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LA TOMBE ET LA DEFENSE DE NOS MORTS DE L’ABOMINABLE LOI FUNERAIRE FRANCAISE

13 septembre, 2019 (19:06) | Non classé

CLARA ET NADEZHDA 2013 JUSTE AVANT L’ASSASSINAT.

LA TOMBE ET LA DÉFENSE DE NOS MORTS N’EST NI AFFAIRE

RELIGIEUSE NI POLITIQUE !

ELLE EST UNE AFFAIRE PSYCHO- ORGANIQUE

 

« L’amour de la mère est le seul amour invincible, éternel comme la naissance »
                                                                                            André Malraux.

 

Une tombe ne s’ouvre point.
Un mort ne se déloge jamais et sous aucun prétexte.
Les concessions funéraires doivent toutes être respectées, c’est-à-dire perpétuelles, et ne doivent pas se vendre à des prix inabordables.
Nos morts ne sont pas des déchets destinés aux fours crématoires et aux broyeurs, comme ils le sont à présent quand la concession arrive à terme…Car nous sommes en France où l’Etat français effectue « la reprise de la concession »
Nos morts ne sont pas des marchandises destinées à servir de juteux échange mercantile au bénéfice du budget de l’Etat.
Voici mon combat pour sauver d’une violation post mortem légale de la tombe de Maman. Je suis en France !

