CARMEN FLORENCE GAZMURI-CHERNIAK

Escritos literarios – críticos, anuncios de nuevas publicaciones, libros editados. Artista-Pintora. Telas al óleo, gouaches y dibujos

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L’EUTHANASIE

21 Enero, 2024 (18:28) | Non classé

 

 

 

 

 

L’EUTHANASIE

FOUTEZ NOUS LA PAIX !

Ils nous imposent à nouveau la discussion qui se traduit en polémique sur l’euthanasie. La France, au nom de la liberté nous prive d’elle dans toutes ses lois. Je n’ai jamais compris cette grotesque contradiction. Depuis que je suis arrivée en France je survis dans le paradoxe et la contradiction, ce qui donne comme résultat chez moi, dans ma vie personnelle, une véritable aporie, parce qu’il m’est impossible établir avec eux un discours dialectique, leurs lois et les mots avec lesquels ils les défendent sont un bulldozer verbal.

J’ai déjà discuté avec des médecins sur ce sujet de la fin de vie, je dois remonter dans le temps et me situer en 2008 quand commençait déjà cette étude et que les gens s’agitaient autour, les uns pour défendre l’euthanasie et les autres pour plaider contre de manière virulente.

Je me rappelle qu’en l’année 2000 juste quand fut voté à l’Assemblée Nationale la loi APA, une des pires lois mal nommée en défense des vieux impotents, les autorités de santé commencèrent à nous alerter et parler de l’Alzheimer, presque aucun médecin généraliste n’était formé pour diagnostiquer et traiter cette horrible maladie, et se donnaient des aires de savants ! Oh combien des morts et de victimes de leur expérimentation commencèrent à tomber de par le monde, tout particulièrement ces injections qui leur donnèrent des méningites fulgurantes !

Les scientifiques utilisèrent ces pauvres vieux comme des souris de laboratoires, devant ce résultat expérimental ils arrêtèrent les essais, mais ici les médecins continuèrent à prescrire l’Aricept à des malades atteints d’autres pathologies neurologiques qui n’avaient aucun rapport avec l’Alzheimer, et quand la famille vit avec le malade sait plus sur les symptômes du malade que les médecins, et peut alerter sur un faux diagnostic, je l’ai vécu alors personne n’est en droit de me contredire, surtout à présent que tout le monde juge sans dossier entre ses mais et sans aucune connaissance médicale ni juridique.

Passons, la phase de crétinisme généralisé, cette maladie qui devient universelle est bien pire que l’Alzheimer.

Ensuite, est arrivée la période de l’arrivée des nouvelles molécules qui apparurent ça et là ; ici en France ils prescrivaient à tout va le fameux Aricept que ces ignorants donnaient à tous les vieux qui n’étaient pas atteints d’Alzheimer, et que parce qu’ils oubliaient leur trousseau de clés ou ne se rappelaient pas de événements de leur enfance, étaient atteints irrémédiablement d’Alzheimer ; des neurologues confirmés me l’expliquèrent en détail, mais bien après que leurs confrères avaient déjà provoqué de dégâts, par fortune, réversibles, et dès l’arrêt de cette molécule aussi néfaste que leurs prescripteurs ; il faut savoir qu’il existe une multiplicité de maladies neurologiques chez les personnes âgées sans que pour autant ne soit l’Alzheimer qui leur fait souffrir, quand une personne en est atteinte, elle  décède très vite, il n’existe pas d’Alzheimer lente et qui dure des décennies !

Premier élément indicateur, la plupart du temps, certaines maladies neurologiques sont dues à la vieillesse, c’est l’usure vasculaire normale chez d’aucuns, le problème est qu’au lieu d’assumer la vieillesse et ses terribles dégâts, ils veulent nous offrir une jeunesse éternelle, ils forcent la nature à se comporter avec une force que le corps ne possède plus. Pour avoir vécu la tragédie chez ma mère, elle n’avait point d’Alzheimer, mais une « simple artériosclérose » qui quand elle se loge au niveau cérébral, elle provoque des effets troublants, tels que d’oublis, de mémoire sélective et quelques troubles du langage, ces effets terribles nous les avons assumées ensemble, Maman et moi-même, treize années durant, unies ensemble et luttant au jour le jour avec la maladie, nous étions plus fortes que la maladie et cela était notre triomphe spectaculaire aux yeux jaloux et sadiques de ces médecins assassins qui ne voulaient pas accepter notre binôme parfait qui démontrait que certaines maladies peuvent se bloquer avec l’amour, mais il doit être un amour actif, dans ce sauvetage forcé de la personne que nous aimons, dans ce genre d’amour océanique et absolu pour ma mère je me suis investie treize années durant.

