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LA MORT EN FRANCE: PARLONS ARGENT!

24 août, 2019 (10:31) | Non classé

LA MORT EN FRANCE : PARLONS ARGENT !

 

 

Le cri d’Antigone ne se tarira jamais, cette créature nous a laissé pour l’éternité un message de vérité inviolable : les morts ont des droits et que c’est aux survivants de veiller pour eux, ceci se fait acte en accordant une sépulture digne aux défunts. L’Etat français a fait de la mort un commerce indigne, les sépultures sont assujetties aux « locations provisoires » nos morts sont prétexte mercantile, nos morts dans le monde civilisé doivent avoir des droits inaliénables. Ce récit s’insurge contre la barbarie et l’anéantissement des valeurs les plus sacrées. Cette violation des sépultures nous est imposée par l’Etat.
Le père de Mahmoud DARWICH avait raison, tout parent veut épargner les souffrances du pire des sacrilèges que puisse subir un être humain, mise à part un assassinat : l’absence de droit à une sépulture perpétuelle. Mais cela dépend du pays où l’on vit.
Dans ce livre nous nous proposons d’exposer au monde entier une thèse qui exige pour tout citoyen dès sa naissance, le droit à une sépulture, exempte de toute contrainte de classe sociale, capacités financières et religion ou en absence totale de religion, les revendications sont juridiques et universelles.
Le récit dénonce avec des exemples précis avec des preuves en l’espèce, des délits qui sont pour l’heure en vigueur en France, il s’agit d’une escroquerie assermentée et légalisée par l’Etat en matière des décrets funéraires.
Le sacrilège funéraire français et européen, a pris l’ampleur d’un délit pénal, il a pris le caractère d’un mépris sociétal obscène, nous sortons dans la cité crier les droits des morts, la Révolution n’a pas pu anéantir l’âme, le sacré, les échos éternels de l’esprit, car ces valeurs invisibles, non répertoriés dans aucun Code républicain laïque, restent ancrées chez chaque individu « bien né » et forment partie de l’imaginaire collectif, ces valeurs spirituelles et sacrées sont têtues et solides chez d’aucuns, ils se résistent à disparaitre par décret d’Etat.
Faisant un bref parcours historique, se consolide face aux lecteurs une tentative de réponse aux conflits funéraires français qui se répandent presque pareillement dans toute l’Europe, la mondialisation laïque a pris nos tombes en otage, mais la gravité est que ce viol est légal, la violation des tombes, nommée « Reprise des concessions funéraires » a été assermentée par l’Etat français et il est impossible de lui faire de la résistance, elle est parfaitement « légale », elle est inscrite dans les « Décrets funéraires » régulés par les Conseils Territoriales et contrôlés par les Maires. La régulation se base dans la puissance de l’ARGENT, seul facteur capable d’octroyer le repos à nos morts.

Le mort est un déchet sans importance, sans droits, et il doit être délogé, cramé, et broyé dès que le contrat de location expire. Son espace de deux mètres est une location qui au bout de cinq ans et une journée, doit être ouvert et laisser la place en location au mort suivant, plus solvable de son vivant plus respectable après sa mort.
Notre message, est en somme une critique âpre et crue, il s’adresse aux croyants et non croyants, car ce message se veut universel, pour celui qui croit et celui qui se dit agnostique ou athée.
Un dialogue avec deux religions monothéistes jaillit vivant et s’érige puissant et revendicateur, c’est du croisement dialectique entre le christianisme et l’islam, qui se font acte la douleur des êtres abandonnés par un clergé qui s’est amoindri au service de l’Etat ; ils ont déserté leurs obligations, le clergé fait « de la figuration », les écritures n’ont plus de force, les commandements, ils les ont étouffés dans leur silence lâche et honteux.
Morts et survivants restent seuls face à la barbarie d’Etat la plus féroce.
Notre thèse argumente avec des preuves, que le mort et « le survivant » sont une seule personne, le survivant et son mort, sont liés éternellement par un lien invisible et organique, au sein de la « société du mépris », c’est de cette union qui sort la force dont surgit  la vérité, elle doit se faire acte en défense des morts par une opposition écrasante contre les décrets funéraires ignobles. Le « survivant » et son mort forment un binôme éternel, ensemble, ils feront naître une légion responsable, jusqu’à présent insoupçonnée, elle se réveillera, elle saura résister en défense de ses morts au sein même d’une  devra naître une légion insoupçonnée qui résistera en défense de ses morts dans une société indifférente.
Cette thèse n’a jamais été formulée auparavant, elle s’inscrit dans le corpus d’un essai, elle se dévoile avec force revendicative pour signaler ses exigences juridiques, ce message n’est pas seulement un exposé critique, il réclame justice pour les morts, faisant de son cri un seul écho avec Antigone, il réclame un statut inviolable pour nos morts au sein de la France et de la UE, la tombe d’un mort ne s’ouvre point, les morts ne se délogent pas, les concessions ne doivent jamais être violées, ouvertes et « reprises », les droits de morts doit être inscrit da la Déclaration des droits de l’homme et avoir plein droit au sein de la constitution.
L’Etat qui ose ouvrir une tombe doit être paisible de crime et subir les sanctions qui seront inscrites dans le Code pénal.
Les morts ne doivent plus être un prétexte mercantile pour augmenter le budget de l’Etat.
Le message de cet essai dénonce l‘indifférence meurtrière de cette société française qui donne la main à l’Etat, consolidant l’ignominie la plus terrifiante et barbare : la violation du repos éternel auquel tout être qui a quitté le monde visible a droit au sein d’une République laïque, car les droits des morts n’est pas lié à une religion, il est un droit naturel voire universel qui donne le nom de civilisé à une société.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

Parution en novembre 2019
Adressé au HCDH
Préface de Maître Jean-Marc OSSOGO

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