La majorité des gens organisent leurs vies et leur mort selon leur éducation, croyances religieuses ou en absence totale de croyance mystique et d’idée politique, cette dernière est presque toujours liée au fait religieux.
Ma position d’écrivain n’est assujettie à aucune des deux.
L’amour pour la mère, disait Lacan, est un lien organique.
L’amour pour les parents, l’amour des parents pour ses enfants sont des liens organiques. Ils ne s’estompent pas avec la mort. C’est mon point de départ. C’est ma pensée intime et pour laquelle je me bats. Ce type de « sentiment » n’a absolument pas de lien ni avec le religieux ni avec la pensée politique. Je pourrais devenir athée et sans aucun lien politique, et je persisterai à défendre ce droit charnel et cérébral or, de nature psychique-organique née d’un absolu envahissant comme la vie et la mort. Il réclame ses droits qui sont universels.
Cet essai se propose de le dire sans concessions au fur et à mesure que vous avancerez dans chaque chapitre, vous comprendrez le message.
Il m’est absolument nécessaire d’établir ce socle dès le début pour que cet essai contenant des analyses qui prennent comme point de départ mon cas particulier, en traversant l’histoire et les religions monothéistes, soient comprises dans sa juste intention.
Si je parle de mon vécu n’est pas pour émouvoir avec un recours au pathos larmoyant ni pour faire de moi un exemple à suivre, mais uniquement parce que la valeur du vécu est indestructible, cette preuve en l’espèce vous servira de leçon et cette vérité ne peut sortir que de ce vécu particulier ; je ne peux pas douter, qu’elle se fera acte de la puissance d’une vérité chiffrée, puisque pour qu’une loi universelle soit créé, établie et respectée, les détails de la loi perfide que nous condamnons, doit être préalablement exposée en détail et mise à la connaissance sociétale, comme preuve d’un délit de « transaction funéraire de la mort » qui est entourée de l’OMERTA, que vous avez-vous-mêmes crée et que tous les citoyens contribuent à la maintenir.
Ma proposition est à suivre uniquement pour ceux qui le veulent.
Je dénonce la dictature funéraire de la France, or ce n’est pas la soussignée qui va vouloir la remplacer pour une autre !
Pour l’heure, en ce qui concerne les lois funéraires nous sommes contraints d’obéir à une dictature de la pensée et à débourser des sommes exorbitantes SI nous voulons faire respecter notre choix de protéger la tombe d’un être cher d’une violation légale post-mortem.
Mon choix personnel est de laisser en paix les morts.
Aucun État ne doit s’octroyer le droit d’ouvrir les tombes si les survivants ne lui paient pas les sommes exigées. En France ce choix d’inviolabilité de la tombe à perpétuité est payant.
En France, acheter une concession perpétuelle nous exige débourser en une seule fois, pour deux places dans certains cimetières parisiens, la somme de 9000€ ; le moins cher est de 7914€, mon choix particulier qui peut être suivi en toute liberté par celui-qui partage ma sensibilité, est celui de laisser le défunt en paix si nous ne disposons pas de cette somme.
Ceux qui veulent se construire des monuments et faire de la mort un spectacle qui le fassent et qui paient. Ceux qui veulent se faire incinérer qui aient l’entière liberté de faire appel à la crémation…Mais, nous autres, qui rejetons ces deux formules, nous exigeons uniquement que la tombe où se trouve le cercueil de notre mère soit respecté, et que l’Etat soit interdit d’ouvrir la tombe, et déloger post mortem la dépouille de notre mère pour la jeter au four et au broyeur.
La tombe est inviolable et cette inviolabilité doit rester perpétuelle sans contrepartie financière.
VOUS N’ÊTES PAS LA SEULE ! C’EST POUR TOUT LE MONDE PAREIL !
Oui, c’est la phrase qui leur sauve, c’est la phrase dépourvue de contenu, vide de toute possibilité de contestation dialectique, c’est la phrase des ignares qui siègent au sommet de l’Etat et qui envahissent toute l’administration française.
Ô quelle abomination d’entendre depuis presque quarante années ces deux phrases chaque fois que je me suis battue pour défendre mes droits de citoyenne bafouée dans toutes les strates de la vie en société.
Pour l’heure je suis menacée par la loi funéraire, je me refuse à vivre le peu de temps que me reste à vivre sous la peur quotidienne, je ne veux pas vivre menacée de l‘ouverture et de la violation post mortem de la tombe Maman, sous prétexte que cet État français agit ainsi si le survivant ne lui verse pas 8000€ en une seule fois.
Je ne veux pas qu’après ma mort, l’Etat français vienne ouvrir notre tombe, car il n’y aura personne qui la défende. Je n’ai plus de famille au monde et pas d’amis qui s‘en chargent. En tout cas de figure éventuelle, nous savons tous, que les amis disparaissent dès que l’argent se fait présent. L’amitié de par le monde n’est qu’un partage d’intérêts crées, des contrats se signent pour le bénéfice mutuel.
Le reste n’est que de l’idéalisme littéraire, je n y’crois plus.
L’Etat a trouvé bon d’utiliser nos morts comme matériel de marchandage et IL a chargé d’administrer les Décrets funéraires aux Conseils Territoriaux qui administrent et cumulent les gains qui les apportent les taxes funéraires destinées au cadastre.
