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CLARA

12 novembre, 2018 (10:33) | Dénonciation politique | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

CLARA ET NADEZHDA JUSTE AVANT L’ASSASSINAT  2013

CLARA TOILE A L’HUILE DU PEINTRE HERNAN GAZMURI

CLARA

ASSASSINAT DE CLARA

SOUS LES RIRES DU CHEF DE SERVICE Z.

CLARA, la Maman, veuve du peintre Hernán Gazmuri, âgée et invalide, mais en bonne santé, de retour d’une promenade avec Nadezhda subit un infarctus en octobre 2013 et se voit refuser les soins avec préméditation avec des circonstances aggravantes et devient La Cible entre les griffes du docteur Traître-Tant et le Chef de Service Z.
Elle est torturée, privée de soins et de sédatif se nécrose à vif pendant trois jours dans une longue agonie sous les rires du docteur Z.

Peut-on être assassiné en France par refus de soins et devenir la Cible entre les griffes des faux médecins ?
La France, pays du jeunisme, punit l’amour filial exprimé dans l’absolu, la vieillesse, et le handicap.

Le binôme mère-fille est destiné à être puni…Elles sont attrapées entre les griffes du docteur Traître-Tant et une mafia de médecins qui en catimini torture et tue à l’hôpital D.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

CLARA
Script d’après le livre du même titre.

LE FEMINISME EN ECHEC ABSOLU

6 novembre, 2018 (20:09) | Dénonciation politique | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LE FÉMINISME

EN ÉCHEC ABSOLU

« […]Nous sommes les aventuriers de la terre. A tout instant notre vie est traversée par les tensions qui constituent l’aventure. Mais, c’est seulement quand celles-ci sont devenues si violentes qu’elles se sont emparées de la matière sur laquelle elles s’exercent, que l’aventure existe.[…] Elle n’est assurément qu’un morceau de l’existence parmi d’autres, mais elle fait partie de ces formes qui, par- delà leur simple participation à la vie et toute la contingence de leur contenu particulier, ont la puissance mystérieuse de faire sentir en un instant la somme entière de la vie comme leur accomplissement et leur support qui ne serait là que pour les réaliser »
George SIMMEL
L’individualisme moderne
In, Philosophie de la modernité
P.325

