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DEVONS NOUS SUBIR L’IRRESPONSABILITE CITOYENNE DES ELUS?-

6 octobre, 2018 (11:32) | Dénonciation politique

DEVONS NOUS SUBIR

L’IRRESPONSABILITÉ CITOYENNE DES ÉLUS?

MANQUE ABSOLU DE SAVOIR FAIRE ET DE SAVOIR VIVRE

« La démocratie n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la
minorité »

Albert CAMUS

Chers Lecteurs,

Aucun Article de loi dans le Code général de collectivités territoriales ne spécifie en détail les tâches obligatoires qui incombent les maires ni ne décrit clairement dans la législation quelles sont les obligations de leur mandat vis-à-vis des citoyens.
Cependant, en dépit de ce manque dans les textes de loi, nous sommes en mesure de dire long sur le respect dont le maire et ses élus sont débiteurs vis-à-vis de tous les habitants de sa commune.
Plus grave est l’omission préméditée de cette obligation étant donné qu’il est un représentant de l’État français qui depuis sa qualité de fonctionnaire élu pour exercer un mandat pour le bien public, il se doit de le respecter par l’exercice des fonctions bien précises.
La présence d’un maire ou d’un élu au service permanent des habitants est une condition sinequanone que le maire et ses élus se doivent de respecter, tout fonctionnaire élu, doit être au service de citoyens et doit rester disponible et à l’écoute des différents demandes des habitants de son arrondissement et non exclusivement par temps d’élections !
Je ne serai plus disponible pour les prochaines élections, cela va de soi compte tenu de la désobligeante manière comme j’ai été sans cesse éconduite par un silence systématique et glacial devant mes lettres et courriels.
Pour éditer des réponses administratives émises par leurs secrétaires respectives ils sont indubitablement dans l’accomplissement parfait d’une bureaucratie féroce et paradoxalement « aimable » aux tonalités de la cour de Versailles qu’ils détestent tant !
Ces fonctionnaires irrespectueux méprisent le passé de la France et tous ceux qui l’ont construite, parce que ces nouveaux fonctionnaires sont les actants de la destruction, mais profitent des vertus crées par les dirigeants du passé à leur profit pour exploiter uniquement la forme d’un l’usage épistolaire qui fut jadis l’une de plus exquises formes de communication littéraire et  administrative propres à la France.
Et, ce corpus des fidèles secrétaires pratiquent l’écriture épistolaire administrative non pour répondre comme il est de mise sous quinzaine, mais pour mettre des barbelés devant les bureaux calfeutrés et protéger leur patron. Le fond du sujet, ne sera jamais traité, mais éludé et couvert sous un appareillage langagier vide qui remplace la véritable courtoisie française de jadis, elle est disparue à tout jamais.
La France respectueuse d’antan, sa courtoisie qui la revêtait d’une singulière forme d’établir les liens sociétales, reconnues de par le monde, elle nous a quittés.
La France est exsangue, on l’a transformée en un fossé abyssal où sont enterrés à tout jamais ce qui dessine l’essence de la spécificité humaine : le respect et l’accueil sensible de son prochain. Est-ce trop demander ? Certainement pas.
De ce fossé sociétal nauséabond où nous sommes obligés de sombrer, sortent les effluves pestilentiels des pires démonstrations de la barbarie, les bonnes manières et le respect d’autrui sont toujours piétinés dans le manque absolu de savoir faire et savoir vivre.
Il n’y a que se rendre à l’obligatoire passage citadin du transport en commun, traverser les rues, essayer de marcher par les trottoirs, faire nos courses…
Les maires des communes devraient obligatoirement dédier un jour de permanence pour recevoir les citoyens de sa commune.
Rien n’apparaît sur le même Code sur les tâches précises qu’un maire doit exécuter, si elles étaient inscrites dans la législation, nous pourrions nous en servir pour dénoncer sa violation manifeste, elles pourraient être utilisées comme argument pour démontrer le bien fondé de chaque demande, pour qu’elles puissent être évoquées publiquement par un citoyen qui a été éconduit et sa demande de rendez-vous méprisée de fond en comble.
L’administration nous oblige de formuler par écrit toute demande de rendez-vous.
Pour l’heure, chaque élu, représentant aussi du maire, présente sa photo et son curriculum-vitae et décrit clairement sa fonction en mairie, elle reste inscrite dans l’organigramme de la mairie, elle indique le domaine professionnel dont le fonctionnaire élu par le vote est compétent, la plupart du temps elle corresponde à l’exercice de sa profession. Mais…ces information sont artificielles, ses fonctions restent pour nous virtuelles, ces fonctionnaires travaillent à l’extérieur et ils sont en mairie pour faire de la figuration, un vrai cirque politique.
Leurs messageries de courriel respectives sont affichées sur le portail virtuel de chaque mairie et à la disposition de tous les habitants de la commune, ceci devrait épargner la perte de temps dans les attentes infligées par l’acheminement du courrier, qui n’est respecté que pour l’envoi de factures ! Mais cet affichage n’est que virtuel, pour nous citoyens français, il ne sert qu’à nous situer en qualité des spectateurs d’une mascarade politique où les élus ne font que du spectacle pour la société et profitent de leur mandant pour approvisionner leur compte et alimenter au quotidien leur somptueuse vanité.
Depuis mon arrivée dans cet arrondissement, il y a déjà quatre années, j’ai utilisé les deux moyens de communication, le réel et le virtuel, touts les deux vains, je n’ai jamais eu de réponse écrite.
La réponse téléphonique est évasive : « Il s’agit d’un arrondissement où nous sommes trop nombreux » (!)
Réponse symptomatique.
La vie citoyenne en démocratie se fait dans une harmonieuse conjugaison de droits et de devoirs entre les gouvernants, élus par la nation, et les gouvernés.
Étant indubitablement respectueux et responsables de nos devoirs…Devons nous continuer à subir cet affront à nos droits des citoyens ?
Il faut que nous mettions en place une réponse citoyenne à cette époque du mépris, cet insupportable et grandiose mépris institutionnalisé politiquement.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

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