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BANNISSEMENT : UNE HISTOIRE DE LA PEINTURE EN 15 m2 PARIS 1928-2020

14 juillet, 2020 (13:38) | Publication

LA DONATION GAZMURI ACCUEILLIE AU MUSEE D’ART MODERNE DE LA VILLE DE PARIS/ 1980

 

LE PEINTRE HERNAN GAZMURI DANS L’ATELIER D’ANDRÉ LHOTE /  PARIS 1928

 

 

ŒUVRES DE NADEZHDA GAZMURI, DISCIPLE DU PEINTRE HERNAN GAZMURI

LA VIE (modèle vivant Académie de la Grande-chaumière)

                      BANNISSEMENT

 

   « Ne donnez pas de choses saintes aux cochons et ne jetez pas vos perles aux pourceaux

de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent »

                                                                     Matthieu

                                                               Chapitre. 7. Verset 6

             

 

Chers Lecteurs,

Un réveil tourmenté en ce jour du 14 juillet où la France fête son histoire des pionniers des coupeurs de têtes, le premier Daech assermenté par l’histoire, accepté et célébré parce que « Républicain », n’oubliez pas que ces immeubles « qui font rêver » comme le dit si bien l’article du Figaro de ce matin, sont l’œuvre du passé, rétrograde et ringard, qu’ils ont détruit avec acharnement méthodique, pour après le revendiquer et profiter, tout en occultant soigneusement l’identité de ces créateurs des bâtiments sublimes.

C’est de ce même passé tant haï, qu’ils ont tué, mais qui provoque des convoitises, programmes d’attribution destinés non aux méritoires, mais aux protégés, qu’il faut évoquer soigneusement dans ce matin historique.

Celle qui vous parle, détrompez-vous, n’est pas une « rancunière », je ne suis pas née en HLM, parce que graciée et surprotégée dès ma naissance du travail de mon père, le peintre Hernan Gazmuri, qui à ses 28 ans arriva à Paris grâce à ses propres économies, avec un sacrifice qu’il qualifia « hors-série », pour se former comme peintre dans l’Atelier Libre d’André Lhote, 36, rue d’Odessa. Après le décès de mon père, aucune attache me retenait à mon pays d’origine, en 1979 ; je venais d’être diplômée de Professeur d’espagnol et de finir mon cursus dans l’Atelier Libre de mon père, crée à la manière de Lhote ; j’ai fui le Chili, j’ai vendu tout l’héritage qui me laissa mon père, je me suis appauvrie pour pour faire de Paris ma ville d’adoption. Volontaire et têtue, optimiste et avec des idéaux insensés, je n’ai jamais douté ni de moi-même ni de la reconnaissance sociétale.

Je vivais l’histoire de mon père « par procuration » et, dans mon imaginaire, je faisais de Paris ma ville d’attache ; mon rêve parisien était de prolonger l’héritage pictural du peintre Hernan Gazmuri, et c’est ainsi que j’arrivais à Paris en 1980 et que très difficilement, je m’installais avec Maman, moi aussi avec mes propres moyens pécuniaires ; investie d’une « mission artistique » pour faire don à la France, de l’œuvre capital de H. Gazmuri, «  l’Hommage à André Lhote », « Le Nu Jaune », « Donation Gazmuri »  offerte au nom de sa veuve, ma mère, au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris.

Artiste-peintre moi-même, je n’avais que deux projets, gagner ma vie avec mon métier de professeur d’espagnol et pratiquer ma peinture, pour faire de Paris ma « ville d’adoption. »

Mon projet après presque 40 années de « lutte acharnée pour la reconnaissance » (Axel HONNETH) est devenu du néant.

Un échec après l’autre, « ils » voulurent m’anéantir.

Leur programme d’anéantissement se succédait d’année en année.

Rien de plus spectaculaire que refuser systématiquement un atelier pour peindre à l’artiste peintre, que je suis, mieux encore ! Après l’assassinat programmé de la veuve du peintre Hernan Gazmuri, ma mère, assassinée par son « médecin Traître-Tant «, crime qui reste encore impuni, les fonctionnaires d’attribution des HLM ; me jetèrent dans une chambre HLM de 15m2 ! Chambre où depuis 2013, l’impossibilité de peindre est manifeste, la description de l’ignominie ne nécessite pas trop d’explications.