Chers Lecteurs,

Plus d’un siècle nous sépare de la pensée philosophique de George Simmel qui a tant ouvrée pour l’analyse et la compréhension profonde de la féminité, de sa place sociétale et qui a enfin établi très lucidement la différence entre masculin et féminin. La valeur et la portée universelle de ses idées n’ont pas été supplantées depuis par une égale lucidité courageuse, et si nous les ressortons à présent avec l’ensemble des outils philosophiques que sa pensée nous apporte pour une élucidation des enjeux sociétales d’aujourd’hui, nous pouvons affirmer sans contrainte qu’elles sont d’une modernité effarante et que ses idées n’ont perdu en rien la trace de la nouveauté de son époque et l’ensemble de ses découvertes en faveur des femmes sont encore et le resteront à tout jamais d’une modernité immuable. Lire l’article « La théorie simmélienne de la modernité » de David P. Frisby.
En ce qui concerne les enjeux sociétales d’actualité, l’un des essais les plus remarquables sur les signes de la modernité et les différences entre masculin et féminins, les contraintes dues aux inégalités, le restera d’actualité encore longtemps, vue la lenteur de la justice à remédier les injustices dans le monde du travail et les outrages dits de caractère « sexuels » dont les femmes se déclarent « victimes », raison pour laquelle il est obligatoire de signaler parallèlement aux dénonciations qui ont toute la légitimité d’être posées devant les tribunaux.
Aucune femme qui se respecte va tolérer des outrages, ni céder face aux menaces, sous prétexte quelle est menacée de perdre son emploi. Il y a une loi et c’est aux femmes d’exiger le respect absolu. Prud’hommes se trouve au premier rang et il est est dans l’enjeu juridique et judiciaire la partie prenante avec grande  efficacité.
Face à un outrage ou il vaudrait mieux dire face à toute tentative d’outrage, humiliation et contrainte, toute femme consciente de sa condition, aura le réflexe immédiat d’une gifle suivie d’une dénonciation devant un Tribunal, les deux ensemble feront l’affaire et contribueront conjointement aux plaintes à stopper les abus des directeurs et patrons abusifs.
Or, si cette méthode de défense reste dans la théorie et jamais opérationnelle dans la pratique, l’égalité des sexes est une pure création mentale. Il paraît que l’égalité entre les deux sexes n’existe point, car la femme féministe se voit désemparée face aux abus et a besoin des lois.
La participation active de la femme dans la société, exige qu’elle aille de pair avec une législation qui soit en mesure de « les protéger », les composantes d’ordre juridique qu’elle réclame se sont mis en évidence par le moyen des productions dites « littéraires » que surgissent copieusement dans la société française, elles méritent que nous lui accordions un temps de réflexion pour écrire un article critique.
Ces écrits féminins participent d’une même platitude insérée dans un contenu profondément médiocre, et dans la forme tous ces récits participent d’une mêle absence de tous les éléments qui sont de rigueur dans la construction d’un corpus littéraire sérieux.
Les féministes se sont abstenues de revoir leurs anciens « combats » il n’y a pas de remise en question d’elles-mêmes devant la société.
Il se répète à l’infini les principes obsolètes de leurs précédents « combats », elles ont greffé avec la même attitude des « guerrières » les difficultés qu’elles disent subir dans un monde qu’elles jugent hostile pour concrétiser leur épanouissement, et encore et encore est dénoncé cette société arbitraire qui octroie toute la place aux hommes pour exercer une domination étouffante et malsaine mise en œuvre surtout dans le monde politique où sont sans conteste partie active les hommes, leurs adversaires.
Aucune femme vraiment « professionnelle » ne va supporter que son action politique se voit amoindrie par un collègue, ses capacités et ses aptitudes, sa maîtrise du savoir doivent de par leur force de conviction, faire jaillir le respect inconditionnel en leurs collègues hommes, si un outrage s’est fait manifeste, la femme doit savoir dans quel terrain elle a voulu combattre d’égal à égal, ne soyez donc pas surprises d’un échec dans la mise en épreuve, la force requise pour savoir résister n’a pas été satisfaisante, la force nécessaire pour le combat politique vous a fait défaut, or inutile de poursuivre, ne pleurnichez pas dans la place publique, nous sommes occupés des choses sérieuses, vos plaintes gemissantes nous fatiguent !
Vos adversaires doivent se moquer de vous à juste titre, très mauvaise manière de prétendre à l’égalité.
Je dois les nommer «  adversaires » suivant le respect lexical qui leur est propre, car si elles d’auto-qualifient des « combattantes » force est de constater qu’elles désignent par avance un « adversaire » et il est indubitablement le monde masculin, les hommes.
Poursuivons.
La partie juridique est simple, elles réclament une réponse juridique établie par un changement radical en matière de droit lequel par le moyen d’une législation claire, soit accessible à tous, une sorte de guide opérationnel qui les octroie la protection qu’elles méritent et que selon leurs avis, leur fait défaut à présent, à savoir les attaques recourants à leur condition de femmes sans défense et prises au piège dans leurs relations conjugales, de concubinage ou de femmes pacsées, ensuite, elles réclament une législation qui les protège des abus citadins, des outrages sexuelles dans la ville, des abus dans le monde du travail, rempli d’injustices où vient se rajouter l’éternelle pratique mal nommée « droit de cuissage » définition controversée et remplacée par « des abus sexuels » dans le monde du travail, pour lequel ; existe déjà dans le Code pénal des sanctions applicables à ce délit, et pareillement dans le Code du travail, pour rappel :
Article L1153-2 et suivants du Code du Travail et du Code Pénal, l’Article 222-33 où il existe déjà des sanctions sévères pour les dit délits sexuels, allant jusqu’à de 3 ans d’emprisonnement et 45.000€ d’amendes en cas d’acte d’abus sexuel avéré.
Au simple analyse de toutes leurs revendications, personne ne peut contredire un fait confirmé qui reste au centre même de leurs combats, les femmes ne son en rien l’égale des hommes parce que ces demandes pressantes les laissent comme des êtres faibles qui nécessitent des lois pour les protéger, et sur ce point seulement, elles ont entièrement raison !
Le problème se pose dans la contradiction de fond qui proclament les féministes, cette contradiction, elle est d’autant plus déconcertante face aux revendications qu’elles exigent, elles sont déjà dans les textes de loi, pour protéger la fragilité féminine bien éloignée de leur leur supposée égalité de la condition féminine à celle de l’homme !
Si je me réclame l’égale de l’homme, (ce n’est pas ce que je formule bien au contraire) la nécessité des lois qui me viennent en aide ne seraient pas une nécessité. C’est précisément parce que je ne suis pas l’égale de l’homme que des lois de protection de ma fragilité innée doivent exister pour me protéger et me laisser à l’abri des abus.
Si je constate des inégalités sociétales qui se confirment en matière de droit et que je mets alors en évidence ma fragilité, et qu’en même temps je me réclame du tout point de vue, l’égale de l’homme, un minimum d’exercice de la pensée rationnelle laisse en évidence une formulation idéologique erronée, insupportable parce que sans fondement philosophique. L’intelligence, la pensée rationnelle ne supportent pas ce type de déraisonnement arbitraire.
Ensuite, les féministes exigent une empathie sociétal qu’elle se chargent fort bien de renouveler au jour le jour par tous les moyens offerts par les nouvelles technologies, et s’offrent en spectacle comme les éternelles victimes des hommes et l’on suppose qu’involontairement, laissant de manifeste une abyssale différence entre les sexes, ôtant dans leur démarche toute forme de pouvoir féminin.
Or, si je suis consciente de ma différence tout d’abord biologique qui entraîne une profonde différence psychologique, je ne peux pas être « féministe »
Et, si je me déclare face au monde et devant les Hommes au sens générique, comme être sensible, sans défense, et abusée par des lois défaillantes et, ou pire, manquantes dans les Codes de droit et, par la même occasion placée en qualité de victime des abus sociétales dans le monde du travail, tout comme dans les multiples formes de relation de couple, je ne peux pas non plus me déclarer féministe.
L’intelligence ne supporte pas les contresens.
Les abus dans le monde du travail rempli des inégalités confirmées ne sont pas à cette époque une affaire de sexe, elles ne sont qu’une partie caduque de la jurisprudence qui n’a pas été réévaluée à la lumière des changements radicaux qui se sont produits depuis le temps de leur rédaction et des nombreux fait juridiques ont fait jurisprudence, la femme est entrée pleinement dans le monde concurrentiel du travail, cette entrée n’est pas allée de pair avec les changement des articles de loi qui devraient être revus et modifiés en faveur des femmes. A l’époque de leur rédaction les femmes n’étaient pas une partie active au sein de la société, et la France est l’exemple de l’attachement radin à l’immobilisme, tout doit rester immodifiable jusqu’aux limites du danger extrême tels que les bâtiments insalubres en train de s’écrouler en donnant l’exemple d’une horripilante vétusté jusqu’à provoquer la mort et laisser les hommes ensevelis dans les décombres de l’irresponsabilité et de l’inertie.
Cette vétusté de la pensée dans tous les domaines de la création va de pair avec une ville incapable d’aller de l’avant et de se moderniser, la ville est le reflet des personnes qui la construisent et qui l’habitent.
La révision des textes de loi et la restructuration de la législation est une affaire exclusif de droit, une fois que ce changement sera fait, la polémique sera dissoute pour les affaires non élucidées et en attente, et aucune trace de « combat féministe » n’aura raison d’être, la preuve est que ce faux « combat » ne doit pas se nommer féministe, mais tout simplement « citoyen et républicain », il doit obéir à une demande citoyenne sans composante sexuelle. Exiger une égalité juridique, sociétale est une exigence citoyenne et non féministe, que je soie femme, n’entre dans le texte de loi que comme une demande de mise à jour dans les Codes de loi qui me laissera libre et en égalité face à la loi, en égalité face à l’autre composante de  l’humanité qui est mon contraire, et non « mon adversaire » qui est l’égale de moi devant la loi et différent en toutes les autres composantes humaines.
Je ne suis pas féministe dans le sens où se réclament toutes les femmes, j’exige les mêmes revendications dans le monde sociétal et les mêmes changements et de mises à jour dans les textes de loi sans pour autant me rallier à aucun « combat des femmes ».
Ma demande d’égalité devant la loi est une demande exclusivement citoyenne.
C’est depuis qu’on a eu accès aux formations supérieures, et que l’on exerce une profession que nous sommes une partie active dans le monde du travail et que nous participons comme le citoyen Homme à l’enrichissement de la nation, nous devons bénéficier des mêmes garanties. Cela va de soi, le présenter comme un « combat féministe » est absurde, il s’agit d’un faux problème, car il est tellement évident que les textes de loi doivent être revus au bénéfice de l’humanité composée d’hommes et des femmes indistinctement, et conjointement, si les autorités avaient le bon sens d’y mettre le soin intelligent d’en remédier, il y a fort longtemps que la législation se serait modernisée en allant de pair avec l’action des femmes au sein de la société, tout en évitant ces diatribes absurdes de« combat féministe »
La mise à jour des lois existantes pour l’heure caduques, tout comme la création des lois inexistantes au bénéfice de la création féminine et de l’exercice du travail des femmes cote à cote avec les hommes, est essentiellement une affaire de droit et en rien participent des éléments à caractère sexuel, une revendication dont je me réclame également sans être en rien « féministe » mais absolument «républicaine et  citoyenne ».
George Steiner éclaire définitivement le faux problème si mal compris du féminisme dans son essai Passions Impunies, nous sommes les héritières, et je me revendique d’être une heureuse et orgueilleuse héritière des découvertes de la culture universelle faite exclusivement par les hommes !
Mesdames, vous devriez le reconnaître en vertu de la vérité philosophique dont vous vous réclamez d’être les maîtres de vos destins et de votre pensée.
La culture universelle est faite par les hommes, et Steiner et Simmel nous le disent, deux choses me semblent essentielles sorties de la pensée de Steiner : aucune symphonie et aucun théorème mathématique n’a été crée pas des femmes. Selon Steiner, une raison secrète s’abrite dans leur ventre(certes) et ajoute, le seul domaine où les femmes excellent est dans le domaine artistique, mais il faut préciser que l’Art n’a pas de sexe, or, il est opportun d’inclure les femmes comme expertes dans ce domaine qui est par essence asexué, mais en précisant parallèlement que l’Art par son spécificité même, celle d’être asexué, il reste à la marge de cette polémique.

