NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK est "Auteur auto édité"
vous pouvez la contacter
par mail : nadezhdagazmuricherniak@gmail.com

METASTASE

24 novembre, 2018 (13:31) | Dénonciation politique

MÉTASTASE

 

 

INJUSTICE ET MÉPRIS

 

«Parmi les formes particulières du ressentiment, il faut souligner l’impuissante amertume des naufragés de la vie. Cela va du père de famille sclérosé, ou simplement affaibli, de condition moyenne, qui n’est plus capable de bien remplir ses nombreuses obligations et se trouve pour cette raison traité en canaille. […]L’impuissance du naufragé de la vie ne représente pas aujourd’hui le moindre soupçon d’argument contre le réalisme de son jugement, car l’ordre de cette société es mauvais ; l’individu n’est pas jugé »

Les naufragés de la vie
P.70
In, Crépuscule
Max HORKHEIMER

« […]Cette théorie de la société devra concentrer ses efforts sur la solution d’une question que Horkheimer, sous l’emprise d’une grande illusion, n’a pu percevoir en tant que telle:celle de savoir quelle forme doit prendre une culture morale qui confère aux intéressés, méprisés ou exclus, la force individuelle d’articuler leurs expériences dans l’espace public, démocratique, au lieu de les mettre en actes dan le cadre des contre cultures de la violence. »

