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LE FEMINISME EN ECHEC ABSOLU

6 novembre, 2018 (20:09) | Dénonciation politique

LE FÉMINISME

EN ÉCHEC ABSOLU

« […]Nous sommes les aventuriers de la terre. A tout instant notre vie est traversée par les tensions qui constituent l’aventure. Mais, c’est seulement quand celles-ci sont devenues si violentes qu’elles se sont emparées de la matière sur laquelle elles s’exercent, que l’aventure existe.[…] Elle n’est assurément qu’un morceau de l’existence parmi d’autres, mais elle fait partie de ces formes qui, par- delà leur simple participation à la vie et toute la contingence de leur contenu particulier, ont la puissance mystérieuse de faire sentir en un instant la somme entière de la vie comme leur accomplissement et leur support qui ne serait là que pour les réaliser »
George SIMMEL
L’individualisme moderne
In, Philosophie de la modernité
P.325

Chers Lecteurs,

Plus d’un siècle nous sépare de la pensée philosophique de George Simmel qui a tant ouvrée pour l’analyse et la compréhension profonde de la féminité, de sa place sociétale et qui a enfin établi très lucidement la différence entre masculin et féminin. La valeur et la portée universelle de ses idées n’ont pas été supplantées depuis par une égale lucidité courageuse, et si nous les ressortons à présent avec l’ensemble des outils philosophiques que sa pensée nous apporte pour une élucidation des enjeux sociétales d’aujourd’hui, nous pouvons affirmer sans contrainte qu’elles sont d’une modernité effarante et que ses idées n’ont perdu en rien la trace de la nouveauté de son époque et l’ensemble de ses découvertes en faveur des femmes sont encore et le resteront à tout jamais d’une modernité immuable. Lire l’article « La théorie simmélienne de la modernité » de David P. Frisby.
En ce qui concerne les enjeux sociétales d’actualité, l’un des essais les plus remarquables sur les signes de la modernité et les différences entre masculin et féminins, les contraintes dues aux inégalités, le restera d’actualité encore longtemps, vue la lenteur de la justice à remédier les injustices dans le monde du travail et les outrages dits de caractère « sexuels » dont les femmes se déclarent « victimes », raison pour laquelle il est obligatoire de signaler parallèlement aux dénonciations qui ont toute la légitimité d’être posées devant les tribunaux.
Aucune femme qui se respecte va tolérer des outrages, ni céder face aux menaces, sous prétexte quelle est menacée de perdre son emploi. Il y a une loi et c’est aux femmes d’exiger le respect absolu. Prud’hommes se trouve au premier rang et il est est dans l’enjeu juridique et judiciaire la partie prenante avec grande  efficacité.
Face à un outrage ou il vaudrait mieux dire face à toute tentative d’outrage, humiliation et contrainte, toute femme consciente de sa condition, aura le réflexe immédiat d’une gifle suivie d’une dénonciation devant un Tribunal, les deux ensemble feront l’affaire et contribueront conjointement aux plaintes à stopper les abus des directeurs et patrons abusifs.
Or, si cette méthode de défense reste dans la théorie et jamais opérationnelle dans la pratique, l’égalité des sexes est une pure création mentale. Il paraît que l’égalité entre les deux sexes n’existe point, car la femme féministe se voit désemparée face aux abus et a besoin des lois.
La participation active de la femme dans la société, exige qu’elle aille de pair avec une législation qui soit en mesure de « les protéger », les composantes d’ordre juridique qu’elle réclame se sont mis en évidence par le moyen des productions dites « littéraires » que surgissent copieusement dans la société française, elles méritent que nous lui accordions un temps de réflexion pour écrire un article critique.
Ces écrits féminins participent d’une même platitude insérée dans un contenu profondément médiocre, et dans la forme tous ces récits participent d’une mêle absence de tous les éléments qui sont de rigueur dans la construction d’un corpus littéraire sérieux.
Les féministes se sont abstenues de revoir leurs anciens « combats » il n’y a pas de remise en question d’elles-mêmes devant la société.
Il se répète à l’infini les principes obsolètes de leurs précédents « combats », elles ont greffé avec la même attitude des « guerrières » les difficultés qu’elles disent subir dans un monde qu’elles jugent hostile pour concrétiser leur épanouissement, et encore et encore est dénoncé cette société arbitraire qui octroie toute la place aux hommes pour exercer une domination étouffante et malsaine mise en œuvre surtout dans le monde politique où sont sans conteste partie active les hommes, leurs adversaires.