L’AMOUR

Il apparaît dans leurs écrits le désordre le plus absolu, les multiples et criantes contradictions qui plaident en défaveur de leurs théories.
Pour en finir, il est omniprésent le sujet sur l’amour et les sentiments, il est le socle de toute la polémique bien cachée entre les subterfuges d’un récit consacré à mettre en exergue leurs formations et leurs indubitables expériences professionnelles ;elles ne cessent de se regarder devant le miroir aux reflets aveuglants de leur inépuisable vanité, nous sommes conviés à cette féerique célébration de leur féminisme ostentatoire.
Pouvez vous imaginer par une seule seconde, qu’un homme, un viril exposant de cette espèce affaiblie, je parle d’un homme véritable bien entendu, se mette à écrire un essai pour se plaindre publiquement que sa femme, sa compagne ou sa maîtresse, l’a quitté pour un autre plus jeune, plus beau et plus intelligent ?
Las productions mal nommées « littéraires » des femmes « féministes » ne sont qu’une mise au point publique de leur humiliation de leur « condition féminine » outragée par les hommes qui les ont abandonnées !
Or, quelle culpabilité pourrait-il avoir dans le fait mystérieux de cesser d’aimer ?
De quel droit réclament-elles un amour inconditionnel et éternel ?
Si vous vous dites libres en égalité absolue de pratique sexuelle, l’abandon ne doit pas vous infliger les affres insupportables d’un désamour bien démodé et moyenâgeux !
Mesdames, soyez alors égales à l’homme, soyez viriles mesdames, ne vous plaignez pas publiquement de vos amours malheureuses, vous n’êtes pas à la hauteur de Bérénice, parce qu’une magnifique et somptueuse création littéraire d’une vraie femme aux antipodes du féminisme !

