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UN PARFUM NOMME PAIX SALAM

23 mars, 2019 (09:44) | Non classé

UN PARFUM NOMMÉ PAIX

SALEM

Message ouvert au Directeur du Journal Libération

« […] Mais ce qui est indiscutable aujourd’hui, que ceux qui affirment l’existence du grand remplacement sont dans une logique raciale, xénophobe, complotiste, qui mène au terrorisme. Dans ces conditions, le CSA devrait prendre les mesures qui s’imposent pour mettre en garde ou sanctionner les chaînes ou les radios concernées. […] ce serait une avancée salutaire. C’est le moins que l’on puisse faire eu égard à ces dizaines des victimes qui ont été abattues à l’étranger au nom d’une théorie française. »
Louis-Georges TIN
Libération, le 22 mars 2019

*Clip de ce pays que je ne nommerai point qui montre un flacon de Racism

Monsieur le Directeur du Journal Libération

Mesdames, Messieurs les journalistes,

Chers Lecteurs,

Je ne suis pas encore remise des effets accablants produits par le carnage de la mosquée de la Nouvelle Zélande que des nouvelles arrivent pour consolider nos connaissances en matière de l’abominable. Cet assassin inspiré du Grand Remplacement, en ayant fait un solide stage de formation en compagnie de Daech au Moyen Orient, ne cesse d’inspirer des experts suivis des journalistes. Grâce à eux, nous sommes très bien informés.
Je viens de lire ce matin l’article signé par Monsieur Louis George TIN, où il développe en profondeur son analyse sur ce massacre et sur cette théorie née en France, c’est son dernier paragraphe, qui retient toute mon attention, c’est pourquoi je le cite pour qu’il précède mon article.
Monsieur TIN propose d’alerter le CSA, je crois qu’il est dans le vrai et je vous pose cette question publiquement, pourquoi vous qui êtes des journalistes dotés de tous les pouvoirs d’être entendus par les institutions, vous ne prenez très vite cette mesure d’avertissement au CSA ?
Moi, je n’ai aucun pouvoir, et depuis ma qualité de simple citoyenne française je ne pourrais qu’écrire une lettre de doléances totalement inefficace, faisant appel à l’application d’une éthique perdue à tout jamais. Les autorités du CSA la jetteraient ipso facto à la corbeille aussitôt lue.
En revanche, vous, journalistes connus et reconnus, il vous revient le devoir de déontologie professionnelle d’exiger qu’il y ait une digue de censure MORALE, qui n’a rien à voir avec la fameuse «liberté d’expression ! »
Afin que prennent fin les publications journalières au langage haineux adressé uniquement aux musulmans
Ces publications sont journalières, le lexique choisi par ces professionnels des Lettres ! est insoutenable parce qu’ordurier, rempli de haine, et à l’encontre de ce qu’un Homme ou une Femme d’honneur ne peut recevoir sans que sa condition humaine ne soit saccagée violée par les mots.
Ces écrits haineux sont mis en ligne ici sur Linkedin et sur le Web, nous les trouvons tous les jours en ligne sur les News de Google, ces articles sont écrits par des français, ils s’octroient tous les droits de la République qui dans sa constitution défen certes, la « liberté d’expression », mais ils sont des français d’une France que je n’ai jamais soupçonné rencontrer en 1980, ces écrits me disent long sur l’écriture de l’abject, et je ne dis pas « la littérature » j’ai déjà parlé de « la littérature de l’abject » , non, ici nous sommes face à des écrits politiques pamphlétaires, ils ont pris une place de privilège, une dangereuse première place de écriture et de lecture, qui est reçue librement par tous les français et que grâce à cette odieuse mondialisation dépasse les frontières de la France.
Ici, ces écrits pamphlétaires se sont accommodés très confortablement.
Je lis ces longues publications des personnes qui signent leurs écrits depuis un curriculum- vitae consternant : professionnels des Lettres françaises, et mon accablement est double, car je me sens honteusement coupable d’avoir choisi volontairement comme pays d’adoption la France.
Mais mon « mea culpa » est mitigée.
Pourquoi ?
Parce que quand j’ai fui le Chili, en 1980, la France ne donnait pas de signes de l’abjection faite acte et parole. Il reste comme seule excuse de m’être trompée.
C’est parce que la naïveté qui m’a fait venir m’installer en France en 1980 est disparue à tout jamais, que je peux à présent témoigner et écrire autrement.
En dépit des expériences assassines que mon pays d’adoption m’a infligées, il reste nonobstant chez moi, un devoir de mémoire que je me dois de respecter vis-à-vis de ce que mes parents m’ont légué, le sens de l’honneur, l’amour du vrai, bon, beau et juste… Quand bien même je ne formerais plus partie de ce pays à qui j’ai tout donné, il restera mon témoignage de vérité. Voici la raison pour laquelle, écrire une lettre ouverte a une importance capitale pour un écrivain ermite qui écrit en solitaire, vous savez que c’est de la solitude absolue qui sort la vraie littérature.
Je poursuis.
La déstabilisation du monde et ses effets diaboliques viennent du Moyen Orient, les auteurs et instigateurs de ces rafles haineuses sont connus de par le monde, la boite de Pandore ouverte vient de libérer les noms et les secrets qui restaient hermétiques, ils ne gardent plus de secret pour personne ; les experts nous ont bien renseignés, mais en dépit de notre connaissance, les « intérêts crées » poursuivront leur commerce assassin, où circulent leurs ventes d’armes, intérêt commercial de tout l’Occident, stages de formation terroriste verbale et factuelle, boycotts, et signatures de décrets perfides.
