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DES BOUCHEES DE FIEL DANS UN MARECAGE NAUSEABOND

21 septembre, 2019 (16:32) | Non classé

 

DES BOUCHÉES DE FIEL

 

DANS UN MARÉCAGE NAUSÉABOND

 

« Sans argent, sans sécurité économique, nous sommes livrés sans défense. Cela représente assurément un châtiment terrible : les tracas humiliants, l’esclavage des affaires médiocres, les vulgaires soucis nuit et jour, la dépendance aux gens les plus vils. Et nous ne sommes pas les seuls, tous ceux qui nous aimons et dont nous sommes responsables sont broyés avec nous sous les roues du quotidien… Nous devenons l’objet de la bêtise et du sadisme. »

Max Horkheimer
Crépuscule
Ou bien…ou bien !
Pp. 52-54

Chers Lecteurs,

Je vais vous raconter un conte, il est né d’une expérience qui peut se considérer comme « un fait divers », il est contemporain et très représentatif de l’idiosyncrasie française, je m’empresse à vous le raconter dans sa totalité avant de commencer ma journée d’étude et d’écriture. J’ai un travail monstre à remplir pour mes cours de la semaine J’espère qu’il vous amusera et que vous rirez à la lecture de mon récit Je m’empresse à vous le raconter en vitesse.
Suivant la voie de l’Ecole de Francfort, le voici le dernier « fait divers » d’un vécu qui mérite d’être exposé sur la place publique, c’est franchement extra-ordinaire, le voici le récit de la prison à ciel ouvert, où se déploient et règnent la surveillance carcérale, les phrases de caserne, le bracelet électronique virtuel mis sur la cheville d’une artiste et universitaire !
C’est le produit le plus pur de l’idiosyncrasie post moderne française !
J’ai reçu un chèque de 150€ d’aide alimentaire d’une Association de bienfaisance, mais le gérant m’exigeât en contrepartie, de lui envoyer par la poste chaque ticket de caisse du supermarché que je dépense pour mon alimentation et les produits d’hygiène !!!
Ma vie est un cas historique, chaque événement est un cas de maladie sociétale d’ordre psychiatrique.
Je lui ai adressé en retour, mes remerciements les plus chaleureux, mais sans les tickets du supermarché.
Vous n’allez pas tout de même imaginer que je n’allais pas remercier une donation qui me sevrait de la diète CLINUTREN pour quelques jours !
Je sais remercier très poliment les dons alimentaires, mais celui-ci est « exceptionnel » je n’ai presque pas reçu par le passé quand j’étais au RSA 500€ mensuels entre l’année 2000 et 2013, période où je m’occupais à plein temps de Maman qui était invalide. La mairie me donnait une fois par an, juste pour Noël, avec la boite de chocolats que je donnais à une voisine, je recevais un bon de 100€, après « enquête » et l’inspection aux dents serrés des assistantes sociales qui n’aiment pas aider les « intellectuels » et qui adorent les démunis de profession, mendiants.
Mon dossier « passait devant la commission », entre temps je ne mangeais pas et j’attendais. Les assistantes sociales sont de laquais de l’Etat, elles ne font que répéter l’enregistrement de leurs « supérieurs hiérarchiques ».
Vous voyez combien nous sommes généreux ? vous êtes consciente que nous faisons tout pour vous aider !? Me disaient-ils, Nous vous offrons de PLACER votre mère, comme ça, vous pourrez retravailler et « faire votre vie ! » Quelles misérables !
Je n’étais pas le cas de figure qu’elles adorent, et j’étais d’autant plus désagréable à leurs yeux par mon refus catégorique de percevoir la fameuse APA et je leur stoppais de manière ferme toutes leurs intentions pressantes en vue de m’arracher Maman pour la « placer » dans un hôpital ! J’étais la Cible à abattre. Ce fut une période monstrueuse de privations et de lutte administrative en donnant des coups au néant. C’est du passé.
J’ai reçu une éducation d’excellence, mais ce que mes chers parents n’ont jamais envisagé pour moi, est qu’une fois retraitée je serai devenue une misérable clocharde et l’objet de sadisme de certains français. Attention quand on écrit ou quand on prononce le mot « clochard » les pauvres gens, pauvres d’esprit je veux dire, imaginent le personnage sale, immonde, ivre et survivant en en qualité de déchet humain, non, je parle de notre caste de retraités clochards sous un toit ! Tout de même, il faut vivre avec son temps !
Prenez bien en considération que les salariés qui déjeunent à l’extérieur, à la pause déjeuner de midi, ils sont munis d’un chèque restaurant de 11€, cela exclusivement pour payer un repas par jour, celui du déjeuner quand ils ne sont pas chez eux, je ne compte pas le petit déjeuner, le gouter qu’ils prennent au sein du travail, et bien sûr que si, tout comme les enfants, je l’ai vu, et je ne compte pas non plus le dîner. Sortez votre calculatrice, où allons-nous qui ne sommes pas salariés avec 150€ ? Chaque bouchée se remercie, soyons humbles ! Mais s’il vous plaît, sans justifier au généreux donateurs nos bouchées de nourriture pour dix jours comptés avec les tickets de caisse !!!!
Le directeur de ladite Association de bienfaisance est en possession de ma lettre, un dense récit de 3 pages, il est très pédagogique, la pédagogie est mon spécialité, lettre où je lui exprimais mon ahurissement à la lecture de sa lettre, et le constat fait parole de m’avoir remplie d’un sentiment de servitude nauséabonde.
J’aurais dû lui rendre son chèque, mais j’étais sous Clinutren et affamée.
Je lui rendrai son chèque quand je finirai de payer les pompes funèbres. Au nom de mes parents. On ne me déshonore pas de la sorte.

