NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK est "Auteur auto édité"
vous pouvez la contacter
par mail : nadezhdagazmuricherniak@gmail.com

“C’EST POUR TOUT LE MONDE PAREIL!”

12 septembre, 2020 (05:44) | Non classé

    « C’EST POUR TOUT LE MONDE PAREIL ! »

 

 

     « VOUS N’ÊTES PAS LA SEULE ! »

 

 

Chers Lecteurs,

Nous devrions débuter notre critique en prenant à titre liminaire un dicton connu de par le monde : « les peuples ont les gouvernements qu’ils méritent ! »

Si nous devions commencer cette critique sociétale, par une phrase répétée à  l’infini et qui dénonce le mieux la faute que commettent certaines administrations de par le monde, et tout particulièrement celle que je connais le mieux, la bureaucratie française, nous devrons commencer par celle-ci : « C’est pareil pour tout le monde »,  suivie de « Vous n’êtes pas la seule ».

Ce dicton fait le portrait fidèle des imbéciles de certaines administrations françaises, qui répètent comme des perroquets les sempiternelles phrases qui coupent toute dialectique, une fois dites, le fonctionnaire arrache de la racine les intentions de l’interlocuteur, qui est français comme lui, qui veut obtenir un échange clair sur des choses capitales qui le concernent et dont seule l’administration détient le pouvoir ; tout ceci est parfaitement clair, mais des nuances  importantes arrivent brouiller ce dialogue intelligent que tout demandeur souhaite, d’une part les demandeurs ne forment pas partie des fonctionnaires éduqués dans la pratique du mépris et du vide intellectuel , et d’autre part, le temps presse toujours pour résoudre les problèmes bureaucratiques.

C’est n’est pas de l’érudition qu’on leur exige, non ! nous ne leur exigeons que la pratique du respect et, du sens commun, ce qui distingue l’Homme par antonomase : son intelligence qui se fait acte par le moyen d’une parole bien dite ; elle devrait être de rigueur lors de tout entretien.

Devant le discours figé du style logiciel, j’essaie en vain, de faire un échange sur les rails de l’intelligence avec une automate qui répond au téléphone.

Un exemple langagier parmi d’autres que j’ai dû entendre, décliné dans les mêmes termes dans bon nombre d’administrations.

Le fonctionnaire me répond, que je n’ai aucun espoir d’obtenir ma mutation d’HLM et de surcroît dans un autre Département, car il a 3000 dossiers à traiter avant le mien. « Vous n’êtes pas la seule ! » Me dit-il. « Et, les délais d’attente Madame, sont pareils pour tout le monde ! »

Vous êtes appelée à vous taire, car une fois son cliché prononcé, le seul moyen langagier dont ils disposent ; reçu par la citoyenne que je suis, sans aucune formation professionnelle au sein de l’administration, mais uniquement parmi les rangs universitaires,  la réponse ne peut être reçue que comme une gifle, dans l’espèce assez efficace, car devant le cliché prononcé, vous êtes  franchement mise à la marge, cette conduite verbale, leur a été mille fois dite et enseignée par les « supérieurs hiérarchiques » lors de leur formation de base et les divers stages de mise à niveau ;  chaque fois que les ministres changent leurs lois, pour laisser les citoyens chaque fois de plus en plus démunis, c’est le seul but des reformes ministérielles, destinées à renforcer la loi de l’entonnoir, tel que la dernière en date du 1 janvier 2020 sur la loi de la Sécurité sociale, mais j’arrête cette didascalie, elle doit être le sujet  d’un article séparé.

Ce préambule pour vous raconter ce que je viens de « vivre », l’expérience de l’absurde je la reçois par téléphone et par écrit.

Tout débute vers 11h, dès que j’ouvre ma boite aux lettres.

Inutile de vous dire que je venais de remettre mon nom en place, car les « collabo » des médecins assassins de Maman, (2013) sont payés pour venir systématiquement l’arracher de ma boite aux lettres, ce divertissement est suivi par la montée à l’étage pour pulser par trois fois la sonnette de ma porte, maintenant que l’interphone est en panne depuis une année,  (ce sont les délices qui nous offre cette HLM !), en dépit d’une plainte devant la police judiciaire est déposée depuis 2017, pour la violation de la sépulture de Maman, en attendant d’avoir le temps de la mettre à jour prochainement,  je n’ai pas eu d’autre recours qu’afficher un panneau sur ma porte, je les ai mis en garde  pour qu’ils sachent que leurs noms sont déjà connus et bien archivés au sein des personnes dotées de pouvoir juridique.