Aucune femme vraiment « professionnelle » ne va supporter que son action politique se voit amoindrie par un collègue, ses capacités et ses aptitudes, sa maîtrise du savoir doivent de par leur force de conviction, faire jaillir le respect inconditionnel en leurs collègues hommes, si un outrage s’est fait manifeste, la femme doit savoir dans quel terrain elle a voulu combattre d’égal à égal, ne soyez donc pas surprises d’un échec dans la mise en épreuve, la force requise pour savoir résister n’a pas été satisfaisante, la force nécessaire pour le combat politique vous a fait défaut, or inutile de poursuivre, ne pleurnichez pas dans la place publique, nous sommes occupés des choses sérieuses, vos plaintes gemissantes nous fatiguent !
Vos adversaires doivent se moquer de vous à juste titre, très mauvaise manière de prétendre à l’égalité.
Je dois les nommer «  adversaires » suivant le respect lexical qui leur est propre, car si elles d’auto-qualifient des « combattantes » force est de constater qu’elles désignent par avance un « adversaire » et il est indubitablement le monde masculin, les hommes.
Poursuivons.
La partie juridique est simple, elles réclament une réponse juridique établie par un changement radical en matière de droit lequel par le moyen d’une législation claire, soit accessible à tous, une sorte de guide opérationnel qui les octroie la protection qu’elles méritent et que selon leurs avis, leur fait défaut à présent, à savoir les attaques recourants à leur condition de femmes sans défense et prises au piège dans leurs relations conjugales, de concubinage ou de femmes pacsées, ensuite, elles réclament une législation qui les protège des abus citadins, des outrages sexuelles dans la ville, des abus dans le monde du travail, rempli d’injustices où vient se rajouter l’éternelle pratique mal nommée « droit de cuissage » définition controversée et remplacée par « des abus sexuels » dans le monde du travail, pour lequel ; existe déjà dans le Code pénal des sanctions applicables à ce délit, et pareillement dans le Code du travail, pour rappel :
Article L1153-2 et suivants du Code du Travail et du Code Pénal, l’Article 222-33 où il existe déjà des sanctions sévères pour les dit délits sexuels, allant jusqu’à de 3 ans d’emprisonnement et 45.000€ d’amendes en cas d’acte d’abus sexuel avéré.
Au simple analyse de toutes leurs revendications, personne ne peut contredire un fait confirmé qui reste au centre même de leurs combats, les femmes ne son en rien l’égale des hommes parce que ces demandes pressantes les laissent comme des êtres faibles qui nécessitent des lois pour les protéger, et sur ce point seulement, elles ont entièrement raison !
Le problème se pose dans la contradiction de fond qui proclament les féministes, cette contradiction, elle est d’autant plus déconcertante face aux revendications qu’elles exigent, elles sont déjà dans les textes de loi, pour protéger la fragilité féminine bien éloignée de leur leur supposée égalité de la condition féminine à celle de l’homme !
Si je me réclame l’égale de l’homme, (ce n’est pas ce que je formule bien au contraire) la nécessité des lois qui me viennent en aide ne seraient pas une nécessité. C’est précisément parce que je ne suis pas l’égale de l’homme que des lois de protection de ma fragilité innée doivent exister pour me protéger et me laisser à l’abri des abus.
Si je constate des inégalités sociétales qui se confirment en matière de droit et que je mets alors en évidence ma fragilité, et qu’en même temps je me réclame du tout point de vue, l’égale de l’homme, un minimum d’exercice de la pensée rationnelle laisse en évidence une formulation idéologique erronée, insupportable parce que sans fondement philosophique. L’intelligence, la pensée rationnelle ne supportent pas ce type de déraisonnement arbitraire.
Ensuite, les féministes exigent une empathie sociétal qu’elle se chargent fort bien de renouveler au jour le jour par tous les moyens offerts par les nouvelles technologies, et s’offrent en spectacle comme les éternelles victimes des hommes et l’on suppose qu’involontairement, laissant de manifeste une abyssale différence entre les sexes, ôtant dans leur démarche toute forme de pouvoir féminin.
Or, si je suis consciente de ma différence tout d’abord biologique qui entraîne une profonde différence psychologique, je ne peux pas être « féministe »
Et, si je me déclare face au monde et devant les Hommes au sens générique, comme être sensible, sans défense, et abusée par des lois défaillantes et, ou pire, manquantes dans les Codes de droit et, par la même occasion placée en qualité de victime des abus sociétales dans le monde du travail, tout comme dans les multiples formes de relation de couple, je ne peux pas non plus me déclarer féministe.
L’intelligence ne supporte pas les contresens.
