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MANQUE DE SAVOIR FAIRE ET DE SAVOIR VIVRE

24 octobre, 2018 (06:46) | Non classé

MANQUE DE SAVOIR FAIRE

ET

DE SAVOIR VIVRE

Les crimes sociétales français

« Le mauvais enseignement est, presque littéralement meurtrier; métaphoriquement, c’est un péché contre le Saint Esprit. Il abaisse l’élève, réduit à l’état d’inane grisaille le sujet présenté. Dans la sensibilité enfantine ou adulte, il inocule le plus corrosif des acides, la morosité, ce gaz des marais qui a pour nom « ennui ». Pour des multitudes, les mathématiques, la poésie, et la pensée logique, ont été tuées par un enseignement mort, par la médiocrité peut-être inconsciemment vengeresse de pédagogues frustrés. Les vignettes de Molière sont implacables »

George STEINER
Maîtres et disciples.
P.27

Chers Lecteurs,

L’agression d’un élève mal nommé « adolescent », (il est déjà un homme) à son professeur, au sein d’un lycée de banlieue de Paris a provoqué des commentaires les plus variés, symptomatique preuve d’un mouvement sociétal qui essaie par tous les moyens d’esquiver les causes profondes de ces dérives criminelles. Oui, il faut parler clair et vrai, il s’agit d’un crime. Il est un délit de se conduire pareillement devant autrui et pour notre sujet d’analyse, ce délit commis devant un professeur, est le signe insoutenable de la décomposition de la société française, il a motivé le sujet de cet article.
Il n’y a pas eu un seul des spécialistes qui accaparent les plate-formes médiatiques qui dise la vérité, est-ce parce qu’ils ne sont pas capables de formuler des analyses d’ordre sociologique ou bien par leur manifeste mauvaise foi ?
Ayant eu par le passé une longue expérience pédagogique, la vraie, celle que la France méconnaît et ne dispense point dans le cursus universitaire pour devenir professeur du secondaire, je peux affirmer sans équivoque qu’à les entendre parler, il y a indubitablement de la mauvaise foi dans leurs déclarations.
Je reste ahurie face à cette confusion délibérée.
Mais il ne faut pas s’étonner, un coupable n’avouera jamais son crime.
Les diatribes télévisées sèment encore plus la confusion au sein de cette « société du mépris. »
Avançons par étapes et faisons la lumière dans cet espace ténébreux.
Il faut accepter d’abord qu’il y a un dénivellement d’ordre cognitif et, dialectique dans toutes les participations des spécialistes, tout d’abord parce qu’ils ne le sont point.
Que ce homme politique récemment nommé… arrive ce matin nous dire qu’il a « un fils professeur » et que c’est par cette raison « qu’il sait de quoi il parle » c’est une erreur grandiose qui peut être admise que devant une société d’analphabètes, jamais devant le professeur attitrée que je suis !
N’oubliez jamais qu’en France, le « professeur  titulaire » est celui qui a « passé son Capes » avec comme formation universitaire une simple Licence.
Loin de ce cursus obtenu par un « concours de pacotille », l’acquis sérieux fait d’une longue formation universitaire de nombreuses années de pédagogie.
Pour nous, le titre de professeur ne peut s’acquérir par le moyen d’un concours, mais ceci est aussi matière pour un autre article, élément que nous est cependant nécessaire de présenter pour notre étude et demandons de le prendre comme le fil conducteur de notre analyse.
En France, l’on n’acceptera jamais qu’un homme ou femme s’octroie le droit à la parole dans l’espace public se faisant passer par « expert politique » s’il n’a pas fait du Droit, l’École de journalisme ou Sciences Po.
Quiconque oserait donner des leçons sans être un spécialiste en la matière, on lui demanderait de quitter la scène.
Cette exigence et cette rigueur d’analyse n’est jamais exigée en matière d’Éducation.
C’est depuis que je suis arrivée en France en 1980 et, déjà diplômée de professeur, ayant fait un cursus universitaire de pédagogie en espagnol de cinq années suivie des équivalences et d’avoir obtenu deux diplômes d’études supérieures en Sorbonne, Maîtrise avec Mention et D.E.A., que j’eus droit à m’insérer au sein de cette illustre Éducation Nationale, or je suis en droit depuis des nombreuses années et, à juste titre, à m’octroyer la liberté et le droit de parler dans un domaine qui forme partie de mes compétences et non comme d’aucuns le font en dilettantes improvisés, mais en professionnelle confirmée en matière de pédagogie et je réclame du respect et de la crédibilité, ce qui est pour l’heure piétiné par les hordes de l’incompétence.

