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L’ENSEIGNEMENT EN FRANCE? IGNORANCE PÉDAGOGIQUE

14 février, 2021 (18:40) | Non classé

L’ENSEIGNEMENT EN FRANCE

 

 

             DÉMYTHIFIER

                        ET  

             DÉMYSTIFIER

 

LIMINAIRE :

CONFUSION VOLONTAIRE ENTRE LAÏCITÉ ET MISSION PÉDAGOGIQUE

Si une République se réclame laïque et si elle veut rester fidèle à sa sacrosainte loi de séparation entre l’église et l’Etat, aucun professeur et d’aucune discipline ne doit s’octroyer le droit à l’intérieur de l’établissement de mêler ses idées et ses partis pris d’ordre socio-politique, pour les insérer de force à l’unique mission qui lui revient par sa profession qui l’oblige au respect strict de sa déontologie : le don de soin savoir sans adjuvants idéologiques.

Il y a l’outrage à la mission de l’enseignement quant au lieu  d’exercer la transmission d’un savoir se fait une conscientisation politique de la laïcité.

            SI J’ÉTAIS PROFESSEUR EN CE MOMENT

Oui, mesdames, messieurs, car agir de la sorte, en faisant l’apologie des valeurs laïques et en condamnant sans cesse « la radicalisation », ils n’obtiendront qu’une avalanche de réactions incontrôlables.

Agir ainsi, c’est dénaturer notre unique mission de professeurs, elle n’est que celle de donner notre savoir sans l’affaiblir en lui greffant de force des missions politiques.

Si j’étais professeur à présent, je pratiquerais ma profession exactement comme je l’ai fait par le passé dans mes missions dans la commune des Yvelines, sans parler un seul mot ni de religion ni de politique.

Quand bien même je suis religieuse et que j’ai des idées politiques fort sérieuses, mon terrain d’action professionnel est resté toujours étanche aux questions personnelles devant mes élèves, première exigence propre à notre exercice professionnel qui s’apprend en première année de Pédagogie, car la Pédagogie comme cursus obligatoire de la formation des professeurs de lycée fait défaut au sein des universités françaises.

Les autres strates qui forment aussi parti de ma personne, le religieux, l’art et la politique, je les fais acte ailleurs, aussi bien les idées que les pratiques religieuses s’expriment dans les lieux qui lui sont destinées, la critique politico-sociétale, je l’ai toujours mise en œuvre dans le terrain de la parole écrite, car je suis écrivain.

Cela dit, j’ouvre mon article.

Pour ce qui est de notre « actualité », il faut dire ceci : dans un climat hautement tendu, où le gouvernement a été bien incapable de prendre en main le nettoyage du terrorisme, l’action isolée d’un combat politique individuel sera entourée de résistances et persister dans cette voie ne peut que dégénérer et accentuer les dangers pour toute notre société.

Toute action mal nommée pédagogique n’est pas de l’héroïsme pour défendre la laïcité de la République, mais un simple acte politique isolé, mal venu,  qu’aucun professeur n’a le droit de s’octroyer à titre individuel ni collectif,; juste en ce moment où le pays entier est frappé par la pandémie, sur un population encerclée et fatiguée ; l’accabler encore plus avec un acte isolé qui a pour but de se faire de la notoriété comme un héros de la République laïque est franchement odieux et condamnable.

Ces type d’actions pour « défendre la laïcité », ne se trouvent ni dans le programme de Terminales pour préparer le Bac ni pour faire prendre conscience aux élèves de la grandeur laïque de la France.

Si des « professeurs » persistent dans cette voie qui n’est pas propre à leur mission pédagogique, les hostilités seront de plus en plus dangereuses, car sera perçu comme des attaques gratuits.

La seule mission d’un enseignant est la « transmission d’un savoir », et non de mettre sur le tableau face aux élèves d’autres sujets choisis comme « support pédagogique » pour promouvoir des idées politiques pendant son cours, ce qui est une faute déontologique grave qui garde en soi la motivation personnelle pour se faire une notoriété ; motivation bien éloignée de celle d’un enseignant qui n’est autre que de prendre la parole devant ses élèves en tant que maître. Le professeur doit être celui qui par transmission de son savoir fera grandir la connaissance et l’intelligence chez chacun d’entre eux. C’est pour cette raison que j’eus du succès parmi tous les élèves qui me furent confiés pendant les nombreuses années que j’ai travaillé au sein de l’Éducation Nationale, en récoltant la haine de mes supérieurs hiérarchiques et la reconnaissance de tous mes élèves et des parents d’élèves ; dans mes classes de Terminales Littéraires tous mes élèves réussirent leur Bac espagnol et, j’eus des élèves qui motivés par mon enseignement arrivèrent à choisir la littérature et l’espagnol comme cursus universitaire arrivant même à devenir doctorants.

Mes Propositions :

  1. Ce type d’écart du domaine strictement pédagogique est en ce moment en France, entouré d’un danger public imminent, ces types d’actions individuelles sont vouées uniquement à provoquer, faire grandir, et attiser les actes terroristes.
  2. Il devrait se créer de toute urgence un Arrêté du Rectorat que je connais très bien, hélas ! qui interdise l’ingérence du politique et du religieux au sein des établissements ; la multiplication immodérée des arrêtés, qui ne sont que pure paperasse administrative au motif des calendriers et misérables dispositions sans rapport direct à la pédagogie que la plupart du temps ne servent à rien, ils devraient sortir cette fois-ci pour contribuer à la paix au sein des établissements.
  3. Il devrait sortir un Arrêté de tous les Rectorats français qui interdise tout type d’action politique du professorat au sein des établissements, il devrait être interdit tout type de conscientisation faussement nommée d’éducation citoyenne, pour faire prendre conscience aux élèves des méfaits du terrorisme.
  4. Ce type d’enseignement n’est pas destiné à être divulgué par les professeurs des lycées, mais par des « formateurs spécialisés » venant de l’extérieur, tel qui se fait en Allemagne. Ces formateurs laissent ainsi à l’abri de réactions malveillantes à tout le corpus d’enseignants, en leur mettant à l’abri de représailles et, par la même occasion leur donnent la place de privilège unique qui leur revient en toute justice, les maîtres de la pensée et d’un savoir spécifique.
  5. L’action de nettoyage du terrorisme doit être prise en charge exclusivement par les institutions d’Etat spécialisées dans cette action politique ; la dérive vers le domaine éducatif est une déviation professionnelle, voire une faute déontologique.
  6. Insister dans la pratique mal nommée « pédagogique », est dans l’espèce un vice de procédure, et vous le voyez clairement qu’elle est vouée à un écrasant échec, la preuve de son inefficacité et dangerosité manifeste est face à vous-mêmes.

Insister dans ce comportement serait un acte suicidaire, une véritable usurpation professionnelle à l’acte d’enseigner pour le greffer de force aux fins politiques étrangers à la pédagogie : le redis, sa seule mission d’un professeur est de donner un savoir.

J’ai été motivée pour écrire ce bref article, parce que depuis ma qualité d’intellectuelle et de « professeur d’espagnol » retraitée, je suis en parfaite connaissance de ce que c’est l’enseignent public en France ; tout particulièrement dans la commune des Yvelines, pour y avoir travaillé pendant des nombreuses années et, exclusivement en établissements ZEP

 

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

In, L’Education Nationale

Essai en écriture.

 

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