NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK est "Auteur auto édité"
vous pouvez la contacter
par mail : nadezhdagazmuricherniak@gmail.com

APADEUSIA VOCIFERER OU PARLER?

8 novembre, 2019 (19:30) | Non classé

APADEUSIA

 

 

VOCIFÉRATION FÉMININE À LA FRANÇAISE

 

 

Chers Lecteurs,

George Simmel, dans sa Philosophie de la modernité, recommandait aux jeunes femmes, étudiantes universitaires, de faire des études sérieuses si elles voulaient être prises au sérieux dans leur “lutte pour la reconnaissance”, George Steiner, signale dans un de ses essais, une faute gravissime que l’on subit depuis de nombreuses années au sein de la cité, il utilise un concept grec, APADEUSIA, il le traduit par “indécence de l’esprit”, superbe traduction qui reste irremplaçable face à des mots précis, mais restrictifs, en espagnol nous avons : desvergüenza, en français: impudeur.
Il est un signe de notre temps qui les prises de parole de jeunes femmes « sans qualité » soient surévaluées avec tant de désinvolture, dans la nouvelle cité de l’espace médiatique, pour mes lecteurs étrangers, une brève explication de ce phénomène français, très symptomatique par ce temps de crise, il s’agit d’une série des femmes sorties de nulle part, avec des parcours “des hautes études”, cette catégorie n’est plus le signe d’une quelconque compétence, car avec la formule française de “tout pour tous”, quiconque veut poursuivre des études supérieures réussit et, sans aucune difficulté, c’est là que réside le problème de la médiocrité intellectuelle française.
Des directeurs des médias, politisés jusqu’à l’os sont les responsables de ce tsunami d’ignorance, ils ont mis tout en oeuvre pour que ces spécimens féminins, aient le droit à la parole.
Elles se sont octroyées un droit qui ne peut pas être donné à tout le monde, l’oratoire, est un art complexe, il exige la possession d’un certain talent, mais il est plus important encore, s’apprivoiser d’une maîtrise aisée de ce que l’Europe transmet comme une de ses plus grandes vertus, ce que nous appelons culture, qui est confondue très malencontreusement avec “érudition”, et par la même occasion, il faut s’approprier d’un savoir-faire et d’un savoir vivre, qu’à ces femmes leur fait grave défaut, cette qualité st pour l’heure inexistante, parce qu’elle fut délogée, et anéantie parce que selon d’aucuns, la COURTOISIE est un défaut des « générations conservatrices ! »
Tous ces éléments sont indispensables à tout intellectuel chargé d’une prise de parole dite professionnelle, cela va de soi,
Rappelons-nous des analyses érudites formulées par Jacqueline de Romilly, nous européens, héritiers directs de la Grèce antique, devons construire notre activité sur le socle de son héritage. La démocratie absente depuis des longues années de notre espace public, elle ne peut exister sans la TEMPÉRANCE, or un intellectuel se doit de représenter dès son plus jeune âge cette tradition éternelle, centrée sur l’accord implicite avec l’exemplarité des figures d’autrefois, elles ont été bannies par la montée de la populace française, incapable de s’approprier des choses de l’esprit.
La France de nos jours a changé le ton et le visage de ceux qui jadis étaient autorisés à nous donner des leçons, les uns déjà partis, les autres trop vieux et retirés de la vie active.
Quand bien même il y a des femmes brillantes dans l’exercice des discours et des prises de parole publique, dans mon parcours de jeune universitaire, dans les années soixante-dix, je choisis pour ma formation et direction de mes travaux, seulement des HOMMES-PROFESSEURS, une élection délibérée et arbitraire, certes, mais j’assume totalement la spécificité de mon choix, il est dû à une charge psychique et culturelle d’excellence, qui agit comme une condition prépondérante et sine qua non chez les hommes et, qui plus est par cette raison, laisse inopérantes les répliques féminines.
Steiner nous explique fort bien l’étrange limite des femmes aux créations culturelles dont seuls les hommes ont fait preuve se supériorité, aucune femme n’a créé une symphonie, un système philosophique ou un théorème mathématique. Tout a été dit.
Il est indéniable la véracité de son raisonnement lucide et concret, il existe cette étrange supériorité masculine de l’intelligence dans la mise en forme d’un SYSTÈME de pensée qui fait défaut aux femmes intellectuelles.
Je suis certaine de ce fait pour l’avoir vécu et confirmé depuis des nombreuses années, ce sont les hommes les seuls dépositaires de la “culture universelle” et je n’ai jamais voulu qui soient des femmes celles qui interviennent dans mes acquis et qui s’octroient le droit d’intervenir dans mon espace sensible, celui de l’appropriation de l’imaginaire artistique, esthétique, et du savoir philosophique, lieux de privilège où s’installent les exégèses littéraires et picturales.
À présent, la France laisse la tribune aux petites femmes qui répandent leur discours du matin au soir dans les médias et les réseaux sociaux, elles nous agressent avec des discours contraires à cet héritage de tempérance et, Ô combien nous restons abasourdis devant ces vociférantes sans esprit !
La véhémence d’un discours juridique ou philosophique est confondue avec la vocifération où le contenu se heurte aux répliques de leurs opposantes féminines et un tohu-bohu assourdissant brise le contenu sur un mur hostile et dégradant.
Je me rappelle l’époque où des femmes d’excellence étaient interviewées dans les médias, il y a déjà plus de trente ans… Nous étions épatés d’écouter le discours de Julia Kristeva, aussi bien érudit que tempéré dans une diction parfaite, et rappelons-nous aussi de celles déjà citées, Jacqueline de Romilly, Nathalie Sarraute, Elisabeth Badinter, ces figures exemplaires de jadis, sont pour l’heure inexistantes, elles ne laissèrent pas de disciples.
Le vacarme médiatique qui nous oppresse n’est que du journalisme de la dernière catégorie, des pseudo-professionnelles du droit, et la répétition à l’infini du “marécage grisâtre” de l’incompétence.

Qu’en dites-vous ?

Nadezhda Gazmuri-Cherniak.

Write a comment

You need to login to post comments!