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LE BAC FRANCAIS UNE IGNORANCE ET UNE HONTE FRANCAISE PARTAGEES

30 juin, 2019 (11:39) | Non classé

LE BAC FRANÇAIS

 

UNE IGNORANCE ET UNE HONTE

 

FRANÇAISE PARTAGÉES

 

Des professeurs de lycée et des bacheliers d’un pays européen du tiers monde !

 

DES VIVANTS ET DES MORTS

« Nos morts
Se plaquent sans trace contre nos vitres
Gémissent sans voix dans nos accents
Oscillent.
Dans le frileuse poursuite
De leur chair abolie
Leurs cœurs s’endeuillent de la terre
Leurs mains se tendent vers nos lueurs
Le spectre de leurs bras cherche à nous retenir.
Mais nos pas de vivants
Déferlent sans leur escorte
Nos vies
Survivent à leurs plaintes
Nos heures
Consument leurs contours
Quelques images se souviennent
Les ravivant parfois d’une brève flambée !

ANDRÉE CHEDID

 

Les bacheliers français ne connaissent pas la poétesse Andrée Chedid.
L’épreuve du BAC français se concentrait sur l’analyse d’un de ses poèmes, et les élèves échouèrent, mais les professeurs apparemment ne l’avaient jamais enseignée, elle « n’était pas dans le programme » …Comme ils disent ! Et pourtant vous, tout comme moi, vous l’avez bien lue, n’est-ce pas ?
Je m’adresse à mes lecteurs étrangers évidemment !
Le Bac fut une catastrophe nationale et les élèves se mirent à faire une collecte de signatures sur les réseaux sociaux pour annuler l’épreuve !
C’est cela la France à présent, des professeurs de lycée et des élèves bacheliers ignorants d’un pays européen du tiers monde !

 

« L’inspecteur : vous vous croyez en Sorbonne ici !?
Nadezhda : non, Monsieur l’inspecteur, je me crois en Terminale, je forme mes élèves qui sont à deux mois d’écart de la Sorbonne.
Inspecteur : Qu’est-ce que ça veut dire ça ?! Vous devez comprendre que vous êtes ici un « fonctionnaire ! »
Nadezhda : non Monsieur, je suis ici un professeur, une intellectuelle.
Fonctionnaire ? seulement pour votre service de la comptabilité qui me paie dans la dernière catégorie de contractuel.
L’Inspecteur : vous êtes une grossière comme tous les intellectuels !

Notation de l’Inspection : O/20

Chers Lecteurs,

Paris, 1990, lycée huppé, fin 1989 j’avais obtenu ma « naturalisation française » et j’entrais pour la première fois en France faire ma « carrière » au sein de l’Education Nationale !
J’avais demandé moi-même une inspection pour ma classe de Terminale littéraire, chose inusitée, du jamais vu chez « une débutante » dans l’administration de l’enseignement de l’interdit.
Je préparais mes élèves pour leur Bac espagnol, le sujet de ce jour, la génération des écrivains de 98. Mes élèves me demandèrent la veille qu’est-ce qu’ils devaient faire, je les ai répondus, vous ne faites rien que participer comme d’habitude, vous travaillez l’espagnol pour vous, et non pour un jour d’inspection. L’inspecteur en question étaient un type très connu comme un ogre faisant peur à toutes mes collègues. Un obtus, le portrait du fonctionnaire de l’interdiction comme les appelle Giorgio Manganelli, qui les a décrit si bien pour les avoir connus dans sa trajectoire d’enseignant sporadique en Italie, voyez-vous, la palude définitive et marécageuse ne pas une exclusivité française, l’éducation nationale en Europe se partage leur esprit de caserne ! (Don Miguel de Unamuno)
Mes élèves participèrent à mon cours, l’inspecteur a pu constater qu’ils étaient bien préparés du contraire il n’y aurait pas eu des « participations actives » obsession de l’éducation nationale, mais chez moi, mes élèves n’agissaient pas comme des chiens répondant aux conditionnement Pavlovien, mais en réponse active des cerveaux bien remplis et bien-pensants.
Les parents d’élèves sont venus un jour me remercier, ses enfants avaient réussi leur Bac espagnol avec succès.
L’enseignement de la poésie est un des sujets les plus difficiles parce qu’hermétique, qu’un bon professeur fait aimer parce qu’il le rend facile, et leur ouvre la voie vers la sensibilité, et il éveille les sens.
Il y a une méthode pédagogique spéciale pour habituer les élèves de manière méthodique à l’appréhender aussi bien par la technique que par la sensation provoquée par la synthèse extrême du langage.
Mais, quels sont les professeurs qui s’y consacrent à cette ardue labeur ?
Ils restent dans l’aridité de la métrique sans faire réfléchir au message et à ce que l’on obtient par ses arabesques synthétiques de la langue la plus hermétique et la plus clairvoyante faite de pure beauté des mots.
Non, je ne donnerai pas un cours de poésie, je vais seulement lancer un avertissement et vous demander un moment de réflexion en prenant un exemple très significatif, un reportage tout récent fait à la Présidente de la République d’Estonie, Madame Kersti Kaljulaid au sujet de l’adoption de l’informatique dans toute l’administration de l’Estonie, pour faciliter les démarches de tous les citoyens qui sans se déplacer résolvent absolument tout par la voie unique de l’Internet.
Alors la journaliste « française » lui réplique que la France par exemple s’oppose, car cette loi est discriminatoire » ! puisqu’en France il y a bon nombre des personnes illettrées incapables de s’en servir !
Le regard sérieux et réprobateur de la Présidente de l’Estonie m’a ravie !!!!
Dans les pays latins, qui s’inclinent avec servilisme face à toutes les difficultés sans prendre en main aucun de leurs vices, la sévérité leur fait totalement défaut. C’est leur « cercle vicieux »
En revanche, cette sévérité que je partage et qui m’a apporté tort ma vie durant ici en France, est une qualité des pays de l’Est.
Le Président de l’Estonie a répondu à « la journaliste française » :

« Madame, chez nous, l’illettrisme n’existe point. Préoccupez-vous de l’effacer de chez vous. »

Fin du reportage.

Les bacheliers français ne connaissaient pas la poétesse Andrée CHEDID !

Les professeurs de littérature en Estonie et dans tous les pays de l’Est, surtout en Russie, la poésie est adhérée à leur esprit de leur plus jeune âge.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

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