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EHPAD OU FAMILLE ? DÉMASQUER

29 mars, 2020 (21:59) | critique societale

Nadezhda et sa Maman  juste avant l’assassinat octobre 2013

 

     EHPAD OU FAMILLE ?      DÉMASQUER

 

« Le fardeau économique est immense. Comment financer les besoins dévorants des impotents ? Bien que contraints par obligation ou une compassion déclinante, les jeunes regimbent à visiter les vieux, à humer l’air de mort qui les entoure. Des détestations muettes s’accumulent. Observant les moribonds, écoutant leur babil, les jeunes entrevoient le probable naufrage de leur futur. Bénis soient ceux qui sortent plus ou moins indemnes, en possession de leurs ressources mentales, entourés de ce qui leur est cher et via la grâce du sommeil. Combien sont-ils ?

                                                    George STEINER

                                             Fragments (Un peu roussis)

                                                           P. 86

« L’amour de la mère est le seul amour invincible, éternel comme la naissance. »

                                                            André Malraux

                                                La métamorphose des dieux

 

 À mes parents vénérés et adorés, qui m’ont donné la vie et leur vie…

A Maman, la plus ineffable et belle créature remplie de bonté et de talent que Dieu n’a jamais créé.

 

Chers Lecteurs,

Dans cette période où nous vivons en « mode masqué », période qui vous paraît si longue et difficile à endurer, je vais démasquer bon nombre de faux principes qui enveloppent cette société d’une épaisse et lourde couche de mensonge et d’hypocrisie radioactive qui se fait acte de manière collective. N’ayez pas crainte, vous n’allez pas vous contaminer à la lecture de mon article, mais soyez prévenus que je n’aborderai pas des sujets faciles, je suis la devise de R. M. Rilke dans la vie « tout ce qui est grave est difficile »

Le gouvernement socialiste, a eu l’idée de créer les EHPAD et l’APA, les familles ayant des vieux ascendants, se sont vus devant « le choix » ou bien, de les garder chez eux tout en déployant « des sacrifices personnels » ou bien de « les placer » dans des EHPAD et de se voir ainsi « soulagés » d’assumer la vie déclinante vers le cercueil de leurs parents qui leur ont donné la vie.

À partir de ce moment-là, les théories de Michel Foucault prirent une nouvelle dimension, elles pouvaient s’appliquer à nouveau, et cette fois-ci en dehors de l’univers carcéral, c’est dans le milieu hospitalier, dans le Services de gériatrie, au sein même des EHPAD, ces nouveaux centres carcéraux, et chez les vieux eux-mêmes, quand la famille décida de s’inscrire dans la « formule APA » pour qu’une « aide -soignante » arrive avec insolence prendre sur les Mamans un devoir filial qui nous revient par nature.

C’est par l’invention de l‘Etat de cette nouvelle entreprise  a pu embaucher un tsunami des femmes au chômage sans aucune qualification et, dépourvues de toute connaissance médicale pour s’occuper de personnes de grand âge.

J’ai connu, oh combien de très près ce nouveau phénomène sociétal ! Des nombreuses personnes me racontèrent désespérées le traitement scandaleux de ces spécimens qui délaissaient les parents de mes collègues avec une nonchalance et un mépris inouï vis-à-vis de la personne qu’on les avait confiées, toujours attachées au portable, au lieu de rester attentives aux demandes du malade.

Le nouveau les entrepreneurs des Maisons d’entraide chargées par l’Etat de gérer l’APA se greffèrent aux entreprises de baby-sitting ou de femmes de ménage déjà existantes, d’autres créèrent des nouvelles. L’Etat offrait aussi le choix généreux comme tout ce qui est donné par l’Etat, la possibilité de recevoir à la maison des « aides-soignantes » dispensées par le Service de gériatrie du conseil Général de la commune !

Elles arrivent chez « les clients » tous les matins aux horaires qu’elles décident, pour se charger de faire la toilette du pauvre vieux ou vieille grabataire, toilettes qui ne doivent pas dépasser  15 minutes réglementés par le « Protocole » qui stipule le Service de gériatrie du Conseil Général de la commune. L’agenda de ses « AIDANTS », est remplie pour toute la matinée, le projet est organisé telle qu’une petite entreprise communale, qui doit résorber le chômage et produire des bénéfices, ne l’oubliez jamais, ce projet est inscrit dans le but qu’ils poursuivent ; il n’est autre que de concentrer à leur charge journalière le plus possible des « clients » dans un délai le plus court possible, du contraire le bénéfice s’écroule et les entrées d’argent seraient dérisoires.

Le « protocole »  de 15 minutes est aussi ordonné à l’infirmière, chargée de « faire les soins » ; elles disent qu’il faut aussi compter le temps qu’elles doivent passer à trouver une place de libre au parking, pour  monter dans l’immeuble, et ensuite sortir et refaire le même trajet pour le « client » suivant.

Pour la troisième intervenante, il n’y aura pas de 15 minutes la « femme de ménage » qui       devra obligatoirement disposer de plus de temps pour nettoyer toute la maison et faire les courses, pour cette affaire, elle emploiera une demi-journée ; toute cette logistique a un cout, le montant exact de ce cout et des sommes que j’ai refusé à l’Etat pour le maintien à domicile de Maman nous les avons calculées avec mon docteur, à l’époque le prix d’une infirmière pour deux passages par jour était de 750 l’aide-soignante 380€ et la femme de ménage environ le même montant, cela était en rapport avec les heures que décidait « la Commission » du Conseil Générale qui statuait sur les dossiers de chaque famille et  selon les cas individuels aussi bien des ressources que des spécificités médicales.

C’est en calculant seulement deux intervenantes en aucun cas adaptées à l’invalidité et dépendance de Maman j’ai épargné à l’Etat français la modeste somme de 176.280€ pour les treize années de surveillance non d’une demi-heure par jour mais de 7/7, 24/24 jour et nuit. Seule un enfant est en mesure de donner à sa Maman ou à son père ce soutien fait d’un amour qui se fait acte au même rythme de notre respiration.