Les abus dans le monde du travail rempli des inégalités confirmées ne sont pas à cette époque une affaire de sexe, elles ne sont qu’une partie caduque de la jurisprudence qui n’a pas été réévaluée à la lumière des changements radicaux qui se sont produits depuis le temps de leur rédaction et des nombreux fait juridiques ont fait jurisprudence, la femme est entrée pleinement dans le monde concurrentiel du travail, cette entrée n’est pas allée de pair avec les changement des articles de loi qui devraient être revus et modifiés en faveur des femmes. A l’époque de leur rédaction les femmes n’étaient pas une partie active au sein de la société, et la France est l’exemple de l’attachement radin à l’immobilisme, tout doit rester immodifiable jusqu’aux limites du danger extrême tels que les bâtiments insalubres en train de s’écrouler en donnant l’exemple d’une horripilante vétusté jusqu’à provoquer la mort et laisser les hommes ensevelis dans les décombres de l’irresponsabilité et de l’inertie.
Cette vétusté de la pensée dans tous les domaines de la création va de pair avec une ville incapable d’aller de l’avant et de se moderniser, la ville est le reflet des personnes qui la construisent et qui l’habitent.
La révision des textes de loi et la restructuration de la législation est une affaire exclusif de droit, une fois que ce changement sera fait, la polémique sera dissoute pour les affaires non élucidées et en attente, et aucune trace de « combat féministe » n’aura raison d’être, la preuve est que ce faux « combat » ne doit pas se nommer féministe, mais tout simplement « citoyen et républicain », il doit obéir à une demande citoyenne sans composante sexuelle. Exiger une égalité juridique, sociétale est une exigence citoyenne et non féministe, que je soie femme, n’entre dans le texte de loi que comme une demande de mise à jour dans les Codes de loi qui me laissera libre et en égalité face à la loi, en égalité face à l’autre composante de  l’humanité qui est mon contraire, et non « mon adversaire » qui est l’égale de moi devant la loi et différent en toutes les autres composantes humaines.
Je ne suis pas féministe dans le sens où se réclament toutes les femmes, j’exige les mêmes revendications dans le monde sociétal et les mêmes changements et de mises à jour dans les textes de loi sans pour autant me rallier à aucun « combat des femmes ».
Ma demande d’égalité devant la loi est une demande exclusivement citoyenne.
C’est depuis qu’on a eu accès aux formations supérieures, et que l’on exerce une profession que nous sommes une partie active dans le monde du travail et que nous participons comme le citoyen Homme à l’enrichissement de la nation, nous devons bénéficier des mêmes garanties. Cela va de soi, le présenter comme un « combat féministe » est absurde, il s’agit d’un faux problème, car il est tellement évident que les textes de loi doivent être revus au bénéfice de l’humanité composée d’hommes et des femmes indistinctement, et conjointement, si les autorités avaient le bon sens d’y mettre le soin intelligent d’en remédier, il y a fort longtemps que la législation se serait modernisée en allant de pair avec l’action des femmes au sein de la société, tout en évitant ces diatribes absurdes de« combat féministe »
La mise à jour des lois existantes pour l’heure caduques, tout comme la création des lois inexistantes au bénéfice de la création féminine et de l’exercice du travail des femmes cote à cote avec les hommes, est essentiellement une affaire de droit et en rien participent des éléments à caractère sexuel, une revendication dont je me réclame également sans être en rien « féministe » mais absolument «républicaine et  citoyenne ».
George Steiner éclaire définitivement le faux problème si mal compris du féminisme dans son essai Passions Impunies, nous sommes les héritières, et je me revendique d’être une heureuse et orgueilleuse héritière des découvertes de la culture universelle faite exclusivement par les hommes !
Mesdames, vous devriez le reconnaître en vertu de la vérité philosophique dont vous vous réclamez d’être les maîtres de vos destins et de votre pensée.
La culture universelle est faite par les hommes, et Steiner et Simmel nous le disent, deux choses me semblent essentielles sorties de la pensée de Steiner : aucune symphonie et aucun théorème mathématique n’a été crée pas des femmes. Selon Steiner, une raison secrète s’abrite dans leur ventre(certes) et ajoute, le seul domaine où les femmes excellent est dans le domaine artistique, mais il faut préciser que l’Art n’a pas de sexe, or, il est opportun d’inclure les femmes comme expertes dans ce domaine qui est par essence asexué, mais en précisant parallèlement que l’Art par son spécificité même, celle d’être asexué, il reste à la marge de cette polémique.

