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LITTLE PALESTINE HOMMAGE AU POETE ABDALLAH AL-KHATIB

14 Enero, 2022 (20:57) | Non classé

LITTLE PALESTINE

HOMMAGE AU POÈTE

ABDALLAH AL-KHATIB

« Ce qui manque terriblement dans l’héritage grec, c’est la poésie de Troie. On raconte qu’elle fut écrite sur des tablettes aujourd’hui disparues. (…) J’ai choisi d’être un poète troyen. Je suis résolument du camp des perdants qui ont été privés du droit de laisser quelque trace que ce soit de leur défaite, privés du droit de la proclamer. J’incline à dire cette défaite ; mais il n’est pas question de reddition ».

Mahmoud DARWICH

En état de siège, la peine individuelle  est un luxe

Et la douleur  secrète une trahison impardonnable”

Abdallah AL-KHATIB

 

Pourquoi ai-je decidé d’apostropher ma critique de Little Palestine avec une déclaration du poète palestinien Mahmoud DARWICH?

Parce que ce jeune poète qui est indubitablement Abdallah Al-Khatib et qui nous a legué ce film est un poète qui doit être considéré comme tel au même titre que Darwich et les grands poètes arabo palestiniesn pour élargir le registre du champ poétique.

Hier, je suis allée voir ce film.

Cherchez sur Internet les critiques, elles sont multiples et celles de l’Occident seront conformes en égalité naturellement, pour dire que c’est “un documentaire” qui raconte comme aucun autre le conflit de la guerere en Syrie avec des nombreux détails du conflit, pris dans le réel de “l’Apocalypse, l’enfer, dépourvu de misérabilisme” non sans nous donner une liste d’adjectifs bien solides pour nous faire partager leur “émotion”; sapoudrés de ces informations geopolitiques qui donnent du sérieux à l’article, nous les connaissons déjà par les vrais documentares que nous ont transmis les médias tout au long de cette effroyable guerre.

D’aucuns reconnaissent “le lyrisme” melangé aux images, il fallait le dire tout de même!

Etant donné que je suis poète moi-même, ma perspective d’analyse est bien autre.

La voici:

Contrairment à ce qui a été dit, c’est dans l’éveil du pathos profond de l’humain que les phrases lyriques prononcées à mi-voix, dans un murmure enroué qui est propre de la langue arabo-palestinienne que le poète nous fait avancer avec lui dans le terrain même de l’indicible; la parole poétique se mêle à l’horreur mais elle sert de contrepoint tout en l’accompagnant.

Méthode sûpreme de l’Art qui permet de décrire l’insoutenable, faisant une union parfaite entre l’image, le témoignage du réel de la souffrance ultime, parfois filmées des longs instans dans un silence absolu, commes les pieds de l’enfant au regard figé où se déclarent la tristesse de l’enfance masacrée, l’incomréhénsion de sa propre mutilation encerclée dans un reproche muet surgi sa tristesse qui se fait infinie pour arriver chez nous dans cet Occident qui vit nous donnan t les signes d’un improbable retour d’humanité; laissant abandonné l’enfant, les enfants entérrés vivants dans le dénouement qu’il subit en silence, ce silence trerrible de l’agonie de la faim du dénouément sans retour.

Les phrases poétiques sont maintenues dans un même régistre lyrique, mais elles changent de registre selon les divers dégrés de l’horreur.

A différence de Darwich, Al-Khatib, devient prophete mystique, suivant une lignée des poètes de langue arabe.

Son message poétique a une particulariuté extrême: sauver de la haine et du désir de vengeance son peuple martyrisé. Il est un difficile conseil et une prétension absolue dans ce monde d’ici bas.

Dieu, le Miséricordieux a été en retrait, et nous voyons des bébés, des femmes et des hommes agoniser lentement de FAIM, la pire des agonies qu’un être humain ne soit capable de supporter, ils arrivent à désirer la mort subite par un obus à sentir et se voir mourir lentement DE FAIM. LA FAIM est ici l’élément le plus actif où repose le socle de ce Corpus fait image et de poème.

LA FAIM rôde, pérsécute à tout moment, defait l’humain qui devint l’humillié, l’être traqué est mis de force dans une situation limite. et contre nature.

Avez -vous fait l’expérience de la faim, la vraie?

Devant cet horreur, un palestinien au milieu de la foule entoruré des médecins, dépourvus d’hôpitax sans l’aide humanitaire, délivrés au néant au milieux d’obus et d’explosions et morts.

Abdallah Al-Khatib, plus mystique que politique, dans sa poésie il lance des appels prophetiques a son peuple, conseille en jeans, mais enveloppé dans un qamis invisible d’un véritable Imam qui veut rester fidèle à son Dieu Miséricordiau, aux limites d’une exigence impossible parce que dans ces abysses de l’horreur elle est une exigence absolue et qui paraît pour nous, extrême dans sa fidelité qui reste intacte du fond de l’abîme tandis que Dieu sourd dans ces moments où s’éfondraient les murs, rodaient les cadavres par les rues et les bébés et les enfants les yeux figés exhalaient leur dernier soupir extenués dans l’agonie de la faim la plus atroce, celle qui rend l’homme à l’état dénaturé et l’oblige à s’observer dans le miroir de son réflet agonique.

Au milieu de la foule à Yarmouk, un homme palestinien s’écrie:

“Où est la Croix Rouge?! Où est le message de votre Christ?! Votre Christ, il était lui-même un palestinien!

Oui, l’Occident l’a bien oublié, la lâcheté est universelle, et le Christ palestinien, le Nazaréen , ils prefèrent le représenter comme un occidental blond aux yeux bleux!

