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LES CLIFFORDS A L’INFINI / LE TRIOMPHE DE LA CONTRE NATURE ET DES INCAPABLES

28 juillet, 2019 (01:01) | Non classé

LE RENDEZ-VOUS   /  TOILE  A L’HUILE DE NADEZHDA GAZMURI

LES « CLIFFORDS » A L’INFINI

Le triomphe de la contre nature et des incapables.

« […] car une grande saveur de solitude accompagne ces personnages de Lawrence : pour ce prédicateur du couple, l’ « autre » ne compte guère. Le conflit ou l’accord s’établit entre l’être et sa sensation.
Son art consiste à sauver par la peinture convaincante d’un sentiment primitif et profond-le désir de maternité par exemple-le passage de la fiction à l’affirmation éthique. Et la doctrine est inséparable de cet art, du halètement fiévreux, avec lequel il s’efforce de rendre « éblouissante la face nocturne de la vie »
André MALRAUX
Préface de L’amant de Lady Chatterley
[P.11]

Nous ne parlerons même pas une ligne sur la critique indigne propre d’un ignorant absolu qui fut publiée dans un journal à propos de l’essai de Sylviane Agacinsky, la bassesse d’esprit de l’auteur-journaliste se mêle à une méconnaissance totale des concepts philosophiques, pourtant à la portée de tous. L’article se propose de disqualifier cet essai de fond en comble avec des expressions rustres et vides de contenu, son seul intérêt est de glorifier la PMA et tout ce qui le suit. L’article ne mérite aucun commentaire. En revanche , l’essai qui développe un thèse contre la PMA et tout type de naissances sur commande a une valeur inestimable non seulement par le développement philosophique du sujet, mais aussi par l’accent que l’essayiste met dès le début du livre, elle insiste sur ce qui sera le pôle du développent du sujet, la naissance d’un nouvel homme, un nouveau projet d’humanité, légalisé et suivi comme modèle de civilisation ; sa thèse débute en faisant une comparaison de ce texte littéraire, de son message romanesque, centré sur un des personnages principaux, Clifford, superposant le personnage de fiction -réelle, ce mensonge vrai qu’est la littérature, avec notre réalité. Nous allons parler de cette analyse comparative que nous présente l’essai et qui a retenu toute no opportunité unique d’analyse comparative qui a retenu toute notre attention : le roman de D. H Lawrence, L’amant de Lady Chatterley que l’auteur avait voulu intituler Tendresse, nous pensons que ce choix aurait été bien plus pertinent. Regardons ensemble que peut-il avoir de motif à étude comparative entre un personnage littéraire, Clifford, un mari paralysé, impotent et impuissant et notre époque de PMA, GPA, mariage pour tous et mère porteuses ?
Le Professeur et essayiste Sylviane AGASINKY dans son essai L’Homme désincarné du corps charnel au corps fabriqué, a su trouver un exemple de premier ordre qui permet de développer et d’approfondir dans une perspective cruciale, maladive, les méfaits de la PMA, GPA et des mères porteuses. Je la cite :
« […] Personnification de l’homme moderne, il déclare de façon prophétique : »il me semble qu’une civilisation digne de ce nom devrait éliminer beaucoup de faiblesses physiques. Toute la question de l’amour, par exemple, pourrait bien disparaître ! Je pense qu’elle disparaîtra si nous cultivons les enfants dans des bouteilles » en attendant l’heureux temps de l’élimination de l’amour charnel, Clifford souffle à sa femme de lui donner un héritier en se choisissant un amant »
Nous sommes surs que cet exemple démontre mieux que tout étude sociologique le nœud de la question, les incapables sont pour l ’heure les maîtres du monde. Le professeur Agasisnky met en exergue L’exemple de Clifford, personnage du roman de Lawrence, L’amant de Lady Chatterley, pour sortir de l’espace purement philosophico-sociologique, ou juridico médical. Parler de littérature faire d’un texte de fiction un motif de comparaison avec le paradigme de l’espace sociétal actuel me paraît exemplaire, c’est la littérature une fois de plus qui triomphe et je m‘en réjouis. Sur notre jugement éthique et juridique, nous nous éloignons de la thèse de Agasinsky, nous pensons aller plus loin et sommes plus catégoriques et stricts qu’elle ne l’est à l’égard de bien des points des plus rudes de sa thèse, mais cela demanderai un approfondissement très vaste, en autre lieu.
Permettez-moi une didascalie à ce propos, ce roman analysé à présent, répond parfaitement à la fracture de l’humain en contraste à l’amour véritable trouvé au sens le plus pur qui naît dans la relation charnelle homme-femme, et de ses liens organiques qui naissent avec l’enfantement au sein d’un « couple normal », (nous insistons dans le terme de manière délibérée)en contraste avec la figure du personnage Clifford, le mari impotent, qui raisonne aussi de manière anormale, il est un amputé, un incapable cloué à son fauteuil roulant, l’accident l’a rendu aussi mentalement atrophié, c’est pour cela qu’il imagine la poursuite de la création humaine dans des « bouteilles »
Les Cliffords, hommes et femmes incapables sont à présent notre civilisation, les homosexuels, les lesbiennes, les femmes seules qui sont avides d’enfanter laissant de côté l’homme, sont comme Clifford, des automates capables d’imaginer un monde « désincarné » né d’une mentalité anormale.
