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LA LITTERATURE DE L’ABJECTION EN FRANCE

5 mars, 2019 (13:04) | Non classé

CROQUIS COPIE DE NADEZHDA A SES 15ANS EXERCICE DE DESSIN

DANS L’ATELIER DU PEINTRE HERNAN GAZMURI

LA LITTÉRATURE DE L’ABJECTION

EN FRANCE

 

 

« […] Les voies de la chair sont difficiles, certes. Mais c’est du difficile que nous dévons porter. Presque tout ce qui est grave est difficile ; et tout est grave. […] La volupté de la chair est une chose de la vie des sens au même titre que le regard pur. Elle est une expérience sans limites qui nous est donnée, une connaissance de tout l’univers, la connaissance même, dans sa plénitude et sa splendeur. Le mal n’est pas dans cette expérience, mais en ceci que le plus grand nombre en mésusent, proprement la galvaudent. Elle n’est pour eux qu’un excitant, une distraction dans leurs moments fatigués de leur vie, et non une concentration de leur être vers les sommets »

Rainer Maria RILKE
Lettres à un jeune poète
Pp. 44-45

 

Chers Lecteurs,

Des efforts suprêmes j’ai dû déployer hier soir pour voir jusqu’à la fin le programme dédié à ce prix Goncourt 2010 et il m’a servi de catalyseur, une sorte de thermomètre pour prendre la véritable température de cette France et d’une « certaine idée que je me fais de l’Europe » (George Steiner). J’ai assez d’expérience dans des questions sociétales et littéraires, pour que je m’entête de poursuivre à nourrir mon illusion de jadis, je sais qu’on ne va contribuer à changer le cours de l’humanité grâce à quelques cours de littérature. Mais, si les programmes de littérature et leurs méthodes d’enseignement changeaient en France et en toute l’Europe, on arriverait sans le moindre doute à éradiquer cette « décadence » et la littérature de l’abject comme je la nomme n’aurait pas de place au sein de la société, ne serait pas récompensée des prix littéraires et personne ne dépenserait une seule minute de sa vie dans la lecture de l’immonde.
Ce projet d’envergure se ferait universel, ce qu’en solitaire un pauvre professeur de secondaire n’obtient que de manière isolée ; oui, en dépit d’une retraite de misère, j’ai quitté l’enseignement heureuse d’avoir su que grâce à l’éveil sensible des messages poétiques, j’ai suis arrivée à faire naître chez quelques-unes de mes élèves de ZEP, le besoin de poursuivre une fois sorties du Bac, un cursus littéraire, et arrivèrent au niveau Maîtrise et obtinrent leur doctorat, à présent elles doivent être enseignantes ou chercheuses et je m’en réjouis !
André Lhote dans son Traité du Paysage et de la Figure a dit ceci : « Qu’un ange se conduise en diable est possible, jamais l’inverse »
J’ai suivi Philippe Sollers depuis mon arrivée en France, j’ai toujours dit qu’il est en France le seul écrivain à la valeur incontestable.
De sa critique favorable à M.H. je resterai sans dire un mot, en revanche j’ai noté dans son discours deux vérités grandioses qu’il a dites d’hier soir, retenons ces deux vérités, la première que l’Académie française ne vaut plus rien, nous avons été informés de son acceptation de la féminisation des professions et activités des femmes, erreur gravissime, comparable au fait de faire entrer des personnes qui n’ont pas eu lieu d’être élues, mais passons, c’est fait.
Ce qui m’intéresse est ce que Philippe Sollers « critique » non en forme d’éloge, mais bien en qualité de « manque », c’est enfin un manque, une qualité essentielle qui fait défaut à un écrivain qui justifie le fait de le laisser en dehors de la catégorie d’écrivain, et de dire qu’il n’est pas un artiste !
Signaler un « défaut » impardonnable chez un monsieur qui se fait passer pour écrivain nous servira pour l’évaluer et ce manque, il sera celui qui l’interdira de s’unir à la chaîne de la culture, comme incapable de se hisser aux cimes de l’absolu, et restant à tout jamais en dehors de la vraie littérature.
Ce monsieur qui est lu et traduit de par le monde avec tant de succès, regrette selon Sollers, un manque, une qualité qu’il n’a pas, laquelle ?
Il n’a pas pu être POETE.
Ô ! je me suis dit ! enfin l’on parle de ce qu’est la vraie littérature !