La maintenir en vie m’a exigé un investissement absolu de 24/24, de jour comme de nuit sans me laisser une seconde pour moi-même, la respiration de maman dépendait de la mienne, et c’est parce que sans elle avec moi, je ne respirais plus non plus.

Je m’oppose de manière catégorique à toutes ces expérimentations inutiles chez les personnes âgées, les scientifiques ne trouveront jamais la potion magique pour nous redonner la vie de notre jeunesse, celui qui ne l’accepte pas est dépourvu d’intelligence.

La panoplie de maladies neurologiques a été répertoriée comme des “maladies du cerveau”, ayant toutes de causes différentes et selon l’âge, le passé, la génétique et l’hérédité du malade, ceci est aussi d’une importance capitale pour comprendre le contexte maladif dans sa globalité.

Je me souviens qu’à l’époque ceux qui avaient fait une dizaine années de médecine s’octroyaient le droit de diagnostiquer l’Alzheimer à tout va, il suffisait qu’un patient leur dise qu’il avait oublié d’éteindre la lumière la veille, ou qu’il avait laissé la télé allumée par une fatigue extrême qui l’avait pris d’un sommeil soudain et profond, ou qu’en sortant pressé par le temps, il avait oublié les clés sur la table, pour qu’il ait été ipso facto diagnostiqué d’Alzheimer.

Ces médecins étaient des véritables assassins.

Avant d’arriver à ce diagnostic erroné sur les malades, il aurait fallu qu’ils sachent qu’il faut les obliger à se faire des examens très pointus, il faut passer par ses étapes requises en médecine, à savoir : une IRM cérébrale et des tests cognitifs.

À présent ceux qui veulent nous imposer l’Euthanasie dans la loi leur ressemblent. Les défenseurs se disent « humanistes » qui veulent éviter aux gens souffrant de maladies douloureuses et incurables une fin de vie indigne. C’est- à -dire encore une fois « une loi pour tous.»

Encore une fois, la France nous impose une loi qui ne respecte pas les différences individuelles, nos choix intimes, nos convictions, et pour un sujet qui entre dans l’espace de l’intime absolu, comme l’est notre vie et notre mort ; l’État veut s’immiscer dans notre intimité, il le fera par la formation d’un bataillon de fonctionnaires guerriers qui nous imposeront leurs propres convictions inscrites dans la loi.

La loi Leonetti me parait adaptée et juste, parce qu’elle préconise une sédation pour les mourants souffrant dans leur fin de vie. Le problème de cette société est que personne ne veut subir la moindre « douleur », la douleur existe dès notre naissance, elle forme partie sensible de notre vie, vouloir l’éliminer est un contre sens ontologique, une aberration médicale, quand bien même de nos jours l’on nous dit que la douleur ne doit pas exister et qu’il faut la combattre ; c’est vrai qu’il existe un barème, des indicateurs fiables pour dire aux médecins quelle est son intensité pour adapter les calmants de manière adéquate, sauf que cet indicateur s’emploie en milieu hospitalier, et la société, impose que l’on l’adapte à notre vie courante une vie hospitalière !

Ces indicateurs qui sont la norme de l’hôpital se sont créés précisément pour que l’hôpital qui accueille temporairement des malades en vue de guérison ou de mort inéluctable, et pour qu’il le fasse de la meilleure manière possible ; au regard de ce qui se plaide en ce moment, je constate l’erreur de vouloir adopter à notre vie dite « normale » les indicateurs propres d’une vie médicale au sein de l’hôpital pour le faire un indicateur de la vie courante, traitant la douleur conçue maladroitement comme injuste, quand il s’agit de manque de maîtrise de soi et de confusion totale sur ce qu’est une véritable souffrance due à une vraie maladie incurable et le mal être quotidien d’une agression exogène, je parle des maladies sociétales qui font mal aux individus intervenant dans leurs vies, leur infligeant des douleurs la plupart psychiques et de manière exogène, ce phénomène est une banalisation de ce que veut dire une vraie douleur insoutenable, due à une agonie qui peut être apaisée de multiples manières et qui pour des raisons qui sont ici hors sujet, ne se mettent pas en œuvre en faveur du malade.