Il va de soi qu’une personne grabataire à 100% ne peut être placée ni être assistée à domicile avec la fameuse APA car le vieux grabataire à besoin d’une assistance de tous les instants. Les docteurs m’ont confié que si je n’avais pas été là, Maman serait décédée » dans les 24h suivantes au « placement »

Qu’il soit clair, il n’y a pas eu un brin d’altruisme dans le projet de ces fonctionnaires-politiques, mais uniquement une vision mercantile et technocrate de « gérer » la vieillesse qui, faisant suite à l’étude attentive de leur projet, les fonctionnaires-politiques savaient que ces pauvres sans force pour s’opposer à être délogés de chez eux, leur rendraient d’énormes bénéfices économiques pour contribuer au budget de l’Etat et de surcroît, ce projet d’entreprise, il se verrait couronné d’une merveilleuse manière de résorber le chômage des personnes qui demeuraient un sérieux problème économique jusqu’alors insoluble pour le gouvernement, car ils étaient inclassables et marginaux, ils restaient au sein de la société comme des feuilles au vent sans aucune qualification professionnelle et sans avoir réussi le Bac.

Faisons ensemble un voyage vers un passé proche, l’année 2000, c’est la ministre Elisabeth Guigou qui fait voter à l’Assemblée Nationale la loi APA et qu’en pleine période de la « découverte » de la maladie d’Alzheimer, (maladie qui a toujours existé) se virent frappés d’une pandémie qui laissait à terre les vieux, je me rappelle qu’à l’époque les médecins généralistes diagnostiquaient d’Alzheimer à la va vite tous les vieux  parce qu’ils oubliaient leur trousseau de clés ou ne se rappelaient plus de la date ou du nom du président de la République en place, même les jeunes furent aussi classés comme des Alzheimer ! Les molécules guérissantes commencèrent aussi à proliférer, bon nombre des vieux décédèrent non d’Alzheimer, (ceux qui ont véritablement cette horrible maladie décèdent très rapidement) mais des effets secondaires de ces nouveaux médicaments qui furent vite abandonnés, les plus graves des « effets secondaires » fut la méningite et l’hydrocéphalie.

Je m’octroie le droit bien fondé d’écrire une critique sociétale, car je ne suis pas une professionnelle de la politique ni une théoricienne de la sociologie, je parle d’après mon expérience personnelle  d’après les connaissances médicales que j’ai apprises pour le soutien optimal  que j’ai donné à Maman ; je sais pertinemment qu’en France ne pourra jamais être accueillie spontanément  ni ne sera imitée facilement, car d’abord leur génétique ne peut leur ouvrir l’accès à une question qui n’est qu’une affaire de nature et ensuite d’idiosyncrasie ; cette deuxième pourrait « éventuellement » se corriger au coût d’énormes « sacrifices » Seriez-vous prêts à les « assumer » comme vous dites ?

Je reviendrai sur ce sujet à la fin de cet article.

FAUX HÉROS !

Une arondelle n’ameine point l’esté »

« Une hirondelle ne fait pas le printemps »

Qu’il y ait ci et là des personnes honnêtes et dotées de bonté est un fait indiscutable, mais ce n’est pas une vertu destinée à la prendre comme universelle. Il faut cesser d’appeler « des héros » les personnes qui travaillent au sein des EHPAD ou qui sont des « aides à domicile » avec l’APA, détrompez-vous, ils sont là uniquement pour leur « gagne-pain », cessez d’appliquer un idéalisme mal placé, vous qui êtes tous laïques, (moi, je ne le suis pas) vous avez besoin d’appliquer la  partie du sacré disparue dans la sphère religieuse, sur des humains remplis de vices et de défauts. Je connais ces gens de l’intérieur et, non de l’extérieur comme vous, dans cette affaire sociétale, il faut obligatoirement appliquer le raisonnement strict et, écarter  l‘idéalisme.

DU PARTICULIER VERS L’UNIVERSEL.

J’eus l’occasion unique de m’entretenir avec des médecins spécialistes gastroentérologues et psychiatres, après rédaction de mon Rapport juridique contre les « médecins -assassins » de Maman.

Et, ensuite après l’écriture de mon Script « CLARA ».

J’eus l’enrichissant dialogue scientifique avec deux à la retraite, spécialistes en pratique hospitalière et en gériatrie, écrivains scientifiques tous les deux, moi, sans pathos, je leur ai exposé non seulement mon expérience personnelle, mais ce qui est le plus important, mes théories à appliquer pour obtenir un changement du traitement qui reçoivent les vieux ici en France et pour stopper les maltraitances en milieu hospitalier.

J’eus de leur part un consensus d’approbation unanime, raison supplémentaire pour avoir le droit d’exposer publiquement ma critique sociétale.

A la critique sociétale sans pathos se greffe la clairvoyance qui m’octroie l’expérience sur le terrain, au cours de treize années, j’ai pu étudier les protocoles hospitaliers vis-à-vis des vieux, les attitudes et comportements vicieux des infirmières, et des aides-soignantes, des médecins qui ont le pouvoir de « surveiller et punir » sans témoins.

De l’idéalisme ? Il n’existe plus chez quelqu’un comme moi qui a assisté à la torture et agonie de Maman provoquées de manière préméditée par son médecin « Traître-Tant » qui fut aidé par trois complices et ces équipes médicales, oui cette barbarie est possible contre une personne âgée ici à Paris en plein XXI siècle ; fait sociétal-politique de maltraitance qui avait des motivations aussi sociétales, haine vis-à-vis d’un couple « mère-fille » qui a démontré à la société  qu’une vieille Maman pouvait être mieux traitée médicalement par sa fille sans formation officielle en infirmerie que toute une équipe d’EHPAD ou hospitalière.

Nous étions, Maman et moi-même un « Binôme » qu’il fallait détruire, nous étions LA CIBLE et ces « médecins-assassins » appliquèrent le MOOBING, qui peut s’interpréter d’une part comme une affaire politique dans le sens le plus large, compris comme un viol à leur « protocole ! » et d’autre part dans une sens strict, comme une question psychiatrique, car il existe des médecins atteints de graves problèmes de perturbation mentale, où l’abus de pouvoir et le penchant sadique envahissent leur action et elle prend une ampleur incontestable dans leur pratique, ce même dysfonctionnement existe aussi dans le domaine juridique, mais ça, c’est une autre histoire.

Il ne peut pas s’expliquer autrement le sadisme, le plaisir de torturer en refusant les soins à une vieille femme qui a subi un infarctus !

Il fallait me punir.

 Voici l’exemple :

Ô les chefs de Service ! Des héros !

Ce 18 octobre 2013, Paris 20ème arrondissement.

La porte de la chambre ouverte donnant au couloir du 5ème étage de « médecine » Maman agonisait après le premier refus de soins de son médecin « Traître-Tant » elle passait à la seconde étape de la  torture programmée.

