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GAZA LA MORT VIVANTE

8 juin, 2019 (15:37) | Non classé

GAZA   LA MORT VIVANTE

 

LE SCANDALE DE LA MORT BANALISEE

 

 

 

La mort, le scandale, le mal biologique par excellence, motif de douleur indicible, est analysée et devient le sujet qui fait naître une profusion de moyens de consolations depuis que l’homme a conscience de son fatum inexorable. Des prières consolatrices nous viennent en aide et, pour les athées, la souffrance sera étouffée ou bien par une capacité personnelle de survie, élément rare chez l’homme, ou bien cette souffrance de la perte d’un être cher sera diluée dans la bonne conscience qu’apportent les systèmes philosophiques qui analysent la mort comme un fait scientifiquement acceptable, sous prétexte que « l’on ne peut y rien faire », ce raisonnement raisonnable, contribue à leur placidité existentielle, pour eux, il n’y a pas de dilemme, ils acceptent la mort placidement, le pathos est anéanti dans une vague raisonnable.
Il y a un autre type de mort, qui change de fond en comble la perception de celle-ci, c’est la mort infligée, l’assassinat, c’est la mort exposée comme vivante et, si de surcroît, les assassins décident de vous l’annoncer au préalable, vous êtes confronté au visage de la Mort Vivante face à vous.
Un paradoxe fait conscience pour infliger une torture assurée qui ne prendra jamais fin.
La mort qui doit venir, est toujours pour nous « mors certa hora incerta », mais chez nous, des êtres normaux, en parfait état de santé mentale, nous assumons notre fin tragique à la manière de l’écrivain Jacques Madaule cité par Vladimir Jankélévitch : « je sais que je vais mourir, mais je ne le crois pas ».
Les assassins sont doués d’un élément hors-série, ils nous confrontent à la mort vivante, les assassins peuvent agir provoquant cette mort vivante à titre individuel ou collectif, dans les deux cas, il s’agit d’une violence, d’une transgression qui n’est pas minimisée par ordre quantitatif, il suffit que la violence soit faite, c’est le qualitatif qui l’emporte.
Cette Mort Vivante, où vous avez le temps de cinq minutes ou de plus de temps pour vous lier consciemment à la Mort, parce que les assassins vous l’imposent de force, vous êtes obligé à faire sa connaissance en parfait état d’éveil, vous prenez conscience, la conscience de sa présence, la mors certa hora incerta, est anéantie, dépassée, vous êtes violé dans le plus absolu de votre conscience d’être humain.
Cette Mort Vivante où l’assassins vous laisse le temps de prendre conscience de la présence de la Mort devrait être condamnée, avec des pénalités différentes à celles existantes.
Il est une première dans tous les domaines de la connaissance et en dehors de toute possibilité de l’analyser à l’aide des systèmes philosophiques, et juridiques, nous dévons nous munir d’autres outils pour analyser les raffinements de ce type de torture.
Ces attentats ontologiques et matériels qui subissent les gazaouis, lancent un cri planétaire, ces cris de désespoir exigent non seulement que les professionnels de la justice se situent sur d’autres perspectives juridiques, cette Mort vivante exige que les professionnels politiques se mettent à fonder leurs analyses sur d’autres paradigmes, enfin cette Mort vivante employée par « le Peuple Élu pour tuer » exige des guerriers engagés dans ce conflit du Moyen Orient, de prendre les responsabilités qui leur incombent, c’est ce que nous attendons, pour que les survivants de Gaza, et d’ailleurs, car les assassins sont les mêmes et leurs victimes se ressemblent, puissent se munir d’armes de protection spéciales,pour ne pas périr submergés dans la douleur.
C’est à ce moment-là uniquement que l’outrage, le crime, le viol et la douleur indicible, pourront être « apaisés. »
A défaut des signatures sur des traités de paix qui ne viendront jamais, nous vous demandons d’assumer vos responsabilités.
Nos frères ont besoin de bien plus que d’une pita, d’un colis sporadique et d’une assiette de riz.
La Mort Vivante, spécialité et unique compétence du « peuple élu pour tuer » attend votre réponse.

Naïma
Nadezhda Gazmuri-Cherniak

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