Devant le néant en matière éducationnelle, ma perplexité d’origine s’est transformée en révolte.
Cette révolte n’a servi à rien, personne ne m’a suivie, et quand je donnais des avertissements, d’aucuns se moquèrent de moi, voici le résultat : agressions criminelles insurmontables.
Mon refus sociétal fut provoqué par le choc comparatif entre ce que mon pays d’origine, (pays mal nommé du tiers monde) m’avait enseigné au sein de l’université et, la ruine dans laquelle j’arrivais exercer ma profession que j’avais choisie par « vocation »
La ruine de mon « pays d’adoption », la France, choisie aussi volontairement, car je ne suis pas arrivée ici en qualité de parasite me faire assister par l’État, m’enseigna que mon « insertion » était le début non d’une insertion réussie par la voie de l’Art, et de de la Culture !, non ! Détrompez vous, j’arrivais exercer dans un terrain dévasté du point de vue culturel, artistique, éducationnel et de surcroît, dans une société où s’était installé et avait acquis droit de cité assermenté par les hiérarchies institutionnelles, et «les adultes » :

Le manque de savoir faire et de savoir vivre sociétal.

A cette faute il fallait greffer trois graves défauts en matière de pédagogie, matière inconnue par l’Enseignement Supérieur français :

1. Le vide culturel fut une anti-création intentionnelle provoquée par les nouvelles méthodes d’enseignement qui avait une orientation d’amnésie volontaire des connaissances au sein de l’enseignement.

2. L’absence de Pédagogie dans les cursus de formation universitaire destinée à la formation de futurs professeur du secondaire. Ce manque délibéré fut instauré par omission. Tardivement se sont aperçu qu’il fallait combler leur défaut par la création néfaste des IUFM, une pure fraude en matière de formation faussement appelée « universitaire. (Ces instituts mal nommés « de formation des maîtres », méritent un article à part).
3. Le Savoir vivre : l’effacement volontaire et systématique de cet ancestral « savoir vivre » l’anéantissement d’une pratique de bon mœurs au sein de la société, c’est héritage de mai 68, on a voulu me l’imposer de force aussi bien dans mes relations au sein de la société, que dans la lieu de travail, or je me suis opposée et combattu toute ma vie pour rester en dehors de la masse et j’ai refusé de manière coupante et intransigeante toute espèce d’intrusion chez moi, dans mes habitudes et dans mon lieu de travail. Je me suis opposée par tous les moyens dont je disposais pour ne pas me laisser attraper par ce nivellement par le bas, imposé par « la hiérarchie » de l’Éducation Nationale et ensuite, par les Chefs de Service des CHU.

J’étais donc obligée à travailler dans une société où je n’étais nullement habituée à enseigner.
C’est à partir de ce moment là que la détestation vis-à-vis de mes méthodes d’enseignement furent l’objet de haine non de la part des élèves, jamais, bien au contraire ! Mais au sein des prix Nobel de l’Éducation Nationale, tout comme ensuite, les CHU et leurs mafieux qui se vengèrent de moi qui fut cataloguée de CIBLE, et assassinèrent ma mère en punition, afin de détruire ce « binôme » fusionnel mère-fille dont la France de Mai 68 ne pouvait pas accepter, il fallait détruire l’exemple de « famille » parfaite que nous démontrions Maman et moi-même, car c’était une preuve de notre réussite en matière de prise en charge de la vieillesse et de la maladie et de l’échec de la France en matière de réussite familiale et de regard affectif vis-à-vis des parents, traités dès qu’ils vieillissent avec le abominable des mépris.