Impossible de taire cette didascalie.

Je reviens à ma boite aux lettres.

Je trouve une enveloppe en provenance d’une administration très connue, non, ce n’est ni une blague ni un hameçonnage.

J’ouvre l’enveloppe et ne crois pas mes yeux, une proposition « gratuite » pour m’inscrire en EHPAD !!!!

Non, ils ne se sont pas trompés. Je suis bien née en 1954.

Vous savez combien et avec quelle force de conviction, j’ai toujours dénoncé la création des EHPAD et l’APA. Le mépris institutionalisé vis-à-vis de personnes âgées, invalides et pauvres, la pauvreté est aussi un grave handicap pour réussir dans la vie, ne le saviez-vous pas ? Soit-elle imposée par la misère générationnelle, reçue en héritage dès de la naissance, ou forcée, comme la mienne, fabriquée de force par l’administration de l’illustre E.N., bon, il va falloir m’en excuser encore une fois… C’est une deuxième didascalie !

Je reviens à la lettre administrative ; ils pensent que je suis une vieille bonne à jeter dans la déchèterie, car l’administration ne pense ni ne réfléchit.

L’administration est robotisée, et à présent, elle a « des logiciels ! »

« Il ne faut pas vous inquiéter Madame, c’est le logiciel ! » Ils vous le disent très calmement tandis qu’ils sont à la troisième tasse de café.

Ne vous sentez pas « offensé » par leurs lettres ou par leurs discours, les logiciels ont pris la place des cerveaux des fonctionnaires, dans le cas peu probable qu’ils aient eu auparavant un cerveau capable de juger l’ampleur de l’idiotie qu’ils commettent en m’envoyant une lettre pour me proposer d’entrer me confiner en EHPAD. Le confinement d’une chambre HLM de 15m2 est bien suffisante comme épreuve d’endurance vis-à-vis des imbéciles-sadiques qui gèrent les attributions parisiennes des HLM. Après six années de tentatives infructueuses, de subir sans motif des radiations informatiques intempestives de mon dossier Internet, dont le seul coupable c’est « le logiciel, j’ai décidé de les laisser sans suite, car au  vue des dernières déclarations des fonctionnaires de Paris, « Ici à Paris, vous n’aurez jamais de mutation, les délais d’attente sont pour l’heure d’environ quinze années, et nous donnons priorité au couples et aux familles nombreuses. »

J’imagine la réjouissance d’aucuns !

Le crétinisme est une maladie assez répandue, reconnue par la médecine, le crétinisme des vrais malades est excusable, mais celui dont je parle ici, ce type de crétinisme est culturel, et leur sadisme appartient à une autre catégorie, c’est celle-ci la seule que je dénonce. « Oh, ne les pardonnez pas, car ils savent ce qu’ils font ! »

Impossible de scanner le lettre et de la montrer publiquement, je l’ai déchirée et jetée ipso facto dans la corbeille de l’entrée de l’immeuble. Je l’ai regretté plus tard. Une seule chose j’appris depuis presque quarante années de luttes administratives et judiciaires : rester muette s’impose. Vous ne pourrez jamais imposer la dialectique de la raison devant un logiciel ou un cerveau vide et de surcroît remplit de mauvaise foi et de sadisme. Se taire est l’unique manière de se sauver pour ne pas amplifier l’idiotie qui nous reviendrait comme un boomerang.

Leur devise administrative :

« C’et pour tout le monde pareil ! »

Je leur réponds publiquement ceci, à défaut de pouvoir leur répondre par LRAR :

Mesdames, Messieurs,

Si votre EHPAD était une institution obligatoire et inscrite dans la loi, cela se saurait. Je suis experte dans la matière, aucune loi n’exige ni n’autorise l’Etat pour qu’il fasse le tri sur la population des vieilles de soixante-cinq ans, pour qu’elles aillent se cloitrer, disons plutôt « se confiner », sémantique attachée à la mode Covid l’exige, et participer ainsi à l’épurement de la société française, allant docilement vers la déchèterie institutionalisée des EHPAD, mais qui reste utile pour résorber le chômage depuis l’année 2000, date de sa funeste création.

Les EHPAD ou les maisons de retraite, où vous voulez confiner les vielles que vous considérez aptes à sortir du circuit sociétal français, où elles vivent encore en bonne santé, totalement indépendantes et dynamiques, vous servent à prévenir un problème sociétal, le chômage, et une névrose, la détestation de la vieillesse et de la pauvreté.  Certes, vous contribuez très efficacement aux diktats du « jeunisme ».