C’est l’abominable contradiction et paradoxale vision occidentale ne sert qu’à cacher leur lâcheté, fondée sur la devise qui ordonne de ne pas se comprometre, de rester en retrait et en parfait accord avec tous, pour la sauvegarde politique des intérêts créés,; c’est ainsi qui se dessine face au monde l’autoportrait cet Occident l’immonde qui répand sans le vouloir ses troubles intentions, car son dessein le desserve indubitablement, composé du sempiternel exercice politique occidental, l’égoisme et l’indifférence aux contorsions burlesques et tragiques.ce

Documentaire?

Non, dessigner Little Palestine de documentaire est une bien equivoque manière de le definir, il est une dénonciation existentielle qui fait sortir des fonds abyssales l(être vivant conscient d’être la victime des dégénéres qui les obligent à s’observer mourir, a sentir l’avancée lente de la mort, et à se regarder témoins de la destruction de la main assassine. Documentaire.

No, résolument non, car de ses mêmes profondeurs sans limite, ces êtres vivant, pas n’importe lesquels,,ils ont été et ils le restent, il sont les méprisés, les abandonnés, les pillés, dépossédés, torturés et tués, non seulement une première fois en 1948, mais encore et encore dans les routes de l’exil forcé, montrent au monde leur résistance, leur résilience et leur amour à la vie quand bien même obligés à se faire des soupes de cactus, et les enfants forcés à cueillir des herbes non comestibles , grattant la terre et restant sans protection à même le sol des matinées durant.

Documentaire?

Non, car la caméra de Abdallah Al-Khatib n’est pas guidée par un professionnel de ces millions qui répandent leurs reportages préparés et qui se ressemblent les uns aux autres, pour prendre parti du camp du patron du média qui diffusera ce vrai documentaire bien aseptisé et bien monté qui ne nous dit jamais la vérité, qui est en dehors de l’humain et dont chacun d’entre eux se ressemble aux autres et nous les oublierons tous aussitôt vus.

Documentaire?

Résolument non, nous sommes descendus en silence aux profondeurs de l’horreur, nous avons avancés pas à pas vers le plus vaste silence de l’abandon, de la perte des forces dans ce fleuve où s’inonde le désespoir d’abord, pour terminer dans la résignation qui est imposée par l’agonie de LA FAIM.

Non, le nommer ainsi serait une offense, un mépris et la tergiversation volontaire de l’Art d’Abdallah Al-Khatib qui a réalisé cette œuvre avec une intentionnalité bien précise, nous monter son peuple vivant et mourant en qualité de victimes oubliées, il n’y a pas de pire oubli que celui des hommes, cet oubli au visage volontaire; non ce film est une création existentielle faite image et poème, soyons fidèles à notre humanité et exigeons que les choses soient nommées comme sa nature l’exige, ici il a une œuvre grandiose qui paraît présenter des traits d’information, mais c’est un leurre, le pathos n’aveugle pas, l’empathie renforce notre lucidité, l’adhésion fortifie nos conviction.

Abdallah Al Khatib, jeune poète, a su opérer sa création cinematographique avec les trois principes de toute création artistique, EXAGÉRER, DIMINUER; SUPPRIMER.

C’est un jeune poète est indubitablement très conscient de ce qu’il a crée, il l’a dit lui même en déclarant ses choix pour ce film, il a su en tant que poète rester dans une fin millésimal ligne de séparation du politique manifeste, li a atténué, les informations du conflit, nous signalant seulement les essentielles, dans les différentes étapes de la crise syrienne.

Et , il a augmenté la vision de la douleur et la souffrance.

Il peut et doit lancer infatigable ses appels mystiques à son peuple pour qu’il reste fort et digne, il a ce devoir, la jeunesse lui donnera la sève qui le fortifiera au jour le jour, il a toute sa vie pour y parvenir.

Je forme des vœux pour qu’il continue à écrire, sa voix poétique est déjà construite.

Je forme des vœux pour qu’il soit édité et que ces poèmes ne restent comme seul support du film et que ces textes poétiques soient édités, ces vers qui sont le socle écrit, sont dits dans un murmure, ils doivent nous être donnés dans le corpus éternel qui est un LIVRE.

Il peut et doit appeler son peuple à ne pas haïr et à décliner la vengeance.

Lui, il le peut dans sa profonde religiosité.

Npu, nous ne le pouvons pas.

Moi, qui ai déjà vécu des tragédies, je compatisse, j’adhère, je ressens le pathos, j’écris submergée dans le pathos et l’empathie, je lui laisse la paix qu’il a de ce retrait et du calme religieux, je lui prie de m’autoriser à me réserver d’autres sentiments, car ma haine est salutaire, les êtres abjects doivent recevoir notre  haine et notre refus absolu au pardon, le pardon est une souillure  et un nouvel affront fait aux morts, la haine est salutaire quand elle se transforme en révolte et la vengeance en désir de Justice.

Pour le peuple palestinien il y a deux exigences, quand les vivants sont privés d’agir, la révolte et l’exigence de Justice s’imposent comme seul recours pour rester vivants.

C’est mon hommage fait écriture que j’ai voulu lui transmettre dans ces pages inspirées par ce film, et ses vers poétiques murmurés à mi-voix que malheureusement passés si vite sur l’écran, je n’ai pas pu tous les retenir par cœur, c’est pourquoi, l’édition d’un livre s’avère très urgent.

Salam.

Nadezhda Carmen Gazmuri-Cherniak

 

 

 

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