La dernière étape durant 3 jours fut la nécrose généralisée.

 Au lieu d’être mise sous sédatif nomme « sommeil profond » comme les grands brulés, ils décidèrent de la jeter tel qu’un déchet à l’étage « de médecine » où les patients étaient en convalescence après examens ou des petites interventions, Maman était la seule vieille dame sur un lit froid et dur en train d’agoniser et de se nécroser à vif sans aucun sédatif, sous les rires obscènes du Chef de Service et l’indifférence de toute son équipe médicale.

Le Chef de Service qui passait par le couloir lentement  s’approche du lit me regarde souriant, et me dit en riant fort, sans aucun témoin :

« Ha, ha, ha, elle n’est pas toute fraîche vôtre mère ! …Ah ? Ha, ha ha!»

Maman décède une heure après…

Il est ignominieux qu’il soit  encore en exercice.

Et, que lui et ses confrères avec son équipe médicale, ils restent en exercice à présent, ils ne sont ni ne seront jamais contrôlés comme ils devraient l’être, car il n’existe pas un organisme de contrôle  non collégial et indépendant de leur confrérie mafieuse. Le Conseil du Désordre qui soudé se défend et  donner du soutient collegial de manière arbitraire, étanche et à huis clos, pour les mettre à l’abri et leur épargner le risque de toute accusation.

Ces faux médecins-assassins, pour s’exécuter dans la torture se sont inspirés des modalités terroristes des dictateurs, habitués à avoir avec la méchanceté un long commerce sadique ; ils occupent des postes de Chefs de Service, non pour pratiquer le serment d’Hippocrate, non ! Mais pour pratiquer la maltraitance qui devient torture pour le patient, sur un terrain favorable sans témoins encombrants et, se défaire ainsi  de leurs penchants criminels qui leur perturbent, je les ai connus, ils sont des vrais psychopathes qui devraient être interdits d’exercer la médecine.

COMMENT PROTÉGER VOS PARENTS DES ORGANISMES  D’ÉTAT

Je vous donnerai des exemples très précis, qui vous serviront, si par un hasard heureux vous avez des très vieux  parents grabataires et que vous voudriez m’imiter, en les gardant chez vous et en vous occupant vous-mêmes de leur survie de tous les jours et, aussi de leurs nuits, sans compter le temps ni vos propres priorités.

Ces criminels en poste à présent sont protégés par l’Omerta qui est mise en place d’une part par les Lobbys et d’autre part le « Conseil du Désordre » la plus grande mafia collégiale que je n’ai jamais connue.

Je ne referai point le récit détaillé de cette atroce expérience, car je l’ai déjà raconté dans des articles ; le jour où un cinéaste fera le film de mon Script CLARA la vérité sera entièrement dévoilée, ce qui m’intéresse bien plus qu’un improbable succès d’un procès pénal devant le Tribunal. Le châtiment tardif à la torture et assassinat innommable qui a dû subir Maman ne peut se faire acte que par le moyen « esthétique » d’une mise en scène cinématographique. Andreï Zviaguintsev serait le meilleur pour le dire en images.

Je poursuis.

EHPAD OU FAMILLE ? DE LA RÉFLEXION A L’ACTION.

LIMINAIRE CRIMINELLE

 

« L’amour de la mère est inconditionnel, il est tout entier protection, et enveloppement ; de plus, étant inconditionnel, on ne saurait ni le régenter ni l’acquérir. Sa présence donne à la personne aimée un sentiment de béatitude ; son absence, un sentiment d’abandon et de désespoir absolu

                                                            Erich FROMM

                                                             L’art d’aimer

  1. 98

Je ne m’attarderai pas dans l’analyse percutante d’Erich Fromm, un des érudits qui a le mieux exprimé ce que veut dire pour les enfants « sensibles » cet amour maternel océanique et infini qui nous a dévoilé bien avant la naissance, la racine de la  Vie et de l’Éternité.

Je viens de faire une brève analyse des mesures de confinement de la vieillesse crée par des gouvernements barbares déguisés en altruistes.

Il est nécessaire que vous sachiez que ces Centres EHPAD transformés en « parking des vieux » où ils sont « placés » comme dit le gouvernement,  n’existaient nulle part auparavant, qu’il y a des nombreux pays orientaux où ils n’existent point et, où sont les familles qui gardent ses vieux à la maison,  faisant entre-eux-mêmes des gardes et une rotation de tâches et de charges bien étudiées pour chacun des membres de la famille, vous comprendrez qu’il n’est pas impossible d’éradiquer les EHPAD et les aidants de l’APA à domicile.

Si vous aimez vos vieux parents, vous devez vous responsabiliser vous-mêmes à les maintenir en vie en faisant face à toutes les improbables difficultés qui va donner inéluctablement le déclin brutal ou graduel  de la vieillesse, qui n’est autre chose que l’inéluctable passage vers le seuil de la Mort.

L’expérience personnelle peut être socialement utile.

 Mon script CLARA est un corpus de plusieurs parties dont la dernière propose d’une part, un changement sociétal radical pour la prise en charge de la vieillesse et d’autre part, une réforme hospitalière et de la médecine de ville, qui a le signe d’une véritable révolution du système de santé français, qui effacera la dangereuse étanchéité  des murs hospitaliers et qui parallèlement modifiera de fond en comble le protocole hospitalier et la charte du patient.

La dernière partie de mon film sera dédiée à une Table ronde où s’exposera le programme de réforme juridique qui devra mettre un terme à tous les abus hospitaliers  où grâce à une réforme du Code de la Sécurité sociale et du Code Pénal, tout patient ou sa famille auront accès à une plainte immédiate, pour dénoncer une maltraitance en cours, soit elle faite à domicile ou en milieu hospitalier, pour ce fait pratique la création d’une numéro vert opérationnel 24/24 7/7 sans interruption, et lié aux bureaux des Procureurs, habilités  d’un personnel spécialisé et de la Police, habilité juridiquement (ce qui ne l’est pas à présent) pour se déplacer ipso facto sauver le patient soumis à la torture.

Pour l’heure la Plainte Pénale ne peut se déposer même pas en Référé ! et il faut attendre la mort du patient !

C’est une conception moyenâgeuse du Droit !

Qui pense  que le crime doit se juger après avoir été commis !

C’est très pragmatique.

Ensuite, ici en France les plaintes se réduisent à rédactions de Rapports juridiques où l’avocat est un pauvre ventriloque qui ignorant des faits, ne fait que faire un « copier -coller » de notre écrit, véritable témoin oculaire du crime.

