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LIMINAIRE

23 février, 2021 (13:51) | Non classé

NADEZHDA ET SA MAMAN JUSTE AVANT L’ASSASSINAT OCTOBRE 2013

 

 

LIMINAIRE

 

[…Pourtant, je suis encore capable de rêver. Je suis encore capable de faire face au choc du réel par un choc poétique, seul à même de donner une raison à ma vie. Je sis encore capable de témoigner de plus d’une histoire vécue et que je revis simultanément.

[…] Il n’y a plus de place dans mon cœur pour une nouvelle blessure. »

                                       Mahmoud DARWICH

                                    Je soussigné Mahmoud Darwich

                                              P. 95

                                                 

La presque totalité des immigrés sont arrivés en France pour fuir les dictatures ou dans un passé non lointain, pour venir travailler ;  mon cas d’immigrée est totalement atypique, je fuis le Chili sans rien demander à la France, je n’ai pas demandé un seul centime à la France, je n’ai pas été aidée par la convention de Genève ; je fuis le  Chili avec Maman par mes propres moyens financiers, j’ai lapidé tout ce que me laissa mon père en héritage et avec Maman nous sommes venues en « mission artistique » pour faire don à la France de l’œuvre capitale du peintre Hernán Gazmuri, ancien disciple d’André Lhote entre les deux guerres ici à Paris, quand Lhote avait son atelier au 36, rue d’Odessa.

L’Hommage à André Lhote et le Nu Jaune : « La Donation Gazmuri » fut offerte par CLARA, sa veuve, ma mère et, elle fut accueillie au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, sous les hauts conseils de l’Académicien René Huygue ; il avait connu l’œuvre du peintre Gazmuri lors de son voyage au Chili en 1943 et, il avait déclaré Hernan Gazmuri comme « le pionnier de l’art moderne »

Cette « Donation Gazmuri » fut exposée en 1983 aux Collections Permanentes du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris à côté de son maitre André Lhote, et tous les peintres de l’Ecole de Paris, ; cet évènement pictural majeur, car la préparation et arrivée de cette « Donation Gazmuri » traversa mil difficultés  avant qu’elle n’ait eu un aboutissement en faveur de la France ; nonobstant les péripéties et graves difficultés administratives sa veuve les  endura  en silence et avec solide patience.

La Mairie de Paris s’est efforcée pendant  quarante années de laisser la « Donation Gazmuri » soigneusement cachée, sous silence ; nous avons été graciées Maman et moi-même d’une grandiose omerta artistique. Mais, c’est à Paris que grâce à la donation de la veuve du peintre Hernán Gazmuri, et à la reconnaissance officielle du Ministère de la culture que le peintre Gazmuri est entrée au Patrimoine de la France à tout jamais.

La veuve du peintre Hernan Gazmuri a offert à la France l’œuvre capitale du peintre Gazmuri en 1980, elle fut accueillie  en qualité de « donation culturelle » au Musée d’Art Moderne de la ville de en Paris non pour qu’il la dépose à la cave comme si sa veuve avait programmé d’utiliser le Musée comme « box garde meubles » –ceci est une autre histoire bien tragique-mais comme l’a dit d’un ton solennel l’Académicien René Huygue : « les toiles de Gazmuri sont venues en France pour compléter les Collections de l’Ecole de Paris »

Pour fuir le Chili, j’ai liquidé tout le travail que mon père me laissa en héritage, c’était son travail fait avec le sacrifice de toute sa vie; non, détrompez-vous, je ne suis pas arrivée chez-vous, pour bénéficier de « vos aides », je ne savais même pas qu’elle existaient, je ne suis pas venue non plus pour m’enrichir, mais pour m’appauvrir et vivre en permanence persécutée par des employeurs abusifs et à présent par une ancienne connaissance, fausse amie-crapule et manipulatrice qui en 2009 avait escroqué ma mère et moi-même ; j’ai été toujours  obligée à  faire le tour des tribunaux avec l’aide juridictionnelle pour défendre Maman, notre honneur et des escroqueries de tout ordre et dernièrement soumise dans cette torture financière qui m’impose la loi funéraire française ; or presque en fin de vie, car âgée de 67 ans,  et après presque quarante années de lutte acharnée pour m’insérer en France, elle ne m’a donné que du mépris intellectuel et artistique et Paris que j’aimais, la ville où je voulais installer mon atelier pour poursuivre mon travail de peintre, pour perpétuer l’école dans laquelle mon père m’avait formée, Paris est devenue le centre de la haine par l’action des fonctionnaires mafieux, la ville où un tout me fut refusé, la ville où le médecin sanguinaire, le « docteur Traître-Tant »avec ses complices torturèrent et tuèrent ma mère ;  Paris est la ville de son assassinat et où se produisent les pires des faussetés humaines, le siège d’une monumental escroquerie funéraire laïque. Paris est la ville où la Mairie de Paris me menace de reprendre en toute légalité notre concession funéraire si je ne lui paie les 7680€, Paris est la ville où la menace de la reprise de notre concession sera effective, la maire se prépare déjà, pour ouvrir la tombe ma mère et jeter de l’acide sûr le cercueil de la veuve du peintre Hernán Gazmuri.

C’est à Paris que tous les crimes contre nous se sont exécutés et qu’ils se poursuivront en parfaite impunité.

[…]

  • Première page du livre : 3 ANNÉES, 36 MOIS, 1095 JOURS, 400€ : MA TORTURE FUNÉRAIRE FRANÇAISE.
  • Publication en juin 2021.

 

 

 

 

 

 

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