L’œuvre romanesque de D.H. Lawrence signale la voie de l’authenticité, la vérité de l’amour se trouve au sein de la nature, dans cet unique dialogue spirituel et charnel que seuls homme et femme peuvent engendrer, produire et reproduire à l’infini, mais l’émerveillement qui sort de la thèse de Lawrence n’a plus de place dans ce monde qui nous ont légué les incapables Cliffords, son œuvre qui fut jadis censurée, est à nouveau condamnée, non de manière intellectuelle ni juridique, non, ce qui est terrible est que son message romanesque ne sera plus jamais un modèle existentiel, cette époque de PMA, GPA et des mères porteuses et des mères sans corps ni âme, des femmes incapables d’aimer un homme pour donner la VIE, ou des hommes en couple qui finalement ont réussi à faire réalité leur caprice irrationnel e devenir deux « pères fictifs », ils ont tué de manière réelle, le couple amoureux.
Lawrence fut le pionnier d’une thèse où la force de la nature où vit librement une sexualité naturelle et digne, triomphe par sa force originale, triomphe de la vision oblique et néfaste du mari marginal et ce couple amoureux détruit de leur altérité fusionnée en amour charnel et spirituel, le projet d’une l’idée de l’humanité que Clifford rêve de voir sur terre : « des hommes créés dans des bouteilles. »
Le problème actuel est que ce sont les Cliffords qui sont arrivés à dévier le cursus naturel de l’humanité, et que le message romanesque de Lawrence centré dans ce couple d’amants a fini par ne rester que circonscrit dans l’espace romanesque, entre les pages vivantes d’une merveilleuse fiction qui même en restant un classique, cette société reste imperméable à son message, il reste un message de vie d’un autre temps.
André Malraux conseilla ce livre comme lecture à donner à toute fille de seize ans. Mes parents me l’ont offert en cadeau à mes quatorze ans et je n’ai eu que des remerciements pour leur vision moderne de ce qui doit être la véritable éducation d’une jeune fille adolescente, ils furent des artistes et des pionniers, éducation sexuelle par la littérature, si éloignée de ce que l’on a comme programme en Europe. Cette subtil enseignement est obsolète.
Clifford a le mérite de signaler par une formulation négative, le changement le plus radical de notre civilisation, cette époque de fin du monde, grâce à la conquête et maîtrise du médical-juridique, aidés par le pouvoir politique où toutes les anormalités sexuelles qui règnent de par le monde sont saluées et les ont aidées à trouver non seulement une place de privilège au sein de la société, mais les ont octroyées le droit à exercer au sein de la société tous les caprices qui devaient naître forcément pour qu’ils construisent au mieux leur nouveau projet d‘humanité ; ces déviations de la nature sont jugées juridiquement et médicalement « normales » et le pire, ils sont des citoyens avec des ayant droit.
Ils devaient obtenir des changements juridiques au sein de la société, tous ces couples homosexuels, lesbiennes, et femmes qui veulent être mères célibataires, étant psychiquement perturbées (il faut l’être et gravement pour vouloir être mère inséminée ou bien par un inconnu, ou bien par un exemplaire reproducteur connu, telle qu’une vache reproductrice !)
Etant donné que ces groupes ne peuvent etre aidés que par la médecine car ils sont des marginaux de la nature, parce qu’ils sont nés à la marge, ils ont gagné leur combat, ils auront changé le cours de l’humanité, violé la nature, l’anormalité est considérée normale, le vice est confondu comme vertu, et Ô nous pauvres individus « normaux ! » pardon nous, les anciens normaux, nous restons marginaux, c’est nous qui sommes catalogués d’« anormaux », tabassés à chaque instant par des journalistes ignorants qui pour avancer dans leur dictature de la dégénération collective, nous cataloguent de « réactionnaires », « conservateurs » et « holistes !!! »
Détrompez-vous, moi comme tant d’autres, je n’ai pas été élevée dans le puritanisme anglican ni les contraintes du religieux, bien au contraire, et rien ne me lie aux thèses conservatrices et traditionnelles de ceux qui s’opposent à la PMA et à la GPA, car ceux qui protestent agissent conditionnés par leur obéissance aux principes et non par une réflexion analytique. Mon refus au mariage pour tous, mon refus catégorique à la PMA, GPA, et mères porteuses sort d’une l’éducation des plus pures, simples et normales, elle fut si simple comme la thèse de H.D. Lawrence.
À présent, c’est sont les gagnants de ces dérives les glorifiés, mais les dégâts que vous ne voyez pas maintenant, vous le subirez plus tard, la Nature se vengera, j’en suis certaine.
Même à Tchernobyl, où tout fut détruit par la radioactivité, la nature est en train de prendre sa revanche, elle fleurit parmi les pierres, et de la terre encore malade.
Je ne serai plus de votre monde pollué, je serai bien morte quand la mère nature vous rendra le verdict, et apparaîtront les mutations et leurs préjudices, mais il sera déjà trop tard pour en remédier et faire marche en arrière.
Sachez que votre triomphe de PMA et GPA et mères porteuses seront les causes les plus meurtrières de vos maladies et de vos préjudices ultérieurs… Je vous plains !

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

*Je dois souligner de la manière la plus ferme que je m’oppose de manière catégorique à la thèse du Professeur AGASINKY sur le don d’organes post mortem, qu’elle expose dans son essai Le tiers-corps.
Ma thèse est celle de : ni donner ni recevoir.
Vaste sujet pour un autre article.

 

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