NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK est "Auteur auto édité"
vous pouvez la contacter
par mail : nadezhdagazmuricherniak@gmail.com

ANDRE MALRAUX CITE A TORT ET A TRAVERS / ARTICLE CONTRE L’ISLAMOPHOBIE FRANCAISE

7 mars, 2019 (23:24) | CONTRE L'ISLAMOPHOBIE FRANCAISE

ANDRÉ MALRAUX

 

CITÉ A TORT ET À TRAVERS

ARTICLE CONTRE L’ISLAMOPHOBIE FRANÇAISE

Encore le foulard !?

« J’entends dire que la religion catholique est misogyne. Ce n’est pas sérieux. Une religion qui agenouille les hommes devant une femme couronnée manifeste une misogynie très suspecte »
« Vous savez, on m’a fait dire : « Le XXI siècle sera religieux » , Je n’ai jamais dit cela, bien entendu, car je n’en sais rien. Ce que je dis est plus incertain :je n’exclus pas la possibilité d’un événement spirituel à l’échelle planétaire »

André Malraux

In, Le Point, entretien accordé le 12 mars 1975.
Sources trouvé in POLITIS par Monsieur le Professeur Philippe Poindron
Chez ICHTUS No, 30, 2012/ Idées reçues sur l’Eglise et les femmes.
« Entretien Pierre Desgraupes fait le point avec André Malraux » E/1975.11.10

Chers Lecteurs,

Ce n’est pas faire bon usage ni de l’improbable culture que l’on puisse posséder ni de la profession que l’on exerce de se livrer à écrire des citations sur le Web, des citations des génies, pour l’insérer dans des contextes insolites, et tergiverser les propos sans donner la source de dites citations.
Au lieu de revenir à nos classiques pour faire une exégèse des temps troubles bien nommés du Crépuscule, (Max Horkheimer) je lis ça et là des citations d’André Malraux insérées de force dans un « commentaire qui n’a pas lieu en faisant appel à un mot d’introduction qui est pris d’un auteur en date du 1975, c’est clair que personne ne s’apercevra, vous êtes tous occupées dans vos affaires quotidiennes, et faire une recherche prend du temps, j’ai pu le faire.
Tout d’abord, hier sur le site professionnel Linkedin, j’ai lu « un commentaire » le mot BRIO, « […] que Malraux definit avec brio » ce n’est pas de la personne qui a rédigé ce commentaire, mais d’un auteur qui fait l’éloge de la citation de Malraux en 1975, alors plagiat !
On n’a pas le droit de copier un seul mot des auteurs dans notre propre rédaction, manquerait-cette personne d’imagination pour faire appel aux synonymes pourtant nombreux dans sa langue maternelle, la langue française ?
Personne n’a le droit de critiquer comme misogyne la religion islamique, elle ne l’est point, ni de l’opposer à la religion chrétienne dans son fondement théologique ou des pratique vestimentaire ? Serions nous dans une nouvelle Inquisition ?
Le comble.
L’islam tout comme le judaïsme, et vous le savez très bien, oblige pareillement à la femme juive à se couvrir la tête, les religions monothéistes venues d’Orient gardent cette coutume, le problème est que personne n’oserait ici en France critiquer les femmes juives pratiquantes, elles sont toutes avec la tête couverte, (perruques) mais l’islamophobie française se permet toutes les agressions verbales possibles seulement vis-à-vis de femmes musulmanes.
Le christianisme, ayant effacé des signes vestimentaires de repli, de soumission, a maintenu pourtant d’autres qui restent « invisibles. »
Il faut savoir que dans les trois religions monothéistes il y a SOUMISSION, à un Dieu, l’homme doit se plier à la volonté divine et faire sensible sa servitude, si bien analysée par André Malraux, mais dans son langage, il n’est autre chose que la conscience que la mort est inéluctable, tout comme la maladie, et que l‘homme a été, qu’il est et qu’il le sera toujours, une pauvre créature consciente de sa finitude, et incapable d’échapper à cette vérité unique.
Je m’explique très bien pourquoi la femme religieuse, fait réalité dans son foulard, cette vérité, elle est soumise, non à l’homme, à une quelconque autorité, car dans l’Islam il n’y a pas d’autre autorité que Dieu.
Cela ne peut que faire fondre de rage compulsive les femmes féministes et les hommes pusillanimes qui se sentent très bien réconfortés de voir des femmes asexuées, et qui sont esclaves de leur liberté et de leur libertinage.
Je suis persuadée que toute ces diatribes insensées naissent d’un complexe d’infériorité, et non d’un choc de civilisations, ces petites rédactions obscènes, remplies des mots de sarcasme, de rage et de violence, ces « commentaires » sont le contraire du discours malrucien, fait d’absolu, mais aussi d’un questionnement permanent, et des doutes angoissantes.
Les femmes musulmanes qui se couvrent la tête ne le font pas non plus pour montrer au sein de la cité un « rejet » des valeurs de l’Occident, tel que le disent d’aucuns avec vanité et le ton verbal péremptoire : « NOS VALEURS ! », les femmes religieuses qui se couvrent la tête et maintiennent tout naturellement un principe unique, fait symbole en un morceaux de tissu, incontournable et d’ordre spirituel, coute que coute, elles resteront la tête couverte en signe de « soumission », certes, mais à une soumission divine, spirituelle et riche parce que elle est le symbole vestimentaire fait mystique, insondable et en dehors de toute contrainte humaine.
J’observe que cette coutume, qui est anodine, car se couvrir la tête d’un foulard ne peut déranger personne, cette coutume religieuse est à la fin, pour toute société occidentale qui ne suit pas ce précepte, une question banale, seule la France fait de cela une question politique à des fins exclusivement partisanes, du contraire nous serions face à des conversations et commentaires de haut niveau théologique, ce qui est pour l’heure totalement inexistant !
En revanche, de manière journalière, nous devons lire les pires des écrits décousus qui entrent non dans un cadre sérieux et professionnel, mais propres ds certains commérages de bas-fonds.
Les femmes qui portent le foulard se sont préservées volontairement religieuses, obéissantes à leurs préceptes religieux, elles ont apprivoisé cette volonté de l’être et de le pratiquer ainsi en femmes, spirituelles et très maternelles laissant en héritage à leur progéniture féminine au cours des siècles concentré dans cet acte de « couvrir » , « cacher » « voiler » un signe religieux d’une grave portée spirituelle.
Il est stupide, profondément ignare de citer Malraux à des fins personnels pour justifier dans cet ici et maintenant une écriture politique dépourvue de consistance et, pire encore, les faux intellectuels, les faux professionnels, utilisent ses phrases les plus graves qu’il a dites dans un autre contexte et les incluant de force dans ce temps sans aucun droit de lui faire dire ce qu’il n’a jamais dit, tel qu’il s’est produit auparavant en tergiversant ses mots, à présent, les ignares, les rustres, ils font pire, en le citant bien à tort et à travers.
Pour ma part, j’apprends, je ne cesse d’apprendre, j’ai été élevée moi aussi pour me questionner au jour le jour, seuls les dictateurs vivent avec leurs certitudes et veulent les imposer à autrui, moi, je vis ainsi, pleine des doutes, mais avec le pas ferme, la tête haute, et, je cite Malraux :  »
Desgroupes : Mais peut-on vivre uniquement des questions ?
André Malraux : « C’est assez probable et c’est peut-être ce que nous sommes en train d’inventer. Nous apprenons à avancer, une torche à la main. »

Rien de plus rude et difficile qu’avancer plein de doutes, mais avec courage et toujours « une torche à la main. »

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

Write a comment

You need to login to post comments!