvelle pour attirer les touristes, ni pour convaincre des étudiants de venir ici faire des études où pour chercher du travail ! Je les ai connus, tout récemment. Les échanges Erasmus ! Personne ne veut rester en France. Personne, après avoir fini des études, ne souhaite venir en France. Aucun étudiant de ceux qui sont venus ici dans le programme Erasmus ne veut rester, parce qu’ils se sont rendus compte et, après un bref séjour, que non seulement les enseignements sont médiocres, mais que leur le futur se verrait lourdement compromis, il n’y a pas d’avenir, tout est trouble et ce n’est pas de l’incertitude et de la misère ce qu’ils veulent recevoir en récompense à ses longs années d’études. Ils sont des jeunes avisés et pragmatiques.

Ce que je vais vous raconter, presque tout le monde l’ignore, car les médias, tous contrôlés par l’Etat, ne disent rien de la vérité qui se vit au sous sol de ce pays qui se fait une publicité de « solidarité grandiose », on croirait qu’ici on est au paradis, on lève la main et on cueille des fruits savoureux donnés par l’Etat généreux. Et la générosité française est débordante, tel qui me l’a dit l’année dernière un professeur politiséé jusqu’à la moelle : « En France personne ne meurt de faim ». Ah bon ?!

Elle justifie ainsi non seulement son poste de Maître des conférences (maître d’ignorance) mais se présente devant moi comme la parfaite lèche bottes de l’Etat. J’en connais.

Ma petite histoire ne se passe pas dans les rues de Sèvres Babylone, mon premier quartier, celui que j’ai connu en arrivant de l’aéroport, cette histoire ne se vit pas à la rue du Bac, au boulevard Haussmann, ce n’est pas un événement curieux comme l’est pour tout nouvel immigrant, de regarder extasiés la tour Eiffel, ni l’Arc de Triomphe, ce n’est pas flâner par les rues du vieux Paris, aller aux musées, et s’asseoir sur les terrasses des cafés, ce que la plupart des gens adorent faire.

Non, il s’agit de la nécessité de  vous faire connaître l’autre France, celle de sous sol, celle que l’on cache. Vous ne la verrez jamais. Personne n’en parle. Cela pourrait les apporter tort. La gérance de la France a été toujours dans des bonnes mains.

Voici mon histoire, je vous transcris la conversation que j’ai entretenue avec une dame qui vit au R.S.A. :

Il est tôt, je dois aller faire une démarche stupide comme le sont les démarches administratives, je marche vite par la rue principale de mon quartier, quand je vois une femme qui s’approche de moi. Elle a la peau très pâle, les yeux bleus, très négligée, mal coiffée, porte un petit sac et un autre plus grand en bandoulière, quand elle est bien face à moi me dit : « Madame, j’ai faim, n’auriez vous pas quelque chose à me donner ? »

A l’entendre me dire cela, je ne peux jamais d’éviter de me sentir coupable.

 Je le suis toujours face aux pauvres. Le pourquoi ? Je l’ignore. Depuis mon enfance je me suis toujours sentie émue face aux mendiants, et après je me suis sentie coupable.

 Je pense que c’est du à l’éducation que j’ai eue. Papa, homme chrétien et de gauche, m’enseignait dès toute petite à savoir ce que c’était la misère, les privations, et comment devait un homme de bien vivre sa vie. Cela se résume en deux phrases : Apprendre à gagner sa vie et être indépendante et, aider à ceux qui n’ont rien.  Quelle est la désignation que l’on donne en Espagne de celui qui apprend à ses enfants cette moralité ? « Él es un Caballero español bien nacido ». C’est dans cette moralité que je fus  élevée.

Pour correspondre à cet idéal, j’ai appris de mon plus jeune âge qu’il fallait étudier, ne jamais perdre son temps, et travailler pour que jamais nous soyons rabaissées et dans le besoin.

 J’ai respecté ses commandements, et j’ai accompli le programme indiqué par mon père.

 Mais ici dans ce « pays du tiers monde », la France, cela ne sert à rien. Ce le pays du néant, le pays qui sait anéantir. Pour ce qui n’ont rien, c’est une vie végétative au sous sols d’un pays du tiers monde.

