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CONNAISSANCES ET AMITIES

17 octobre, 2019 (14:31) | Non classé

PARIS 1930

 

CONNAISSANCES ET AMITIÉS

 

 

C’est Albert Camus qui nous a fait remarquer et prendre conscience de qu’il existe en France une différence étanche de qualité entre deux catégories distinctes de relations « humaines »
Cette différenciation volontaire de la part des français se manifeste aussi bien dans la langue que dans les mœurs, il s’agit de la frontière étanche que le français signale entre celui qui est pour lui une « connaissance » et celui qui peut accéder à la catégorie supérieure et privilégiée d’« ami ».
Si vous êtes un immigré en France vous devez vous habituer et respecter cet usage. « Adonde vayas haz lo que vieres »
Je suis arrivée en France par mes propres moyens financiers, et je ne cesserai jamais de le dire et de le répéter pour tous ceux qui croient pouvoir m’amoindrir en argumentant que la France a été pour moi « une terre d’accueil qui a explosée de générosité vis-à-vis de moi ! »
Ô mon Dieu !
C’est pourquoi cette remarque est nécessaire et spécialement dirigée aussi bien pour les ignorants que pour ceux qui essaient de me persécuter (en vain) je l’adresse aussi à tous ceux qui remplis de mauvaise foi, resteraient encore incrédules et avides de polémique. Je ne les laisserai point.
De la France je n’ai reçu que du mépris et de l’indifférence. Paris est la ville où je me suis appauvrie financièrement, et le pire, où se produit l’assassinat de Maman le 18 octobre 2013.
A la France j’ai tout donné.
Allons plus loin dans l’exposé : il m’a paru intéressant de reproduire ma dernière conversation avec « une connaissance », la rencontre avec un Monsieur, un véritable français de souche, professionnel et très « vieille France. »
Il me connait depuis longtemps comme combative et combattante, et sait aussi combien ma survie est « grave et difficile »
En remémorant le passé et surtout cette époque, il me dit ceci :
« Mais jusqu’à quand allez-vous, encore et encore, vous sacrifier pour les autres !?
Laissez cette société se débrouiller toute seule, pensez-vous que nous allons avoir une quelconque ingérence dans les affaires sociaux, économiques et culturels ?
La France est morte, tout est perdu, impossible de tenter une marche en arrière vers nos valeurs de jadis !
Est-ce que la société s’occupe de vous ?
Est-ce que quelqu’un vous tend la main pour vous aider dans les moments les plus critiques ?
Alors ?
Occupez -vous de de vous-même et laissez ces tarés qu’ils se débrouillent !
L’altruisme chez vous est très mal placé. Il est même dangereux et inutile, ils vont vous utiliser comme « bête utile. »
Et vous serez toujours déçue…et, où que vous alliez. Dans quelques années le monde ne sera plus ce qu’il est à présent, ce sera pire, et rien ne vaut la peine à présent, notre sacrifice est vain. Occupez-vous de vos affaires ! Allez- amusez-vous bien ! »
Nous nous dîmes aurevoir dans un coin de la rue Sèvres-Babylone. La première rue parisienne qui m’accueillie dans son silence blanc en arrivant de l’aéroport, je suis arrivée à Paris un jour d’hiver, par une nuit enneigée. Le car s’arrêta face à l’Hôtel Lutetia Concorde… en janvier 1980.
Je m’incline face à son discours et j’admets qu’il a raison, il n’est ni nihiliste ni pessimiste, il est un homme raisonnable et bien équilibré. C’est triste et bouleversant, mais la raison doit prévaloir face aux idéaux mal placés. « Les autres » n’ont pas besoin de moi, et je n’ai aucun besoin d’eux.
Je me suis trompée. Cette « connaissance » a raison.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

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