Ces sommes, il faut le savoir, augmentent tous les mois, un devis pour l’achat d’une concession n’est valable que pour trois mois, si par malheur, nous ne possédons pas la somme payable en une seule fois, sans aucune possibilité d’obtenir un échéancier conforme à nos revenus, nous nous verrons confrontés l’année suivante à un nouveau devis, celui initial n’aura plus de validité, nous entrons dans le commerce de luxe.
La somme exorbitante à payer au cimetière varie selon le cimetière, le nombre de places traduits en m2, la place pour deux morts est pour l’heure dans mon cimetière de 7914€ et, en constante augmentation.
Il s‘agit d’une somme exorbitante, or si nous n’avons pas pu répondre à l’achat comptant payable au Trésor Public qui ensuite transmettra la somme au cimetière, la destinée de notre tombe est l’ouverture et le délogement du mort.
LE RÉSEAU COMMERCIAL DE LA MORT DE L’ÉTAT FRANÇAIS.
Vous voyez que l’Etat à crée un réseau commercial de la MORT absolument chronométré où nous passons tragiquement à la trappe.
J’insiste sur le fait que l’Etat agit en toute légalité, restant à l’abri de toute culpabilité dans un acte absolument abominable.
L’Etat français s’enrichit grâce aux sommes versées par les citoyens qui désirent avoir une tombe perpétuelle. Ces sommes exigées que nous devons lui payer sans aucune possibilité de dérogation pour acquérir une concession dite « perpétuelle »n’est en fait qu’une tromperie monstrueuse, car de perpétuité n’affiche que le nom sur le contrat de cadastre, il s’agit d’une nouvelle tromperie d’Etat, car l’Etat admet publiquement que « dû exclusivement au manque de place » la perpétuité ne dépassera pas les 90 ans, si le défunt n’a pas de descendance, le sort de sa tombe est l’ouverture de la tombe qu’il faut appeler comme il se doit :
1. VIOLATION LÉGALE ET ASSERMENTÉE DE LA TOMBE.
2. La crémation de sa dépouille à 800°C
3. Le broyeur pour les ossements qui ne sont jamais brulés comme le crâne.
4. La répartition des cendres dans l’espace réservé.
La collecte des quelques ossements pour un placement dans un ossuaire avec identification n’est que du pipeau quand il n’y a pas de famille ni descendants qui surveillent cette horrible besogne qui est destinée aux personnes sans solvabilité.
L’INTENTION DE CET ESSAI
L’Etat agit en toute impunité violant la loi en absence de témoins.
Il vous sera indispensable d‘ôter les idées reçues, car cet essai se propose de décrire une injustice française abominable devant la mort et divulgue de par le monde la nécessité de nous octroyer une liberté absolue pour notre choix face à la mort, elle doit être exempte des contraintes financières. Pour y parvenir il sera nécessaire d’avoir d’une compréhension détaillée des intentions de l’Etat au cours des époques. Nous avons analysé la trajectoire cette loi funéraire inscrite dans les Décrets funéraires gérés par les Conseils Territoriaux.
Il y a des pays qui octroient à chaque citoyen un droit égale pour tous en matière de concessions, aucun individu décédé ou sa famille ne rencontrera jamais de contrainte insurmontable le jour de sa mort. Les prix sont dérisoires et symboliques. Cette loi, d’inspiration profondément religieuse et généralisée pour tous, elle épargne aux survivants de se confronter aux affres des obligations financières, c’est ainsi qu’il faut savoir qu’il existe des pays qui inscrivent dans leurs lois la liberté de choix funéraire sans taxer des sommes inaccessibles pour les citoyens à revenus modestes.
La protection perpétuelle des morts sans inspiration religieuse doit être inscrite dans la constitution. Le morceau de terre où le mort sera enseveli ne se marchande point, les morts ne doivent jamais être considérés comme une vulgaire marchandise.
Nos morts, sont pour l’Etat français des déchets bons pour partir à la poubelle car un mort est un mort, l’on m’a dit…
Il n’y a plus rien.
On essaie de me « convaincre ».
Et, les morts en France ne servent que de prétexte juteux pour augmenter les revenus de l’Etat.
Or, il se trouve que nous ne sommes ni délinquants, ni assassins, et nous n’avons pas enseveli nos morts victimes de la peste, de l’Ébola ou de maladies infectieuses qui contamineraient votre merveilleuse terre virginale !
Le sort dictatorial qui nous réserve l’Etat français en matière de lois funéraires est franchement une abomination.
Il n’est pas non plus un défaut, un péché, une tare digne de châtiment sociétal, le fait de me trouver incapable de combler et satisfaire la convoitise de l’Etat. Il n’est pas de ma faute, le fait de ne pas être en mesure de lui payer les sommes qu’Il nous exige pour protéger du four crématoire et du broyeur la dépouille de Maman.
Nous ne sommes pas des « indigents » du Moyen âge, nous ne sommes pas de déclassés sans nom.
Nous sommes des êtres avec une histoire et un vécu personnel qui mérite le plus grand respect sociétal, nous ne devons pas être traités comme des déchets bons à bruler et réduits en cendre par décision de « justice » applicable dans cette circonstance par l’État français.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

In, La Mort en France : La Politique de la Terreur.
Parution en octobre.

 

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