PRÉAMBULE RÉTROSPECTIF.

L’année dernière j’ai été admise en 5 universités pour faire un cursus de Licence de droit. J’avais présenté ma candidature en dehors de Parcoursup, seulement par le moyen de mes deux diplômes français et de mes lettres de motivation. A juger par les 5 acceptations des responsables académiques, mes motivations ont été très bien accueillies, les diplômes le furent pareillement. Ce qui était en dissonance était ma misère, l’absence absolue d’argent pour faire face aux frais de la scolarité et pour survivre en faisant des études.
Personne ne peut vivre sans argent. Le pouvez-vous ? Mais, à moi, l’on m’exige l’impossible. Car je ne suis pas la seule !
Les meilleures facultés de Droit m’avaient acceptée. Sorbonne Panthéon Assas, Paris I, Créteil, Saint-Denis et Villetaneuse. En dépit d’avoir sollicité et prié l’exonération aux Doyens, le refus fut unanime et lapidaire de la part des plus « prestigieuses » facultés de droit, le prestige va de pair avec l’argent mesdames, messieurs ! La candidate acceptée par mérite que j’étais l’année dernière, devenait une pestiférée pour exhiber son compte en banque vide !
J’étais donc interdite de cursus en Licence de droit faute de ressources financières. Et de surcroit… VIEILLE !!!
J’étais et je suis inéligible pour obtenir une bourse d’études universitaires, je dépasse de 35 ans la limite. Une assistante sociale du CROUS m’a dit récemment : « […], mais Madame, comment prétendez-vous que l’on accorde des bourses aux étudiants à la retraite !? L’Etat suppose que les retraités ont une retraite confortable ! »
Ils ont raison, il y a une avalanche des jeunes bacheliers, plus ou moins bien préparés. Ils portent des jeans déchirés, s’assoient par terre dans les couloirs des facs, parlent entre eux, tandis que le professeur donne son cours magistral et surfent par internet collés aux smartphones, en s’envoyant des SMS, j’attends les résultats de fin de semestre.
C’est l’université française post moderne.
A quoi bon donner une place à une vielle artiste et ex-professeur qui a déjà des diplômes et qui n’est qu’un déchet parce que vieille ? Va-t-elle exercer ?
Non.
Va -t-elle servir à la société ?
Non. Elle nous dit que ce cursus lui servira pour enrichir son écriture ? Jamais ! Nous nous chargerons de tout faire pour qu’elle reste inconnue !
La France a besoin de jeunes talents.
Ces jeunes bacheliers sont l’avenir de la France !!
Moi, j’ai un viatique de vie très restreint, les pas qui me restent à parcourir sur le sol français, entre ma chambre HLM et le caveau que j’ai au cimetière d’à côté, s’amenuisent de jour en jour. Ma dernière demeure m’attend, mais il faut que je m’assure de convertir ma dernière demeure de Provisoire en Concession perpétuelle pour Maman et moi-même, pour y parvenir et obtenir que l’Etat ne viole pas notre tombe, et déloge le cercueil de Maman ; cela m’exige de rester en vie, le plus longtemps possible, pour arriver à payer 8000€ à l’Etat pour lui interdire, par le moyen de ces 8000€, d’ouvrir la tombe et déloger le cercueil de Maman. Il est mon principal combat.
Après avoir payé mes créanciers, ce que je peux assurer avec les 120€ mensuels qui me restent de ma « retraite », est la nourriture et la survie matérielle pour 10 jours. Le reste du mois, c’est-à-dire, les 20 jours suivants du mois, je suis à la diète CLINUTREN.
Je ne possède pas le tube de crème magique pour agrandir ma chambre je devrais lui emprunter un peu à Soutouline, personnage génial de Sigismund Krzyanowsky. Ô ! Si la magie littéraire pouvait me servir pour métamorphoser ma vie dans cette crue réalité.
L’Etat et les donateurs des Associations de bienfaisance me trouvent des aptitudes peut-être pour tricoter et regarder la télévision, comme les font la plupart des vielles de 65 ans !!
J’aurais-dû leur prévenir que mon poste sera bientôt hors-service, la télévision est en train de finir son cycle de vie et bientôt aussi mise à la retraite comme sa propriétaire, je l’avais offerte à Maman en 2008.
