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PENSEES CAUSTIQUES

6 octobre, 2018 (17:57) | Non classé

PENSÉES CAUSTIQUES

« On ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments »

André GIDE

Méconnaissance totale du sérieux nécessaire pour lire le journal télévisé.

Avez vous remarqué les manières inconvenantes et d’une extrême familiarité qui ont été adoptées par les présentatrices du journal télévisé ?
Elles sont nombreuses, celle de se frotter les mains devant la caméra tandis qu’elles décrivent les catastrophes qui se répandent sans pitié de par le monde est l’une de plus insupportables.
Ensuite la coutume bien assisse de converser et de rire entre-eux.
Et, ils passent en revue devant nous les tempêtes, tsunamis, crimes, viols, manifestations syndicales, faits divers, sports, avec leur éternel sourire, car le patron l’exige, je ne sais en vertu de quel besoin médiatique, ils croient que nous avons besoin de ces manières déplacées, qui se greffent à leur sourire, elles ont reçu l’ordre de se montrer toujours souriantes en dépit d’une transmission des nouvelles de plus tragiques. Le monde en est prolifique.
Une autre attitude aussi exaspérante est celle d’apparaître assises, les bras bien rigides et franchement écartés et en s’appuyant fermement sur la table d’où elles expriment une nécessité corporelle de se tenir appuyées pour lire le journal. Je me demande si elles ne sont pas souffrantes d’un syndrome vertigineux et de perte de l’équilibre, en tout cas une perte d’équilibre mental est indubitable.
Seuls les pays nordiques sont des experts dans l’expression de la mesure expressive oral et corporelle, et de l’équilibre respectueux qui doit entretenir tout journaliste responsable chargé de présenter le journal devant une caméra, devant le public.
Quand vont-elles comprendre qu’elles ne sont pas des actrices, en tout cas, il serait un théâtre de boulevard, de pacotille, nous n’avons pas besoin de leurs interprétations gestuelles ni des intonations de voix et moins encore de leurs conversations entre-eux, parce qu’à présent le journal télévisé se présente à deux ! Nous avons deux journalistes qui se partagent la lecture, parce que la mode est de lire à deux le journal, ils se croient dans l’intimité de leur salon, partagent ses opinions et leurs rires avec une nonchalance inouïe.
Mesdames, Messieurs, vous n’êtes que les transmetteurs des nouvelles, nous attendons de vous uniquement la transmission avec le plus grand sérieux et rigueur journalistique.
Le journaliste doit effacer son Moi vaniteux pour laisser la place entière à l’Événement qui doit passer aux récepteurs dans sa plus ferme et stricte vérité.
Soyez sérieux, je vous en prie, une bonne fois pour toutes, nous avons assez de votre superficialité !

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

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