Axel HONNETH
La société du mépris
P.202

Chers Lecteurs,

La misère, a le pouvoir de rompre de manière tragique le socle même de l’humain, elle est pour l’heure la forme indubitable d’une pathologie sociale comparable au cancer, de se prolonger dans la durée et dépourvue de soins, cette pathologie pareillement au cancer, se colonisera et nous nous verrons inondés de métastases. Nous y sommes déjà.
La vie devient insoutenable, nous changeons de statut, notre vie se métamorphose, nous sommes délogés de la vie, de notre condition humaine. C’est l’entrée vers une survie à la marge, et ce changement se transforme en une lutte comparable à la vie animale, c’est une survie journalière au milieu de la jungle, seul l’animal ne pas en mesure de planifier l’avenir, il ne peut envisager un lendemain, il vit le présent, et l’instinct lui demandera et rendra possible sa survie, en déployant toutes ses forces pour continuer en vie au milieu de la jungle, sont seul but pour y parvenir est l’alimentation.
Que l’être humain soit réduit à cette préoccupation primaire, celle d’assurer sa survie est le produit d’une société malade qui a le pouvoir d’avilissement de l’humain aux degrés ultimes de l’indigne. L’homme contemporain a été réduit à la forme la plus primitive, pour parler clair, nous avons étés réduits à la condition la plus dégradante, la condition animale, non des animaux domestiques adoptés par un maître bienveillant, non, nous sommes réduits à l’espèce animale jetés dans la jungle ou le plus faible est dévoré par le plus fort, or, de nous jours grâce au Code de l’animal, heureusement avec l’intention de sauvegarder les droits des animaux, ils sont préservés des atteintes ignobles. Mais se passe-t-il devant les agressions que nous subissons à présent dans l’essence de notre condition humaine ?
L’humain, doit préserver impérativement sa condition sacrée, notre condition humaine est en péril et mis à terre par une volonté politique criminelle.
Nous avons été jetés dans la jungle, et sommes victimes d’un destin improbable développant des instincts de survie au quotidien qui doivent être annulés ipso facto de notre existence.
Vous avez été conditionnés à supporter et considérer « normal » que des êtres humains, soient délogés, sans toit et mis à la rue.
Vous avez été conditionnés lentement à trouver « normal » que des êtres humains demandent des colis alimentaires pour se nourrir très précairement pendant trois mois seulement, en période hivernale, où des associations, essaient de porter un secours précaire aux abandonnés dans autoroute, tels que des pauvres animaux méprisés par leurs maîtres assassins.
Vous êtes convaincus que celui ou celle qui n’a pas eu « la reconnaissance sociale » et se trouve « exclu » est de sa faute et il faut qu’il paie son absence de réponse.
L’existence de ce tsunami de mendiants est pour vous une question sociale « normale », or cet avilissement moderne crée par les gérants politiques, est en train de produire des préjudices d’ordre psychique insoupçonnés, les effets sont mortifères, ils vont au delà d’une dégradation matérielle et physique, ils nous atteignent dans la sphère éthique, juridique, affective, et sociale.
Il me semble urgent de redéfinir nos exigences de manière précise et formelle, pour mettre un terme aux injustices économiques et sociales.
La pratique vicieuse du politique est arrivée à provoquer un véritable changement anthropologique, il ne doit plus poursuivre sa néfaste action et prendre la place qui lui ont accordé les gouvernements passés, lesquels ont préparé indubitablement l’arrivée de ce gouvernement, il s’est vu gracié d’un terrain fertile, il s’est vu bénéficier des garanties pour semer la discorde, il a eu le sol propice pour polluer des mesures pathogènes notre vie quotidienne.
Cette nouvelle misère, cette injustice sociale, ce mépris, et tous les délits qui ont été pratiqués à notre encontre avec une désinvolture révoltante doivent prendre fin.
Les associations ne peuvent plus assurer l’assistanat. Ils manquent non seulement de vivres, mais aussi de bénévoles.
La misère est pathogène.
La mendicité est un cancer.
L’assistanat d’État, est rempli de laquais qui se nourrissent bien grâce aux pauvres. Que feraient-ils sans les pauvres ?
Je connais parfaitement le réseau inopérant et dictatorial des services sociaux, ils font de la figuration et les aides vont à leurs protégés.
Je pourrais écrire un livre de doléances sur la politisation des centres d’action sociale des mairies, remplies des parasites qui se vantent d’aider et qui n’apportent aucune aide pour éradiquer la souffrance de la misère.
Pour l’heure, nous avons dans ce pays des diplômés qui sombrent sans aucune perspective de travail, ils sont réduits à faire de la mendicité, la masse de travailleurs pauvres, sont les nouveau esclaves modernes. Devront-il finir leurs vies au SMIC ?
Les retraités n’arrivent pas à subvenir à leurs besoins les plus primaires, les handicapés ne peuvent pas assurer les demandes pressantes et dévorantes que les multiples handicaps exigent d’être satisfaits dans l’immédiat.
Les Allocations vieillesse stagnent au seuil de pauvreté.
Notre indignation sera classée comme la révolte de déclassés, de la France d’en bas, des illettrés, des analphabètes, de la classe moyenne d’en bas .
Selon les analystes, journalistes et sociologues, nous sommes « la classe moyenne basse » que de qualificatifs immondes ce sont succéés et lancés parmi les médias depuis que cette révolution de protestation a vu le jour.
Il faudrait détromper ce gouvernement et ses laquais, il y a parmi nous toutes les catégories sociales et professionnelles confondues.
Enfin, il va falloir se mettre d’accord pour exiger d’abord le pain pour tous les français exclus, et ensuite les conditions économiques favorables pour restaurer une vie sociale digne, juste et harmonieuse.
Il est de notre devoir de l’exiger.
Cette manifestation qui se répand par divers quartiers est semblable à ce métastase de la misère que nous subissons.
Il est une formidable idée, celle d’avoir trouvé le moyen d’exprimer une ressemblance entre le cri de révolte et la doléance qui nous inflige le politique, cette maladie qu’est la misère, a le pouvoir maladif de se propager de partout, inondant tel que des cellules cancéreuses qui colonisent tous les organes, cette prolifération massive disparate et incontrôlable est la figure faite manifestation factuelle de notre « misère-cancer. »
Et, pour mettre en pratique ce programme de restauration nationale, il est absolument nécessaire d’intégrer dans votre réflexion qu’il existe dans notre constitution l’Article 68 qui nous garantit la paix sociale et une vie digne.
Pour l’heure le gouvernement pratique une transgression flagrante du mandat que certains français lui ont octroyé.
Cette faute grave à l’encontre des citoyens doit être sanctionnée constitutionnellement, notre démocratie nous l’autorise, alors, si l’injustice est arrivée à se propager de manière ravageuse et d’une si grande ampleur,
A titre individuel et collectif, il faut agir.
Moi, j’ai déjà rédigé mon Cahier de doléances. La liste est longue.
Et vous ?
Qu’attendez vous ?

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

Write a comment

You need to login to post comments!