« Jugez de ma douleur, moi dont l’ardeur extrême,
Je vous l’ai dis cent fois, n’aime en lui que lui-même
Moi qui, loin des grandeurs dont il est revêtu
Aurais choisi son cœur et cherché sa vertu. »

Sachez choisir, l’hybridité d’une femme faite à la figure de Bérénice, et criant aux féminisme est grotesque.
C’est elle seule, cette création féminine faite littérature par Racine, la seule figure qui a le droit de crier les souffrances du désamour dans la place publique.
Vous mesdames féministes il vous est conseillé le silence.
« L’amour ne se commande ni ne se décommande pas » dit Marsil Ficin, lui, la figure la plus éminente de la Renaissance italienne qui fait l’éloge de l’amour absolu et qui a christianisé Platon…lui le seul qui a su mettre en exergue l’amour absolu aux limites du crédible pour la pensée moderne de l’amour, où c’est Simmel précisément son plus profond contradicteur philosophique en philosophie de l’amour, car Simmel a élaboré une théorie sur l’Amour Moderne qui est dépourvu de toute composante platonique, mais profondément rationnelle depuis ses fondements jusque la totalité de son développement. Tout l’idée philosophique de Simmel sur l’amour et la conduite des sexes par rapport à cette idéologie est mise en ouvre par le moyen d’une analyse juste, équilibrée et rationnelle.
[Pour avoir rédigé ma thèse de doctorat sur le message romanesque de l’amour absolu dans l’ouvre d’Ernesto Sabato, l’étude de la pensée Ficin et de Simmel servirent d’armature philosophique où j’ai développé ma thèse, sujet déjà bien dépassé par d’autres préoccupations existentielles.]
Il faut établir comme vérité absolue que la littérature de fiction est par essence une transfiguration de la réalité, donc un pur « mensonge  littéraire » où les cris des désamours n’a de la valeur que par leur essence fictionnelle. Combien de fois se suicide et meurt d’amour le poète dans ses vers enflammés, pour ressusciter mille fois dès que l’acte écriture est accompli et, qu’ une fois terminé sa page et posée sur sa table de travail, il revient à la réalité.
Comme le dit si bien Ernesto Sabato « la différence entre le fou et l’artiste est que l’artiste sait revenir de sa folie »
L’écriture des femmes féministes et de surcroît essayistes, reste figée dans un état de folie et absentes de toute tentative de transfiguration de la réalité, c’est pourquoi ce type d’écriture revendicative est un échec absolu. Elle n’est ni mensonge littéraire sublimé et purement fictionnel ; ni une œuvre à sujet strictement juridique, ce qui serait pour l’heure une contribution sérieuse et bienvenue par ces temps troubles.
On peut les ranger entre le type de production écrite qui a été assimilée aussi à la « littérature », je parle de l’avalanche d’essais et des témoignages de type journalistique, ce genre d’écrit n’est point de la littérature  dite sérieuse.
Nous sommes devant l’éternelle polémique qui divise les théoriciens en deux camps irréconciliables, moi je reste avec la théorie de Dorrit Cohn : il n’est littéraire que la création romanesque où les éléments de fiction sont exposés jusqu’au paroxysme. Les meilleurs exemples pourraient être Kafka et Giorgio Manganelli. La littérature nordique, tout particulièrement l’islandaise est prolifique en exemples depuis le Moyen Âge à nos jours.
L’opposant à la théorie de Dorrit Cohn est Wlad Godzic qui accorde à tous les autres type de création écrite quel qu’elle soit, la capacité et le droit d’entrer dans le monde exclusif de ce que l’on nomme « littérature ».
Sa théorie et ses analyses exposés pour justifier sa thèse nous paraissent fausses, elles ont laissé la voie ouverte à la banalisation de la création littéraire par antonomase fictionnelle et qui n’est autre que la mise en ouvre par l’artiste, poète et écrivain, d’une volonté consciente de créer un monde de pure fiction en dehors de toute réalité factuelle, il s’agit donc de mettre au service de la « création littéraire mensongère » tous les procédés dont il dispose et qui sont propres à l’Art littéraire, essentiellement fictionnel. L’art littéraire n’est pas à la portée de quiconque se propose d’écrire, dénoncer, ou témoigner.
La littérature n’a aucune mission de catharsis, ni de purge psychologique, cela serait démolir l’art littéraire à une bien pauvre chose et aux fins utilitaires.
La guérison de leurs traumatismes devraient-elles les entamer devant les psychiatres, conseillons aux femmes féministes de s’ écarter de l’espace littéraire.
Le phénomène de l’écriture sérieuse reste un monde à part, sans aucune attache à la réalité.