L’État et ses laquais mafieux, ceux qui tiennent les brides de l’organisation institutionnelle ne supporteront JAMAIS que quelqu’un fasse preuve de par sa présence, et son savoir faire et savoir vivre, dont la vieille France de jadis était l’exemple de par le monde, arrive servir d’exemple d’un passé qu’ils ont anéanti.
Je viens d’une famille où le savoir faire et savoir vivre était le socle de vie, le savoir vivre est une question « de famille » et acquis par héritage, le savoir vivre, contrairement à ce qui nous affirment les politiques et faussaires de l’éducation nationale, ne s’acquiert ni à l’école ni en université.
Votre société en ruines n’a qu’une cause et origine, l’effacement de la famille.
Si de surcroît quiconque fait preuve des compétences professionnelles, d’un sens de l’honneur, pour l’heure fort démodé et qui aspire à l’efficacité et à la réussite au sein de ce milieux catalogué : « comme le plus médiocre de tous les milieux professionnels de la France : l’Éducation Nationale », vous aurez tous les composants pour que « la hiérarchie » signe la lettre de cachet qui vous laisserai dans le caniveau.
Je dus travailler dans un milieux calamiteux du point de vue humain et insupportable du point de vue culturel, l’état où se trouvait le pays des Lumières en matière de culture, d’Art et d’éducation ne cessa jamais de me reléguer au placard et me condamner à vivre à perpétuité le mythe de Sisyphe.
Ma surprise d’origine s’est transformée en révolte insondable.
Le champ est pris d’assaut par quiconque veut donner son « opinion » en matière de « pédagogie », « méthodes d’enseignement » et en question d’éducation tout court.
Or, si ces ces trois domaines n’entrent pas dans votre champ de compétences, il vaudra mieux opter pour le silence, si vous n’êtes pas professionnel
Je recommande bien vivement aux politiques et faux journalistes, en manque absolu de compétences de pédagogie et d’éducation, et quel qu’il soit le domaine dont ils devraient prendre la parole qu’ils s’abstiennent de parler en dilettantes, et il vaudrait mieux qu’ils restent en retrait.
Les crimes et déviations sociétales actuels, sont le produit de votre passé, rien n’a de raison d’exister sans cause, tous les déviations, vices, délits et crimes actuels qui empoisonnent notre société, ils ont une cause bien précise.
Avouez-le, aucun bataillon de police municipale, aucune méthode de sanction judiciaire si adroite et ponctuelle soit-elle pour répondre aux délits, prise hâtivement pour imposer une « bonne conduite » ne sera efficace si un changement sociétal profond ne vient s’opérer au plus profond de chaque citoyen.
Cette opération devrait commencer par les parents qui sont eux-mêmes en manque totale de savoir vivre !
Et ce changement je ne l’augure ni dans un proche avenir ni dans un futur plus lointain bien au contraire, puisque les monstruosités déjà acquises au sein des nouvelles « familles »n une véritable rupture anthropologique, ne fera qu’accroître les vices et crimes monstrueux devant lesquels nous ne pouvons que rester comme les spectateurs « rétrogrades » réfractaires à votre modernité, oui, nous sommes cette caste disparue qui formait « la vieille France » modèle de vertu exquise, qui a su tisser un socle où se développa une société française exemplaire, hélas ! déjà vétuste, qui ne peut que s’orner et revêtir, tel qu’ un tableau de musée, de la patine illustre du passé glorieux.
Ce passé sociétal français ou l’Homme occupait au sein de la société la place qui lui revenait en toute justice pour être ce qu’il était : un Homme d’honneur.
Cette vertu que vous avez effacée, piétinée pour mettre à sa place la désobéissance et l’irrespect et la rabaisser aux strates les plus vulgaires et rustres modalités de « vivre ensemble » celles que fondèrent cette société du mépris soixante-huitarde.

