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FAISONS DE LA RESISTANCE A LA SOCIETE DU MEPRIS!

19 novembre, 2019 (12:43) | Non classé

LES UNIVERSITÉS FRANÇAISES  DE SCIENCES INHUMAINES

 

FAISONS DE LA RESISTANCE !   À LA SOCIÉTÉ DU MÉPRIS

                                                                              AXEL HONNETH

 

 

 

REQUIEM EN MÉMOIRE DU PEINTRE HERNAN GAZMURI

DÉCÉDÉ LE 20 NOVEMBRE 1979

Article dédié à la mémoire du peintre de l’Ecole de Paris, Hernan Gazmuri (1900-1979) ancien disciple d’André LHOTE dans son Atelier Libre à Paris 1928, rue d’Odessa.
Fondateur en 1942 de l’Institut Pédagogique attaché à la U.T.E. Université Technique d’État de Santiago du Chili. Directeur du Département d’Arts Plastiques, réélu à l’unanimité entre 1942 et 1972. Le Professeur Hernan Gazmuri, gagna sa vie comme Professeur Universitaire et non en tant qu’artiste-peintre. Il détint des chaires d’Historie de l’Art, dessin et peinture jusqu’à la prise de sa retraite en 1972.
Message aux canailles rédacteurs de sa fausse biographie chez Wikipédia, qui osent fausser sa vie et son œuvre mandatés par les mafias de l’Officialité chilienne.

 

LA SITUATION DES ÉTUDIANTS FRANÇAIS:  CLOCHARDS DE RUE. LA HONTE NATIONALE

 

Chers Lecteurs,

Il va falloir exiger au gouvernement qu’il mette un terme à ses déclarations disparates ou franchement mensongères sur la situation des étudiants pauvres et avouer ce qui se passe à l’intérieur de différents cursus des sciences humaines au sein des université françaises.
Au lieu de faire des gargarismes avec les lieux communs tels que « les valeurs de la République », « Les droits de l‘homme » vous feriez mieux d’appliquer une attitude de retenue, de la décence langagière face à la souffrance citoyenne et vous abstenir de poursuivre dans la rédaction des discours vides de sens, pour passer aux choses sérieuses, ces slogans auxquels vous faites appel à chaque instant, ne convainquent plus personne, nous savons que le premier sert d’ornement sur les frontons des édifices publics et que le second, reste comme simple rédaction, sans application dynamique dans la Cité.

LA CRISE UNIVERSITAIRE EST DOUBLE

CET ARTICLE BRISE L’OMERTA.