Vouloir éliminer la douleur par le moyen de pilules est à la fin un souhait en dehors de l’humain. C’est un vouloir insensé que de s’auto anesthésier et de se mettre le cerveau sous plâtre.

Je me suis toujours opposée à cette forme de solution pour apaiser la douleur et je n’ai aucune aptitude de martyre, bien au contraire, mais je m’oppose à m’auto mutiler et je me suis refusée à apaiser les souffrances auxquelles je me suis vue obligée à faire face, par le moyen de molécules ; j’ai vécu la douleur extrême et me suis plongée dans l’expérience ultime du néant de la mort, mais sans l’aide de personne et dépourvue de toute aide, j’ai poursuivi seule, sans aucune béquille extérieure, je me suis vue forcée à réfléchir et à faire ressortir de mon intérieur psychique les forces de résistance pour survivre et j’ai survécu à la plus terrible tragédie qu’un être ne puisse subir, la torture et assassinat de sa mère.

Cela est caractérisé et nommé résilience ; je ne l’ai pas catalogué ni ne me suis proposée d’agir basée sur cette découverte, ma réflexion fut le produit de mon éducation et en grande partie de ma force vitale que mon père avait trouvé » chez moi et qu’il avait analysé dans mon comportement dès petite.

Je sais seulement que cette expérience terrible qui est venue m’attraper à ma soixantième année de vie ou de « survie » en France, c’est la France qui me l’a imposée, parce que c’est mon pays d’adoption qui a laissé un espace mal géré dans les codes et lois de santé publique, qui laisse librement se produire, se reproduire sur son sol, une caste de faux médecins qui tuent en catimini donc qu’ils ne viennent pas me faire le cinéma de bas-fonds qui tente de nous convaincre que cette nouvelle loi en étude sur l’euthanasie est le fruit d’une « profonde réflexion », celle de se préoccuper pour notre sort en fin de vie.

Pour l’heure, il y a de maltraitances en EHPAD, et par les auxiliaires de vie, qui maltraitent à domicile, il y a des médecins qui manquent à leur serment et qui s’octroient tous le droit d’agir en assassins surprotégés par les murs étanches des hôpitaux et leur « protocole » qui leur permet une liberté sans limites ni contrôles contre les malades qui ne sont pas de leur bord. Ceci est un autre sujet très intéressant à étudier, ce qui motive la détestation des médecins qui provoque que nous soyons LA CIBLE à abattre, quand nous sommes malades et sans défense, c’est ce qui lui est arrivé à ma mère, et je dis « nous » parce que nous étions une seule et même personne, nous vivions en symbiose, unies par le lien mère -fille, par une vie commune de soixante années, plus sept mois dans son ventre et avant la conception, quand elle me rêvait dans sa pensée, elle m’avait déjà donné la vie, donc j’existais déjà dans la pensée de ma mère, et je ne fais pas le récit de notre lien par la musique, mystère qu’elle m’a transmis avant de naître, quand elle jouait Le clavecin bien tempéré, Beethoven, Mozart ; elle m’introduisait sans le penser, involontairement dans son propre monde intérieur, notre union fut atypique, et depuis sa souffrance et sa mort, son assassin a réussi à exécuter un double meurtre, je suis depuis son agonie et sa mort, une « morte-vivante », mais en action créatrice, donc pas totalement morte.

En milieu hospitalier certains médecins à vocation criminelle et sadique, ils couvrent les crimes avec la complicité de leur « équipe médicale». Je raconte dans mon Livre-Script CLARA, les méthodes des infirmières et des aides soignantes pour agir en cachette avec un système terrifiant contre nous deux.

Ce type de crime n’est pas habituel, quand je l’ai signalé à la justice elle a délégué la responsabilité au Conseil du Désordre, pour « juger », mais de cette mafia ne peut sortir rien d’équitable, parce qu’il s’agit d’une LOGE qui n’est soucieuse que de protéger leur confrérie de tous leurs crimes commis contre nous.