Les avocats des assassins disposent des assurances et d’un bataillon d’avocats, qui ne sont pas choisis come les miens avec l’Aide Juridictionnelle.

Ne demandons jamais l’exercice difficile de la déontologie, les avocats se saluent en toute gaité, partagent déjeuners dans le café d’en face du Tribunal, ils ont bien dormi la veille, ils se sont déjà mutuellement échangés les rapports et les pièces jointes où reste figée la souffrance innommable.

La défense de ces sauvages est la participation  d’une mise en scène macabre où mon avocat a écrit un rapport copié du mien, comment pourrait être autrement ? Il ne sait rien de la souffrance de Maman, il ne connaît rien des faits, c’est moi qui ai écrit 300 Pp. avec les pièces jointes. Que peut-il faire d’autre ? Ce n’est pas sa faute. A la fin il me dit : « c’est parole contre parole »

Et, j’ai dû changer 5 fois d’avocat, car même en étant « pénalistes » l’un d’entre eux ne savait même pas ce que le mot «  nécrose » veut dire ! Elle n’a même eu l’intention d’aller sur Google et se connecter sur Wikipédia ce que fait un élève de Terminale.

Non, lui dis-je, vous avez une aide irremplaçable dans cette affaire criminelle, vous avez devant vous le TÉMOIN OCULAIRE !

Cela ne compte pas pour le droit français c’est le MÉDECIN qui reste prioritaire dans l’appréciation juridique.

Ils sont les dieux de l’Olympe !

Ensuite, sera l’heure où le rapport sera lu devant le Conseil du désordre.

Rapport minuscule et grisâtre qui fait l’étalement des étapes de la torture à la manière d’un fait divers paru dans la presse matinale et, les confrères qui défendent les assassins, interpréteront très rapidement leur  rapport de  douze pages, lourd de mensonges assermentés que leurs clients, les médecins assassins, écrivirent pour cacher dans un jargon spécialisé, que les avocats ne connaissent point ni ne les intéresse maîtriser, l’excuse terrifiante qui efface à tout jamais le crime d’une vieille Maman ; crime que pour l’heure reste impuni,  ils s‘en sortirent  indemnes du Conseil du Désordre, crime abominable que je ne laisserai point classé dans l’oubli.

 

Cette affaire criminelle devient dangereusement grave l’exposer en public.

Un Temple, un lieu religieux serait le seul lieu que je devrais choisir pour faire le récit. Mais…Il n’existe point un lieu adapté de la sorte. Le Tribunal tel qu’il est conçu en France écrase la description de la souffrance et il étouffe la vérité. Ce n’est pas le théâtre, où règne le mensonge littéraire, au Tribunal il règne paradoxalement, l’opprobre  à la vérité, elle est violée et laisse la place au Mensonge, le pire de tous, car ce mensonge qui est le plus condamnable des mensonges, il va à l’encontre de la Justice, tue une deuxième fois la victime.

Il est l’opposé du mensonge esthétique dont nous parle Giorgio Manganelli dans son œuvre, La littérature comme mensonge.

Le mensonge esthétique hisse la souffrance à sa juste valeur. Le mensonge qui se respire dans les Tribunaux tue la vérité, dès qu’elle est dite, les faits se galvaudent, chaque minute d’agonie s’estompe dans le jargon spécialisé dit par des voix indifférentes qui contribuent à anéantir et diminuer chaque fait et chaque coup qui fut  donné pour accabler la victime. En fait il n’existe de par le monde ni Tribunal ni Juge capable d’appréhender une telle horreur. La « profession » fait que ce que l’on appelle « juger » se fait avec la plus grande indifférence et, la torture et l’agonie de Maman passerait à la trappe.

Finalement ma plainte serait classée comme une affaire parmi d’autres.

C’est le processus judiciaire de la France où notre chère déesse Thémis fut délogée et défaite de son  épée et de son glaive.

Mon programme réside en une mise à plat de notre obligatoire « passage lent et éprouvant pour nous affranchir  très lentement les étapes juridiques » qui peuvent facilement durer des années et, le pire, sans aucune certitude que les assassins soient mis contre le mur et châtiés avec la prison. Ils sont « médecins ! »

PRENEZ CONSCIENCE DE CE QUE « PRENDRE EN CHARGE » VEUT DIRE.

PRENDRE EN CHARGE UN PARENT TRÈS ÂGE ET GRABATAIRE.

En l’année 2000 j’étais en poste de Professeur d’espagnol dans un lycée professionnel classé ZEP, la plupart de mes élèves musulmans des parents chômeurs à très faibles revenus, sans avoir jamais fait « de l’espagnol ».

Selon plusieurs d’entre eux, grâce à mes cours ils aimèrent l’espagnol et la littérature ; bien plus tard, j’ai rencontré deux d’entre eux, une de mes élèves, préparait une Maîtrise de lettres ! elle avait obtenu avec succès son un Bac littéraire, au Val fourré, à Mantes la Jolie.

C’est dans cette même année 2000 que Maman qui avait une santé de fer comme elle se définissait elle-même, avait été diagnostiquée d’une maladie dégénérative, indolore, mais que très lentement la laisserait totalement grabataire et dépendante.

De retour à la maison chez nous, car nous avions toujours vécu ensemble, une séparation nous la considérions impossible, Maman s’est mise à pleurer, car le docteur lui avait parlé devant moi avec des mots d’une brutalité sans pareil. Ce jour-là fut le jour décisif. Je lui ai dit ceci : Maman, ne pleure pas, tu ne vois que je suis là ? Je ne te quitterai jamais, mais je vais quitter l’Education Nationale dès lundi ; je reste avec toi, c’est moi qui vais te garder, et ensemble nous donnerons des coups à cette maladie.

Elle s’est illuminée de joie et depuis ce jour-là, je suis restée en recluse avec elle treize années durant et, avec toutes les connaissances et précautions nécessaires qui s’imposent pour la prise en charge d’une Maman très âgée où en dépit d’être en très bonne santé, elle n’avait que comme nous tous, et tout être vivant, des petits bobos, car elle n’était pas cardiaque, ni diabétique ni atteinte d’aucune maladie grave, elle allait inexorablement vers la fin.

Je savais que son état déclinerait inexorablement.