Pour l’heure les voix sont étouffées, les cris de révolte des étudiants ne disent pas tout de ce dont ils doivent subir, car ils ont été formatés pendant toute leur vie de lycéens et habitués à se taire. C’est l’Education Nationale qui a toujours raison, même si elle a tort. Très intellectuel.
Mettons de l’ordre dans les idées de manière succincte, la crise actuelle qui est une question de restriction programmé du budget, traîne avec elle un profond vide de la pensée provoquée par des années de désapprentissage.
Cette crise éducationnelle passe à la trappe les étudiants pauvres, cette crise atteint le socle et les fondements de l’université française, elle est le réceptacle de l’ignorance organisée par l’Education Nationale, voici l’analyse de quarante années de regard critique.
Cette crise qui est devenue mortifère et insoutenable ne commence pas à l’Université, elle débute à l’école, s’aggrave dans l’enseignement secondaire et explose en faculté.
Je m’octroie le droit de parler en tant qu’experte dans la matière, parce que ex-professeur d’espagnol « Contractuel » au sein de votre illustre Education Nationale, je connais de l’intérieur leurs « règlements » et je suis à même d’évaluer les vices et les défaillances programmées résumées dans un manque de socle solide d’intelligence académique où se greffent des interventions mafieuses, pour que nous arrivions à ce stade franchement criminel au sein de tous les niveaux éducationnels.
Notre liste de doléances est longue, ce n’est pas un article qui pourrait définir et devenir le catalyseur de cette décadence académique française, le pire des pays pour entamer une formation universitaire en sciences humaines.
Je lis les protestations ce ceux qui ne sont pas autorisés à établir des jugements de valeur, mais qui vocifèrent sur la mauvaise attribution des bourses aux étudiants « redoublants. »
Tout d’abord, un étudiant qui redouble par cause de misère aggravée, et qui vit quotidiennement comme un clochard de rue est un scandale sociétal.
Or, il devrait exister un rapport pédagogique du Directeur du Département, qui est le seul autorisé à statuer sur la situation de l’étudiant boursier qui redouble.
Le directeur du département universitaire devrait obligatoirement déclarer si l’étudiant est défaillant intellectuellement ou si, il a redoublé uniquement par le manque absolu de moyens de survie.
Cette mesure pédagogique devrait être pratiquée au niveau national, elle peut facilement s‘introduire rapidement en milieu universitaire, et devenir obligatoire pour l’examen d’attribution des bourses, or ils délèguent cette décision à des simples bureaucrates, secrétaires et assistantes sociales qui n’ont aucun droit de statuer sur la raison d’être d’un étudiant au sein de l’Université. Ensuite, il faut établir par décret, qu’aucun étudiant universitaire ne doit travailler le temps de son cursus de formation.
Le temps consacré au gagne-pain, est un gaspillage qui porte atteinte à l’efficacité et rendement optimal dans leurs études. Il est la cause du niveau défaillant en sciences humaines.
La pauvreté de la pensée intellectuelle des jeunes et des moins jeunes se trouve dans un état déplorable et indigne, la préparation pour entrer en faculté ne commence pas en Terminale, mais elle doit débuter en seconde.
Ensuite la dictature de la pensée établie au sein de l’Education nationale est construite méthodiquement pour interdire le développement de la pensée critique. Cette interdiction se poursuit en faculté et, je ne suis pas le témoin des décennies passées, mais je viens de le revivre à l’instant, ce qui m’a fait fuir pour une seconde fois cette nouvelle université française que j’avais quittée en 1987.
Quand nous sommes placés à la dernière étape de la vie, il devient intolérable la fraude académique, et le peu de temps qui nous reste est précieux pour supporter que l’Université nous saccage notre temps, nous devenons les victimes d’un vol ontologique.
Les professeurs universitaires savent ce qu’ils font et sont conscients que le public qu’ils ont devant eux, sortent du cursus lycéen formatés à l’obéissance et à la formation amnésique de l’oubli, au lieu de maintenir la chaîne de la culture, les Professeurs se consacrent à désapprendre, à élaborer la rupture de l’héritage de la culture européenne.
Modulés et modulables à leur guise, les élèves supportent tout en silence, le lycée les a bien préparés, les programmes universitaires actuels nivèlent par le bas avec l’acquiescement absolu des Professeurs, maîtres de conférences, et de leurs assistants, les plus abjectes programmeurs d’une méthode académique des plus crétine insérée à présent dans l’espace numérique.
Quelques exemples pratiques que vous devez connaître :
Les bourses qui paraissent conséquentes, deviennent insuffisantes pour faire face aux créanciers.

LOGEMENT

C’est depuis une quarantaine d’années qui se fait sentir la pénurie de logements universitaires aucun gouvernement n’a eu l’intérêt de construire des nouvelles cité universitaires équipées de tout le nécessaire pour faciliter la vie quotidienne des étudiants.

BIBLIOTHÈQUES UNIVERSITAIRES ET COMMUNALES

Les gargarismes sur les médias déclarant sans vergogne que la France met à disposition des étudiants des magnifiques bibliothèques universitaires et un mensonge d’Etat monstrueux.
Des manuels nécessaires pour préparer un control dont le prix est de 30€ la bibliothèque ne possède que 3 ou 4 exemplaires, MAIS les conditions de prêt sont exceptionnelles, un avertissement est donné l’étudiant emprunteur, il ne peut emprunter le livre que pour une durée de 3 jours ! La file d’attente est longue, si la bibliothèque doit satisfaire l’urgence de lecture d’une classe entière…
Il y a des livres absolument indispensables, dont les bibliothèques doivent se préparer pour les acheter dès leur sortie en librairie, nous devons attendre parfois plus d’une année pour que les bibliothèques communales les achètent et bien avant que les bibliothèques universitaires, et dans le cas éventuel ou une d’entre elles décide de se procurer ces livres, la bibliothèque n’achètera qu’un seul exemplaire ce qui revient au niveau zéro.

