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MORT COLLECTIVE ET MORT INDIVIDUELLE

17 avril, 2021 (02:22) | Non classé

Nadezhda et sa Maman juste avant l’assassinat 2013

 

         MORT COLLECTIVE

                       ET

      MORT INDIVIDUELLE

 

              « La nuit vivante se dissipe à la clarté de la mort »

                               Michel FOUCAULT

                      Naissance de la clinique.

                                       P.163

 

« […] après quoi, il a pu s’enfuir avec les siens dans la montagne où il attend toujours du secours. Je l’approuve. Les martyrs, eux, ne prouvent rien, ce qui n’a jamais empêché leur utilisation à des fins de propagande massive. »

                                                       Philippe SOLLERS

                                                             Mouvement

                                                                 P. 21

A Maman, la créature la plus belle, sensible, musicale, talentueuse, remplie de silence et de bonté que Dieu n’a jamais créé.

 

Chers Lecteurs,

Au regard et à l’écoute des organisations et des collectifs qui se font la publicité ici et là, et qui viennent de se créer pour « protester » devant le gouvernement sur le « manque d’humanité » du personnel hospitalier et des EHPAD vis-à-vis des malades et morts du Covid, je me suis dit, je laisserai passer ces nouvelles, c’est l’heure de la capitulation comme disait Cioran avec tant de sagesse dans la dernière étape de sa vie ; il arrive un moment où la stupidité collective prend une telle ampleur et elle est tellement déplacée dans sa forme et son contenu que leur faire face se transforme non en critique sociétale mais dans une dégradation de l’esprit.

Face à ce type de groupent protestataire collectif que j’abhorre, il n’y a pas de meilleure façon de protester que le retrait et le silence.

J’ai pensé rester en retrait, et en vérité je le reste malgré cet article, si je reviens sur ce sujet ce n’est plus pour mon ancien altruisme stupide, mais à titre individuel, car j’accompli un éternel devoir de mémoire pour ma mère, et pour rappeler que j’ai un excellent SCRIPT -CLARA, prêt à faire film, mon apparent silence garde en soi une dynamite.

Les collectifs réussissent quel qu’il soit leur but, car cette époque ne marche que sur les traces de la masse. Ô combien reste pâle le premier cri de proteste d’Ortega y Gasset, et celui d’Erich Fromm, et la critique sans concession des trois générations de mon Ecole de Francfort, car en France il y a une omerta intellectuelle bien tenue par les sorbonnards, il est interdit de critiquer, interdit d’enseigner des matières qui développent l’esprit critique, les masses doivent être bien contrôlées, c’est bien facile ainsi de les gouverner, même les politiques parlent avec grand timidité, c’est fini l’exposé passionné d’idéologies rêveuses, tout à prit fin, le tsunami des appels collectifs sont écoutés avec des haut-parleurs et visages larmoyants.

Tiens ! C’est seulement maintenant qu’ils sont frappés collectivement par la mort et la sauvagerie du personnel hospitalier que tous écoutent bouche bée, mais « est-ce vrai ? comment est-il possible dans ce merveilleux pays qui est la France solidaire, fraternelle, et n’oublions pas aux valeurs laïques, mais c’est précisément pour cela mesdames, messieurs ! qu’il n’existe  aucun respect pour les morts !!!

Quand en 2013, juste après que quatre médecins-terroristes torturèrent et tuèrent ma mère, lui refusant les soins avec préméditation et circonstances aggravantes, personne ne me donna du crédit, j’ai persisté, et j’ai supporté avec force et ténacité, j’écris un rapport juridique de 300 pages, le suivit un Script encore de 300 pages, et oh combien d’articles j’écris sur les réseaux sociaux ! J’eus mil visiteurs, pour ne récolter que du néant.

La torture et mort individuelle n’intéressa personne, je ne suis pas arrivée à trouver un seul éditeur, aucun cinéaste. « Ce n’est pas la peine. Nous sommes si bien dans notre confort INDIVIDUEL qu’elle se débrouille avec le crime de sa mère, nous faisons confiance dans la médecine française, la meilleure du monde ! Nos médecins sont les meilleurs ! Quelle humanisme, qu’elle performance, applaudissons tous à 20h !!

Tandis que mes voisins parisiens ouvraient les fenêtres, pour applaudir si reconnaissants du personnel hospitalier, moi qui les ai connu dans leur intimité la plus sadique, la plus sordide,  leur vrai visage des criminels,  en signe de deuil éternel, je  fermais à double tour fenêtres et volets car ces horribles applaudissements sonnaient comme des échos mortifères et les ces bruits collectifs me rappelaient les rires sadiques des aides-soignantes, des infirmières qui riaient aux éclats dans le couloir du 5ème étage de médecine, où les « médecins » jetèrent Maman, comme un déchet, pour qu’elle agonise privée du seul sédatif adéquat à son état de manque de soins « le sommeil profond » et c’est sur un lit froid et  dur que sous mes yeux d’épouvantes, ils la laissèrent se nécroser à vif, pendant une semaine.

Applaudissez, réunissez vous en collectifs, c’est maintenant que vous découvrez la sauvagerie hospitalière ?

Et, sept années passèrent, je vous écoute à présent, c’est moi qui resterai dans un silence et un retrait total ; c’est moi qui vous réponds maintenant, débrouillez-vous auprès de votre médecine, de votre personnel hospitalier si compétent, fraternel et solidaire ; c’est à présent que votre souffrance collective vous fait dire qu’ils ne sont « pas préparés pour faire face à la mort » et qu’ils son « inhumains »

Non ! Erreur d’analyse ! Ils sont sadiques, superficiels, arrivistes, sans délicatesse d’esprit, des éléments qui ne devraient pas être où ils sont en train d’occuper un poste qui ne leur correspond point !

La médecine exige un dévouement comparable au sacerdoce, un humanisme et une empathie à toute preuve, une noblesse d’esprit sans pareil, un talent inné pour la pratique de questions médicales de tout ordre, et la possession de cette vertu des plus rares, l’intelligence qu’ils ne possèdent pas, et qui devrait ordonner à chaque médecin de réserver la place de privilège à l’humain et faire tomber « le protocole ». La France privilégie le protocole et l’administration, tandis que l’être humain agonise.

Ce personnel médical français, je l’ai connu en profondeur, j’eus des années pour les connaître comme personne d’autre, les médecins ne sont que des fonctionnaires de la médecine, et le personnel soignant des techniciens que dans leur vie privée, ils font preuve d’une vulgarité des plus tenaces et, la plus crue est celle qui se découvre au sein de tous les hôpitaux publics. Quand j’ai averti, j’ai écrit, et publié, personne n’a crue à ma vérité.

Je vous rappelle qu’il y a eu un médecin TRAÎTRE-TANT et trois « collaborateurs » qui torturent Maman jusqu’à la faire se nécroser à vif soumise dans une agonie atroce, qui dura 8 jours.

Le Chef de Service du 5ème étage, devant le lit où Maman agonisait, il me dit en riant aux éclats :

« Ha, ha, ha… Elle n’est pas toute fraiche votre mère, ah !? Ha, ha ha ! »

C’est un de vos médecins et Chefs de Service !

Le pire des hôpitaux semi-privé d’un des pires arrondissements de Paris.

Mais, qu’importe à la France …C’est fut une mort individuelle…

Oui, c’est fut un assassinat individuel.

Alors, maintenant

Je fais comme Cioran.

C’est l’heure de la capitulation.

 

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

 

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