Quand vous dites que « c’est pour tout le monde pareil ! » la logique nous impose de penser que vous devez envoyer cette lettre type à toutes les femmes citoyennes françaises qui dépassent les soixante ans, sans aucune discrimination de revenus, de catégorie sociale, et d’état de santé. Une sorte de lettre type comme celle de l’ordonnance gratuite pour se faire vacciner contre la grippe, mise en place seulement à partir de soixante-cinq ans.

Cette lettre type devrait être adressée en premier lieu à votre Première dame, qui est d’une année encore plus vieille que moi-même, et pour ajouter un deuxième exemple, les quatre starlettes sexagénaires qui envahissent les medias, l’usage de la télécommande s’impose pour changer de chaîne.

Depuis l’année 2000, date où j’ai quitté l’E.N. pour m’occuper à plein temps de Maman invalide, je me suis battue avec fermeté et rigueur contre les EHPAD et l’APA, j’ai dû aller même devant les Tribunaux et, j’ai gagné mes procès, pour interdire l’administration qui voulait m’arracher Maman de chez nous, de ma seule prise en charge, pour la jeter mourir en EHPAD ou bénéficier de la fameuse APA. La liberté de choix est une pure sophistication littéraire qui dans l’espèce se traduit par des abus systématiques vis-à- vis- de ceux qui sont repérés comme Cibles bonnes à exploiter, ou à accabler.

Par fortune j’ai trouvé des bons avocats et j’ai pu maintenir mon projet de vie. J’ai été la seule personne qui a su maintenir en vie Maman pendant treize années, jamais un tiers n’est entrée chez nous.

L’estocade final la dirent les assassins. À ce moment-là, quand un infarctus, élément imprévisible et soudain arrive par surprise, nous sommes désarmés et à la merci des assassins. C’est le destin des tragédies grecques qui s’introduit dans votre vie, or que pourrions-nous faire pour nous défendre ? Rien, les lois en vigueur ne permettent pas de stopper une maltraitance, j’ai proposé une innovation inédite, faite texte de loi, pour protéger tous les citoyens en péril soient -ils à domicile ou en milieux hospitalier. Ma proposition de loi est insérée dans mon Livre-Script CLARA.

Face à la noirceur du destin nous sommes pris au piège. Il n’y a pas de tribunal ni d’avocat pour remédier sur le champ. Il faut attendre que la victime soit morte pour porter plainte et demander « justice ». Une justice qui n’arrivera jamais.

Une fois terminé la persécution des treize années à l’encontre de Maman par le moyen d’une intervention mafieuse des assassins déguisés en médecins, ils reviennent à la charge avec moi, ils ont dû attendre que moi-même j’arrive à l’âge où l’administration croit qu’elle peut agir avec son abus de pouvoir.

La vérité, au vue des exemples factuels, ladite obsession pour éjecter les vieilles en institutions, est dirigée uniquement à l’encontre des « vieilles pauvres. »

Nous savons que c’est l’argent le seul pouvoir qui nous protège de tout et de toute intromission dans votre vie privée. « Ne demande jamais rien à personne » me disait Maman.

En fait, il faudrait traduire l’action politique de cette véritable obsession administrative qui s’efforce d’interner en EHPAD tous les sexagénaires pauvres en une devise qui transforme celle qu’ils affectionnent tant, parce qu’elle est en place depuis leur adorée Révolution Française. Tous ceux qui détestent le passé, adorent pourtant le leur ; il faut changer la devise des Lumières, elle n’est plus valide, elle est devenue obsolète, car elle n’est plus respectée !

Nous allons d’une dictature vers l’autre et à présent dans une troisième, « Liberté, égalité, fraternité », faisons la mutation et, invoquons tous ensemble : « Soumission, inégalité désolidariser. »

Nous sommes libres de choisir notre mode de vie et nous sommes égaux devant la loi, pour réclamer justice et le respect de notre liberté, cette liberté qui nous revient comme un droit imprescriptible parce que nous sommes des personnes.

L’Etat policier n’a aucun droit de diriger nos vies, ni de choisir à notre place notre mode de vie.

Dans cet improbable état de droit, nous avons néanmoins des bons avocats. Le libre arbitre n’a pas été aboli donc, notre unique et principale arme de combat doit être la loi.

Agissons de la sorte dès qu’un délit arrive nous mettre en danger.

 

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

 

 

 

 

 

Write a comment

You need to login to post comments!