INTERDICTION DE RÉÉDITION DES LIVRES ESSENTIELS

Tout étudiant universitaire sérieux, avide de perfectionnement voudra dépasser ses maîtres, deux alternatives se présentent, il s’adresse à ses Professeurs pour obtenir un programme et une voie à suivre, entreprise vaine, les actuels Professeurs, mettent une digue au dépassement personnel, il faut aller au rythme d’un nivellement par le bas, vous savez que depuis le lycée cette méthode est devenue un produit essentiellement français, ne jamais dépasser ses limites vers l’excellence.
La deuxième alternative sera d’agir en autodidacte, il devra s’organiser pour avancer seul, sans maître, drôle de mission au sein de l’université !
Et pour ce faire il agira en véritable chercheur, parfois il découvrira que des auteurs clés, des ouvrages des plus intéressants, ne sont plus réédités depuis une vingtaine d’années, ou plus.
La programmation de l’oubli des penseurs qui peuvent devenir dangereux dans l’organisation de désapprentissage des connaissances et des valeurs sûres, ceux qui sont au sommet de l’Etat organisent et influencent les maisons d’édition se sont concertés pour établir la mise sous silence des auteurs qui aideraient à penser autrement les théories de l’Art et les thèses sur l’histoire.
Deux exemples d’une vaste pluralité des livres mis dans la catégorie d’un mépris intellectuel des plus condamnables :

1. Les Invariants plastiques d’André Lhote.
2. L’Empire Ottoman de Dimitri Kitsikis

Le premier est clé pour démontrer que sans théorie et sans grammaire picturales il ne peut exister une création de qualité, cette époque du Non-savoir et de la culture de la laideur ou quiconque barbouille une toile ou créé des artefacts se dit artiste peintre, serait annulé et noyé dans les pages érudites de Lhote. Il est devenu un danger absolu. Interdiction de le rééditer.
Sur Amazon les enchères montent il y a une semaine, il était vendu d’occasion à 880€.
Je suis la propriétaire privilégiée de ce petit livre qui est essentiel pour tout artiste-peintre. Il m’accompagne depuis mon adolescence.
Le second, est hautement dangereux pour les historiens français qui en tout ordre de choses privilégient l’érudition sans compromis, pas de thèse qui prenne parti, neutralité totale, or absence de pensée critique ni de méthode comparative.
La connaissance reste donc figée. Cet auteur s’engage et présente une thèse nouvelle. Le résultat est que ce livre en édition PUF, Que sais-je, n’est plus réédité depuis 1985 et les professeurs esquivent de répondre aux demandes d’explication, ils renvoient les étudiants à ce qui est édité avec l’aval de l’officialité.
Un seul exemplaire est disponible en « Réserve Centrale »
Ce livre ne figure pas dans les catalogues des bibliothèques universitaires, même pas à la Bulac

UNE SOUVENANCE ET REQUIEM

Avant de fermer cet article, un souvenir en mémoire de mes maîtres d’université dans les années 1970 au sein de la UTE, l‘Institut Pédagogique d’Etat fondé en 1942 par le Professeur et peintre Hernan Gazmuri,
J’y entrais à mes 17 ans, juste quand mon père prenait sa retraite, il laissa une génération des Professeurs qui furent mes maitres pendant 5 années de formation de Professeur d’espagnol.
J’eus la chance d’avoir comme Professeur de philosophie Cristian PULIDO. Il émerveillait l’amphithéâtre.
Il avait fait son doctorat en Allemagne. C’est grâce à lui, que j’ai connu la première génération de l’Ecole de Francfort, c’est à mes maîtres de Santiago du Chili que j’eus une formation d’excellence, je suis arrivée à Paris pour tomber dans le vide, je me suis vue obligée de me sauver de l’action persistante de l’université française qui a comme but l’action de « désapprendre », c’est une rude tâche celle de survivre dans un pays qui ne représente en rien l’idée que je me faisais de l’Europe.
Hier, en l’antenne de France Culture un Professeur expert de l’Ecole Francfort, avoue que l’Ecole de Francfort n’est pas enseignée en faculté.
Rien à ajouter
Tout a été dit.

RÉSISTER À LA SOCIÉTÉ DU MÉPRIS

Une action culturelle révolutionnaire s’avère urgente si l’on veut opérer en vue d’un changement sociétal.
L’action politique actuelle est l’uniformisation par le bas, et le programme de désapprentissage de la culture.
Briser la chaîne de la culture et mettre une digue à l’exercice de la liberté individuelle et collective est l’objectif macronien.
La pensée critique créé des citoyens autogestionnaires libres, c’est le danger absolu pour le libéralisme en marche.
Si vous voulez passer à la trappe, comme les étudiants pauvres, restez inerte et en silence.
Mais si au contraire, vous voulez devenir fort, résister à la Société du Mépris, et développer la chaîne de cette Lutte pour la reconnaissance unissez vous pour construire très vite cet objectif sociétal de Résistance !
Si vous voulez résister, préparez-vous à la lutte, elle est culturelle
Il n’y a pas d’autre alternative.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

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