POUR ASSUMER LA VIE D’UN PARENT ÂGÉ  SANS FAIRE APPEL A L’AIDE EXTÉRIEURE. COMMENT S’Y PRENDRE

Si vous voulez prendre vos parents à votre charge comme je le souhaite pour toute la France et pour toute l’Europe, voici quelques conseils, sortis de mon expérience. J’espère que j’éveillerai des âmes sensibles, que mon récit servira à quelque chose. Vous pourrez ensuite m’écrire vos impressions, les commentaires peuvent s’écrire sur mon site , il y a une place réservée à cet objet.

Je suis consciente que mon projet est une révolution culturelle, mais je pense que cette hécatombe du coronavirus, servira de leçon et que vous comprendrez que vos vieux parents doivent rester chez eux et avec vous.

Je demande l’impossible ?

L’amour absolu exige un investissement absolu, s’occuper d’une Maman ce n’est pas compter, ni sacrifices, ils ne le sont point, ni renoncements, ni argent ni pensées, vous devez savoir quelque chose qu’on ne vous dira jamais, vous devez  tout laisser en parenthèse, car la spécificité  de la vieillesse  qui n’est dégradation et naufrage arrivera pour s’imposer et envahir toute votre vie et vous exigera d’introduire au jour le jour une logistique et une discipline stricte, si vous êtes professionnel, vous saurez vous débrouiller, si vous ne l’êtes pas et que vous vous dispersez, l’apprentissage sera très rude, mais la vie des parents en vaut la peine.

Pour moi, ce ne fut pas difficile, car dès très jeune, j’étais éduquée par mon père à devenir indépendante, car ils m’ont eu tardivement et ils savaient que sans famille un jour je resterai seule et obligée à assumer ma vie, et la leur…Cette merveilleuse tâche s’imposera à vous le jour où l’Etat vous demandera avec un mot assassin de « PLACER » votre Maman ou votre père dans un EHPAD.

Ô combien j’ai été torturée par l’administration qui voulait m’arracher Maman de ma garde, pour « la placer », ou bien pour introduire chez nous avec la fameuse APA des personnes de l’extérieur. J’ai dû me battre pire qu’une lionne défend ses petits pour obtenir le RSA qui me permettrait de garder seule Maman à la maison. J’ai l’ai obtenu, au coup des luttes juridiques devant le Tribunal, et me resigner à écrire de longues  lettres à l’administration, tâche misérable et épuisante, l’obligation de lutte administrative des plus humiliantes et épuisantes pour l’anarchiste intellectuelle que je suis et, investie corps et âme dans le devoir de faire vivre Maman dans des bonnes conditions et  le plus longtemps possible. Il n’y a pas d’amour véritable qui ne soit responsable. Mais ce type de responsabilité n’est pas celle qui est rémunérée que vous avez vis-à-vis de votre employeur, c’est pour cela que je me suis opposée de manière énergique et ensuite virulente devant le Tribunal à accepter devenir moi-même une « salariée » au service de Maman, même pas symboliquement ce type de contrat dictatorial de l’Etat m’a paru abominable, de me trouver contrainte, obligée par ordre de l’ETAT français à devenir « la femme de ménage » officielle de Maman, aussi bien Maman que moi-même nous nous sommes fermement opposées à l’ordre dictatorial de l’Etat.

Finalement l’administration juridique sortant du Tribunal m’a dit ceci : « Bien c’est votre choix madame, nous vous offrons de placer gratuitement votre mère, qu’elle soit assistée à la maison avec l’APA ou bien que vous soyez notre salariée, vous seriez la femme de ménage de votre mère et vous pourriez  recevoir un salaire de 700e mensuels.

Étant donné que vous êtes figée dans votre choix et que vous refusez toute l’aide que nous vous offrons généreusement, vous continuerez donc à percevoir le RSA 380 mensuels. »

Verdict tombée, je suis restée 13 années sous le statut du RSA sans interruption entre l’Année 2002 à l’année 2013.

Une vie remplie d’une seule préoccupation faire de mon mieux pour prolonger la survie de Maman.

Après avoir mise en terre Maman, le 28 octobre 2013, je me suis mise à l’écriture en mode précipitée du Rapport d’accusation juridique contre son  Médecin « Traître-Tant » et ses trois complices. Et à faire une « enquête » parmi différents médecins afin d’affiner médicalement mon rapport juridique.

Parallèlement l’écriture des lettres pour sortir du « dispositif RSA » et retravailler au sein de l’Education National. Cette illustre organisation mafieuse me refusa l’intégration parce que selon le Rectorat ma candidature « ne pouvait pas  être retenue » dû à mon âge, je venais d’avoir soixante années en 2014, trop vieille pour reprendre mon poste et enseigner l’espagnol, alors par ordre du gouvernement je dû rester encore jusqu’à 2016 au RSA, 500€ mensuels pour une femme célibataire sans enfant. Je me suis alors adressée aux syndicats, ils m’ont envoyé sur les roses, avec cette réponse : « Madame, quel âge avez-vous ? prenez votre retraite ! »

Mon père commença à travailler à ses treize ans et prit sa retraite de Professeur universitaire d’Histoire de l’Art à soixante-douze ans. Notre théorie est qu’un intellectuel est en mesure d’exercer jusqu’à très tard dans sa vie, si sa santé le lui permet, chez nous il n’y a pas d’interdit physique éprouvant pour s’arrêter à soixante ans. Mais contre le crétinise d’Etat il n’y a pas d’antidote. Ma retraite me fut octroyée « anticipée » en 2016, devant le Tribunal administratif, oui, encore un autre procès et, je suis depuis jusqu’au jour de mon enterrement, une retraitée « au seuil de pauvreté » avec la somme mensuelle d’un montant de 850€.

LE MAINTIEN À DOMICILE D’UN PARENT ÂGE ET GRABATAIRE.

L’ADMINISTRATIF ET LE MÉDICAL

Pour le maintien « à domicile » de Maman sous ma garde, j’ai été obligée  à réaliser les plus fatigantes et accablantes des démarches administratives. Tous les six mois, je devais signer un « Contrat réciproque du RSA » devant une « Assistante sociale », pour recevoir 380€ mensuels, seulement en 2010 fut augmenté à 420€, une misère qui me donnait la saveur de la misère que je n’avais jamais connue auparavant.

Ce contrat mise en place par l’Etat de « réciproque » n’avait qu’une charge sémantique, dans mon cas particulier il était assez grotesque, car le mot « réciproque » était inscrit dans les textes de loi pour octroyer à l’État la liberté de nous surveiller de très près, j’ai pu bénéficier d’un court répit à Colmar car là-bas j’eus la chance d’être surveillée par un groupe de jeunes assistantes sociales qui me rendaient visite une fois par mois et très aimables et fort sympathiques, me donnaient des bons d’alimentation et un cadeau pour Noël.

