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VIE ET ASSASSINAT D’UNE MAMAN SUBLIME PAR UN PROGRAMME SADIQUE DES FAUX MEDECINS FRANCAIS EN 2013

14 septembre, 2019 (11:44) | Non classé

CLARA ET NADEZHDA ENFANT LA CABANE ORANGE

EL QUISCO AU CHILI

 

 

VIE ET ASSASSINAT

 

J’ai passé sept mois dans le ventre de Maman, mais j’existais déjà dans sa pensée, elle voulait de toutes ses forces ma naissance, elle avait quarante années, une pionnière pour l’époque. C’était Maman. Elle était pianiste. Son premier concert elle le donna à ses trois années, une surdouée, femme d’une beauté divine, talentueuse et d’une bonté émouvante. Maman tait un océan d’amour fait femme-mère. Maman était musicale, et silencieuse. Sa vie était le piano qu’elle jouait sept heures par jour avec le berceau à côté du piano. Avant ma naissance et à peine née dans le berceau, j’entendais déjà le Clavecin bien tempéré et les sonates de Beethoven.
En 2011, dans son fauteuil roulant elle m’a dit ceci : « Tu sais ma petite, je n’ai eu que trois amours dans ma vie, le piano, ton père et toi… » Elle risqua sa vie en me donnant la vie. Je suis une morte-vivante après qu’on me l’a tuée ici à Paris.
Je suis née une grande-prématurée, avec un poids si minime que selon les médecins présageait ma mort imminente, je pesais 500 gr. Et l’on m’a mise en couveuse, les couveuses de Santiago du Chili en 1954 n’avaient aucune sophistication et je n’ai eu aucun tuyau pour m’aider à vivre. Je pus survivre et sortir de la couveuse, uniquement grâce à l’acharnement de mes parents qui ont demandé à une infirmière nommée Amanda, de rester à mes cotes sans dormir jour et nuit pendant les trois jours critiques, en me donnant des goutes de lait avec un compte-gouttes. Je me suis sauvée par miracle. Les trois jours passés, j’étais sauvée pour rester avec Maman toute une vie, et ensuite nous vécûmes ensemble cinquante-neuf années merveilleuses, en symbiose totale, je vécus en binôme avec elle, nous ne nous sommes jamais séparées, jusqu’à octobre 2013, quand le principal assassin le « docteur Traître-Tant » décida de me la tuer.
Il est sept six heures et la lumière du soleil commence à baisser sur la plage, les derniers vacanciers terminent de plier leurs tentes, et ramassent tout comme Maman et moi, nos serviettes de plage, nous avions passé tout l’après-midi au bord de la mer, elle en me surveillant et lisant son journal ou son livre, vêtue légèrement et toujours avec ses lunettes de soleil et son chapeau de paille, et moi seule dans l’eau. Chaque été dès ma première année de vie jusqu’à mes vingt-cinq ans je vécus avec mes parents au bord de la mer presque trois mois par an. Papa avait fait construire une cabane qu’il avait peinte de couleur orange pour qu’elle fasse contraste avec les pins qui servaient de protection les bords du terrain.
El Quisco est un balnéaire à deux heures de Santiago, la cabane orange, toute en bois, avec un socle en pierre, entourée de pins, d’eucalyptus et des géraniums, Papa l’avait offerte à Maman le jour de ma naissance. Je n’ai jamais manqué de rien, mais mon père m’éduqua de manière austère, tout ce qui était dépense d’argent en études, art et culture était autorisé sans modération, tout ce qui n’était pas indispensable, il le considérait du superflu, je ne l’obtenais point. Néanmoins, pour ceux qui ne nous connaissaient que de l’extérieur, cette austérité ne les a jamais empêchés de dire, que j’étais une enfant gâtée. Oui…Je l’étais.
El Quisco était à cette époque-là un paradis, il n’y avait que très peu d’habitants, la plupart des maisons étaient de « résidences secondaires » les natifs, vivaient loin du centre-ville proche des grands forêts des pins, loin du bord de mer.
Notre Cabane Orange était à quinze minutes à pied de la plage, il y en avait deux. L’une, la plus rocheuse, on la trouvait juste en descendant notre rue, l’autre était plus éloignée, car il fallait descendre notre rue, tourner à droite et traverser la rue principale du centre où se trouvaient tous les commerçants et deux hôtels.