Mais cette vieille télé est en obsolescence. L’un de ces jours je la laisserai à la rue. Fin des didascalies.
Je reviens à mon récit rétrospectif des vicissitudes académiques.
La seule université de toutes celles où j’avais été acceptée et qui m’avait octroyée l’exonération des frais de la scolarité et qui m’avait donné l’espoir d’une bourse fut celle de Villetaneuse, mais l’éloignement de mon domicile et les 4 heures de transport m’ont interdit de faire le cursus. Le responsable des bourses devait m’accorder non seulement l’exonération totale des frais de la scolarité de la première année de Licence de droit, mais la commission au nom de son directeur m’avait assurée qu’il serait fort probable que la commission accepte ma candidature pour une bourse annuelle. À la demande du directeur Pédagogique et pour présenter ma demande de bourse devant la commission académique, j’avais rédigé en une seule journée, mon projet de travail une fois que je serais diplômée, le délai de rédaction qu’on m’accorda fut très restreint. Le sujet mûrement réfléchi depuis l’assassinat de Maman, ne m’a pas posé de problèmes, j’avais des grands projets en matière de droit, faire des changements dans le Code pénal et dans le Codes de la Sécurité sociale, conjointement à un travail très spécifique en vue d’aider le démunis par une réforme totale de l’Aide juridictionnelle. Un professeur m’a dit : « vous avez une pensée juridique très sophistiquée »
Comme vieille élève boursière l’on m’aurait accordé la somme mensuelle de 450€ car selon leurs dires, ma retraite était trop faible pour mener à bien des études et devait forcément être complétée au moins au niveau du smic.
Les bourses universitaires sont en France très faibles, mais elles n’exigent pas aux étudiants de justifier leurs dépenses de survie avec les tickets de caisse du supermarché. C’est à la portée et de la connaissance de tout citoyen, les prix des dépenses de la vie courante, elle est uniforme pour nous tous. La seule exigence des universités aux étudiants boursiers est la réussite de leurs études. Les bourses universitaires sont arrêtées ipso facto si l’étudiant n’assiste pas aux cours et l’arrêt total est pour celui qui de surcroît n’obtient que de mauvaises notes au-dessous de la moyenne. Les étudiants touristes ne sont pas assistés financièrement.
Exceptionnellement, une Association qui m’a octroyé une aide exceptionnelle, m’a exigé les tickets de supermarché, et m’a mise au pied du mur. Au lieu de me demander les notes de fin de semestre !
Je m’acharne et fais de mon mieux pour réussir, mais j’ignore encore une fois, si je pourrais faire face de manière honorable à ce cursus d’Arabe oriental que je viens d’entamer. Les forces humaines sont limitées et étant donné que comme ils disent « je suis comme tout le monde » les nécessités de survie sont égales pour toute la race humaine à laquelle j’appartiens.
Ce que certains donateurs indélicats et exceptionnels ont voulu ignorer dans leur geste philanthropique !
L’épithète « exceptionnels » je le donne à titre de synonyme attaché à sa pertinence de valeur quantitative, unique et restreinte dans le temps, c’est très philosophique, parce qu’elle est en l’espèce, une somme d’argent précise cataloguée « d’aide alimentaire exceptionnelle », cela veut dire qu’elle ne va pas se répéter.
Franchement incroyable, même pour moi-même, je vis un cauchemar.
Quelle autre intention pourrait-elle avoir, cette exigence de m’exiger les tickets de caisse transmise par une lettre de cachet sinon celle de m’humilier ?
Même pas la Mairie ne demande pas cela quand elle donne aux démunis 100€ de leur caisse !
Ils savent pertinemment que je ne fume pas, que je ne bois pas, que je ne vais pas au restaurant, ni chez le coiffeur, (j’en ai horreur !) que je n’achète pas la presse, je ne visite pas les musées, les concerts, ni les salles de cinéma. (Noureev fut une exception qui m’a demandé des sacrifices ! Surtout parce que je suis allée le voir 4 fois !!)