FRAGILITÉ PSYCHOLOGIQUE EFFARANTE

Notre différence biologique va de pair avec notre différence psychologique avec les hommes, nos chers contraires et jamais nos « adversaires » c’est ainsi que je formule ma thèse d’ « anti-féministe » mais de citoyenne indépendante, partisane indéfectible du droit, de la loi.
Les témoignages des femmes féministes, ne sont pas de la « littérature », leurs tristes publications ne feront jamais d’aucune d’entre elles des « artistes-écrivains » et leurs intimités mises en lumière dans l’agora, ne sont qu’une preuve indubitable d’une criante infériorité d’intelligence accompagnée d’une auto flagellation, qui doit être interprétée comme autopunition virant au psychodrame, une mise à nu contradictoire qui fait preuve d’une fragilité psychologique désolante, totalement à l’opposé d’une improbable supériorité féminine.
En se réclamant partisanes de la « transparence » elles ont l’intention de nous obliger à lire leurs revendications amoureuses personnelles qui ne sont pas d’intérêt public, les secrets d’alcôve ne nous intéressent point, ils doivent rester dans le terrain secret de leur intimité, ils violent de leur propre plume l’espace secret qui les appartient, il n’y a pas d’outrage masculin dans leur démarche, ce sont elles-mêmes qui se couvrent de ridicule face au monde, et si des hommes manquent de virilité, si des hommes indélicats ont manqué à leur condition chevaleresque vis-à-vis d’une femme, il faut savoir qu’une vraie femme ne se trompe jamais, elle optera toujours par le silence, non par la mise au point de ses frustrations faites écriture.
Il y a dans ce type d’écriture la marque d’un honteux règlement de comptes d’ordre privé, essentiellement intime fait d’un étalage de leurs amours malheureuses qui ont un caractère logiquement déplacé, parce qu’exposées dans la place publique.
Il faut qu’elles sachent que leurs intimités ne sont pas d’intérêt public, car ils sont des faits d’ordre sentimental exclusivement personnels et racontés dans des récits sans transcendance et qui n’ont pas été « transfigurés » en littérature, mais qui sont en somme une dégradation et dévalorisation de la condition féminine dans l’Agora.
Un conseil, n’oubliez jamais les héroïnes grecques, leurs cris devant la place publique sont éternels parce que des revendications à composantes sacrées, n’oubliez pas Antigone qui se battait pour faire respecter les lois non écrites, son écho reste éternel jusqu’à la fin des temps, Bérénice attrapée dans un amour absolu et tragique mis en dérision par la raison d’État.
Ces auteurs (des hommes!) surent mettre de l’avant non des revendications personnelles, mais des grands sentiments et des conflits humains universels sublimés, transfigurés, travaillés comme des sujets littéraires avec une claire intentionnalité esthétique et mis en lumière par des procédés essentiellement littéraires d’une portée universelle.
Les petites humiliations féminines devraient passer par une processus de création très élaborée pour avoir le droit de se hisser en concurrence avec les grandes productions littéraires, toutes des productions faites par des hommes de toutes les époques et doués d’une maîtrise parfaite de leurs moyens de création, et qui sont entrées par la grandeur de leur suprême intelligence masculine dans le patrimoine littéraire universel.
Mise à part la raison ontologique acquise de par ma naissance et qui me définit, en vertu de laquelle je me réclame d’être uniquement et absolument Femme, viennent s’ajouter des composantes d’ordre culturel, des plus sérieuses, qui me laissent incapable de réclamer l’égalité.
Je suis une héritière des acquis de la culture universelle, héritage essentiellement masculin, mon maître en peinture, mes maîtres en questions littéraires et philosophiques furent des hommes que j’admirais, il est la raison capitale qui explique pourquoi je n’ai jamais été féministe, je ne le suis pas et je ne le serai jamais.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LE BILAN DE FAILLITE DE REGIS DEBRAY

29 octobre, 2018 (01:39) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

LE BILAN DE FAILLITE

DE RÉGIS DEBRAY

UNE GRANDIOSE LEÇON ONTOLOGIQUE

«[…]  Au point d’oublier que c’est le partage d’un même passé plus que d’un même espace qui peut convaincre notre espèce de faire un seul peuple[…] D’où vient qu’une vivante communauté a toujours besoin de monuments aux morts[…]Les morts obligent, et l’ancêtre donne du pep. La chine et le Japon en regorgent: autel et bâton d’encens y trônent à domicile, ce qui ne ferait pas de mal à l’Européen Yes we can. »