André Malraux définit parfaitement l’action de l’Art au sein de la société, l’Art opère une métamorphose en vue d’une formation qui hisse l’humain aux strates supérieurs.
Cependant, George Steiner nous avertit que nous ne devons jamais nous aveugler et tout espérer d’une culture artistique, et son avertissement sans être pessimiste reste éclaireur, et il est parfaitement argumenté : les bourreaux nazis torturaient et tuaient le jour, pour écouter Schubert et Mozart la nuit.
Certes,faisant honneur à mon héritage, je reste intellectuellement placée entre ces deux maîtres, et héritière aussi bien de Malraux que de George Steiner.
Comment ne pas redire la devise d’André Malraux qui dit que l’Art a la vertu de nous signaler la voie et donner une réponse existentielle pérenne, celle qu’il nomme avec une magnificence princière:

« Enseigner aux hommes la grandeur qu’ils possèdent et qu’ils ignorent. »

Cette dignité, cet honneur, que quelques uns d’entre-nous avons de par notre naissance et que nous avons gardé en nous comme un bien précieux, vous l’avez détruit ou pire, vous ne l’avez jamais connu.
Vous avez voulu construire une nouvelle société française, mais votre attitude obtuse vous oblige à refuser votre faute, cette société du mépris est celle que vous avez voulu construire en détruisant celle du passé, ne soyez pas surpris de ce que vous récoltez à présent, elle vous donne la réponse de votre échec.
L’honneur et la grandeur d’être un Homme n’est pas une question de mode, être un homme ou une femme « de bien » ayant dans son comportement social « le savoir vivre »   n’est pas « rétrograde » et cette pratique d’une éducation d’excellence ne nous place nullement comme anti-modernes, réfractaires aux changements, pourvu qu’ils soient au bénéfice de tous !
La chaîne de la culture que les hommes et femmes de lettres de par leur création l’entretenaient au plus haut niveau depuis des siècles a été dégradée par une mafia qui s’est emparée de l’Éducation Nationale et des maisons d’édition qui cultivent le laid et le vulgaire.
Le vedettariat intellectuel, s’occupe de publier des essais sur des sujets sociétales propres au journalisme contingent, ces publications dites des essais philosophiques ne sont que des compilations journalistiques des sujets d’actualité, des pensées de salon, les diplômés de sciences Po, par ce seul acquis, ne peuvent s’autoriser la publication d’une avalanche des livres qui n’auront aucune capacité d’intervention bénéfique dans le domaine de la pensée, ces publications abondantes et prolifiques sont venues remplacer la littérature dite sérieuse. Steiner les nommes : « marécage grisâtre des thèses universitaires » elles restent au stade de compilations et interprétations à l’infini du même savoir.
Les vrais essais philosophiques dont seuls les grands penseurs avaient l’autorité acquise de par leur prestige assuré et gagné depuis longue date, fut usurpé par des superficiels su vedettariat et la transmission d’un savoir jadis entre-tenue par des vrais professeurs qui jouissant spontanément du respect d’autrui rabaissé à l’anéantissement axiologique par vocation élitiste qui survalorise l’individuel et le particulier.
Ces vertus, ces éléments culturels étaient jadis sauvegardés entre des bons mains, elles forment désormais parie intégrante et indivisible de la culture occidentale or, vous l’avez détruite intentionnellement.
La réponse à votre œuvre destructrice est dans les crimes sociétales actuels, ils vous accablent et vous êtes anéantis sans issue. Vous récoltez à présent les produits des grains d’une mauvaise semence. Votre terre, vous l’avez polluée.
Le sens de l’honneur vous l’avez extirpé de la société et la conscience de la grandeur d’être un Homme vous l’avez irrémédiablement perdue et effacée à tout jamais de votre héritage humain et culturel.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

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