Ils savent d’après l’enquête, que je ne pars jamais en vacances, je ne m’habille pas et ne me chausse pas et, ils savent aussi que je vis en ermite, je suis la locataire austère qui enfermée et bétonnée entre les murs étroits d’une chambre HLM de 15 m2 , poursuit sa survie en écriture permanente face à son ordinateur, entourée de livres et toiles où l’espace vital pour circuler est de 2 m2. Je vis dans une navette spatiale, que je rêve de quitter et je suis toujours prête à décoller vers l’infini.
Ceci est le portrait d’une misérable-moderne, celle que je suis à présent, celle qui en 1980 est venue en France en mission artistique pour s’appauvrir, s’humilier et devenir l’objet de divertissement des sadiques mafieux et pour servir d’objet de torture des donateurs. Je leur ai dit que dès à présent ils doivent m’oublier !
Cette aide « alimentaire » de 150€ s’est transformée en fiel !
Est-ce que ce récit, vous a amusé ? Est-ce que ce conte moderne vous a diverti et vous a fait rire ?
Je l’espère, c’est un récit bien folklorique parce que représentatif de notre modernité.
Une brève présentation de la soussignée s’impose.
Je suis la fille d’Hernan Gazmuri (1900-1979) et de la pianiste Clara Cherniak (1915-2013) torturée et assassinée par refus prémédité de soins, avec des circonstances aggravantes de son docteur Traître-Tant, et de ces 3 autres amis et complices d’un hôpital privé, le jour où soudainement, elle s’est vue victime d’un infarctus, en octobre 2013.
Hernan Gazmuri, par œuvre des mafias de l’Officialité chilienne n’est pas connu comme Professeur universitaire d’Histoire de l’Art, dessin et peinture, il fut le fondateur en 1942 de l’Institut Pédagogique d’Etat de Santiago, attaché à l’U.T.E. Université Technique d’Etat de Santiago du Chili, où il exerça détenteur de ces trois chaires et Directeur du Département d’Arts Plastiques réélu à l’unanimité jusqu’à 1972, date de son départ à la retraite. Il est connu seulement comme Artiste Peintre de l’Ecole de Paris, Hernan Gazmuri (1900-1979) (« Donation Gazmuri » au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris). www.hernan-gazmuri.com,
Je n’ai pas été frappée par ce que l’on nomme des « accidents la de la vie », j’ai construit ma vie d’étude et de travail acharné, depuis mes 17 ans, date de réussite de mon Ba, en 1971 à Santiago, tous ses efforts pour ne jamais me trouver victime des situations extrêmes, que seuls les irresponsables et les incapables méritent de récolter. La fin d’une vie d’étude et de sacrifice doit être récompensée par l’argent gagné qui nous revient en toute justice, Nous méritons une vie sans pénuries et exempte d’humiliations
Si je me trouve en disgrâce avec une retraite dite « au seuil de pauvreté » inférieure au Smic, la mienne est de 830€ mensuels dont je verse jusqu’à décembre 2020, la somme de 400€ aux Pompes funèbres pour les frais de la tombe de Maman, il ne me reste pour « survivre » que 120€ mensuels.
Qu’un professeur récolte à la fin de sa vie une retraite de misère n’est pas le but de ce récit. Il est le sujet d’un livre. Je donne les chiffres exacts comme support d’information indispensable pour la compréhension de ce « fait divers. »
Il suffira de dire que des multiples éléments se sont mis à l’œuvre pour me réserver ce sort infâme. Elle est l’œuvre exclusive des mafieux incrustés au sein des Ministères de l’Education, de la santé et de la « justice » Le seul but recherché par ces mafieux était de me nuire, de me faire taire aussi bien à l’écrit qu’à l’oral, et de me manipuler. Comme la contrepartie exigée de cette « aide alimentaire ». Elle est très amère. Ils ne me connaissent point.
Il y a des nombreuses années, que j’ai dû me faire violence pour le crier à la société les injustices dont j’étais victime. Elle est restée sourde-muette.
Cette illustre société française, qui s’est transformée en juge suprême titulaire des plus hauts titres de la Magistrature du Web, elle juge sans complaisance par les réseaux sociaux, pas besoin de se graduer en droit, prenez le clavier et jugez par l’Internet !