Régis DEBRAY
Bilan de faillite
P.50-51

Chers Lecteurs,

Je ne perds pas mon temps qui me fut enseigné comme abstraction précieuse inéluctablement, attachée à mon moi et pour cette raison réduite à ma pauvre et fragile existence que j’ai eu la volonté de ne pas le gaspiller, la lecture est une activité exigeante que je ne jamais prise à la légère, je choisi mes auteurs et mes livres.
Premier point fondamental dans ce message universel écrit en pleine époque d’un nouveau « Crépuscule »,et non en état d’extinction comme le prédisent vaniteusement d’aucuns, mais encore une fois faisant avec assurance son passage cyclique au stade crépusculaire par lequel notre civilisation a maintes fois passée et a su se régénérer, car il n’y a pas de culture ni de civilisation sans assisses en traditions et la transcendante religieuse, est indubitablement une source propice à régénérer des élans créateurs contre la décadence et pour la renaissance d’heureuses réhabilitations se succédant par le temps qu’on le veuille ou non, ce sont des forces de l’esprit porteuses des plus grandes créations esthétiques et éthiques, ces « Réelles présences » reviendront, elles ne se laissent pas tarir.
Il m’a fallu faire abstraction des entretiens de la pire qualité où c’est toujours la même présentatrice qui figure ça et là accaparant tous les projecteurs du net, que voulez vous, c’est celui qui offre les tribunes le seul coupable…
Il est de même pour la radio où c’est en posant des questions superficielles et s’appuyant sur des longues citations de l’écrivain, que l’émission se construit évitant ainsi par incapacité endogène et neuronale d’entamer un dialogue profond sur son livre, ce que la stature de l’auteur exige, enfin mis à part cette nécessaire recherche que j’ai du entamer pour avoir un aperçu vivant de l’auteur, car je ne néglige pas les avantages de l’image que je suis sortie déçue des entretiens et qu’en revanche je suis entrée de fond dans l’espace littéraire d’où sortirent ces réflexions bouillonnantes que je vous délivre faites commentaire d’un livre qui a provoqué en juin dernier des nombreux articles et des entretiens diffusés sur le net.
Il faudra me semble-t-il, nécessaire de reprendre certains propos et d’apporter deux ou trois précisions très importantes aux questions de fond qui méritent d’être dites publiquement à propos des idées fort poignantes que cet essai dégage comme message sous forme épistolaire, son étendue philosophique va bien plus loin que les conseils d’un père à son fils en vue d’une orientation de filière avant et post Bac, la lettre à son jeune fils devrait l’aider à prendre une décision sur quelle filière définir un projet de carrière qui n’est en somme qu’un projet de vie définitif et irrévocable, le plus important qu’un jeune ne soit obligé d’entreprendre.
J’ai trouvé sur le net deux interventions où le micro fut offert à Régis Debray pour parler sans intervention inopportune et maladroite d’aucune présentatrice. Ces deux uniques cas d’entretiens libres faits « film » eurent la valeur de compléter et enrichir ma lecture.
Laissant de coté les synthèses réductrices, les articles de presse et les entretiens où l’écrivain est obligé de répondre aux questions ponctuelles, en dehors du sujet central, pour souligner les traits dépourvus de ce qui est strictement « littéraire » sont en somme le produit de ce que le producteur et sa présentatrice, dotée d’une indubitable raillerie, veulent mettre de l’avant, bien que tout soit très fidèle et conforme au fond et à la forme, il faut aller plus loin que ces synthèses et les résumés médiatiques et médiatisés de la littérature, la création d’un écrivain est là pour « être lue », j’accorde pareille importance à la lecture qu’à l’acte d’écriture, ce week-end je l’ai passé en dialogue avec le livre de Régis Debray.
Voyons ensemble le fond et la forme, le récit en forme épistolaire du père qui s’adresse à son fiston pour l’orienter dans son choix de formation avant et après le Bac, la gravité est présente mais d’une autre nature à celle que sans détours est dite dans la lettre à un jeune poète de R.M.Rilke, les maîtres donnent toujours une leçon de vie dans une leçon de littérature, aussi bien à l’artiste débutant qu’à sa descendance ; ici la gravité est couverte, dissimulée, les conseils du père, sont sortis de sa propre vie, de sa praxis entre son idéal et la réponse du monde d’ici bas.
Les conseils du père sont à double tranchant, il y a sous couvert d’un mal nommé « humour » dit par les journalistes, une critique sociétal.
Ils voient là de l’humour ? C’est faux, il n’en est pas un, parce que toute possible intentionnalité humoristique ne serait qu’une pirouette intellectuelle, avec l’intentionnalité d’occulter, de ne pas vouloir approfondir l’analyse jusqu’aux frontières du tragique. L’auteur opère à l’inverse de ce qui est dit.
Il fait le choix vers une franche ironie, en alternance avec une critique lapidaire vers ce qu’il observe et condamne, la partie toujours hypocrite, sombre et opportuniste de la société. Il n’y a pas un seul domaine de la création humaine exercée dans les milieux d’étude et de pratique professionnelle qui soient exempts des pires des vices où le jeune devra une fois formé « exercer » et c’est d’abord la formation et ensuite l’exercice de la profession, celle qui déterminera son existence qui le marquera à vie, d’où la transcendance majeure d’éviter l’erreur.
Aucune demi teinte dans le tableau où le père fait un va et vient contrasté entre le pour et le contre, laissant toujours à son fils la porte entrouverte pour qu’il prenne sa propre décision, non sans lui signaler la voie du vrai, bien et juste.
Magnifique attitude d’un père intellectuel.
Une position essentiellement dialogique entre la réalité, le désir et l’idéal.
Régis Debray a choisi un structure pour délivrer l’analyse et écrire sa lettre.
Il y a un choix structurel chez le père qui fait sa propre traversée existentielle, en faisant l’emprunt d’un mouvement essentiel du métier de peintre, le peintre entretien avec sa toile de manière obligatoire un rapport intime fait de rapprochement et de distance, il doit s’éloigner se son chevalet et revenir pour encore pour donner les touches de pinceau adroits et nécessairement sortis d’un éloignement indispensable pour que la touche soit réfléchie et sortie d’une véritable intelligence plastique, sortie de la juste position et perspective, l’œil a besoin d’éloignement et de repos pour juger comme il se doit l’objet de création esthétique, le même phénomène s’opère ici dans la pensée créatrice de l’écriture. La narration avance solidement et s’affirme dans sa construction, c’est d’un parfait échafaudage que surgissent les avantages et inconvénients des filières, elles sont assujetties entre les mains de ceux qui tiennent fermement les brides de la mécanique interne, obscure et trouble, des la société, il ôte la vision idyllique de la filière littéraire, la pire des toutes, parce que depuis des décennies s’est transformée en le réceptacle de premier ordre des manœuvres qui finirent par changer le statut de l’art en pur mercantilisme, non sans étaler les subtilités de rigueur greffées aux conduites peu recommandables qu’un débutant devrait adopter pour se faire admettre avec des déplorables et infimes chances de réussite.
Le danger suprême serait de laisser le libre cours à une vocation établie d’avance par par filiation père-fils : « Épargne-toi, pour les idées que nous souffle le vent, l’acharnement après décès. Ce qui fut d’hier ne s’entendra demain que s’il se trouve des gens qui auront intérêt à le redire. »
Et, ce passage c’est l’apothéose ! : « Que mes manques à gagner personnels ne te cachent pas les séductions d’un milieu pétillant qui a son charme et parfois de la grâce. […] Nous sommes, nous les gens d’esprit plus ou moins en vue, les talons rouges de la démocratie d’opinion.[…]On commence par les supériorités dont il faut bien s’affubler pour passer des concours aléatoires, affronter un jury de thèse ou déposer un manuscrit auprès des standardistes de Gallimard, dans le hall. Après quoi, on passe aux privilèges, à des positions enviées et redoutables aux degrés de la pyramide, et à la fin, cette noblesse par raccroc se gonfle, se pavane, et s’emplume. C’est l’âge terminal des vanités. » Ibid. (P.45-46)
J’en connais. Analyse faite, conseil réussi au plus haut degré.
Il va falloir que les critiques sachent que l’œuvre d’un écrivain n’est pas seulement le fond, mais l’exercice magistral de la forme, je déplore que son style littéraire n’ait pas donné naissance à une inquiétude intellectuelle qui fasse naître un questionnement proprement littéraire. On voit que d’aucuns seraient forcés à exercer un effort supplémentaire dont ils sont bien incapables de nous fournir.
Il ne sont pas épargnés de l’analyse les sciences humaines qui en rien représentent l’humain, dans leur égal partage dans l’abaissement de leur mission formatrice et pratique aux compromis, les sciences politiques, droit et économie, toutes liées par la déclinaison à l’unisson des transactions profitables et profiteuses de l’argent ; les filières marquent la vie sociale et la description détaillée en tournures de plus érudites, confirment la forme de ce récit épistolaire comme une tableau de pure « littérature », le père-écrivain peut dessiner à sa guise la société française, nous voyons bien peints les intellos, les littéraires envieux et les sorbonnards tels que je les connais, aussi mafieux que terre à terre.
N’ayez pas peur ni condamnez rien, si vous n’avez pas encore lu le livre, ce n’est pas Régis Débray, mais moi-même qui emploie ce langage libertaire.
Le monde politique n’est que mensonge et diplomatiquement vicieux.
A fuir sans hésitation comme tout autre projet idéaliste où sa personne serait mise à terre par ceux qui sont aux commandes de deux uniques registres où s’exprime le politique :l’économie conjuguée uniquement en termes du « profit » et le vedettariat.
Le nœud de la question est de ne pas ôter l’idéalisme du jeune qui débute dans la vie. C’est l’enjeu de tout père qui connaît la vie et qui est en mesure de faire le bilan pour sauver son fils d’un impair ontologique.
On distingue à travers tout le récit la marque indélébile qui donne la tonalité à tout le récit : le trait manifeste d’une ironie qui rarement on a vue dans un récit littéraire comme un élément permanent qui soutient l’argument du message, puisque il n’est nullement propre de l’ironie d’accepter dans son territoire aucune autre composante qu’elle même, l’ironie se suffit à elle même pour prendre la place philosophique et littéraire. Régis Debray donne au discours narratif une tension jamais obtenue avec cette précision de scalpel, l’ironie s’entrecroise avec deux éléments qui ne sont pas de son domaine : la critique et la peinture sociétal.
Comme le dit Vladimir Jankélévitch, « l’ironie est la défense des faibles », les faibles sont ceux qui honnêtes jusqu’au bout dans leur vie, font le constat d’une vie contrastée entre le don de soi absolu sans une société qui va en zigzag et dont le plus grave est que les hommes trahissent, et ne seront jamais à la hauteur de l’idéaliste qui a fait un don de soi absolu pour la pérennité de ses idées.

