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LE SORT D’UNE ETRANGERE NATURALISEE FRANCAISE: ACCUEIL-TRAVAIL-DROIT-SANTE-EDUCATION-ART

3 juin, 2018 (10:11) | Non classé

DE BAGDAD À BASSORA

LE SORT D’UNE ETRANGÈRE NATURALISÉE

EN FRANCE

ACCUEIL, TRAVAIL, DROIT, SANTÉ, EDUCATION, ART.

Je dédie cet article à l’Inspectrice espagnole C.B. qui m’inspecta en 1999. Sachant que je vivais seule avec Maman à ma charge, m’obligea à me présenter au CAPES Interne espagnol, en m’augurant un succès immédiat d’après mes compétences en langue et littérature espagnoles. La date limite d’inscription au concours s’approchait. Je lui obéis. Deux mois après je me suis présentée au concours, sure d’obtenir une réussite immédiate.
Elle était partie juste après, et n’a jamais su que les mafias de l’Éducation Nationale, me notèrent d’un ZERO ! Les correcteurs, « nos pairs » réussirent ainsi à que j’eusse un avenir professionnel irrévocablement fracturé. Pourquoi tant de haine ? Pourquoi exercèrent-ils un abus de pouvoir si monstrueux ? Complexes d’infériorité mesdames, messieurs !

Chers Lecteurs,

Mes aimables et fidèles lecteurs me posent sans cesse, fort étonnés, une question récurrente dont ils ne trouvent pas la réponse depuis leur qualité de français de souche.

Pourquoi ta retraite est si basse !?

Ceux qui devenus français, et qui furent dans leur passé tout comme moi des étrangers, ne comprennent pas non plus mes « difficultés » du passé. Ils restent aussi confus pour comprendre ma vie d’à présent.
Nous allons essayer de leur clarifier leur opaque capacité de compréhension.
Mais pour ce fait il faut que le lecteur soit d’un esprit critique développé et d’une indépendance de pensée à toute épreuve. Sont ces deux qualités les indicatrices d’une santé mentale sans complexes ni partis pris chez les citoyens français ?
Quand on devient français ou française par mariage et ou, pour avoir fondé une famille en France, je pense que cette composante existentielle reste en parfait accord avec un choix de vie, mais pour moi, ne correspond en rien à un quelconque mérite pour obtenir une naturalisation et devenir citoyen d’un pays.

C’est pour cette raison, qu’il est toute autre chose la question d’une insertion dans le pays dit « d’accueil », quand ces questions d’état civil, n’entrent pas dans un choix de vie et ne s’inscrivent en rien dans la candidature que l’on présente devant la Préfecture.

Les moyens de vie qui sont offerts aux étrangers, la qualité de vie dont ils disposeront différera totalement de celle qui comme moi, a du se battre en solitaire pour avoir la nationalité, refusée par deux fois sans aucun motif justifié qu’un caprice des autorités administratives. Jusqu’à enfin, après huit années d’attente, mon dossier fut reconnu pour avoir deux mérites personnels, le premier était d’avoir poursuivi des études supérieures en France et ensuite pour être artiste.
A l’époque on ne demandait pas encore que la qualité d’artiste soit reconnue par un inscription à l’Urssaf ! Le comble du grotesque ! Mais celui-ci est un autre sujet, ne nous éloignons pas de l’essentiel de cet article.

Il m’a fallu travailler avec acharnement pour renouveler la fameuse carte de résident « privilégié ».
Je cherchais inlassablement les signes de ce « privilège » marqué sur ma Carte de résident, je ne les trouvais point.
J’ai du travailler en luttant doublement contre l’adversité journalière. A l’époque, les seuls a bénéficier des aides de la France étaient ceux qui arrivèrent avec le statut de réfugiés politiques. Maman et moi-même nous ne l’étions pas, et je devais trouver du travail, non pour un épanouissement personnel, non seulement pour justifier ma résidence, et prolonger les privilèges de ma carte, mais essentiellement comme moyen de survie pour nous deux. Maman n’avait pas de retraite, Dans ce pays lointain, les pianistes n’en possèdent rien comme subvention quand ils mettent terme à une vie d’artistes.

