NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK

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CUANDO EL HORROR SE VUELVE ESTÉTICA PAR MAGIA DEL ARTE – PRÓXIMO ARTÍCULO

9 Enero, 2022 (18:15) | Non classé

“Il ne fait aucun doute que ce travail documentaire était important pour nous tous, voire fondamental, et je n’étais pas la seule personne avec une caméra à Yarmouk. Mais j’avais aussi une certaine sensibilité à l’égard des scènes et des personnes que je filmais, et des événements que je documentais. Par exemple, je ne suis jamais allé filmer les victimes de bombardements, ou le cadavre décharné d’une personne morte de faim, et ce, malgré la portée qu’aurait pu avoir ce genre d’images pour illustrer le quotidien dans le camp : les bombardements, la famine, la mort. J’ai sciemment choisi de ne pas filmer cela et de ne pas vendre mes images aux médias ou aux chaînes d’information. Je ne le faisais pas pour devenir cinéaste, je ne savais pas ce que cela signifiait. Je ne suis jamais allé au cinéma. À Yarmouk, il n’y avait qu’un cinéma, et je me suis frayé un chemin dans ses ruines seulement en 2015 pour fuir l’État Islamique. Ce que je peux dire avec le recul, c’est que je faisais attention à ne pas porter atteinte à la dignité des gens que je filmais à Yarmouk. Je n’étais pas pleinement conscient de ce choix à l’époque, mais il y avait quelque chose en moi qui m’empêchait de filmer certaines scènes. En bref, j’avais envie de documenter l’expérience humaine de manière poétique, dans toutes ses contradictions, plutôt que de documenter des crimes de guerre et de monter des dossiers pour violation des droits de l’homme.” Abdallah Al-Khatib.

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SOURCE: France Culture

Nadezhda Carmen Gazmuri-Cherniak

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