Je ne parle pas pour moi, je parle en tant qu’intellectuelle qui questionne, qui vit dans le terrain, qui connaît le discours des médecins qui sont ceux qui doivent accueillir les mendiants malades, qui travaillent au sein des hôpitaux et qui savent pertinemment que ce qu’ils font, ne sert à rien, car le misérable, retourne à sa misère avec une ordonnance aussi misérable que sa vie et qui ne remédiera pas ses manques donnés par l’Etat français.

Quand un être humain est réduit au néant, à vivre au jour le jour sans de quoi manger, c’est le rabaisser au niveau d’un animal sauvage, un animal sans maître qui lui assure sa subsistance.

La France impose un comportement d’animal sauvage à certaines personnes de sa société, cela est pour moi, un Etat indigne.

 Cela va à l’encontre de qu’est la politique. « L’administration de la cité » « Nous sommes les héritiers de la démocratie. Ce qui nous avons appris de l’enseignement de Jacqueline de Romilly, « la Grèce antique nous a légué la tempérance ».

Est-ce le R.S.A. la vie en démocratie ?

La France et ses lois pour les misérables, ceux qui sont classées socialement dans cette honteuse catégorie, a fait que maintenant d’autres le suivent, ce sont les pays européens qui suivent son « exemple », parce que maintenant pour que les dirigeants européens soient considérés des bons européens, ils doivent se lier forcément par l’économie « commune » l’idiotie et le crétinisme politique se partage en égalitaire dans toute l’Europe, et ils doivent adopter les mêmes lois pour « aider » les misérables est s’uniformiser ainsi dans toute l’Europe par le bas et, par la médiocrité.

Soyons tous au sous sol, soyons européens !

L’arrivée de l’euro, et de l’Union Européenne, a crée un chômage égale à un tsunami, et nous sommes informés au jour le jour des dégâts et des horreurs de cette Union Européenne. Un exemple ? La disette imposée aux agriculteurs, s’ils se suicident ce n’est pas leur problème. Ceux qui gèrent la misère et leur départ au cimetière, sont en train de passer des belles vacances, envisagent mariages, changement de meubles, renouveler leurs gardes robes, etc., etc.

Ressentir de la honte de son choix de vie est atroce. J’ai honte d’avoir été rêveuse de ce pays et de l’avoir choisi, j’ai signé sans le savoir, ma propre lettre de cachet, je me suis mise volontairement sous la guillotine. Trop tard pour en remédier.

Après cette didascalie, je finirai de vous raconter mon histoire.

 Je suis très pressée pour arriver à l’heure à mon rendez-vous, mais cette femme qui m’interpelle, je ne peux pas ne pas l’écouter.

Je lui réponds : « pardonnez moi Madame, mais je n’ai rien, je n’ai pas un seul euro sur moi, je suis au R.S.A. »

-Ah oui ! Tout comme moi, mais on ne peut pas vivre avec le RSA ! Je suis obligée à faire la manche !

[Si j’avais eu quelque chose dans mon frigo je l’aurais invitée, je lui aurais donné pour s’acheter à manger, si j’avais eu quelques pièces je les lui aurais données, si, si, Mais non, je n’ai rien, même pas pour moi et je n’ai rien pour faire face à la journée]

-Bien sur que non, je lui dis, qui pourrait survivre avec 150e mensuels ?

Parce que les petits cerveaux des gens pensent que l’Etat français nous jette 462e mensuels au titre d’argent de poche. Les gens pensent que nous disposons pour notre quotidien du mois ces  460€ !

Même si les loyers de HLM sont bas, même si la CAF octroie les aides au logement, payées au bailleur, les bénéficiaires ne disposent pour leur vie et leur alimentation que 150€. Mensuels ! Et personne ne vit  en France ou ailleurs avec cette somme misérable.

-Comment vous faites ? Me demande-t-elle…

-Madame, je lui dis, l’on doit comprendre qu’on n’est plus « salariée », on ne peut plus vivre comme avant

Si l’on veut rester en vie, il faut se préparer mentalement, et physiquement, corporellement. C’est une nouvelle vie qu’on vous impose, à notre âge, elle durera longtemps, si vous n’avez pas encore droit à la retraite, ou si elle sera aussi misérable que votre vie.

Alors si vous ne comprenez pas ceci, si vous ne vous entraînez pas à résister comme un sportif, vous serez morte en peu de temps.