Même si un écrivain n’est pas poète, il aura dans son récit un traitement de la parole qui sera sa parente la plus proche, certes, s’il l’était-il ne pourrait pas écrire l’abject sous prétexte qu’il critique la société, ces écrits ne peuvent pas aller au plus loin de l’abjection, on ne peut pas décrire l’être humain au plus bas de son côté pervers et bestial. L’humanité n’est pas faite de bestialité, ce monde guerrier et terroriste que nous subissons a toujours existé, à présent il est exacerbé uniquement par le Web, la mondialisation, les guerres et atrocités barbares ont toujours existé et la création du sublime allait de pair, les meilleures créations artistiques furent créées au milieu des atrocités produites par l’autre côté de l’humanité, pas d’excuses, aucun prétexte pour justifier la montée à l’Olympe des écrivains de l’abjection. Il n’est pas nécessaire de vivre au Paradis pour créer le sublime. « Pega, pega carcelero, al poeta no le atarás el alma », « écrit le poète espagnol Miguel HERNÁNDEZ sur le mur de sa prison, torturé par la Guardia Civil qui l’a frappé jusqu’à lui faire exploser les reins !
Le poète Miguel Hernandez, laisse ce témoignage au monde, message éternel de ce qui est l’activité existentielle d’un poète, elle ne peut pas être éteinte sous aucune contrainte. Cervantes fut un autre exemple, ni guerres, ni tortures, ni prison ne peuvent taire la parole d’un poète.
Un artiste, un véritable écrivain soit-il poète ou non, est incapable d’utiliser les mots d’une si basse manière, non parce qu’il le fera intentionnellement à des fins expressives, mais parce que ce don de pureté qui se fait synthèse de pensé et de langage absolu, ne peuvent se faire réalité dans l’écrit que par le moyen des mots qui véhiculent l’absolu, l’ineffable, le sublime.
Des mots que l’humanité a banni de son imaginaire, de leur vocabulaire, s’ils l’avaient intégré dès leur enfance à leur cerveau, aucune dérive vers le Mal ne serait possible, et le Mal resterait reclus uniquement chez les psychopathes, cette partie de l’humanité que nous aurons hélas toujours sur terre, mais l’humanité bien éduquée saura refuser la littérature de l’abjection, nous n’aurions pas « des jeunes universitaires » expertes en ce genre d’écrit, ou que se « reconnaissent » dnas ce type de portrait féminin ! enfin ; il y aurait un refus de choses abjectes.
Les œuvres d’art les plus suprêmes de la création humaine restent immuables aux agressions, les vrais poètes poursuivront leur travail en dépit de l’édition et réédition de la littérature de l’abjection, les véritables œuvres d’art sont éternelles, elles périssent uniquement sou la hache des terroristes, jamais sous influences nocives des « jeunes universitaires » et des faux écrivains.
Il y aura une partie de l‘humanité qui restera toujours à la marge, mais restons nous aussi immuables et persévérons ensemble dans la préservation de la véritable culture unis avec les êtres qui sont incapables de penser la laideur et le nauséabond et qui refusent à présent les faux écrivains qui sont incapables d’accéder au sublime et qui dès leur tare, dès leur incapacité, de leur « surdité métaphysique » (George Steiner), ils ne peuvent que nous abattre avec des mots qui sortent de l’enfer et qui expriment l’inhumain dans son paroxysme le plus brutal, c’est l’écriture de ce monsieur qui fait le record des ventes.
C’est le pur produit du faux du point de vue du fond et de la forme, il est un imposteur qui sait ce qu’il fait et trouve le terrain propice et fertile pour semer des graines pourries.
D’aucuns disent qu’il écrit si bien qu’il n’y a pas eu besoin de corriger une ligne quand on a confié son premier manuscrit à la maison d’édition ! Un pigiste, un correcteur n’est pas un écrivain. Un grammairien non plus. Ce n’est pas qu’il écrive mal, le pire est qu’il ne sait pas écrire ! Il n’est pas écrivain.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

• En faisant de l’ordre dans ma paperasse, je viens de trouver un dessin croquis jaunâtre par le passage caché d’un demi-siècle, j’avais 15 ans quand le peintre Hernan Gazmuri, dans son Atelier Libre demanda aux élèves de première année, de faire un exercice, une copie de Sainte Anne de Leonard de Vinci. J’ai voulu le partager avec vous. Celui qui n’apprend pas à dessiner ne sera jamais peintre. L’apprentissage du sublime se fait du plus jeune âge, c’est ce que j’ai fait tout au long de mon enseignement parmi les jeunes adolescents…Vous verrez que c’est l’opposé de l’art de l’abjection.

 

 

 

 

 

 

 

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