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LA MORT EN FRANCE: LA POLITIQUE FUNERAIRE DE LA TERREUR

16 août, 2019 (16:07) | Non classé

LA MORT EN FRANCE

 

POLITIQUE FUNÉRAIRE DE LA TERREUR.

 

PROLOGUE

 

« Et mon père m’a dit un jour : celui qui n’a pas de patrie n’a pas de sépulture…Et il m’interdit de voyager ! »
Mahmoud DARWICH
La terre nous est étroite et autres poèmes

 

« […] Je ne pense pas que les décrets soient assez forts
pour que toi, mortel tu puisses passer outre
aux lois non écrites et immuables des dieux »

ANTIGONE

Cet essai ne parle pas de la Mort en termes philosophiques, eschatologiques ou religieux, cependant ces principes sont inéluctables dans le fond du sujet qui doit être circonscrit sur la destinée de nos morts au sein de la société française, pour être bien précise, mon seul souci est celui faire prendre conscience de par le monde de la politique de la terreur en matière de décrets funéraires français, qui sont inscrits dans de lois territoriales de cadastre en France et que dans la pratique, ces lois se sont transformées en franche escroquerie d’Etat.
Nous analysons en détail les lois qui sont en vigueur en tout ce qui concerne les sommes que nous sommes obligés de débourser pour acheter une concession funéraire et le paiement des pompes funèbres pour notre sépulture et celle de notre famille.
Il faut finir avec la très mauvaise information sociétale, ancrée au sein de l’imaginaire collectif, qui s’est tourné vers une parcimonieuse tranquillité vis-à-vis de la destinée de ses morts, cette conduite de nonchalance voire d’indifférence face aux décrets funéraires a laissé les citoyens à l’abri de toute inquiétude pour la destinée de leurs morts, l’État les a anesthésiés mentalement par le moyen de deux mensonges politiques, le premier est de dire que se soucier d’une tombe est une affaire d’ordre religieuse, l’histoire vous a démontré que des civilisations antiques, bien avant la naissance des trois religions monothéistes, avaient le souci extrême d’enterrer dignement ses morts, le deuxième mensonge est celui d’avoir convaincu la société française que chaque citoyen français, même l’indigent absolu jouit du droit de bénéficier d’une sépulture digne en France. Ces deux informations sont fausses, donc des mensonges.
Les sépultures n’étaient jamais ouvertes pour déloger les morts et faire place aux suivants. Cela est un sacrilège quelle qu’elle soit notre religion ou dans l’absence totale de conviction religieuse.
La violation légale des tombes et le délogement et crémation des morts, a commencé dès la création de la religion de la « laïcité » qui s’est immiscée de manière équivoque dans notre espace intime, créant des décrets funéraires et lois territoriales de cadastre totalement barbares, arbitraires et discriminatoires, ces lois sont absolument terrifiantes.
C’est en violant les lois de l’humain le plus intime de la sensibilité humaine, que les dirigeants de l’Etat français ont trouvé bon et juste de faire du commerce et du profit avec nos morts.
Mon essai se propose de démontrer que tous les hommes, pour le fait d’être nés, devront avoir droit ipso facto à une sépulture perpétuelle, prétendre le contraire, établir de discriminations liées à la capacité de solvabilité individuelle doit se considérer comme une violation des droits de l’homme.
Pour sauvegarder ce droit sine qua non de tout citoyen français, au sein de la loi de cadastre du pays, il faut ôter toute ingérence mercantile de l’Etat.
