Vous pouvez contacter Nadezhda Gazmuri-Cherniak
par le formulaire contact du site.

SUPERFICIEL

2 mars, 2021 (10:01) | Non classé

     SUPERFICIEL 

 

Chers Lecteurs,

Il n’est pas nécessaire ni utile de lire les livres de l’essayiste Michel Onfray pour saisir ses intentions et le contenu de « sa pensé », faire la lecture des entretiens qu’il donne pour la promotion presque hebdomadaire de ses essais ou le voir sur les plateaux de télévision, suivant les pas du vedettariat qu’à ses débuts il haïssait, suffisent pour voir ses intentions, elles sont superficielles en dépit de sa prolifique production des livres.

Il fait l’exégèse des maux indiscutables de cette époque post moderne jetant les fautes d’une part à l’islam et d’autre part à la gauche dépourvue de nobles idéaux, ceux qui jadis la firent occuper le pouvoir et faire rayonner tous les idéaux politiques d’une jeunesse qui aspira à « changer le monde » ; principal intérêt des jeunes du contraire ils ne le seraient point. La gauche a perdu sa force et la jeunesse n’a plus d’idéal, certes, mais j’estime que ces deux composantes très négatives sons susceptibles d’être renversées, pour le faire il faudrait une bon dose d’investissement, je doute qu’il y ait des volontaires ; les trouverais-je ?

Les idéaux et les forces motrices de jadis, où sont-ils ? Dissouts dans le néant ? Non, la même dynamique juvénile existe, mais les idéaux, ils ont changé de camp, et non seulement chez les génération actuelles, le plus tragique est d’observer que les générations mûres et professionnelles se comportent comme des jeunes écervelés, suivant extasiés les écrans de leurs portables auxquels ils ont greffés leurs cerveaux et leurs yeux pour ne plus regarder l’être vivant qu’ils ont devant eux, ni les pages des livres qui nous exigent trois éléments que personne de nos jours n’est plus prête à donner : silence, solitude et amour.

Il prétend convaincre la société uniquement par la critique négative des grands piliers qui ont été et qui le restent comme les pôles qui font s’activer l’humanité dans sa part la plus sensible, créatrice et qui l’a hissée vers les sommets de la spiritualité de ce qu’elle avait en elle et qu’elle a su donner en héritage depuis qu’elle existe :  l’idéal politique le sacré et, l’Art, il l’est au même titre que tous les autres parties de la création sinon la plus importante et liée inséparablement su sacré, mais monsieur Onfray ne le nomme jamais.

Ces trois pôles font que l’humanité efface la part inhumaine et bestiale qu’elle possède, revenons à notre Malraux : L’humanisme, ce n’est pas dire : “Ce que j’ai fait, aucun animal ne l’aurait fait”, c’est dire : “Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête .” 

« Donner conscience aux hommes de la grandeur qu’ils possèdent et qu’ils ignorent ».

Oui, monsieur Onfray, critiquer les horreurs politiques et la perversion du religieux, du faux religieux, il nous est facile, nous y sommes submergés de fond en comble, et ô combien des érudits l’ont si bien fait avant vous, mais faire ressortir aux yeux du monde : le beau, le bien et le juste, c’est une tâche très « grave et difficile » nous disait R. M. RILKE et vous ne le faites point.

Et, le devoir et la grandeur de tout intellectuel d’aujourd’hui, n’est autre que de critiquer mais en ouvrant la voie vers une nouvelle articulation des valeurs anciennes qui pour l’heure sont toutes anéanties, ce que vous ne faites jamais, votre doctrine de pensée s’est figée dans une perspective sombre, superficielle et sans issue, donc à l’encontre de l’humain.