L’AMOUR

Il apparaît dans leurs écrits le désordre le plus absolu, les multiples et criantes contradictions qui plaident en défaveur de leurs théories.
Pour en finir, il est omniprésent le sujet sur l’amour et les sentiments, il est le socle de toute la polémique bien cachée entre les subterfuges d’un récit consacré à mettre en exergue leurs formations et leurs indubitables expériences professionnelles ;elles ne cessent de se regarder devant le miroir aux reflets aveuglants de leur inépuisable vanité, nous sommes conviés à cette féerique célébration de leur féminisme ostentatoire.
Pouvez vous imaginer par une seule seconde, qu’un homme, un viril exposant de cette espèce affaiblie, je parle d’un homme véritable bien entendu, se mette à écrire un essai pour se plaindre publiquement que sa femme, sa compagne ou sa maîtresse, l’a quitté pour un autre plus jeune, plus beau et plus intelligent ?
Las productions mal nommées « littéraires » des femmes « féministes » ne sont qu’une mise au point publique de leur humiliation de leur « condition féminine » outragée par les hommes qui les ont abandonnées !
Or, quelle culpabilité pourrait-il avoir dans le fait mystérieux de cesser d’aimer ?
De quel droit réclament-elles un amour inconditionnel et éternel ?
Si vous vous dites libres en égalité absolue de pratique sexuelle, l’abandon ne doit pas vous infliger les affres insupportables d’un désamour bien démodé et moyenâgeux !
Mesdames, soyez alors égales à l’homme, soyez viriles mesdames, ne vous plaignez pas publiquement de vos amours malheureuses, vous n’êtes pas à la hauteur de Bérénice, parce qu’une magnifique et somptueuse création littéraire d’une vraie femme aux antipodes du féminisme !

