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L’INTELLIGENCE FRANCAISE: L’AVERTISSEMENT D’HENRI GUAINO

17 mai, 2022 (20:58) | Non classé

L’INTELLIGENCE FRANÇAISE

 

 

L’AVERTISSEMENT D’HENRI GUAINO

 

« Nous marchons vers la guerre comme des somnambules »

 

TRIBUNE – Dans un texte de haute tenue, l’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République relève des analogies entre la situation internationale née de la guerre en Ukraine et l’état de l’Europe en juillet 1914. Sans renvoyer dos à dos l’agresseur et l’agressé, et tout en distinguant le bellicisme de Moscou et le discours désormais martial de Washington, il s’alarme du durcissement des positions en présence qui ne laisse aucune place à une initiative diplomatique et à une désescalade.

Nous marchons vers la guerre comme des somnambules.

J’emprunte cette image au titre du livre de l’historien australien Christopher Clark sur les causes de la Première Guerre mondialeLes Somnambules, été 1914: comment l’Europe a marché vers la guerre. »

                                                                           Par Henri Guaino

Publié le 12/05/2022 à 20:10, mis à jour le 15/05/2022

 

 

 

Chers Lecteurs,

Je vais vous raconter une histoire…Elle débute en 1928 à Paris, un jeune homme de 28 ans, fou de peinture, sachant que dans le continent où il était né n ‘obtiendrait aucune connaissance picturale, commença à épargner de l’argent pour venir à Paris et se former en peinture dans l’Atelier Libre d’André Lhote. Il était Hernán Gazmuri, il devint disciple d’André Lhote : www.hernan-gazmuri.com

Il a écrit ceci : « je suis arrivé à Paris, non « à me perfectionner, mais à prendre connaissance de la révélation de la peinture moderne française ».

Je me suis formée dans son atelier dès 1969 à 1979, je suis la dernière héritière de l’École de Paris qui est encore en vie. Mais je suis entourée d’aveugles. C’est un problème oculaire post moderne !

Le peintre Hernán Gazmuri me faisait l‘éloge de Paris et des français. Il me disait : quand ils prennent quelqu’un en amitié, cette amitié est sérieuse, le français est mesuré, diplomate et réservé. La discrétion est leur fort.

Dès  mon arrivée à Paris dans les années 80, j’ai rencontré les derniers vestiges d’une époque disparue, je la cherchais désespérément, je grattais croyant que sous le vernis je pouvais récupérer un dernier soupir des disparus, mais à cette époque -là, commencèrent déjà le gifles, et ces doses de mépris, ces inconvénients humains, ces désobligeances qui laissèrent  des bleus invisibles.

Cet article de ce pur intellectuel qui est Henri Guaino est la meilleure représentation actuelle de ce passage historique que j’ai voulu partager avec vous, le  portrait vivant de cette vieille France que j’aime ; parce que je pense qu’ils sont rares les français qui sauront prendre la portée grave de ses phrases ; il dit l’essentiel, étant intellectuellement supérieur à toute cette masse amorphe où se vautrent reporters, consultants, journalistes, grands Professeurs et maîtres de conférences, lui, d’une voix unique nous met le miroir de la sagesse, de l’équilibre et de ce savoir qui reste en retrait, si discret, si français, si humain, qui désarme par la profondeur silencieuse de ces mots.

Les mots ont le pouvoir du silence, mais ce silence de la musique, les mots sont silencieux, mais aussi forts dans leur structure que dans le sens et le message qu’ils portent.

 La grandeur qu’ils possèdent dans cet article qui analyse cette nouvelle guerre, est fait des mots terribles de vérité, ils sont une sentence gravissime parce qu’ils concentrent dans sa sémantique, l’avertissement terrible qu’ils nous obligent à déchiffrer.

J’exultais à le lire et à l’écouter ce soir dans un débat télévisé.

Sa voix ne fut pas comprise par aucun des virulents participants et d’une pauvre journaliste. Je me suis dit, voici la voix de la France véritable contre l’indifférenciation d’un consensus des plus dangereux et indéfinis.

On devrait dire : voici un vrai Français et… « les autres », ces personnes qui ne sont rien, qui s’indifférencient de leurs voix et de leurs personnalités cotonneuses, nivelées par le plus bas, interchangeables, mais où toutes une seule chose se partagent en égalité : une écrasante médiocrité.

Quand la société française possède un personnage intellectuel de valeur, la populace l’écrase, ces faux intellectuels son ceux qui par leur faute, composée d’un égocentrisme maladif et de ce désir accablant des arrivistes qui veulent toujours avoir raison, surtout quand ils savent qu’ils ont tort, ils nous conduisent nous écraser pour périr d’une imbécile manière vers les ténèbres abyssales d’une nouvelle guerre. Ils sont si victorieux, quand par cette pratique actuelle dans les plateaux de télévision, ils déversent leur logorrhée guerrière en toute impunité.

Henri Guaino lance à la France et au monde un de plus grave avertissement.

Henri Guaino l’a bien expliqué, il y a ici la nécessité d’investir une grande dose de psychologie collective, le pire de l’humanité est en train de resurgir dans une vorace machine infernale qu’on ne pourra maîtriser, car elle se versera de manière inéluctable vers la catastrophe.

Je ne fais pas de critique, je fais l’éloge de la vérité et de l’intelligence françaises.

Ne m’enlevez pas l’espoir, car ceux qui me déchirent l’espoir, me disent que mon exil et ma vie en France, 40 années, ont été du néant.

L’intervention écrite et orale d’Henri Guaino, réveille-les Français et les exhorte et prévient de leur dangereuse position de belliqueux, il leur demande de se regarder dans le miroir de leur histoire, de leur vie, et à présent, de leur grandiose folie, ses mots me sauvent, car je m’y retrouve parfaitement. Personne n’a eu le courage de censurer cette folie d’appuyer de manière insensée cette guerre.

Je partage les mêmes analyses de ce conflit Russe-Ukraine ; son article et son intervention me disent que je ne m’étais pas trompée en 1980, son article me dit que je ne me suis pas trompée en choisissant la France comme pays d’adoption, car l’intelligence française, la vertu la plus rare et la plus louable est là ; et ensuite je corrobore mes pensées, je sais qu’à présent, par cet écho de « reconnaissance », je suis dans le vrai.

 

Nadezhda Carmen Gazmuri-Cherniak

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