L’Etat a été depuis toujours le seul gérant des lois funéraires, dites Décrets de lois territoriales de cadastre.
C’est l’Etat qui depuis toujours, et surtout depuis que le système d’enterrement en fosses communes pour les indigents a été aboli, et que les caveaux communs et tombes provisoires pour les pauvres s’est mis en vigueur en 1991, que la loi funéraire est devenue une loi mercantile obscène.
L’Etat français s’est attribué des droits suprêmes en matière de décrets de loi funéraire, en nous exigeant de payer des sommes exorbitantes pour nous permettre l’accès au droit de l’inviolabilité absolue de la tombe de notre famille.
Interdire le viol d’une tombe est pour l’heure PAYANT.
Si nous voulons absolument que la tombe de nos morts ne soit jamais ouverte et que notre mort ne soit jamais délogé pour être crémé, nous sommes obligés par l’Etat de débourser des sommes exorbitantes, que seul un citoyen aux revenus très confortables est en mesure de débourser en une seule fois.
Les prix d’une concession perpétuelle s’étendent entre 4000€ pour une place et 8000€ pour deux places.
Il faut savoir qu’acheter une concession funéraire en France n’est possible que par un paiement en une seule fois, sans aucune possibilité d’échelonnement et par chèque banque au nom du Trésor Public au profit du cimetière.
En somme, une réseaux commercial organisé dans la terreur psychologique extrême, où nous sommes piégés sans aucune échappatoire sous peine de vivre l’horreur maximale de subir m’inexorable ouverture de la tombe de notre mort, le délogement de l’occupant « abusif » dont sa destinée sera le four crématoire.
C’est la destinée du survivant français du défunt, dépourvus tous les deux des sommes pour payer les taxes funéraires exigées par l’Etat.
Les Âmes mortes restent comme un pâle reflet d’une faute morale historique. La France a dépassé dans son outrage aux morts, toute logique raisonnable capable d’être assimilée par l’entendement.
la République française s’est empressée de valider en totale « légalité » des décrets funéraires qui lui permettent d’ouvrir les tombes et déloger les morts dès qu’une concession a pris terme.
Je fais appel à un droit naturel humain : nous appartenons à la race humaine, c’est sur ce fait naturel que nous naissons libres et en droit d’accéder non à une sépulture provisoire, mais à une sépulture, perpétuelle, et indépendamment de notre classe sociale ou de notre solvabilité.
Mon postulat est qu’aucun gouvernement n’a le droit de s’adjuger le droit de s’immiscer dans notre espace de l’intime absolu, la façon dont nous voulons enterrer nos morts, la façon comme nous voulons que nos êtres chers doivent reposer en paix pour l’éternité.
L’Etat doit être interdit de s’adjuger le droit à des fins mercantiles pour obtenir un profit budgétaire des sépultures.
L’Etat doit être interdit d’utiliser le morceau de terre d’un cimetière français celui qui sera destiné à nos morts, qui sera notre tombe pour augmenter le budget des caisses de l’Etat.
Quel qu’elle soit notre condition sociale et ou financière, le droit à une sépulture perpétuelle est un droit que nous avons de par notre naissance, où que nous soyons en train d’habiter et où que nous nous trouvions le jour de notre mort. Le droit inviolable d’avoir une tombe perpétuelle nous revient par le fait naturel d’être nés : « Celui qui a été ne peut plus désormais ne pas avoir été, désormais ce fait mystérieux et profondément obscur d’avoir vécu est son viatique vers l’éternité »
Vladimir JANKÉLÉVITCH
L’irreversible et la Nostalgie.