Il ne s’agit pas de tomber dans un angélisme béat, ni dans un illusionnisme bête, il est de notre responsabilité de poursuivre une critique féroce et éclairée contre les éléments destructeurs, mais tout en offrant la perspective qui conduise vers la clairière lumineuse, porteuse de la possibilité de création dans les trois champs où l’Homme doit prendre conscience de son individualité, être capable d’opposer à l’indifférenciation un des principaux intérêts des politiques français, « la lutte pour la reconnaissance » AXEL HONNETH, elle implique ce combat contre ce « c’est pour tout le monde pareil », nous sommes tous interchangeables, par l’œuvre néfaste du politique, la politique s’est pervertie elle-même et volontairement dans des slogans meurtriers contre LA PERSONNE et elle a anéanti ses valeurs  anciennes dans la création d’une masse indifférenciée, voilà l’explication de  pourquoi « la gauche » a perdu toute sa crédibilité, et par la faiblesse et stupidité de ses dirigeants s’est dissoute dans une vision de suprématie du collectif, elle lui est revenue comme un boomerang qui l’a frappée et qui a été son pire ennemi.

Il est nécessaire de poursuivre notre critique féroce tout en offrant la voie salvatrice pour que l’humanité redevienne à parfaire la construction de sa personne dans la parfaite connaissance de son individualité, dans le développement de son esprit, où le religieux porte en lui les composantes qui effacent chez lui la barbarie innée chez d’aucuns.

Il est impérieux de redonner la connaissance sans dogmatismes, le sacré dépouillé de perversion, le politique articulé sur des nouvelles bases.

Ce que monsieur Onfray est incapable de donner, il fait sortir la partie la plus odieuse et prostituée du faux religieux, de ce qui est son opposé, ne montrant que des sauvages qui se sont servis du fait religieux pour le prostituer, ce qui font les terroristes, les principaux actants de la perversion de l’islam et ce qu’avec une habilité hors pair il fait recours à la ruse très bien construite et mise en œuvre dans ses essais et déclarations, Monsieur Onfray ne le dit jamais la vérité; il utilise l’ignorance sociétale, pour avec préméditation occulter avec soin, ce que l’islam est dans son essence, pour le salir et le DÉNATURER, le montrant à la société comme la raison de notre chute ; il est si facile et superficiel d’être de la sorte un  « intellectuel » !

Il monter l’islam comme  déformé et la source des maux sociétaux à l’aide de l’action terroriste mondial, c’est ainsi qu’il fait la promotion facile de ses livres et convainc tous les ignares qui voient en lui le sauveur de l’humanité, car astucieusement il exploite les action barbares aux fins politiques, or pour y parvenir il ne faut surtout pas développer le positif, il faut essentiellement montrer à la société ce qu’elle attend avide : qu’on lui chante la haine à l’aide de hautparleurs, haine pour laquelle Pour aller à instinctivement elle est toujours prête à prête à exprimer.

La haine est le contraire de la vrai pensée religieuse ! Or un athée, a-t-il le droit d’imprégner de néant l’humanité entière ? L’athéisme laisse une dalle étanche qui interdit toute pensée créatrice, Monsieur Onfray peut poursuivre à l’infini son écriture, une chose est certaine, il ne contribuera pas à sauver l’humanité ni par les éléments qui ouvriraient la voie d’une pensée créatrice personnelle ni par la possibilité d’un éclairage philosophique individuel, ce qu’il propose c’est une voie unique :où l’on le suit vers le néant ou l’on est en perdition.

La fondation renouvelée des  valeurs politiques en vue d’une nouvelle articulation du socialisme  c’est en lui que je porte de l’espoir et auquel je crois, tout comme dans l’enseignement de nouvelles théories qui refassent resurgir l’Art,  sont les piliers qu’il faut promouvoir, exalter et donner comme les socles salvateurs qui  seront pour  l’humanité, je ne peux pas en douter, le rempart contre les  actuelles et nouvelles barbaries qui sont aux aguets pour attaquer ; il faut que l’humanité fasse les ré-trouvailles de la vraie connaissance, il faut refonder le politique renouvelé sur des nouvelles articulations philosophiques et sociologiques et, il faut faire redécouvrir le don du vrai et vivant du religieux et de l’Art ; qui sont tous réunis, les piliers essentiels pour arriver à une reconstruction de l’humain heureuse et salvatrice.

 

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

 

          

Write a comment

You need to login to post comments!