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DE SANG, DE MORT ET D’AMOUR

13 octobre, 2019 (19:01) | Dénonciation politique

 

 

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DE SANG, DE MORT ET D’AMOUR DEUX NAISSANCES

 

SOUS LES BOMBARDEMENTS

 

« L’image et son pouvoir grandiose est le moyen le plus irréductible de banissement des assassins, c’est prémonitoire, vous verrez qu’il sera plus puissant que la Cour d’Assisses »

 

                                                                                                    Nadezhda Gazmuri-Cherniak

Chers lecteurs,

Je rentre à l’instant du cinéma, une heure et demie de souffrance devant l’écran, dans une salle presque vide…Pour SAMA, en arabe veut dire CIEL.
Toute œuvre d’art véritable, sérieuse, « qui veut durer »doit sortir inévitablement d’une expérience « personnelle », le poète lyrique est l’exemple le plus significatif de cette voie qui prend l’artiste pour clamer un sentiment personnel, essentiellement amoureux ou l’expression d’une souffrance tragique, née de la confrontation face au destin, la jeune réalisatrice réalise un « documentaire » dédié à sa fille, le film commence à se dérouler bien avant sa naissance, une montage très bien fait en flashback, l’intentionnalité a été parfaitement acquise. Le film présente le passé d’une toute jeune étudiante universitaire qui se voit mêlée en plein cursus universitaire aux conflits politiques de son pays, la Syrie, où s’entrecroisent et se confrontent les projets existentiels au sein d’une poudrière belliqueuse où entrent en jeux les forces du Mal suprême, il se fait acte ici, par la puissance meurtrière du mal humain mêlé aux composantes d’ordre intrinsèquement politique.
Ce film aurait-il une valeur si forte, s’il ne nous confrontait pas de plein fouet face à une réalité qui nous force inéluctablement à le comparer toujours avec notre propre expérience, notre pays, notre société ? Certainement pas, il n’est ni un reportage journalistique de la guerre, ni le résumé des plusieurs captures d’écran sans son intentionnalité préalable.
Si le film paraît prendre l’air d’une improvisation, il ne l’est point,
Non, la mise en œuvre pour nous, et pour le public qui le regardera de par le monde est LE CRI déchirant qu’elle nous lance et qui veut réveiller les consciences avec la puissance et le pouvoir que seule l’image est capable d’imposer, mieux qu’un livre où nous aurions besoin de mille pages, cette jeune réalisatrice l’obtient avec les séquences le plus crues des dégâts de la guerre filmées avec sa caméra qui ne pardonne rien. La réalité la plus barbare entre par nos veines, l’être humain est mis à nu, sans défense comme une pauvre créature broyée par les forces folles des dictateurs, ce que l’on nomme « l’être humain ».
Il faut revenir sur place, si la guerre a toujours existé, et les forces politiques du mal n’ont fait qu’exterminer au nom des « idées », c’est dans le sein de tout groupe sociétal que du plus puissant des gouvernants au plus infime microcosme sociétal, apparaissent les désirs de domination meurtrière.
Ici, ce n’est pas l’analyse politique qui convient. Ô combien « d’experts » ne nous laissent pas en paix de leurs analyses depuis que la guerre a éclaté en Syrie, il faut compléter ces grands axes de l’analyse géopolitique déjà dits et redits à l’aide d’analyses psychiatriques.
Ne pensez pas que la psychiatrie appliquée est dans ce cas précis de la guerre en Syrie soit dérisoire, le message de ce film tragique qui est née d’une guerre qui ne prend pas fin, rempli de morts, des blessés et des martyrs, nous exhorte et nous exige une réponse « responsable. »
Voyons ce qui se passe ici en France, le Magistrat Marc Trédivic, expert en terrorisme, vient de nous délivrer son analyse, il suffit de la folie capricieuse des gouvernants qui d’un coup décident de faire exploser un pays, aux fins personnelles, pour qu’une nouvelle vague de terrorisme naisse et commence sa production meurtrière.
Il est si facile pour eux, dictateurs de naissance, d’élaborer une stratégie guerrière et une logistique adéquate pour asseoir encore plus leur pouvoir, obligeant le monde entier de passer à la trappe.
Leur caprice politique composé principalement d’une soif de pouvoir illimité, asservit tous les pays voisins, qui se voient d’un jour au lendemain passer d’un calme relatif, vers l’inéluctable destin de se voir piégés entre leurs griffes et pris à feu et à sang.
Il vient de le dire, si une nouvelle crise s’annonce au Moyen Orient, et si une nouvelle vague de terrorisme nous menace, elle ne vient pas de l’Iran Il ne représente aucun danger dit « terroriste » c’est la folie de Trump qui l’a créé, et moi, j’ajoute ceci, c’est la vanité et la domination israélienne qui nourrit des faux dangers où il n’existe rien que leur désir de s’extermination meurtrière. Entre les USA et son vassal et allié nous continuerons à subir un terrorisme crée de force et en réponse à leur sauvage domination.
Jusqu’à quand ?
Jusqu’à ce que de la plus infime démonstration de domination chaque citoyen soit fort et capable de dire NON ! À celui ou celle qui tente de l’asservir.
Tant que vous resterez confortablement assis face au poste de télévision, vous contentant des vifs analyses géopolitiques, vous serez exposés, et paierez bien lourdement les résultats de votre indifférence.
Pour ma part, j’ai toujours pris très au sérieux toute sorte d’attaque meurtrière, elle commence par les mots.
Elle se poursuit par les délations, les calomnies et une mise à mort.
Nous ne devons pas regarder passivement ce « documentaire » ni nous émouvoir par l’effet naturel de la compassion née par empathie, ce film nous interpelle et nous demande bien plus que des larmes spontanées.
Ce film non seulement vous montre des images, ce film a une intentionnalité, il nous donne une leçon de vie.
L’Amour est plus fort que la guerre.
Cette jeune Maman qui est l’auteur du film, résiste contre tout et au milieu des bombardements, des morts, de sang et d’horreurs, elle a le courage de mettre au monde deux bébés.
Elle dédie le film à SAMA, son premier enfant.
La dernière prise, une photo de famille, elle avec son mari et ses deux enfants dans les bras, en toile de fond l’arbre de Noël, voici la réponse responsable de la femme-mère, qui partisane fervente de la vie fait face à la guerre. C’est la VIE qui gagne et qui doit toujours gagner !
Le courage de donner elle-même la vie, est l’essence de toute vraie femme, de toute vraie mère.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

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