Avant c’était l’Alzheimer, à présent c’est la maladie de Charcot.

Ils ne parlent que de ça, tout le monde se croit déjà en danger de l’attraper comme sil s’agissait de la grippe. L’imbécillité sociétale est affolante.

L’euthanasie est une affaire intime et personnelle, il est inacceptable qu’elle se fasse loi, qu’ils nous imposent laque nous devons adopter pour mourir, et qu’il soit l’État celui qui entre dans notre intimité.

Je n’accepte qu’elle soit institutionnalisée par l’État, il va se produire une infinité de délits et de meurtres programmés ; oh combien d’enfants dégénérés vont bien profiter des droits de succession, la méchanceté au sein de familles est question connue, au lieu de prévenir et d’aider à mourir, ce qu’ils vont obtenir est une avalanche de crimes et des morts programmées.

J’appris qu’une femme de soixante-huit ans avait crée un blog et qu’elle avait programmé sa mort, quand je l’ai lue j’étais prise par une épouvante sans limite et me suis dit, mais comment peut être possible que cette femme veuille s’euthanasier ?! Elle-même avait déclaré qu’elle n’était pas à plaindre, elle avait réussi sa vie professionnelle et de famille, je crois qu’elle habitait rue du Bac ! Oh, l’un des lieux que j’aime le plus de Paris, moi je préfère monter un peu, et choisirais résidence par Sévrès-Babylone, mon lieu d’arrivée en France en 1981, je me suis dit, c’est le comble, cette femme est démente, mais en lisant encore de manière plus attentive ses réflexions, je l’ai comprise et je suis arrivée à la conclusion que pour sa vie, elle avait raison, elle n’était pas capable de se voir diminuée dans un proche avenir ni de se voir vieillir, elle considérait qu’arriver à l’âge de soixante-huit ans lui était suffisant comme une vie bien vécue.

Moi, qui ne peux pas freiner mon sens de l’humour, moi, à sa place, je voudrais jouir de la vie éternelle pour vivre dans un appartement Haussmannien rue du Bac, qu’aurait-elle dit et fait si elle s’était vue obligée à survivre insérée dans la cité HLM où je dois survivre ! Devant une tragicomédie pareille, il vaut mieux en rire aux éclats, la tragédie de la vie et ses injustices provoquent le rire. Dans ce cas précis de cette femme courageuse pour se donner la mort, nous n’avons pas non plus le droit de la juger de l’extérieur, parce que cette femme utilisait ses droits de liberté à s’euthanasier avant qu’il ne lui arrive la fin de vie que selon elle serait indicible, oui, indicible comme l’est toute mort, sans nécessiter qu’elle soit produite par une terrible maladie comme un cancer ou la maladie de Charcot.

La mort est un scandale et le terme de « mort naturelle », est une imbécillité, la mort n’a rien de naturel. Mais ceci est une autre facette de mes analyses sur la vie et la mort que je continue à travailler dans ce dernier livre en écriture.

Ce projet de loi français est une véritable stupidité, ce qui n’est pas la même chose que de se préparer individuellement pour ne pas subir des douleurs insoutenables qui seront le fruit d’une maladie incurable et douloureuse, dans ce cas précis, j’accorde entière raison à un être humain qui, se connaît et qui se sait incapable de faire face et de résister, je pense qu’il doit s’accorder avec son médecin de confiance pour de commun accord arriver à un compromis en vue de soulager sa fin inéluctable et, de programmer ensemble cet adieu à la vie, que je crois fermement une merveille et que l’on a une chance unique et paradoxalement tragique d’être nés, oui, je sais que je m’oppose à Cioran, et en dépit de tout, je ne peux pas contrarier la ligne qui traça maman en me donnant la vie, il serait question horrible que de la tuer une seconde fois, parce que ses gènes sont vivants en moi-même et si je décidais de m’euthanasier il serait tuer pour toujours sa génétique, c’est pour ça que je fais face et que je ne quitte pas mon navire, même en danger de naufrager !

Apaiser une souffrance extrême n’est pas violer le serment d’Hippocrate, bien au contraire, c’est de le réaffirmer.

Carmen Florence Gazmuri Cherniak

In, MEMOIRES, ma vie littératurisée du Chili vers la France

Quelques passages du passé et du présent.

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