LE COUP D’ETAT AU CHILI ET LES CONSEQUENCES CULTURELLES.
(P. 63)
C’est dans ce contexte, que l’on a passé sous silence les deux éléments dont je vous ai dit au début de mon article qu’il me semblait urgent d’apporter des divergences avec l’auteur et les critiques, c’est naturel, les français ignorent ce que moi en spectatrice bien avisée, j’ai vécu au Chili et sais par expérience, elle est bien supérieure à tout commentaire livresque sur ce qui entraîna l’échec d’un vrai socialisme au Chili, « la révolution de gauche à la chilienne » devait être non seulement un changement économique, mais une transformation culturelle, or les réfugiés qui arrivèrent en France, n’étaient pas à la hauteur pour confirmer ce type d’analyse, les vrais persécutés arrivés comme « réfugiés » comme c’est la norme ils furent rares, une quantité non négligeable des réfugies n’étaient que des révolutionnaires par procuration, ils posèrent leurs valises à Paris… je les ai connus. Je peux dire à M.Régis Debray que les vrais furent entassés au Stade National, les autres, pris d’assaut et choisis en exclusivité par les bottes nazies passèrent direct et sans transition à la torture, et jetés à la mer, d’où le nom des « disparus » et nombreux comme mes camarades de classe, pris à part, sortis de force des cours pour être brûlés dans les chaudières de l’Université Technique d’État, à présent nommée « université de Santiago » ; il fallait tout détruire, même le nom.
Le changement de nom, un pur acte de pédantisme, effaça de pair l’action révolutionnaire des vrais intellectuels qui des décennies auparavant préparèrent calmement, les révolutions culturelles sont produites dans la lenteur et le produit de la patience et jamais sorties de l’improvisation, ces intellectuels rêveurs et romantiques posèrent la première pierre d’une véritable et silencieuse révolution intellectuelle, artistique et pédagogique, dont le peintre Hernán Gazmuri fut celui qui fonda en 1942 ! L’Institut Pédagogique d’État, greffé majestueusement à la U.T.E., où il exerça comme Professeur d’Histoire de l’Art, dessin et peinture et Directeur du Département d’Art Plastiques jusqu’à 1972…Quel sort lui fut réservé par le Chili ?
Le mépris, la lapidation, la mise à mort de son nom et jeté sous silence toute son action créatrice et  novatrice fut le produit des Recteurs successifs. Gazmuri fut gratifié d’un monstrueux mépris par les gouvernements post coup militaire qui se distinguèrent pour être des experts en destruction intellectuelle, c’est ainsi qu’ils confièrent le Rectorat aux incapables mafieux qui eurent la volonté de l’effacer des Annales de l’Université, parce que génie trop encombrant et incapable d’être égalé.
Cet illustre Institut de Pédagogie universitaire où naquirent de l’enseignent solide de grands maîtres, un ensemble des créations pédagogiques essentiellement novatrices en matière de formation des maîtres, elles trouvèrent accueil au sein d’une architecture sortie d’un Le Corbusier où l’excellence professionnelle des générations des jeunes et talentueux professeurs du secondaire et universitaire fut renouvelée chaque année.
Je suis sortie de là et, je fus avec mes camarades, une des dernières privilégiées juste avant que la nouvelle recrue des professeurs partisans des bottes militaires agissent pour un effacement volontaire des acquis intellectuels qui demandèrent tant de dépenses et d’effort pour se construire, ces acteurs dont le peintre Gazmuri et ses collègues, mes chers et inoubliables Professeurs, étaient des vrais idéalistes, je suis sure que leurs œuvres et leur enthousiasme ne furent pas de l’énergie perdue.
En ce qui me concerne, pas de faillite.