Mais vous savez que personne ne peut juger qu’avec des preuves à l’appui, les seules capables de démontrer en l’espèce le délit et les vices qui restent impunis et qui exigent châtiment et réparation.
Le qualificatif de retraités au seuil de pauvreté est une réalité sociétale, composée des membres contrôlés par intermédiaire d’un revenu uniforme dans tout le territoire européen ; c’est ainsi que nous sommes payés, contrôlés et toujours nivelés par le bas. Jusqu’au jour de notre mort.
Cette caste où ils ont trouvé bon de m’insérer, est poreuse, ceux qui « AIDENT » peuvent tout se permettre, ils sont GÉNÉREUX et se doivent de rendre des preuves d’où va leur argent récolté des gentils « donateurs ». J’ai répondu qu’il suffit d’un seul inspecteur, il est inutile de contrôler chaque cuillerée !
Madame Gazmuri peut nous dépenser de manière illicite les 150€ !
Que va-t-elle faire avec 150€ ?
C’est très dangereux de la laisser libre de les dépenser à sa guise, c’est une somme importante, nous allons en contrepartie lui exiger les tickets de caisse de toutes de ses dépenses en alimentation et en hygiène.
Nous allons nous réjouir du retour de son courrier avec les tickets.
Nous allons étudier en détail ses dépenses.
Je suis devenue un objet numéroté digne d’étude des « Commissions » d’aide humanitaire ? Digne d’un cirque ? d’un camp d’immigrés ?
Non, le mot animal est le plus approprié.
Notre caste est uniforme, inamovible jusqu’au cimetière et contrôlée par les gouvernements successifs qui restent chargés, actants dociles parce que parties prenantes de la UE, qui nous a laissés confinés tous au même montant de l’ASPA !
Le cri de dénonciation de cette injustice a été mis en œuvre dans ses débuts par certains membres du mouvement des Gilets Jaunes.
Moi, j’ai été placée de force dans cette catégorie-là, ceux qui ignorent tout de mon parcours, peuvent facilement croire que je n’ai jamais fait d’études supérieures, que je n’ai jamais travaillé, que j’ai passé ma vie à la charge de quelqu’un ou bien qu’irresponsable, j’ai laissé passer mes années de jeunesse à ne rien faire avec la nonchalance des profiteurs et parasites qui ne demandent qu’à être des assistés de institutions et de ceux qui travaillent.
Cette qualification de « retraités au seuil de pauvreté », a été donnée aux retraites qui ne dépassent pas les 830€ établi comme barème d’égalité dans la misère européenne, le taux plein de misère établie par la UE qui commande aux États d’uniformiser par le bas tous les misérables. Un critère de jugement nouveau s’est mis en place. Un changement sociétal s’est produit, il est irréversible. Le critère axiologique pour juger les êtres humains laissés pour compte et destinés à devenir des marginaux, des humiliés, « les naufragés de la vie » Max Horkheimer, pour employer la dénomination d’Axel Honneth, les êtres qui luttent pour la reconnaissance, au sein de cette « société du mépris », nous sommes ceux qui dépourvus de « reconnaissance sociétale », nous avons été choisis et destinés pour passer à la trappe.
La société déjà mutée de fond en comble dans toute sa structure et ses nouvelles modalités de fonctionnement, manquait d’un lexique qui aille de pair avec ses changements, un nouveau langage devait l’accompagner, Michel Foucault est revenu en toute magnificence, son œuvre magistrale Surveiller et Punir doit être réélue, elle est plus que jamais de toute actualité.
Ce qualificatif de « seuil de pauvreté » oriente vers une catégorie de classement humain, elle s’établi par l’argent et se régule et se contrôle exclusivement par l’argent. Le 830€ est une somme qui sert de barème pour classer les individus qui devront vivre d’une somme fixe qui ne changera jamais dès qu’ils auront leur retraite jusqu’à leur mort.