Si vous ne disposez plus d’argent vous devez faire des économies d’alimentation, et, d’énergie. Et demandez à votre médecin de vous prescrire de vitamines remboursées su contraire vous tomberez malade. Cela veut dire apprendre à jeûner. Je ne mange que trois fois par semaine et très peu. Une prouesse quotidienne. Il faut savoir que manger n’est plus ni un plaisir, ni même pas un moyen de rester en vie. C’est une lutte pour rester en vie et en bonne santé. Vous devrez faire comme les rats. Ne savez vous pas comment elles vivent ? Elles savent économiser. J’ai vu avec grand intérêt des reportages scientifiques, les rats sont très intelligents. Elles gardent, économisent, laissent de coté, elles prévoient.

Demandez à votre médecin des vitamines remboursés il y en a. Du contraire vous tomberez malade.

Je fais comme les rats. Le gouvernement et ses laquais m’imposent le camp de concentration légalisé, la torture en pleine démocratie socialiste ? Alors mon comportement de survie a du changer.

Je ne suis plus artiste. Je ne peins plus, faute d’argent pour acheter le matériel. Vouloir faire de la peinture sans mécènes est une pure  folie.

Si je ne peux pas travailler comme professeur, alors il faudra avant tout s’organiser pour rester en vie, et le mieux possible.

Si l’on vous prive de travailler et qu’ils vous disent que vous êtes déjà trop « vieille » alors laissez les. Organisez votre vie, ne vous laissez pas attraper dans leurs griffes.

-A moi, ils m’ont privé aussi de ma subsistance. Alors je ne fais mes courses qu’une fois par mois, la date fixe où arrive le RSA.

-Avec 150€ mensuels, on ne peut s’alimenter normalement que 10 jours par mois, me rétorque-t-elle désespérée. Qu’est-ce qu’on peut faire ?

-Cela je le sais Madame, je lui réponds. Je vis ainsi.

– Après ? Faites comme les rats. Où comme faisaient les détenus dans les camps. Ceux qui résistaient et qui pouvaient rester en vie, c’était aussi par une grande organisation.

Elle me dit : Mais, Madame, je ne trouve plus de boulot, je suis comme vous, comment vous faites, quel âge avez vous ?

Je lui dis, 62 ans.

– Ah, on ne dirait pas !

– Tout comme moi ! Je ne vous aurais jamais donné 62 !

(Cela veut dire qu’inconsciemment, elle pense aussi que 62 ans c’est trop, on est déjà trop vieille pour travailler, on l’a convaincue de qu’elle est « vieille »)

-Vous pensez que nous sommes finies ? Elle me pose la question assez inquiète.

-Allons, bien sur que non, mais ce n’est pas ma photo ajoutée au CV qui pourrait les convaincre, c’est uniquement ma date de naissance qui bloque.

-On ne nous donnera jamais du travail !- me dit-elle, je ne cherche plus !

-Alors vous faites bien, c’est déjà un début, vous économisez vos énergies, ne plus attendre rien d’autrui fait que nous économisions une force d’énergie énorme. Nous savons tous que ce ne sont pas les fonctionnaires incapables du Pôle  Emploi, et moins encore les assistantes sociales  qui sont toutes des laquais de l’Etat, celles qui répètent la cassette du gouvernement qui vont aider les « Rmistes »  et nous savons qu’elles n’aident que ses « protégés » politiques. La corruption au plus haut degré.

 Personne ne va aider les soixagenaires à se « réinsérer », un mot stupide appliqué aux personnes pauvres par décret d’Etat, comme si nous étions des êtres sortis de la prison ! En vérité nous y sommes et, en France nous sommes tous les « Rmistes » dans une prison à ciel ouvert !

Nous finissons par rire, c’est le rire tragicomique des dépossédés, le rire « de ceux qui n’ont rien, ne peuvent rien et qui ne sont rien » c’est ce qui a dit un jour François Mitterrand dans un journal.

J’ai seulement Gogol dans mon  imaginaire.

Nous sommes insérés dans un pentagramme eschatologique sans issue.

 Il n’est pas musical,  il ne nous oblige qu’à garder un silence sépulcral.

Je lui demande pardon encore de ne pas pouvoir l’aider, nous nos quittâmes avec le sourire d’une détresse partagée.