Ô combien nous sommes démunis ! Combien est faible l’improbable influence dans le cours de l’histoire des personnes sans armes, sans voix, sans pouvoir !
Mais, est-il si réduite notre capacité de formuler le désir, l’espoir de paix face à ce déferlement de haine ?
Je l’ignore.
Mais d’une chose je suis certaine, car je le vis et le pratique au jour le jour, nous pouvons et devons essayer par tous nos moyens, d’élaborer une stratégie de défense avec les mots, je suis persuadée que c’est par nos mots de révolte, d’indignation, d’analyse, mais aussi par le moyen de nos mots porteurs des message de réconfort, de consolation dans le deuil, qu’une voie vers la lumière sera possible pour que os mots touchent toutes les victimes musulmanes de ce massacre et sans oublier pour un seul instant les victimes permanentes du génocide palestinien.
Je m’autorise la totale autorité en matière de tragique et de deuil, pour avoir été obligée par la France à subir l’expérience de la souffrance ultime qu’une personne ne peut subir dans sa vie : la torture et assassinat de ma mère, ce deuil éternel, m’autorise à l’exercice d’une maîtrise des catastrophes, et je peux écrire et parler d’après l’expérience du désastre irrévocable.
Je ne suis nullement assise confortablement dans la richesse ni l’aisance, matérielle et, je ne suis pas non plus dans la joie existentielle de l’amour absolu dont seule la famille est organiquement porteuse. Or, ma solidarité est partagée à partir d’un verbe conjugué intimement avec eux, pour leur dire je suis avec vous…en sotto voce.
L’expérience de la mort infligée à Maman par des mains assassines françaises m’a dotée d’une capacité infinie pour devenir le porte-parole des victimes, et complice d’une solidarité humaine, que chez moi ne sort pas du logos professionnel ni d’une pratique de journaliste, mon adhésion sort d’un pathos vécu, intime, elle est le partage tragique d’une expérience de l’abominable absolu qui est venu frapper les tréfonds des strates ontologiques.
La connaissance de ce qu’est un assassin, multiplié par quatre, m’a donné la capacité d’être en mesure de signaler sans besoin de faire appel ni à la culture philosophique ni aux connaissances juridiques, sur ce qu’est un sadique, un type obscène et satanique, et c’est cette « connaissance », qui m’a terrassée personnellement, celle qui m’octroie le droit de parler et d’écrire d’après l’expérience de la mort infligée.
LE PARFUM RACISM
À cette analyse du carnage de la mosquée vient se greffer une autre nouvelle connue par les médias et qui a motivé le titre de mon article, avec lequel je fermerai ce récit dédié aux victimes musulmanes endeuillées.
Vous savez que la ministre israélienne de la justice (!) a montré au monde entier « un clip » de son parfum Facism, non seulement elle s’en asperge, ce qui est parfaitement ce qu’elle doit faire ! Mais ce dont je m’insurge est sur le fait qu’elle voudrait nous contaminer ! Ma peur se résume à que par les effets nocifs de la mondialisation cette fragrance fétide de son parfum RACISM n’arrive contaminer nos femmes par le monde. Son invention devrait rester dans son entourage pour qu’elle est ses congénères s’en aspergent à leur convenance ; le nom du parfum ne pouvait pas être mieux approprié pour elle-même et son pays pour qu’elle se fasse sa publicité électorale, ce dont je m’oppose est que les effets polluants du même nom du dit parfum, ne soient capables de traverser les frontières et de nous contaminer encore plus douloureusement.
Alors, il m’est arrivée une idée que je vous adresse par écrit, détrompez-vous, mon écrit ne contient pas une seule phrase d’ironie, je voudrais le partager avec vous, et je suis très sérieuse.
Voici mon idée :
À cet effet, je lance un « appel professionnel » aux industriels orientaux, experts en matière des fragrances et parfums depuis des millénaires, pour que de toute urgence, vous mettiez sur le marché un élixir qui devra se nommer : PAIX
Et, je forme des vœux pour que des musulmans, riches créateurs, ils prennent la décision de se mettre à l’œuvre.
Je forme des vœux pour que des orientaux me lisent et qui soient à même de me suivre, non virtuellement, mais de manière concrète.
Ce parfum au doux nom de PAIX devra être fait sans alcool pour que les musulmanes du monde entier puissent le porter, ce parfum nommé SALEM sera le porteur d’un message de consolation et d’espoir.
Il sera écrit en arabe et en écriture latine.
Il aura une portée égale aux mots, il adoucira et effacera miraculeusement les plaies morales et physiques.
J’attends la réponse de mes frères, et je suis très sérieuse, je pourrais vous dessiner le flacon, j’ai aussi fait des croquis.
A très bientôt
SALEM

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

• Je vous l’écris pour le moment en transcription, bientôt je vous l’écrirai en arabe, donnez-moi un peu de temps, vous êtes très patients, je le sais…

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