CARMEN FLORENCE GAZMURI-CHERNIAK

Escritos literarios – críticos, anuncios de nuevas publicaciones, libros editados. Artista-Pintora. Telas al óleo, gouaches y dibujos

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MON PLAIDOYER CONTRE LE PROJET MINISTÉRIEL DE LA POURSUITE DE L’INCULTURE

12 Enero, 2024 (14:17) | Non classé

 

 

MON PLAIDOYER  CONTRE LE PROJET MINISTÉRIEL

 

 

DE LA POURSUITE DE L’INCULTURE

 

 

 

MON PLAIDOYER

CONTRE LE PROJET MINISTÉRIEL

À LA POURSUITE DE L’INCULTURE

Chers Lecteurs,

Je suis terrassée, accablée, mon désespoir n’a pas de limite, c’est le comble.

Le bouleversement qui est le mien est devenu insoutenable dès que j’ai entendu les premiers mots du discours de celle qui vient d’être chargée d’un des ministères qui a la tâche de préserver et sauvegarder pour nous français et aux yeux du monde notre patrimoine et socle de la culture française, or sa maladresse réside dans son imposture en citant notre André Malraux dès ses premières phrases, bien stupidement elle veut se lier de son propre chef à une figure dont elle devrait garder le silence, parce qu’incapable de s’emparer de notre héritage, pour diriger la culture d’un pays il faut des qualités exceptionnelles, être une forte plante rampante ne suffit pas, dans d’autres domaines ces plantes, même venimeuses, montent sans difficulté aucune, la société se charge de leur déplier le tapis rouge aux inférieurs, c’est la marque de notre temps.

Je dois insister sur la tromperie dans laquelle elle veut vous submerger, elle a trahi l’essence du message et du projet malrucien et je vais vous le dire à la fin, quand je fermerai ce bref article.

Il faut savoir que l’espace de la culture est un espace sacré, et cette signification sémantique du sacré lié à l’art a perdu tout son sens originel et de nouveauté, c’est le postulat de George Steiner dans son essai Réélles Présences, « la réelle présence de son absence », et je poursuis ma théorie appuyée sérieusement dans sa thèse, parce que je crois comme Steiner, que ce vide, cette absence, s’accroît avec des nominations étrangères au domaine exclusif des questions de l’Art.

Cette personne ne peut diriger un ministère sacré parce que les choses de l’art lui sont fermement interdites, il faut être née d’une perméabilité singulière pour donner au pays une empreinte perenne et exemplaire , la direction d’un ministère prendra la direction unique de son ministre.

Je lui recommande donc de se taire, de démissionner avant de nous provoquer et d’accroître les dégâts de son ancienne amie, le copinage n’augure jamais des actes positifs pour le pays, et elle devrait suivre la devise suivante :« ce dont on ne peut pas parler il faut le taire », c’est la devise philosophique de Ludwig Wittgenstein, mais je doute fort que ma citation de ce grand penseur lui soit accessible. Passons.

Toute délégation d’un pouvoir entre des mains impropres à la gérance de plus hautes tâches d’un pays comme la France, mettent en péril le pays dans ses fondations, parce que lesdites responsabilités grandioses sont déposées chez des individus de la troisième catégorie ; « des hommes ou des femmes sans qualité » cette légèreté gouvernamentale qui fait preuve de manque d’intelligence, risque de faire exploser les fondations et les canaux qui font passer l’eau des antiques océans et fleuves français messagers des voix pérennes jusqu’à nos jours et pérennes à l’infini, tels que ce message d’André Malraux ; je vous ai promis de fermer cet article avec une exégèse de ses phrases si mal interprétées, Malraux n’a jamais exprimé une intention de vulgarisation de l’Art véritable ni de le faire « populaire » terme abominable ; il a voulu sensibiliser le plus grand nombre et laisser les productions du génie artistique de l’humanité à la portée de quiconque en puisse ressentir ce besoin de perfection, tel que lui-même, adolescent, il fréquenta sa bibliothèque communale, laissant accessibles les productions les plus raffinées, non pour rabaisser l’Art et les citoyens, avec un art de pacotille et kitsch, mais bien au contraire, en faisant l’Art et la littérature des productions accessibles au plus grand nombre, il assura ainsi pour la France une capacité de « sensibilisation » et de faire naître et grandir chez ses concitoyens leurs capacités de compréhension des choses de l’art et de leur donner la clé d’une véritable humanisation.

La mission de l’Art ?

Le sens du mot art ?

«On peut aimer que le sens du mot “art” soit tenter de donner conscience à des hommes de la grandeur qu’ils ignorent en eux.»


André MALRAUX

Préface du Temps du mépris

(1935)

Carmen Florence Gazmuri Cherniak

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