LES VIEUX NE SONT PAS TOUS ÉGAUX DANS LA MALADIE

 PAS DE MOULE DE SOINS !

Ce que vous voyez sur les médias qui font de reportages dans les EHPAD, ne montre pas la réalité diversifiée propre à la vieillesse. L’Etat a construit un moule comme dans toutes les strates de la société, l’égalité est une idéologie  contre-nature, pratiquée aussi bien par la gauche que par la droite. L’être humain est inégal dans la santé, personne ne peut parler d’uniformité, or dans la maladie et la vieillesse, cette théorie est encore plus monstrueuse.

L’on vous montre des vieux placés qui  n’ont pas besoin d’une assistance de tous les instants, quand un vieux a une incapacité musculaire et ne peut se mettre debout ni marcher, le cas de Maman à la fin de sa maladie dégénérative et, que tous les gestes de survie vous devez le faire pour elle, du plus laborieux comme toilettes et soins, au plus simples, ceux qu’on prodigue à un bébé, comme faire manger et boire à la petite cuillère, vous prenez conscience que vous êtes son tube de réanimation, et que votre Maman adorée dépend de vous pour respirer, vous êtes liée à elle par un cordon ombilical tel que celui qui vous attachait à son être avant la naissance.

Dans ces conditions, vous devez vous préparer en soins d’aide-soignante et, surtout en soins d’infirmerie qui devront s‘accentuer, s’approfondir au fur et à mesure que l’état de la maladie l’exigera.

En êtes-vous prêt ?

Prendre en charge un parent âgée n’est pas lui faire des câlins toute la journée ou lui rendre visite les dimanches avec un bouquet des fleurs d’Interflora, et jouer avec lui entre 16 h. et 20 h.

Une vieille personne, (et les gériatres étaient totalement d’accord avec moi) sont comme des bébés, aussi fragiles et sans défense qu’un nouveau-né ; oui, mais avec une terrible différence, un bébé va vers l’avenir, vers le futur, vous pouvez décliner avec lui tous les temps de toutes les conjugaisons verbales, en revanche avec une Maman âgée (ou un papa) que vous prenez à votre charge, même si elle est en « bonne santé pour son âge » vous savez dans votre for intérieur, qu’à tout moment peut arriver un malheur.

Vladimir Jankélévitch, en parlant du Mal biologique, dans son essai La Mort, nous dit ceci : « il suffit d’un caillou, d’une artère qui éclate et tout est fini », c’est cette peur qui s’accroche à la gorge, c’est une permanente oppression dans la poitrine tandis qu’elle dort, c’est la crainte permanente, « est-ce que demain je l’aurais encore avec moi ? »

Et, est ce que demain elle ouvrira ses yeux sortis à peine de son paisible sommeil, pour me dire comme un ange souriant « bonjour ma petite, tu vas bien ? »

C’est le prix de la vie le plus gratifiant et merveilleux que vous ne pourrez jamais recevoir dans votre vie d’aide-soignante de votre Maman ou papa…une nouvelle journée se prépare et vous avez gagné encore un jour et une nuit contre la Mort. Elle guette toujours autour des vos vieux parents, mais si vous êtes rempli d’amour, vous serez prêts à vous investir dans ce rude combat pour la vie ! Il ne diffère en rien à celui que votre mère décida un jour d’entreprendre quand elle était belle et jeune et qu’elle vous a conçu  avec le ferme propos de vous donner la vie et, qu’elle vous donna tout son corps, toute son âme et sa vie entière à faire de vous une femme ou un homme d’honneur.

Vous devez prendre conscience que vos vieux parents ne peuvent être mieux soignés que chez vous.

L’ITALIE

À présent j’entends  les médecins Chefs de Service donner des ultimatums dans les médias, l’Italie sert d’exemple pour critiquer leur mode de vie qui démontre que la vie peut s’organiser sans EHPAD tout en gardant les vieilles personnes chez elles et, son contraire absolu, le « modèle » culturel français qui PLACE les parents dans les EHPAD. Ces médecins donnent des diktats, cependant ils sont d’accord dans une seule chose, il s’agit d’une « problème culturel »

Ces chefs de Service français protègent les EHPAD, car du contraire tout cet appareil mis en place pour résorber le chômage s’effondrerait. Faites le calcul de l’argent qui est investi dans cette monstrueuse entreprise pour accueillir les vieux français et européens.

Monstruosité accablante.

Il faut prendre conscience d’une seule chose, la hausse de la mortalité en Italie des vieux qui restèrent chez eux, n’est pas due à leur vie de famille, mais uniquement à que cette pandémie mortelle est arrivée par surprise.

Du contraire ils auraient pris toutes les précautions pour qu’au sein même de la concentration familiale étroite et parfois très pauvre, (la pauvreté n’est jamais une contrainte !) ne soit pas contaminée, les faits le démontrent ici même, quand un membre de la famille est positif, les familles s’organisent pour le confiner dans leur chambre et lui apporter de l’aide avec toutes les barrières de protection qui sont bien connues et non d’hier ni d’avant-hier.

Cette pandémie n’a pas accentué la  mortalité des vieilles personnes parce que gardées à domicile où trois générations se côtoient en grand nombre dans une maison, mais uniquement parce que les mesures d’hygiène, de barrière contre le virus étaient jusqu’alors encore inconnues ; je vais vous démontrer ce que je faisais tout  en étant que toute seule avec Maman et mon exposé laissera inopérants les discours stupides des médecins médiatiques. Un exemple ? À chaque période de grippe je la vaccinais moi-même et si quelqu’un arrivait je l’obligeais à se chausser des protection, que j’avais à l’entrée, il dvait  mettre un masque et se laver les mains, pour les promenades par temps de grippe, je sortais Maman protégée d’un masque.

À l’époque de notre séjour à Colmar, plusieurs personnes sont venues me consulter pour savoir comme je faisais pour m’occuper si bien de Maman et toute seule sans jamais avoir fait appel à une aide extérieure.