« Jugez de ma douleur, moi dont l’ardeur extrême,
Je vous l’ai dis cent fois, n’aime en lui que lui-même
Moi qui, loin des grandeurs dont il est revêtu
Aurais choisi son cœur et cherché sa vertu. »

Sachez choisir, l’hybridité d’une femme faite à la figure de Bérénice, et criant aux féminisme est grotesque.
C’est elle seule, cette création féminine faite littérature par Racine, la seule figure qui a le droit de crier les souffrances du désamour dans la place publique.
Vous mesdames féministes il vous est conseillé le silence.
« L’amour ne se commande ni ne se décommande pas » dit Marsil Ficin, lui, la figure la plus éminente de la Renaissance italienne qui fait l’éloge de l’amour absolu et qui a christianisé Platon…lui le seul qui a su mettre en exergue l’amour absolu aux limites du crédible pour la pensée moderne de l’amour, où c’est Simmel précisément son plus profond contradicteur philosophique en philosophie de l’amour, car Simmel a élaboré une théorie sur l’Amour Moderne qui est dépourvu de toute composante platonique, mais profondément rationnelle depuis ses fondements jusque la totalité de son développement. Tout l’idée philosophique de Simmel sur l’amour et la conduite des sexes par rapport à cette idéologie est mise en ouvre par le moyen d’une analyse juste, équilibrée et rationnelle.
[Pour avoir rédigé ma thèse de doctorat sur le message romanesque de l’amour absolu dans l’ouvre d’Ernesto Sabato, l’étude de la pensée Ficin et de Simmel servirent d’armature philosophique où j’ai développé ma thèse, sujet déjà bien dépassé par d’autres préoccupations existentielles.]
Il faut établir comme vérité absolue que la littérature de fiction est par essence une transfiguration de la réalité, donc un pur « mensonge  littéraire » où les cris des désamours n’a de la valeur que par leur essence fictionnelle. Combien de fois se suicide et meurt d’amour le poète dans ses vers enflammés, pour ressusciter mille fois dès que l’acte écriture est accompli et, qu’ une fois terminé sa page et posée sur sa table de travail, il revient à la réalité.
Comme le dit si bien Ernesto Sabato « la différence entre le fou et l’artiste est que l’artiste sait revenir de sa folie »
L’écriture des femmes féministes et de surcroît essayistes, reste figée dans un état de folie et absentes de toute tentative de transfiguration de la réalité, c’est pourquoi ce type d’écriture revendicative est un échec absolu. Elle n’est ni mensonge littéraire sublimé et purement fictionnel ; ni une œuvre à sujet strictement juridique, ce qui serait pour l’heure une contribution sérieuse et bienvenue par ces temps troubles.
On peut les ranger entre le type de production écrite qui a été assimilée aussi à la « littérature », je parle de l’avalanche d’essais et des témoignages de type journalistique, ce genre d’écrit n’est point de la littérature  dite sérieuse.
Nous sommes devant l’éternelle polémique qui divise les théoriciens en deux camps irréconciliables, moi je reste avec la théorie de Dorrit Cohn : il n’est littéraire que la création romanesque où les éléments de fiction sont exposés jusqu’au paroxysme. Les meilleurs exemples pourraient être Kafka et Giorgio Manganelli. La littérature nordique, tout particulièrement l’islandaise est prolifique en exemples depuis le Moyen Âge à nos jours.
L’opposant à la théorie de Dorrit Cohn est Wlad Godzic qui accorde à tous les autres type de création écrite quel qu’elle soit, la capacité et le droit d’entrer dans le monde exclusif de ce que l’on nomme « littérature ».
Sa théorie et ses analyses exposés pour justifier sa thèse nous paraissent fausses, elles ont laissé la voie ouverte à la banalisation de la création littéraire par antonomase fictionnelle et qui n’est autre que la mise en ouvre par l’artiste, poète et écrivain, d’une volonté consciente de créer un monde de pure fiction en dehors de toute réalité factuelle, il s’agit donc de mettre au service de la « création littéraire mensongère » tous les procédés dont il dispose et qui sont propres à l’Art littéraire, essentiellement fictionnel. L’art littéraire n’est pas à la portée de quiconque se propose d’écrire, dénoncer, ou témoigner.
La littérature n’a aucune mission de catharsis, ni de purge psychologique, cela serait démolir l’art littéraire à une bien pauvre chose et aux fins utilitaires.
La guérison de leurs traumatismes devraient-elles les entamer devant les psychiatres, conseillons aux femmes féministes de s’ écarter de l’espace littéraire.
Le phénomène de l’écriture sérieuse reste un monde à part, sans aucune attache à la réalité.