Enfant, l’on croit que la vie est éternelle, que nos parents son immortels. Imaginer qu’un jour ils doivent mourir est impensable, indicible pour la pensée enfantine. La cabane orange abritait mes rêves d’enfance et elle était mon paradis sur terre. Elle était l’œuvre de papa qui m’a donné l’amour pour la mer, il adorait la mer, il aurait voulu être marin, mais la mort de mon grand-père le lui avait volé son rêve, il avait dû commencer à travailler parce qu’orphelin à ses treize ans il avait jumelé travail chez un oncle notaire, et le lycée pour subvenir aux besoins de sa mère et de sa sœur. J’appris dès petite ce que veut dire avoir des responsabilités.
La cabane orange n’avait pas d’eau courante ni de l’électricité, parce que papa l’avait voulu ainsi.
Ce n’est pas par manque d’argent ! Non, il avait voulu que ces mois d’été soient différents au confort citadin, il aurait pu parfaitement installer l’électricité et de l’eau courante, les tuyaux étaient là, les fils d’électricité pareillement… Mais papa grand écologiste et novateur avec des idées existentielles bien à lui, avait construit nos étés différemment, lui qui était né à la campagne, il aimait la mer, la nature, la terre et les choses simples et naturelles. Il décida de se refuser l’eau courante et l’électricité pour la cabane orange qui nous accueillait en été. C’était lui qui la peignait, il montait sur un escalier tous les deux ans, et c’était lui-même qui faisait le jardin et, le soir il m’appelait pour que je l’accompagne et regarde la « fogata » qu’il allumait pour bruler les feuilles sèches.
Papa sortait de l’eau cristalline d‘un puits ou bien avec un sceau ou bien parfois avec une pompe, et il faisait des réserves d’eau pour deux jours. L’eau qui montait du puits avec le sceau était pure d’une clarté inouïe, elle sortait de la terre sans aucun produit chimique, c’était l’époque où le Chili n’était pas encore pollué.
Le soir, quand le soleil allait se fondre dans la mer, et nous rentrions de la plage où nous allions regarder le coucher du soleil, nous allumions les lampes à pétrole, c’était notre rituel du soir.
Les lampes à pétrole en argot chilien s’appellent « chonchones » ils exigeaient à Maman de s’en occuper et c’était accomplir tout un rituel, de nettoyage de la mèche, la faire monter avec une vise quand elle s’épuisait, et remplir de « paraffina » le réservoir en verre. Les pas résonnaient à l’intérieur, les murs intérieurs de la cabane étaient nus et purs, sans peinture, on pouvait voir les nœuds du bois, les rugosités naturelles de ce bois qui nous voyait vivre une vie paisible et joyeuse, ces murs en bois m’ont regardé grandir, dessiner avec mes crayons de couleur et pratiquer l’écriture des « palotes » les exercices qui servent aux petits pour apprendre à tenir un crayon entre les doigts, c’est Maman qui m’enseigna car Maman ne m’a jamais « placée » en maternelle, c’est elle qui me donna la vie, qui m’allaitât, qui m’enseigna à marcher, à parler l’espagnol, à écrire, à lire, à compter et qui a fait de moi une femme débout et intègre.
Tout ceci devait un jour finir en ce que l’on appelle mourir de « mort naturelle », comme si la mort était quelque chose de naturel. Non, la mort est en soi un scandale.
La mort de vieillesse, après avoir accompli le cycle inéluctable de la vie, devient supportable. J’ai dû par force le subir, la mort de mon père reste une tragédie indélébile, mais l’assassinat français de Maman perpétré par ce « docteur Traître-Tant » et ses trois complices français restera la brûlure dans l’âme qui me persécutera par-delà la vie et la mort.
Ma grand-mère russe, est morte à 106 ans de vieillesse, elle s’est éteinte de fatigue. Et, elle était fragile et avait eu trois infarctus. En dépit de sa fragilité et ses maladies que Maman n’avait point héritées, elle avait vécu une longue vie. Maman venait d’une famille dotée de longévité, j‘augurais le même sort pour elle, rien ne pouvait prévoir un infarctus, et cet accident exigeait de l’assister en urgence sinon pour la sauver, pour lui éviter la souffrance et la torture indicible qui l’infligea avec satanisme le « docteur Traître-Tant » et ses complices.
Tout a été dit, écrit et répertorié.
Il me manque la JUSTICE.
L’âme de Maman exige la punition de ses bourreaux, de ses monstres médecins-assassins.
Cette créature sublime a été torturée et tuée à Paris fin 2013 par un programme sadique des faux-médecins français !

Je suis et je reste « EN QUÊTE DE JUSTICE ! »

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

In, La Mort en France : la Politique de la Terreur.

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