Je me suis fait détester, (à l’exception de Colmar)  car jamais j’eus une infirmière ni une aide-soignante chez nous, jamais je n’ai laissé personne la manipuler, lui faire une toilette ou la garder, à l’Hôpital de Colmar où elle fut allée par deux fois, le personnel soignant accepta mes conditions, ils finirent par me connaître, lors d’une intervention chirurgicale en urgence, un lit pliant me fut préparé à cote de son lit et me laissèrent lui faire les toilettes toute seule toute la durée de son séjour. La seule réflexion qu’elles me donnèrent fut : « si vous avez besoin d’aide, nous somme à coté… »

SE PRÉPARER

J’ai pris des cours particuliers avec un infirmier qui rapidement me donna des cours après son travail.

Vous devez absolument devenir autonome et indépendant pour éviter à votre mère ou à votre père l’assistance d’un tiers.

J’ai connu en profondeur comment travaillent les aides à domicile. J’ai recueilli les avis des médecins, assistantes sociales et infirmières qui se confiaient à moi au cours de nos longues conversations.

Elles me racontaient la pression qui exerçait le Service de gériatrie du Conseil Général et ceci est un ordre administratif qui est mis en place à titre national, elles doivent remplir l’agenda avec la quantité des vieux la plus nombreuse possible, du contraire l’entreprise  ne peut pas donner le profit espéré.

IL FAUT PARLER DES CHOSES INTIMES GRAVES QUE PERSONNE NE VOUS AVOUERA JAMAIS.  LA PUDEUR MISE À L’ÉPREUVE !

Il faut savoir qu’une vieille personne fragile peut mourir d’un simple soin mal fait, des horaires non respectés, d’une maladresse faite par inadvertance, tout acte de la vie doit être fait comme un acte médical.

TÉMOIGNAGES RECUEILLIS EN 2008

Les infirmières ne font pas « des toilettes » pour ce fait c’est une deuxième intervenante qui « passe » à domicile, (le mot passer est parfait, de passer elles passent…15 minutes) et le pauvre vieux est obligé à faire ses besoins non quand son corps le lui exige, mais il devra se soumettre au passage de l’aide-soignante qui restera pour les changes 15 minutes comptés avec  sa montre, l’on m’a raconté qu’une d’entre elles  mettait un réveil ! Quand le médecin me raconta ceci je me suis rendu compte dans quel pays j’étais venue  me refugier avec Maman déjà âgée !

Si le besoin physiologique pressant arrive avant ou après le « passage » de l’aide-soignante, son passage s’avère inutile

Je sais que ferai des incrédules, mais contre la mauvaise foi  et le crétinisme, l’écriture ne peut  aller plus loin qu’elle ne le fait avec le pouvoir des mots dont elle dispose pour convaincre et se transformer en  arme pour éradiquer l’étanchéité du Mal.

LE MAINTIEN À DOMICILE FAIT PAR VOUS-MÊME. CE QUE VOUS DEVEZ APPRENDRE A FAIRE.

Le docteur traitant de Maman à Colmar était un très compétent docteur libanais qui nous rendait visite tous les quinze jours, il prodigua à Maman une attention dévouée propre d’un véritable oriental, il m’a dit ceci : « vous avez ici un véritable hôpital privé de luxe pour votre mère ! je n’avais jamais vu une Mami si propre ! Chapeau ! »

  • Changement des draps quand le vieux a eu une intervention et se trouve pour 15 jours en convalescence.

Le maintien à domicile vous exigera savoir mobiliser avec soin une personne fragile, parfois lors d’une convalescence, cette courte période  vous demandera de changer les draps, sans la sortir du lit et  de pratiquer cette opération avec la dextérité nécessaire.

  • Faire des toilettes longues qui prendront au moins deux heures, les toilettes ne doivent jamais être comme disent les aides-soignantes un « pif-paf » mais des véritables bains corporels faits par parties avec trois bassines différentes, vous devrez apprendre à faire un shampoing au lit et, enlever la tête du lit, qui est démontable, c’est inéluctable que vous ferez un voyage rétrospectif à Venise,  vous laisserez le par terre comme  la Sérénissime ! Vous arriverez à vous en sortir en soutenant avec votre genou la bassine où tombera l’eau savonneuse.
  • Vous devrez vous munir d’un matelas électrique gonflable anti-escarres.
  • Acheter deux fauteuils roulants nommés « fauteuils-coquilles » ils sont confortables comme un véritable lit roulant, pour ne pas emmener les infections extérieures de la rue vous devez en avoir deux, l’un pour l’intérieur, l’autre aux roues plus fortes pour les promenades à l’extérieur.
  • Vous devrez la prendre dans vos bras pour la sortir du lit vers le fauteuil et répéter l’opération les fois qu’il soit nécessaire, pour la sortir du lit vers le fauteuil, la changer de fauteuil l‘après-midi pour la promenade après la sieste, et le soir pour la coucher.
  • Vous devez acheter tout le matériel de soins le plus couteux, car ceux qui donnent les hôpitaux et rembourse la sécurité sociale et le stocker chez vous par des quantités suffisantes pour un mois, le « protocole » de l’Etat se réduit à deux couches par jour, celles qui sont considérées le meilleur marché, c’est-à-dire les pires, le matériel à bas cout est celui que pour l’Etat devient le plus rentable, c’est le moule économique qui ne prend pas en considération la peu fragile des vieilles personnes, matériel répugnant qui donne des allergies graves et brûlures cutanées. L’on me raconta que bon nombre de vieux décèdent non d’une grave maladie, mais des septicémies dues aux escarres mal soignées.
  • Vous devrez apprendre à faire des piqures, (je savais le faire depuis très jeune, car je me faisais moi-même des piqures de vitamines et celle de la grippe toute seule)
  • Vous devrez apprendre à faire de soins stériles « préventifs » sur les fesses même sans aucune escarre ce que personne ne pratique sur les vieux, car aussi bien les médecins que leurs équipes médicales ne font de soins qu’une fois les escarres déjà ouvertes et infectées ! Les femmes s’achètent et se barbouillent d’un arsenal des crèmes de beauté à titre préventif de la laideur qui apportera la vieillesse, sans aucun résultat, car les rides elles les auront irrémédiablement, mais les fesses avec escarres de leurs vieux parents les indiffèrent.
  • Pour prévenir les escarres, il faut placer sur les fesses matin et soir des compresses stériles vaselinées et les couvrir ensuite du coton enveloppé des compresses tissées les plus fines avant de mettre la couche.
  • C’est un soin que j’ai inventé moi-même en me rappelant de ce qui m’avait raconté Maman lors de ma naissance quand j’ai dû être mise en couveuse et enveloppée de coton, à l’époque au Chili, il n’y avait rien de tout ce dont disposent aujourd’hui les prématurés en Europe.
  • Ce soin spécifique demande une préparation faite d’avance pour ne pas réaliser deux actions simultanées, il faut avoir sous le coude le matériel prêt pour ne pas « perdre du temps » non dans le sens commun, mais adapté à ne pas fatiguer la personne qui attend de se libérer des soins et se voir d’une fois pour toutes assise en dehors du lit.
  • Vous devrez vous occuper de faire vous-même si nécessaire des soins stériles très difficiles qui font les médecins ou les infirmières mais en milieu hospitalier. Les infirmières libérales « diplômées d’Etat » ne savent pas le faire, car elles les ont appris au cours de leur formation, mais ensuite elles ne les pratiquent jamais à domicile et, les compétentes sont  celles qui ont une pratique hospitalière et qui restent au sein de l’hôpital. Quand j’ai assisté à la négligence du docteur qui pratiquait tous les mois ce soin stérile à Maman dans son cabinet et qui par mépris lui a filé une maladie nosocomiale mortelle nommée « clostridium difficile » je me suis décidée à demander à un infirmier de me donner de cours à domicile et,  en quatre séances m’a formé, ensuite il m’a  suivi et a surveillé mon opération par deux mois et, finalement m’a donné le feu vert pour poursuivre seule ; il m’a dit qu’il n’avait jamais trouvé une personne si douée. C’est vrai que c’est une question de don personnel, (quand j’étais petite, je jouais toute seule et j’opérais mes poupées, et transformait le salon en bloc opératoire !) mais je pense que même une personne sans don particulier, peut se former pour ne pas devenir dépendante d’un tiers et sans risque majeur réussir dans la prise médicale d’un parent malade à la maison.
  • En France, faites-le en cachette, car l’État français est meurtrier et hypocrite, ce type de soin est interdit  de pratique à un particulier sans préparation médicale, seuls les médecins sont autorisés à tuer et infecter !
  • Ils seront autorisés à transmettre à une personne âgée  en toute conscience et liberté le « clostridium difficile » maladie nosocomiale mortelle, qui ne se transmet que par  manque de stérilisation adéquate dans un soin qui doit être totalement stérile.
  • Maman fut victime de ce médecin et je dû l’hospitaliser en urgence à l’Hôpital de Colmar après la mauvaise intervention de cet assassin. Quand elle est sortie et s’est sauvée miraculeusement, car la plupart des personnes vieilles ou non, décèdent de cette infection nosocomiale, je lui ai écrit une longue lettre à ce médecin assassin je lui ai dit : « si Maman avait été une jeune personne, vous auriez pratiqué le changement de sonde avec précaution, Maman s’est sauvée par miracle, et sachez que dorénavant vous ne la verrez plus jamais chez vous ! »
  • Il va de soi que de son vivant je n’ai jamais dit que c’était moi-même qui avait appris à faire ce soin et que j’étais devenus une experte.