Cette question mérite une réponse ouverte, publique, surtout maintenant que le sujet essentiellement politique sur le nouvel statut de retraites intéresse toute la société.

Tout d’abord, épargnez vous de formuler des réponses nées des lieux communs, elles sont toujours inopérantes, ils sont la source de l’uniformité sociétale, faisant de tous les cas qui sont aussi divers que multiples les uns des autres, essentiellement différents entre eux, parce qu’individuels. Ne faites pas des individus une masse uniforme et informe où vous effacerez l’individualité qui est l’essence de l’insertion citoyenne. Elle sera toujours unique et inimitable.

Je vous exige de cesser de penser à la française, c’est à dire, en essayant d’insérer tous les cas individuels dans un même moule, c’est une méthode absolument contraire à la raison et un écart abyssal de l’intelligence. Et vous dites que la France représente Les Lumières ? Le triomphe de la raison ?

La première chose qu’il faut penser avant de formuler des critiques personnelles sur le sort d’une française naturalisée, est de se renseigner sur le statut avec lequel quittent leur pays d’origine les étrangers :

Quel est le motif de leur départ de leur pays d’origine?
Avec quel statut administratif s’insèrent-ils dans le nouveau pays de leur choix ?
Et que font-ils pour vivre en accord à la loi du pays qui les accueille ?

Sans ce plan de pensée nous n’arriverons pas à dialoguer et aucune dialectique sérieuse ne pourra fructifier dans cet article.
Avant d’entamer ce dialogue avec vous, je dois me poser moi-même devant vous, les questions suivantes, à la manière d’un examen de conscience. Ces questions que dans ma jeunesse venaient m’assaillir avant de prendre l’avion pour venir en France, mais que j’ai voulu ignorer volontairement, parce que de me les avoir posées sérieusement, je n’aurais jamais quitté le Chili !
J’ai eu une confiance totale en moi-même, et comment ne pas l’avoir si l’on a réussi à obtenir une formation professionnelle sérieuse ?
C’est cette confiance en moi-même celle qui me perds toujours, l’excès de confiance en soi-même dans un pays où sont les groupes mafieux ceux qui tiennent fermes les brides du pouvoir, devient le principal motif d’échec professionnel pour une étrangère.

Sachez que même avec une naturalisation vous serez pour la France une éternelle étrangère, même à présent que ma seule nationalité est la nationalité française, ils me disent : « vous n’êtes pas de chez nous »

Certes. A juger par la liste que je dresse ici…Ils ont raison.

L’anéantissement de ma profession par le moyen d’une notation infâme sur une copie sans faute, la copie d’un professeur d’excellence en exercice depuis de nombreuses années fut par un acte criminel et impuni, notée d’un zéro.
L’assassinat de Maman commis par ces quatre médecins mafieux.
Les mensonges assermentés de leurs avocats et collaborateurs respectifs payés par l’État et leurs assurances qui leur financent gratuitement avocats et huissiers avec le seul but de se venger parce que je les ai accusé de crime avec des preuves solides et, parce que enragés, n’ont pas obtenu de moi l’anéantissement de ma vie par un suicide que je ne commettrai jamais!

Les collaborateurs qui essaient désespérés à présent de m’anéantir par la création des faux et qu’arrivèrent tout récemment à commettre contre nous, le comble de l’abjecte, l’acte suprême de leur abjection de sous-hommes, de sous-femmes.
L’assassinat de Maman ne leur a pas suffit, ils ont envoyé leurs collaborateurs violer la tombe de Maman.
Juste le jour de l’anniversaire de son enterrement.
Tout récemment ils ont violé la tombe de Maman.
Ils ont entièrement raison : JE NE SUIS PAS DE CHEZ VOUS.