« ILS » se réjouissent et les mafieux qui commandent Paris applaudissent leur programme de destruction, aujourd’hui c’est leur fête !

Et, je dois l’avouer sans amertume que mon projet de jeunesse, « ils » l’ont consciencieusement tué, brûlants de sadisme et méchanceté qu’ils étaient et qu’ils poursuivent son œuvre sinistre motivés les uns par égoïsme, et jalousie, les autres par ignorance artistique et indifférence

Et, c’est ainsi qu’au fil des années de travail ardu, dans les deux domaines de l’art, aucun des deux ne me fut jamais reconnu, naturellement, ce travail pictural est un échec absolu non dans son essence concrète, non ! Loin de là !  Mais, dans la fameuse « reconnaissance sociétale ! »

Je mets l’accent et je l’affirme publiquement sans amertume ni rancune, car ma capacité d’analyse est trop forte pour me culpabiliser d’avoir été amoureuse de Paris.

Je ne devrais pas le dire, rappelez-vous les mots de Napoléon à Talleyrand : « Ah, vous n’avez pas de chance ?! Et, moi qui voulais vous donner un ministère » Mais, la raison dicte des comportements lucides que le commun des gens ne pratique point. Napoléon se trompait de fond en comble.

Dans l’échec dans le domaine de l’art tout comme dans l’attribution des H.L.M. il n’y a point de question de chance ou de malchance, mais uniquement de l’action néfaste d’autrui, de l’action malsaine des « fonctionnaires de l’interdit » (Giorgio Manganelli) et de la surpuissance des médiocres-mafieux qui contrôlent le monde.

Réussir dans le monde de la peinture ne peut se produire chez une artiste qui pratique « Les invariants plastiques », « Ils » ne savent même pas ce que cela veut dire, les protocoles d’attribution des HLM parisiens répondent aux critères tels que « avoir donné des petits à la République » Plus vous enfantez, plus des mètres carrés, vous en obtiendrez, et vous serez couronnée par la République, Ô paradoxe !  Car vous deviendrez une femme « PRIORITAIRE ! »

Alors, si vous n’êtes pas mariée, si vous n’avez pas fait « des petits républicains », vous êtes suspecte !

Une artiste-peintre célibataire qui n’a pas donné des « petits à la République » peut bien survivre en 15m2 ; sa peinture ? Ses « Invariants plastiques ? L’enseignement de Lhote et Gazmuri ? L’héritière de l’Ecole de Paris ? « C’est quoi ça ? »

« On s’en fiche ! »

Enfin, je dois vous quitter et fermer cet article, en faisant honneur à ce jeune homme de 28 ans, le peintre Hernan Gazmuri, qui arriva à Paris avec une volonté titanesque, pour étudier et « trouver la révélation de la peinture moderne » dans l’atelier Libre d’André LHOTE en 1928. Il m’a injecté le pire de virus, la peinture, que je ne pratique plus enfermée en 15m2.

Vouloir faire de la peinture dans un monde irrévocablement perdu et, poursuivre un projet pictural reçu en héritage, c’est un acte de suprême folie et de dépassement de soi. En dépit de l’action malveillante et sadique des mafieux, je ne peux pas trahir ni transgresser l’enseignement du peintre Hernan Gazmuri, car je suis son unique et seule disciple. Je ne peux pas m’abaisser par l’échec mortifère qui m’ont donné les Mafias parisiennes.

Je suis venue à Paris refaire son vécu inachevé et prolonger son héritage pictural.

André Lhote a été oublié, son enseignement piétiné par des barbouilleurs des toiles et Montparnasse n’est plus le centre de l’art que je rêvais de ressusciter.

Qu’ils continuent à salir Paris, jusqu’à la fin de temps et à l’anéantir dans leur programme d’exposition des toiles barbouillées, qu’ils continuent à griffonner des graffitis et des tulipes, qu’ils continuent à offrir Paris aux pourceaux.

Mon dernier message aux mafieux…

 

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

Paris, le 14 juillet 2020

 

 

 

 

 

 

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