FRAGILITÉ PSYCHOLOGIQUE EFFARANTE

Notre différence biologique va de pair avec notre différence psychologique avec les hommes, nos chers contraires et jamais nos « adversaires » c’est ainsi que je formule ma thèse d’ « anti-féministe » mais de citoyenne indépendante, partisane indéfectible du droit, de la loi.
Les témoignages des femmes féministes, ne sont pas de la « littérature », leurs tristes publications ne feront jamais d’aucune d’entre elles des « artistes-écrivains » et leurs intimités mises en lumière dans l’agora, ne sont qu’une preuve indubitable d’une criante infériorité d’intelligence accompagnée d’une auto flagellation, qui doit être interprétée comme autopunition virant au psychodrame, une mise à nu contradictoire qui fait preuve d’une fragilité psychologique désolante, totalement à l’opposé d’une improbable supériorité féminine.
En se réclamant partisanes de la « transparence » elles ont l’intention de nous obliger à lire leurs revendications amoureuses personnelles qui ne sont pas d’intérêt public, les secrets d’alcôve ne nous intéressent point, ils doivent rester dans le terrain secret de leur intimité, ils violent de leur propre plume l’espace secret qui les appartient, il n’y a pas d’outrage masculin dans leur démarche, ce sont elles-mêmes qui se couvrent de ridicule face au monde, et si des hommes manquent de virilité, si des hommes indélicats ont manqué à leur condition chevaleresque vis-à-vis d’une femme, il faut savoir qu’une vraie femme ne se trompe jamais, elle optera toujours par le silence, non par la mise au point de ses frustrations faites écriture.
Il y a dans ce type d’écriture la marque d’un honteux règlement de comptes d’ordre privé, essentiellement intime fait d’un étalage de leurs amours malheureuses qui ont un caractère logiquement déplacé, parce qu’exposées dans la place publique.
Il faut qu’elles sachent que leurs intimités ne sont pas d’intérêt public, car ils sont des faits d’ordre sentimental exclusivement personnels et racontés dans des récits sans transcendance et qui n’ont pas été « transfigurés » en littérature, mais qui sont en somme une dégradation et dévalorisation de la condition féminine dans l’Agora.
Un conseil, n’oubliez jamais les héroïnes grecques, leurs cris devant la place publique sont éternels parce que des revendications à composantes sacrées, n’oubliez pas Antigone qui se battait pour faire respecter les lois non écrites, son écho reste éternel jusqu’à la fin des temps, Bérénice attrapée dans un amour absolu et tragique mis en dérision par la raison d’État.
Ces auteurs (des hommes!) surent mettre de l’avant non des revendications personnelles, mais des grands sentiments et des conflits humains universels sublimés, transfigurés, travaillés comme des sujets littéraires avec une claire intentionnalité esthétique et mis en lumière par des procédés essentiellement littéraires d’une portée universelle.
Les petites humiliations féminines devraient passer par une processus de création très élaborée pour avoir le droit de se hisser en concurrence avec les grandes productions littéraires, toutes des productions faites par des hommes de toutes les époques et doués d’une maîtrise parfaite de leurs moyens de création, et qui sont entrées par la grandeur de leur suprême intelligence masculine dans le patrimoine littéraire universel.
Mise à part la raison ontologique acquise de par ma naissance et qui me définit, en vertu de laquelle je me réclame d’être uniquement et absolument Femme, viennent s’ajouter des composantes d’ordre culturel, des plus sérieuses, qui me laissent incapable de réclamer l’égalité.
Je suis une héritière des acquis de la culture universelle, héritage essentiellement masculin, mon maître en peinture, mes maîtres en questions littéraires et philosophiques furent des hommes que j’admirais, il est la raison capitale qui explique pourquoi je n’ai jamais été féministe, je ne le suis pas et je ne le serai jamais.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

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