Et je dois ajouter, nous avons le droit à ce morceau de terre inviolable, sans discrimination de l’endroit où nous nous trouvions, indépendamment de nos ressources personnelles car c’est notre droit humain qui devient sacré.
QUAND LE DROIT À UNE CONCESSION PERPÉTUELLE SE VOIT-IL COMPROMIS ?
Pour parler de sépulture, cimetières et modalités d’enterrement une seule chose est nécessaire : il faut connaitre parfaitement les lois funéraires du pays où nous vivons et où nous serons enterrés.
Le vrai dilemme surgit quand pour des raisons personnelles, la personne sait qu’elle mourra et devra être mise en terre en pays étranger à son pays de naissance, car en dépit d’avoir acquis la nationalité du pays d’adoption, d’avoir travaillé honorablement et d’avoir le droit de vivre pour toujours dans le pays qui l’a accueilli et qu’il a choisi délibérément pour résider tout au long de sa vie, ses droits funéraires et ceux de sa famille ne seront pas un acquis naturel.
La carte d’identité du pays, le fait d’avoir vécu des nombreuses années dans le pays d’adoption, d’y avoir travaillé et cotisé, ne sont pas des facteurs qui ouvrent ipso facto nos droits funéraires inscrits dans la dignité. Nos droits funéraires sont en France assujettis exclusivement à notre capacité de solvabilité monétaire !
Lesdits facteurs cités ci-dessus et qui sont des facteurs décisifs dans la vie d’un homme ou d’une femme, n’entreront pas en jeux pour lui assurer en France, le droit d’un enterrement et d’une sépulture dignes.
Je sais parfaitement qu’en écrivant sur les lois funéraires et de l’absence des droits équitables pour tous les citoyens français, les têtes s’abaisseront, les lectures se feront en mode masqué et le silence, sorti de l’omerta généralisée au sein de la société sera l’hypocrite réponse à cet écrit qui n’a pas d’autre intention que de servir d’avertissement, de vous obliger à adopter une prise de conscience la plus claire que possible d’un fait qui nous concerne tous : la sépulture personnelle et de celle de notre famille.
Quand on n’a pas de patrie non seulement on n’a pas de sépulture, mais on se voit privé de parler en liberté.
La portée d’un écrit publié par un auteur indépendant est réduite au minimum, la diffusion sur l’espace virtuel l’est encore plus et les réseaux professionnels sont envahis des faux professionnels, la plupart d’entre eux sont des rustres sans aucune préparation intellectuelle, dépourvus d’esprit critique et dont le manque de hauteur spirituelle, disqualifient leurs ripostes vides de sens.
L’on m’a assez critiquée d’écrire sur des sujets trop « personnels ».
Le poète lyrique n’écrit que sur des affaires intrinsèquement personnelles.
Et pour le sujet développé dans cet essai, nous allons du particulier, mon cas personnel, vers l’universel.
Votre sépulture vous concerne individuellement.
Celle de votre mère, de votre père et de vos enfants pareillement.
Sur ce point vous êtes obligés de me croire et de me suivre.
Vos décrets funéraires sont uniformes pour tous, mais c’est la solvabilité financière reste l’unique conditions d’accès aux droits d’inviolabilité des tombes.
Je rappelle que la bonne littérature dès qu’elle se veut « sérieuse » elle n’acceptera pas de compromis, elle ne fera pas de concessions, et sachez que la plupart du temps, la bonne littérature ne sera dans sa totalité qu’une simple « affaire personnelle »
Un exemple : l’œuvre de Kenzaburo OË, intitulée Une affaire personnelle, vous renseignera sur le sujet, et devra remplir le rôle de digue pour vous interdire de formuler de critiques malencontreuses ; c’est le seul message que je peux proposer à mes détracteurs.
Enfin, pour le sujet que je traiterai ici, la mort en pays étranger, les lois funéraires de la France que je dénonce comme une escroquerie d’Etat, méritent une révision juridique et une mise au point au sein des organismes des droits de l’homme avec l’urgence qui mérite le respect urgent que nous devons à nos morts.
C’est pour ma Mère, torturée et tuée par refus de soins avec préméditions de la tuer, acte terroriste des faux médecins français, en octobre 2013 que je consacre cet essai et c’est au nom de Maman que je travaille pour qu’un changement radical soit opéré au sein même des Décrets Territoriaux de lois funéraires françaises.
J’envoie le mois prochain cet essai publié, par courrier recommandé à la HCDH, dans le but de leur faire parvenir un rapport sur cette situation juridique et de les sensibiliser sur le viol des sépultures assujettis légalement aux décrets funéraires.
Je demande officiellement aux Institutions des droits de l’homme d’œuvrer en sorte de nous permettre d’accéder à nos droits funéraires en totale égalité sans condition de solvabilité préalable, rédigée de tel sorte que tout honnête homme bien entendu, pour que tout citoyen français ait droit à une tombe inviolable et d’accéder aux concessions perpétuelles par un décret de loi inscrite dans la constitution.
Nos demandes sont basées sur la nécessité d’obtenir une solution rapide qui nous permette d’accéder à une Concession funéraire perpétuelle sans discrimination d’aucune sorte, sans aucune condition préalable et égale pour tous les citoyens français.
Notre droit d’accéder à une sépulture perpétuelle est un droit qui doit être inscrit dans la Convention des droits de l’homme. Il doit être notre droit inviolable et celui de notre famille, pour le seul fait d’être nés sur terre, il est notre droit le plus absolu de bénéficier d’une sépulture digne qui ne sera jamais ouverte et sous aucun prétexte.
Vous êtes tous impliqués dans cette affaire.
Est-ce notre droit humain de respect de nos morts qui sera enfin sauvegardé de l’ignominie des décrets funéraires français

ou sera l’intransigeance de la République laïque qui persistera dans la violation de l’humain ?

Nadezhda Gazmuri-Cherniak
Essai : LA MORT EN FRANCE : LA POLITIQUE FUNÉRAIRE DE LA TERREUR
ISBN :9782916501499

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