Si vous percevez l’ASPA, vous n’avez pas le droit de travailler pour augmenter vos revenus mensuels de votre faible retraite, le mois suivant la CPAM informée de votre « salaire » vous soustraira indéfectiblement la somme gagnée le mois précèdent de votre « seuil de pauvreté » du mois suivant. C’est ainsi que vous restez figé comme un insecte, accroché par un clou à votre Insectarium de la misère à perpétuité.
Ce système sociétal est régi par un principe mercantile, il est sorti des cerveaux créateurs d’une société capitaliste libérale, où leurs bases dirigeantes et dominantes possèdent des pouvoirs absolus et nous contrôlent pour que nous soyons soumis et obéissants à leurs diktats.
A qui viennent-ils imposer leurs ordres ! Ils se sont trompée encore une fois de cible.
L’essence mortifère de leurs actions doivent se traduire ainsi : le mal des nombreux malheureux diminuerait forcément toute tentative de révolte parce que partagés par une multitude fraternelle dans leur malheur.
Ils essaient de me faire taire en me disant « vous n’êtes pas la seule !»
Dites cela à quelqu’un qui a le gout de l’excellence, dites ce slogan à une personne soucieuse d’arriver aux strates supérieures de la connaissance, et soucieuse de libérer la condition humaine de sa tragédie. Il est ma devise permanente et je la maintiendrai jusqu’à ma mort.
Quelle misérable phrase vide de sens !
Ce maudit « seuil de pauvreté » établi par les commanditaires de la UE a été suivi et appliqué par tous les États de ce territoire européen pollué des mafieux qui dirigent l’uniformité misérable de nos vies, le cri de révolte a été lancé, mais avant, toute cette couche de la société qui vivait et qui vit dans la misère après avoir travaillé toute une vie, se cachait sous deux complexes, le premier était le complexe d’infériorité, le second celui de la honte très mal placée, nous devons rompre et finir avec l’omerta et la poursuite de ces deux mécanismes de défense destructeurs face à une société qui exige le bonheur à tout prix, le succès et la réussite sur tous les plans, dont le financier est le plus rude d’obtenir et qui devient pour nous retraités, arrivés à l’âge d’un non-retour, impossible d’acquérir, le seul combat qui nous reste à mener avant de mourir, est celui de ne pas naufrager et essayer de redresser l’infortune, mais, nous ne sommes pas dupes, nous savons que nous n’y parviendrons jamais, sauf miracle.
Croyez-vous aux miracles sociétaux ? Ils ne peuvent qu’être politiques car la politique est l’organisation de la cité et si nous considérons la nôtre comme l’exemple de la plus exemplaires des injustices sociétales de cette post modernité, douée d’un crétinisme hors-pair pour juger les individus, nous arrivons à la conclusion que la société française actuelle est devenue le catalyseur meurtrier par antonomase, voilà que la réponse éclate.
Gardons tout de même de l’espoir, il reste dans la boite bien gardé.
Le qualificatif de retraites au seuil de pauvreté est très approprié ; les Gilets Jaunes dans leurs débuts, ils ont eu le mérite, avant de s’affaisser face à l’Etat, de l’avoir mis comme exemple d’un souffrance sociétale exposée sur la place publique, et mis ainsi à la connaissance de toute la société française.
Cette somme mensuelle au « seuil de pauvreté » dit long sur comment devons-nous vivre au jour le jour en subissant les affres d’une misère qui ne prend pas fin, mais cela les français le cachent, ils veulent l’ignorer et l’omerta propage le mal rendant les victimes en coupables de leur malheur.
Vous ne trouverez pas chez moi une telle attitude de repli sur moi-même. Pourquoi devrais-je me couvrir sous un manteau protecteur où je serais forcée de cacher une attitude honteuse ou coupable de ma misère, qui est le seul produit des faits criminels desquels je ne suis aucunement responsable mais la victime ?
Et, que de surcroit cacherait la faute des autres ?!
Mon défi est de le dénoncer, de le crier et de faire prendre conscience sociétale d’un vice qui s’est ancré insidieusement dans la société qui juge celui ou celle qui est dépourvu de l’assurance protectrice de l’argent.
Je lève tous ces interdits.
