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LETTRE OUVERTE A MADAME NICOLE BELLOUBET MINISTRE DE LA JUSTICE ET GARDE DES SCEAUX

29 janvier, 2020 (21:25) | Non classé

LETTRE OUVERTE À NICOLE BELLOUBET

 

MINISTRE DE LA JUSTICE ET GARDE DES SCEAUX

 

ET AUX PROCUREURS DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

 

 

Madame la Ministre,

J’ai l’honneur de m’adresser à vous depuis ma qualité de citoyenne française, arrivée en France dans les années 80 et adoptée par la France en 1989, française depuis et avec cette unique nationalité ayant renoncé à la nationalité chilienne. Permettez-moi, je vous prie de me présenter en quelques phrases, car je veux assumer mes prises de position.
Je suis née à Santiago du Chili en 1954, je suis la fille du peintre Hernan Gazmuri (1900-1979) et de la pianiste Clara Cherniak (1915-2013)
H. Gazmuri, artiste-Peintre de l’Ecole de Paris, fut un ancien disciple d’André LHOTE dans les années 1928 à Paris. Il fut aussi Professeur et le Fondateur de l’Institut Pédagogique de la U.T.E. de Santiago. Grâce aux Services Éminents de la veuve du peintre, ma mère, la « Donation Gazmuri, L’Hommage à André Lhote, et Le Nu Jaune » l’œuvre capital d’Hernan Gazmuri, est entrée en 1980 dans votre Patrimoine français: www.hernan-gazmuri.com.
C’est parce que j’ai été universitaire dans mon pays d’origine et ici en France, parce que je suis professeur d’espagnol, pédagogue passionnée par ma profession et,  ayant exercé des nombreuses années dans le domaine de l’enseignement des adolescents, que je m’autorise à exprimer publiquement ma position sur des conflits sociétaux et d’actualité.
Pour l’heure, ce sont deux graves faits portés sur la place publique qui me préoccupent outre mesure et que je tenais à vous évoquer dans une lettre ouverte, l’affaire Matzneff et le dernier provoqué par une jeune femme qui s’adresse  au sein de la place publique qui est dans cette société post-moderne, les réseaux sociaux, pour crier sa haine à l’Islam d’un ton virulent et outrageux ; ce grave incident sociétal a été nommée « l’affaire Mila » et sert de prétexte pour que « les adultes » l’utilisent pour déferler dans un tsunami vulgaire, leurs propres haines religieuses et politiques, or ils sont les mêmes qu’à chaque minute revendiquent les acquis inviolables de la société laïque ; la vocifération haineuse doit être formellement interdite ! Et, j’eus grand espoir de récupération d’un apaisement quand Monsieur le Procureur de Paris nous a annoncé se saisir de l’affaire non sans le condamner.
Je ne parlerai que de cette dernière.
Depuis quelques mois, il y a une recrudescence des dires outrageux et d’ insultes contre les religions, tout particulièrement contre l’Islam et, des propos et déclarations à forte connotation sexuelle qui se répandent sans vergogne sur les réseaux sociaux, sous l’aval des personnalités politiques et juridiques, qui les utilisent à leurs fins politiciennes, car cette procédure, n’est pas de la vraie politique ; ces méfaits se perpétuent sans qu’il existe aucun moyen de mettre un digue aux débordements qui vont en crescendo au risque de déboucher sur des actions tragiques pour le pays.
J’aime la polémique d’idées, les idées se combattent avec des idées, et, combien est riche une discussion où nous sommes en désaccord et partager ainsi avec notre altérité ! je suis sûre que cette asphyxie et mal être sociétal ressurgit uniquement parce que la société française n’a plus aucun repère et que le déclin des valeurs s’accentue au jour le jour, il va de pair avec la banalisation de la Loi républicaine, ce corpus des lois ne représente ni n’inspire aucun idéal.

C’est à l’écoute de votre dernier entretien que j’ai pris la décision de vous écrire, mais non par le moyen d’une lettre privée, mais par l’envoi et diffusion de cette Lettre Ouverte, car je veux qu’elle soit lue par quiconque s’intéresse aux problèmes sociétaux de la France.
Je m’adresse à vous Madame la Ministre et aux Procureurs de la République, afin de vous implorer une prise de position définitive vis-à-vis de deux sujets qui sont pris à la légère par mes concitoyens et tout particulièrement par les adolescents dont les parents, seuls responsables de leur éducation et garants de l’autorité morale de leurs enfants et adolescents, se sont soustraits de respecter cette obligation avec nonchalance et franche irresponsabilité, enfreignant la loi dans le délit d’abandon de famille sans qu’aucun gouvernement ne leur rappelle leur devoir de responsabilité parentale bien inscrit dans notre Code Pénal.
Il serait urgent de dire solennellement à la société française, la grandeur protectrice de notre Code Pénal, la responsabilité parentale doit être en ce moment au premier lieu de la prise de conscience collective, les mères et les pères sont tenus de respecter leur devoir vis-à-vis de leurs enfants, le devoir de responsabilité parentale leur fait grave défaut.