Avant de quitter le pays natal, il faut se poser calmement les questions suivantes :

1. Comment accueille-t-il, les nouveaux immigrants ce pays que j’admire tant et dont je veux devenir citoyenne et fille adoptée?
2. Est-ce que les nombreux projets professionnels que je veux faire fructifier dans ce pays de mon choix sont susceptibles d’être valorisés, et pourrais-je les faire valider?
3. Seront-ils accueillis et acceptés par l’administration, l’officialité, des domaines dont je suis compétente ?
4. Les domaines les plus importants dont toute personne qui arrive déjà professionnelle et de surcroît artiste, devra faire appel sont : le droit, la santé, l’éducation et l’art. Or, quelles sont les lois en vigueur et comment se comportent les autorités dont tout citoyen peut un jour avoir affaire?
5. Quel est le niveau et la qualité de la Justice et quels sont les lois civiles et pénales en vigueur ?
6. Comment sont formés les avocats ?
7. Quelles sont les lois de déontologie ? S’appliquent-elles véritablement ?
8. Comment se forment les médecins ?
9. Quel est le type de médecine qui se pratique dans le registre public et en privé ?
10. Quel type de formation acquièrent les infirmières et les aides soignantes ?
11. Et comment se comportent dans le terrain « les équipes médicales » lors d’une hospitalisation ?
12. Quels sont « les protocoles hospitaliers »
13. Comment se conduit le pays vis-à-vis des personnes âgées et handicapées ?
14. Qu’elle qualité de médecine s’applique pour les personnes âgées  ?
15. Quels sont les exigences du pays pour accéder à la santé ?
16. Quels seront mes droits en matière de santé ?
17. Serais-je libre de choisir ma vie de famille ou serais-je un jour assujettie aux lois sectaires d’un État qui entravera ma liberté et celle de personnes que j’aime ?
18. Liberté, Égalité et Fraternité son-ils des mots qui représentent toujours le caractère essentiel d’une idiosyncrasie nationale ou bien servent-ils uniquement à décorer les façades des Institutions d’État ?
19. Sont-ils, des mots obsolètes, inopérantes qui sont lus entre les drapeaux qui ornent les édifices et qui s’agitent vers le ciel devant ces trois devises, jamais respectées et nulle part pratiquées  ?
20. Quelles sont les lois des cimetières ?
21. Quelle est la vision de la France vis-à-vis de la vie et de la mort ?
22. Quelles sont les lois qu’elle impose aux différents strates physiques et existentiels qui traversera tout être humain dans son passage sur terre ?
23. Qu’elle est la conception de la France face à la maladie, la vieillesse, le handicap et la mort ?
24. Qu’imposera m’imposera la loi laïque de la France dans le cimetière, notre dernière demeure, et aux respect que je dois à mes morts ?
25. Est-ce que les domaines qui sont de ma compétence professionnelle seront justement reconnus par l’officialité qui régule leur pratique ?
26. Pourrais-je pratiquer mon art sans contraintes et librement, ou serais-je anéantie par les cercles mafieux qui arrivèrent sans dans une quarantaine d’années et sans la moindre difficulté à prostituer l’art dans tous le doùmaine de son expression ?
27. Quel est la destinée de l’art en France, destinée qui était tracée par la force d’une compétence confirmée et qui fut jadis en France la raison de son rayonnement de par le monde?

Et bien, je crois que le fait d’étaler ces questions face à vous, fait déjà une présentation détaillé de la situation, de la réponse que je ferai à ces questions je pourrais étaler mes griefs devant Dieu et devant les hommes.