Je m’en vais triste parce que je ne veux pas compatir sa détresse, si je le faisais, je ferai comme un funambule qui regarde le vide, il tomberait, je ne regarde jamais le vide, afin de pouvoir marcher par le fil tel qu’un funambule le fait au jour le jour, et je ne regarde plus cette France, si je la regardais, si je persistais à vivre ici, je mourrais.

On a des moyens de s’évader dans l’imagination d’un pays qui vous prive de tout de manière organisée, alors je m’organise pour lui faire face, pour résister à la misère, pour vivre privée de travail, c’est une déclaration de guerre de l’Etat contre les misérables. Les misérables encerclés doivent s’armer pour faire face et survivre.

Maintenir sa psyché en forme est aussi important que nourrir son corps.

 Une chose est que l’Etat ne nous donne pas le pain, mais qu’ il veuille  aussi nous anéantir, nous priver de notre pensée, de notre imaginaire, cela il sera  impossible, ils ne réussiront jamais.

Je me rappelle des vers du poète Miguel Hernandez.

Il est le créateur d’une Elégie une de plus belles créations de la littérature mondiale.

 Il  est un des plus authentiques  poètes d’Espagne, quand la Guardia Civil,  l’a mis en prison et l’a frappé à mort  à des coups pieds, il a écrit ceci dans les murs de sa prison : « Pega, pega, carcelero, al poeta no le atarás el alma. »

Faisons comme Miguel Hernandez, résistons à la prison d’Etat, ne lui laissons pas nous torturer dans la misère imposée, c’est grâce à notre misère que nous donnons la belle vie aux laquais de l’Etat qui nous gèrent, observent et, contrôlent, c’est grâce à nous qu’elles passent en ce moment des belles vacances, tandis que nous…Nous survivons avec 150€ mensuels.

Ne vous laissez pas convaincre quand ils vous disent que vous n’êtes plus rien.

Ne les écoutez plus, ne pensez plus à ceux qui vous gèrent.

Ils gèrent votre mensualité de survie, mais ils ne doivent jamais envahir votre pensé, notre lieux de liberté et de lumière, c’est notre âme et, elle est un lieu sacré, défendez- le comme le bien le plus précieux, votre cerveau est votre vie, ne laissez y entrer personne, aucun gérant de l’Etat n’a des droit sur vous.

C’est lui qui a des responsabilités vis-à-vis de vous.

La première responsabilité d’un Président est celle d’assurer le pain à ces citoyens, s’il ne le fait pas, il doit démissionner, et si le peuple ne le lui demande pas de partir, parce qu’il est un peuple lâche, alors ignorez le.

Mon père, qui m’a éduqué en politique, au cours de nos conversations quand j’étais une toute jeune adolescente, il me disait : «  Un chef d’Etat est le chef de foyer de son pays, il doit savoir le gérer. Il est le premier responsable de son foyer, il se doit d’assurer la subsistance de tous ses concitoyens »

Il y a des moyens pour s’évader quand vous ne pouvez pas quitter le pays faute de moyens.

Je ne voterai plus, je ne regarde plus le journal et je ne parle plus de rien de ce qui incombe la France.

Je me suis abonnée, pour un seul euro par mois, à une chaîne étrangère et je ne regarde que le journal télévisé de mon vrai pays.

Je ne vis plus en France, même si je suis obligée de rester physiquement.

Pourquoi ? Parce qu’une patrie est celle qui donne le pain.

Il est encore pire quand l’Etat oppose une résistance abusive à donner du travail appuyé sur des lois qu’il a crée à contre courant de la vie, le « jeunisme » est une attitude politique des plus stupides.

Un pays à qui l’on a tout donné, notre jeunesse, des années d’étude et de travail, ce qui est le plus important, il a l’obligation de rendre la contrepartie : nous donner du travail. Si ce pays n’a pas voulu répondre, il n’est plus un pays ni d’origine ni d’adoption.

Mon ami philosophe était entièrement d’accord avec moi, quand je lui ai dis, « Une patrie est celle qui te donne le pain »

Il était d’accord avec moi. Nous partageâmes la parole de l’intelligence. Et pour moi, le royaume de l’intelligence est  le seul lieu où l’on doit vivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

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