Nous savons que dans bon nombre des cas la misère n’est que l’œuvre exclusive des mafieux qui se sont infiltrés au sein de la société française et que s’affairent dans leur tâche d’envenimer en distillant leur venin dès qu’ils trouvent des Cibles appropriées, et agissent dans le monde du travail, de la santé, de l’éducation et de la « justice » en appliquant le MOOBING en toute liberté et sans aucun contrôle.
Ensuite, nous sommes détruits et triturés entre leurs griffes. Ces mafieux qui bénéficient des pleins pouvoirs qui leur octroient leurs professions libérales ou grâce à leurs postes inamovibles des fonctionnaires placés aux sommets des États, ils exercent le sadisme et la méchanceté au plus haut degré.
J’emploie le substantif ÉTAT au pluriel, car ce vice n’a pas de tendance politique particulière, les mafias exercent en qualité de maîtres indépendants, et leurs méthodes trouvent leur nid et fructifient dans tous les milieux.
La persécution qui m’a accablée dure depuis des années, elle a fructifié entre les mains des fonctionnaires libres et jamais sanctionnés, devant le passage complaisant des plusieurs gouvernements de tout bord. Mais ceci est un autre sujet, laissons cette didascalie en attente.
Ce récit n’a pas comme but de faire l’analyse psychiatrique de tels comportements, ce n’est ni le lieu ni le moment propice, j’ai choisi un autre registre où en groupe nous agirons pour dénoncer l’ensemble des violations préméditées à notre encontre, il suffira de dire qu’en dépit de me trouver avec 120€ mensuels pour « vivre », j’essaie tout de même de poursuivre mes projets. J’ignore si j’aboutirai, je ne suis pas voyante et ma vie est faite au jour le jour.
Les situations extrêmes ont été depuis mon arrivée en France, des épreuves à assumer et à surmonter en solitaire, la difficulté est de s’imposer face la puissance de ceux qui détiennent le pouvoir, de lutter les mains vides contre le programme d’anéantissement, d’imposer par le moyen de ma seule parole, la vérité accablante, qui éclate et se brise face à puissance terrifiante de leurs actes et, de faire triompher la vertu dans un terrain miné par le vice.
Dans une société où tout projet humain est régulé par l’argent, maître du monde, je dois faire des actes héroïques de survie, tel que le fait l’Iran, en est l’exemple pour le monde entier d’un héroïsme hors pair, héroïsme de tout un pays attaqué par des mafieux, et qui ne cède point ! Qui ne s’humilie jamais !
Mon désavantage et que je n’ai pas de l’uranium comme rempart de défense dissuasive face à une multiplicité de dictateurs.
Avant on croyait au pouvoir de la parole et aux forces spirituelles et créatrices…L’on trouvait des sauveurs, des mécènes, jamais un artiste ne restait à l’intempérie, il était reconnu, car il s’inspirait du même désir d’excellence de la société qui l’avait formé, qui lui avait donné ses valeurs, et ils étaient unis par une même vocation spirituelle qu’ils diffusaient d’une même voix parmi leurs pairs.
Chers Lecteurs, le résultat que je pourrais obtenir de mes combats acharnés, je l’avoue, il m’est pour l’heure, d’un parfait et total inconnu.
Il ne me reste que prier.
Je me vois confrontée à des difficultés tellement abyssales qu’elles sont indicibles.
Je ferme mon article en partageant avec vous la réflexion d’un professionnel, qui ahuri à l’écoute de mon récit des catastrophes, vient de me répondre et de faire acte sa pensée, par le moyen très « expressionniste » d’une phrase presque littéraire dans le contexte qu’il l’a prononcée, il s’agit d’une expression très adéquate et parlante, il m’a dit ceci : « […] en portant sur vous tous ces combats, et toutes vos souffrances, vous êtes en train de vivre comme un animal. » Je ne sus en vérité quoi lui répondre.
Phrase décisive et figurative, des mots atrocement signifiants qui laissent abasourdi à quiconque les entend.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak.

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