Bon, ce récit arrive à sa fin, je vous ai donné les indications les plus simples que vous devez programmer si vous décidez de vous occuper vous-même, chez vous, de votre mère ou de votre père, vieillissant et malade.

J’entendu dire aux français : « ça c’est ton choix, moi, je suis indépendante, ne suis pas prête à que ma mère  me bouffe ma vie »

Je suis consciente et très lucide qu’il n’est pas chose facile de changer l’idiosyncrasie française faite de mépris vis-à-vis des vieux et ce mépris n’est pas une habitude prise exclusivement contre les vieux, l’exercice du mépris commence très tôt, chez toutes les mères féministes, le mépris débute avec leur bébé traité dès sa naissance comme un colis  jeté dès l’aube à la crèche ou abandonné entre les mains d’une autre femme, la nounou.

Pour ceux qui penseront d’une si vulgaire et meurtrière manière à la lecture de mon article, jetez-le à la corbeille, vous l’avez lu inutilement, vous avez perdu votre temps, mais si vous vous sentez inspirés par  cette promenade existentielle que je vous propose d’entreprendre avec un de vos parents vieillissants et, que tout comme moi je l’ai ressenti du fond de mes entrailles, vous ressentirez vous aussi le besoin de  rester auprès de votre Maman dans  sa dernière étape, je pense que mon récit critique-pragmatique vous sera d’utilité.

Je n’ai voulu que contribuer à éradiquer les EHPAD et l’APA pour qu’une vie humaine s’installe dans une France barbare et déshumanisée. J’ai une foi illimitée dans le pouvoir des mots, je forme des vœux pour qu’un changement s’opère du plus profond de vos consciences, c’est ainsi que la société aura  une heureuse métamorphose et  c’est de cette manière que les vieux devront récupérer toute la place de privilège qu’ils méritent après avoir donné la vie et leur vie, pour  le bien-être de leurs enfants.

Pour que ce parking des vieux disparaisse à tout jamais et que toutes les générations confondues, sans intervention des tiers, se donnent la main en se soutenant dans le « grave et difficile » parcours de la Vie dans toutes les étapes heureuses et tragiques que dès l’origine nous ont été réservées.

Ce n’est ni le « Robot Roby » qu’utilisent les japonais dans les maisons de retraite ni les peluches qui sourient et parlent, les remplaçants des enfants ; rien ni personne comme un fils ou une fille  ne pourra jamais apaiser l’angoisse de la mort qui ressentent les vieux sans vous le dire.

Ce sera votre chaleur, votre odeur, votre voix apaisante, vos mots tendres, vos  étreintes donnés viscéralement à votre Maman, les seuls  trésors de vie qui l’apaiseront et prolongeront sa vie, c’est vous les meilleurs des médicaments contre la souffrance, c’est vous le seul ou la seule qui est né avec ce pouvoir et  ce don divin que vous avez reçu en héritage et que vous devez protéger des étrangers pour qu’ils ne vous l’usurpent en monnayant des sous de l’Etat !

Personne ne peut vous obliger à donner de l’amour, tel que le dit la figure la plus éminente de la Renaissance italienne, Marsiglio Ficino « l’amour ne se commande ni ne se commande pas… » […] Celui qui n’aime pas celui qui l’aime est coupable d’homicide, pour la non-assistance à personne en danger »

Vous vous engagerez dans le dernier et le plus difficile de parcours qu’un enfant ne peut parcourir avec sa Maman, sa vieillesse, le chemin le plus angoissant et tragique, certes, mais vous aurez l’âme en paix, de savoir que depuis votre naissance et jusqu’à la tombe vous aurez accompli avec amour le devoir qui  nous impose la Vie.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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