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FAIRE DE LA RÉSISTANCE INTELLECTUELLE?

7 septembre, 2020 (09:28) | critique societale

  FAIRE DE LA RÉSISTANCE INTELLECTUELLE ?

 

  «Peor es meneallo amigo Sancho!”

 

 

Chers Lecteurs,

D’aucuns m’ont demandé pourquoi moi qui a « un franc parler » en toute circonstance, reste muette face aux récentes diatribes sociétales typiquement françaises, vous savez très bien de quoi j’en parle, alors je lui ai répondu simplement ceci : faire de la résistance face au Mal, aux abus, n’est pas seulement un devoir éthique et moral qui incombe à chacun de nous par le seul fait d’être des Hommes dignes, mais défendre la vérité est pareillement une question d’honneur.

Je suis née dans un pays « de cuyo nombre no quiero acordarme » et en reprenant Don Quichotte, il faut que je vous dise : « ¡ Peor es meneallo amigo Sancho ! », je pense qu’il y a des situations où le silence s’impose, et ce même silence est assourdissant.

A mon époque et née dans un autre continent qui n’a pas comme socle la critique des Lumières, à présent elle vire franchement, de par le monde vers les Ténèbres !

La société n’avait jadis, rien d’une mansuétude collaboratrice, faisant compagnonnage avec la satire des sujets dits « sacrés », c’est pourquoi je reste insensible face au traitement des sujets religieux faits moquerie, j’estime que prendre comme sujet le religieux est faire preuve d’un manque d’imagination, d’un manque d’élégance et de respect, et tout athée devrait  crier sa détestation vis-à-vis des croyants avec le sérieux que la critique de ce sujet nous commande de respecter.

La critique du religieux doit se faire indubitablement avec le sérieux que la diatribe impose, ne tergiversez pas mes propos, il ne s’agit pas d’interdiction de critique ! bien au contraire, comme exemple, j’affection tout particulièrement les écrivains espagnols de la génération de 98, tous athées et anarchistes, ils furent d’un franc parler à faire trembler la société espagnole de l’époque ; j’abhorre seulement la manière, le traitement hideux des questions sacrées.

Je me place sans conteste dans une perspective où des sujets comme le religieux ou l’appartenance ethnique, ne doivent jamais être le sujet d’ironie intellectuelle ou, devenir l’objet de  raillerie, le seul niveau contestataire que la populace est dans sa capacité d’atteindre.

Il y a des sujets qui exigent un traitement sérieux et qui doivent rester à l’abri de simples « commentaires » faits par des personnes « sans qualités », comment distinguer et faire une sélection me direz -vous. Certes, pour l’heure tout est trouble et nous sommes jetés dans un fléau où le comble de l’abject, de l’hypocrisie et de l’injustice ont pris droit de cité.

Ces vices se sont installés de manière pérenne au sein de la société française, principalement dû à la place prédominante que prirent les « réseaux sociaux », où quiconque se croit autorisé à prendre la parole, des paroles superficielles, grossières, qui comme un haut-parleur amplifient la méchanceté faisant croire au monde que toute la France est tombée dans la fausseté.

Ces journaux et la plupart des journalistes qui sont dans le terrain ne reflètent qu’une seule couche sociétale chargée de rependre une image pitoyable de la France.

Il est aussi déplorable que la parole qui doit en toute circonstance rester sacrée, se transforme en une parole irresponsable qui sort des experts en discours tendancieux, placés intentionnellement du côté du vice ; c’est la raison pour laquelle nous nous interdisons de poursuivre l’analyse de ces auteurs de chroniques journalistiques de la presse « engagée » et aimants le scandale. Poursuivre l’analyse serait virer volontairement vers un autre sujet, la racine de la méchanceté gratuite et entrer dans les tréfonds des cerveaux atteints des graves anomalies que pour l’heure se déclinent dans la place publique en toutes les modalités de la haine.

L’analyse du Mal est une question d’ordre philosophique, l’analyse de la méchanceté est bien une autre, et pour analyser  les  journalistes qui pour l’heure sont entrés dans un commerce nauséabond, nous place dans un terrain bien spécifique qui touche essentiellement la méchanceté, sujet de la psychiatrie, elle n’est pas mon domaine de compétence ;  cette claire séparation entre le Mal et la Méchanceté a été magistralement étudié par V. Jankélévitch dans son essai Le Mal, il me semble  nécessaire vous recommander sa lecture, il serait une leçon de tempérance que vous devriez retenir comme indispensable pour vous placer  au sein de notre société de manière juste, équilibré et digne.

Je ne peux pas me mêler à cette honteuse manière de faire de la « critique sociétale » parce qu’il serait les prendre au sérieux, me rabaisser à leur niveau d’indignité.

«Peor es meneallo, amigo Sancho”

 

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

Paris, le 7 septembre 2020

 

 

 

 

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