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VENGEANCE? NON! JUSTICE! ART-MYTHOLOGIE-RELIGION

16 septembre, 2020 (10:22) | Non classé

 

 

    VENGEANCE ? NON !   JUSTICE !

 

               ENTRE LA GRÈCE ANTIQUE

                                    ET

               LA SENTENCE BIBLIQUE

             « Œil pour œil, dent pour dent »

                      Exode 21, 23, 25

I PARTIE : « ŒIL POUR ŒIL, DENT POUR DENT »

 

STABAT MATER

Chers Lecteurs,

L’Art est le seul à nous donner les réponses et la catharsis nécessaire.

Le mois d’octobre s’approche…

En octobre 2013, j’ai fut jetée aux ténèbres de l’horreur, par le Médecin Traître-Tant qui m’a tué Maman lui refusant les soins d’urgence et la laissant se nécroser à vif pendant 8 jours sur un lit froid et dur d’un hôpital parisien, où ses amis et complices finirent de l’achever sous les rires du Chef de Service qui se moqua de son agonie.

A différence du film, Mise à mort du Cerf Sacré, cet assassin n’a pas commis de faute médicale, un gastroentérologue m’a dit : « quel âge a ce médecin ? Plus de quarante années d’expérience ? Elles ne laissent aucun doute qu’il savait ce qu’il faisait : « il a laissé en retrait ce qui sait un étudiant de médecine de première année », il m’a dit.

Il avait l’obligation d’exécuter son savoir médical et il aurait dû emmener aux urgences votre mère ipso facto ! »

Le « Médecin-Traître-Tant » l’a laissée sans soins de manière diabolique pour une raison bien à lui, bien réfléchie de la tuer, l’infarctus de Maman lui est arrivé comme l’aubaine qu’il attendait pour la tuer.

C’est ainsi que finit mon parcours parisien. Ce Paris adoré dans ma jeunesse fut le lieu de l’horreur, mon rêve pictural finit massacré dans la torture et mort de Maman entre les griffes d’un Traître, la traîtrise est connue…Nous avons reçu en héritage les mythes grecs et les sentences bibliques ; parce que le socle de notre civilisation est ainsi construit, George Steiner le dit… nous sommes partagés entre la Grèce antique et Jérusalem.

J’ai fut le Témoin Oculaire qu’aucun petit avocat n’a voulu utiliser comme preuve criante de la faute médicale intentionnelle, préméditée et avec les fameuses « circonstances aggravantes » ; que puis-je demander ? Rien. Ils ne sont pas connaisseurs de tragédies grecques, ils connaissent à peine le Code pénal. S’investir corps et âme pour nous défendre ? Revenez sur terre ! Il faut décliner les aspirations sublimes d’absolu, laissons-les uniquement pour l’Art, les petits êtres quand bien même il se disent « professionnels » ne vous suivront jamais dans votre chemin de justice et perfection, il n’y a que se réfugier dans l’Art. Et, la religion ? Elle exige le pardon, pardon impossible, déplacé, il serait la torturer et tuer une deuxième fois. Je ne pardonne point, mais je continue mon chemin de désolation sans faillir, et profondément religieuse et bien plus insérée dans l’absolu à tout instant que ceux qu’hypocrites se disent religieux dans la pratique superficielle et kitch.

Le sentiment religieux est pratique quotidienne dans l’absolu, il s’agit de faire acte dans notre vie les Écritures, il doit exister un accord entre le texte sacré et la vie qui le fait vivant, et sans cesse renouvelé tous les jours ici-bas. Cette pratique du religieux se fait dans le silence et le secret de notre vie intime. Pas de public. Absence de spectacle mondain.

Avez-vous demandé à la victime si elle pardonnerait ses bourreaux ? Je connais Maman, elle n’aurait jamais pardonné la souffrance indicible que le Traître et ses complices l’appliquèrent, jamais.

Ils séparèrent de leur main assassine notre binôme sacré qui dura 59 ans et sept mois dans son ventre.

La victime par ricochet que je suis, n’a pas besoin d’apaisement par l’anéantissement de l’horreur dans un baume trompeur de douceur, tandis que la souffrance Maman durera jusqu’à la fin des temps, et par-delà la fin des temps où je l’accompagnerai toujours.

J’ai récupéré Maman entre mes bras, après huit spasmes d’étouffement, quand la nécrose qui dura huit jours monta aux poumons, résultat final d’agonie atroce et indicible sans aucune assistance, l’étouffement donna le coup de la fin vers le Néant. Vers notre Néant où nous sommes ensemble.

Sans la quitter un un seul instant de son agonie, j’ai récupéré Maman tel que les cadavres qui entraient dans les fours crématoires, c’est l’image parfaite de la métamorphose de son corps de porcelaine en cadavre. Les « médecins-bourreaux » transformèrent le lit du 5ème étage de médecine en cercueil ouvert. Son corps souffrant devenait cadavre lentement sous mes yeux terrifiés, Maman privée de sédatif intentionnellement, quand c’était le sommeil profond le seul moyen d’apaiser sa souffrance. Jetée comme un déchet, sur le lit, dépourvue de tout, comme un animal, même pas un un vétérinaire devant un pauvre bête condamnée n’aurait agi avec une tel sauvagerie criminelle.

J’ai pris Maman, dans mes bras dans son dernier souffle, incrédule que j‘étais, comment la faire revenir et revivre ?

Elle était un squelette mort dans mes bras. J’avais préparé un linceul, je l’ai voulu comme celui du Christ. J’ai rajouté un nouveau dans la dernière inhumation.

Face à ce crime, démunie, en souffrance, interdite d’appliquer les armes juridiques et de l’aide des représentants de la « justice », je me suis tournée et fait appel au seul moyen de création et de défense que Dieu m’a donné, l’Art, et, une arme millénaire est venue à mon secours, j’ai consulté l’oracle, la tradition grecque et les textes sacrés sont venus à mon aide :  j’ai jeté mon anathème au faux « médecin Traître-Tant », assassin de Maman :

Il sera puni pour son meurtre et la punition l’atteindra tôt ou tard à lui et à toute sa descendance, de génération en génération et jusqu’à la fin des temps. « Œil pour œil dent pour dent « 

La sentence biblique a été soumise à une fausse exégèse, il ne s’agit pas de la vulgaire « vengeance, » mais de l’application de la peine conforme au délit, rien de plus exact, juste et explicite.

Ne déformez point la sentence biblique.

Je n’ai pas eu de justice ici-bas…

Ils seront punis et la punition leur persécutera à eux et à toute leur descendance, de génération en génération et jusqu’à la fin des temps.

Par-delà la fin des temps…

 

In memoriam de CLARA, Maman.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

II PARTIE :

Critique du film Mise à mort du Cerf Sacré.

 

 

 

 

 

 

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