Un testament ne peux s’écrire que quand on est arrivé à conquérir ce qu’on appelle « l’expérience de vie ».
Mon père m’enseigna dès mon plus jeune âge, ce que voulait dire cette phrase qui résume la tragédie existentielle de toute traversée humaine.
L’expérience de vie.
Pour moi, arriver au stade de pouvoir dire que nous sommes arrivés finalement à détenir le privilège de posséder l’expérience de vie, c’est quand avec assurance nous serons en mesure de dire que personne ne pourra plus jamais nous tromper.

Elle se fait présente, enfin, quand nos décisions seront nées non de nos intuitions, jamais d’un élan de bonne foi. T tout ce que nous vivrons dorénavant aura l’empreinte d’un savoir faire irrévocablement vrai et d’une connaissance sans faille de ce qu’est la véritable « humanité».

Quand je me suis décidée à quitter le Chili, je venais de perdre mon père.
Je fuis ce pays pour ne pas recevoir sur moi, la haine que l’officialité chilienne avait déversé sa vie durant sur la carrière d’artiste de mon père, en lui empêchant tout développement de son art.
J’ai testé, cherché, et essayé de rester et de me faire mon chemin, mais l’officialité chilienne, m’interdis a mon tour mon épanouissement, étant la fille du peintre Hernán Gazmuri, ils s’empressèrent de m’annoncer quel serait mon avenir si je persistais dans mes projets.
C’est ainsi que pour pouvoir quitter le pays, j’ai été obligée de tout vendre pour venir m’installer, et je suis arrivée en France non pour mendier des fonds de l’État une subvention d’insertion, mais tout comme l’avait fait mon père en 1928, je suis arrivée m’installer à Paris avec mes propres moyens financiers pour vivre ensuite de ma profession et totalement indépendante.

La première chose qui me reprochèrent les français fut dite ainsi :« on t’a accueillie, on t’a tout donné, la France  a été généreuse avec toi » (!)

Et, en totale méconnaissance de mon parcours.

J’étais d’origine chilienne alors forcément j’étais comme tous les chiliens accueillis en France, refugiée, et donc en train de vivre des fonds de l’Etat!

La France ne m’a rien donné, je lui ai tout donnée et en revanche elle m’a tout ôté et usurpé.

Ces dires que les français me jetaient à la figure constamment et que d’aucuns persistent encore à me reprocher avec le ton de la malveillance, étaient non seulement le signe de leur désobligeance, de leur impolitesse, et de leur mauvaise foi contre ma personne, leurs dires étaient et sont par essence faux et sans aucun rapport avec la réalité de ma qualité d’immigrée par le passé et de ma réalité sur mon statut professionnel et existentiel d’à présent.
Enfin, ces vingt-sept questions sont un miroir que j’ai mis face à vous, je les développerai dans mon prochain article, et de l’analyse individuelle de chacune des réponses, vous aurez non l’image qui reflétera ce miroir, mais la vision de l’image analysée par des rayons X., ce qui est bien un autre résultat visuel.

Ces questions encore sans réponse, forment la structure de l’essentiel de notre questionnement, de notre analyse sur la métamorphose d’un être humain qui de manière irrévocable et avec la véhémence de la jeunesse, a voulu volontairement changer le cours de sa vie avec un changement de pays et de nationalité.

Ce fut un choix existentiel solitaire, choix unique, inégalé par personne, par aucun autre immigré.
Ce choix rempli de mysticisme qu’inspira sa jeunesse qui voulait transformer, hisser vers les cimes de l’absolu la symbiose vivante d’un parfait binôme entre la vie et l’art.

Mais la France l’anéantit avec une maîtrise parfaite.

Son rêve d’artiste ne fut qu’une tragique chimère, un rêve de folie d’artiste, née d’une pensée remplie de principes forts comme la vie, et  ce rêve insensé qu’elle voulait faire pérenne, échoua par l’action des criminels.

Elle était cependant convaincue que cet élan de jeunesse était inspiré par des valeurs éternelles, ces valeurs de jadis qu’à présent tout le monde ignore.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak.

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