Comment en remédier ?
De quelle manière mettre un terme au déferlement d’expressions haineuses contre les religions ?
Quelle serait le moyen de faire prendre conscience à ces jeunes que la liberté n’est pas de faire ce que je veux et de dire ce que bon me semble, car je suis dans un pays où tout peut se dire, et peu m’importe ce qui pense mon voisin, c’est à peu près dans ces termes arrogants que cette fameuse affaire Mila vient de s’imposer chez nous.
Le Moi, de ces jeunes mal polis est un Moi qui s’impose, leur égo écrase et les mots deviennent des couteaux obscènes et blessants.

CRÉATION D’UNE CHARTE PARENTALE ET DES DEVOIRS PARTAGES.

Il faudrait inscrire cette obligation de respect parental et de respect d’autrui valable aussi bien pour les parents d’élèves, comme pour les jeunes, car leurs devoirs doivent être partagés et inscrits sur une Charte Parentale obligatoire que l’école et les lycées devraient distribuer à tous les parents d’élèves ; la Responsabilité parentale : Article 277-21, il incombe à tout parent le devoir d’assurer l’alimentation, la santé, l’éducation, la sécurité et la MORALITÉ, vous le savez que cette dernière est restée sans application provoquant les dégâts que personne ne veut assumer, la cachant dans l’omerta la plus honteuse.

Afin de mettre l’accent sur ce sujet, je serai brève, si nous vivons dans une République Laïque et que la « liberté d’expression » est un droit, cela n’autorise nullement les insultes et les opinion dégradantes jetés contre les religions, spécialement contrer l’Islam, ce phénomène est permanent et se produit au jour le jour avec l’importation des photos montages, appelant à la haine par les réseaux sociaux, ces actions couvertes parfois sous l’anonymat, devraient être inscrites comme un délit ; ensuite, les citoyens qui, indifféremment de leur âge, osent faire des déclarations ostentatoires sur leurs tendances sexuelles devraient me semble-t-il, rester dans la sphère privée, pour l’heure ces adolescents impudiques nous obligent à entrer dans leurs alcôves et à nous préoccuper de leurs affaires privées, ces comportements son des délits, sont des provocations publiques et doivent être sanctionnées comme infractions à caractère pénal.

Je m’adresse à vous, Madame la Ministre et Procureurs de la République, vous qui êtes les garants du respect de la loi, il y a urgence d’un changement que vous devez imposer dans un texte de loi, notre pays, il n’est plus à l’abri des perpétuelles agressions sociétales ; d’une part des agressions à caractère sexuel, et d’autre part des agressions à caractère religieux. Ni l’un ni l’autre ne doivent se dévoiler en public !
En ce moment le socle où repose l’esprit de la France a été bafoué par l’excès de liberté qui s’est métamorphosé en libertinage et en franche obscénité.

Je m’adresse à vous qui êtes les plus hauts représentants et garants de la loi, vous ne pouvez pas faiblir face aux attaques privés ou publics qui esquivent leurs responsabilités, vous ne pouvez pas céder face à des personnes juridiques ou des simples citoyens qui s’octroient le droit de commettre impunément tous les outrages, sous couvert des lois qu’ils n’ont jamais lues, au nom d’une liberté qu’ils outragent en transforment en libertinage et, d’une liberté d’expression dont ils s’en servent pour outrager les sentiments les plus sacrés.
Les réseaux sociaux ne sont pas un tribunal public, les « internautes » masqués ne sont ni avocats ni magistrats !
Les adolescents et jeunes de tout âge, n’ont aucun doit de s’adjuger des droits illimités, la société c’est nous qui la formons, la responsabilité citoyenne nous incombe, le savoir-faire et savoir vivre de la vieille France doit revenir et régner au sein de la cité, car le respect d’autrui est une obligation morale et un bien précieux que nous devons préserver, le dialogue sur tous les sujets n’est possible qu’en donnant le droits à l’interlocuteur, c’est Vladimir Jankélévitch qui nous disait : « À toi tous tes droits, à moi, tous mes devoirs »

Le respect d’autrui, l’art de la conversation jadis un art français, a déserté pour nous crier sa douleur provoquée par la brutalité d’aucuns qui l’ont fait disparaître pour la noyer en échanges brutaux et meurtriers et, la courtoisie, qui fut jadis, ô combien chérie par les français d’autrefois, toujours discrets et respectueux, dans cette manière très française de cultiver l’esprit ; elle n’est plus dans le Patrimoine vivant de la France.
Les adultes irresponsables l’ont bannie et se sont dérobés de leur devoir de transmission.
Ô combien je déplore cette rustre ignorance !
Ô combien me manque la France que je suis venue chercher inspirée d’idées malruciennes !
Ô combien a besoin la France des gardiens de notre liberté et de notre sécurité dans la Cité.

Je vous remercie de m’avoir lue jusqu’à la fin.

Respectueusement.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak
Paris, le 29 janvier 2020

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