DES INVARIANTS PLASTIQUES AUX INVARIANTS LITTERAIRES

En dépit de ce qui croit Régis Debray, je pense à l’inverse, et je me fais un devoir de le détromper, il s’agit ici non d’une erreur dans la forme, c’est à dire de position et de perspective, mais d’une erreur de fond, il y a et, il restera toujours vivant et créateur le cercle très réduit, certes, de ceux qui ne peuvent pas changer de camp,  en dépit des conseils, messages épistolaires et des essais portant les idées sorties de la plus haute pensée intellectuelle et, il ne s’agit pas de l’influence du monde du vedettariat, de l’argent et de la suprématie de l’image, qu’ils aient opéré tous ensemble pour remplacer la génération de la « graphoesfère » en médiocrité assermentée est une certitude, mais il faut faire une marche en arrière créative, pour obtenir votre adhésion, je vais prendre comme exemple André Lhote, parfait théoricien du cubisme, maître exemplaire des générations des peintres, je le cite :
« Il suffit que je pose deux fois consécutives le même modèle pour que mon atelier se vide d’étudiants»
Nous ne sommes pas dans ce présent abominable, où la sensibilité artistique paraît confinée dans le champ aride des multiples « surdités », mais dans la créatrice époque d’entre les deux guerres, où c’est à Paris qui naît un cosmopolitisme d’exception, théories créatrices assurées par des maîtres, et paradoxalement tel qu’à présent, voyez vous mon exemple reste débout, au commandes toujours omniprésente l’officialité destructrice.
La réprobation faite critique d’art qu’il ne faut jamais oublier : « l’État est toujours incompétent en matière d’art » D.H. Khanweiler.
Combien de pensées amères mais héroïques partagea Lhote avec son ami Alain Fournier et Jacques Rivière dans sa correspondance quand sans le sou, il envoyait quelques toiles à Paris pour essayer de subvenir à ses dépenses dans sa précaire survie à Bordeaux.
Ses toiles parfois refusées parce que peintes sur un matériel redoutable, il répondait qu’il peindrai sur des toiles de meilleure qualité quand les marchands se décideraient à lui payer ses œuvres en sa véritable valeur.
Non, pas de confusion à ce sujet, ce cercle que Malraux nomme la caste a été toujours réduit, exclusif, élitiste et élitaire, les choses exquises dans tous les domaines de l’activité de l’homme sont dirigées à ceux qui peuvent les accueillir, ces dons ne sont pas sortis de la masse ni pour la masse soit-elle en effervescence révolutionnaire où en sommeillant sa profonde platitude.
Mon professeur Docteur ès Lettres qui fut ma Directrice des recherches au Chili, me confia la tâche d’être son maître assistante et c’est elle qui m’offrit l’opportunité unique de diriger des Ateliers de poésie, j’avais dix-huit ans, elle m’a dit ceci à l’occasion du coup d’État : « Ici, ce n’est pas l’action indubitable de la CIA qui a provoqué l’arrivée de la dictature, il faut dire franchement que la faute de cet échec il faut la jeter à ceux qui trahirent la révolution, ils gaspillèrent une occasion unique qui ne se présentera plus jamais, en bon espagnol, elle me dit : « se farrearon la revolución ! »
Troisième élément porteur d’une exigence d’analyse sans pathos ni mélancolie. Sachez que pour l’heure, mais que dis-je !? C’est une erreur de ma part d »oser me situer uniquement au présent pour faire l’analyse d’un naufrage au plus profond de la laideur et de l’incompétence en matière de transmission du métier de peintre de chevalet : c’est depuis quarante ans que la Grande Chaumière a perdu la valeur d’une transmission authentique, j’y suis arrivée à la fin d’une époque, quand le massier d’Yves Brayer, Pierre Driay transmettait la vérité plastique, il fut un de mes plus chers amis dès mon arrivée en 1980.
Nul ne sort de Beaux-Arts compétent et habile pour répondre comme il se doit aux rudes exigences du métier de peintre, où la base est le dessin artistique et non de pompier académique, ni cours d’anatomie ni pompiers messieurs, nous avons hérité les théories éternelles sorties « des invariants plastiques ».
Ils sont incapables de dessiner des nus selon les théories modernes qui permettent au peintre de vivre avec son temps, de faire du moderne avec du vieux et de renouveler ainsi, grâce à la grammaire de la création plastique, une création mouvante et nouvelle dotée d’un pouvoir de métamorphose inépuisable, ce que Beaux-Arts ne donnera jamais, ce que l’actuelle Académie de la Grande Chaumière, ne donne plus, car moribonde et exsangue en manque de véritables maîtres elle est tombée entre les mains d’irresponsables ignorants, elle décida de s’autodétruire entre les mains de faussaires du métier de peintre.
Celui qui à présent se rend dans le seul atelier qui se vante d’avoir un modèle vivant n’apprendra rien, et même si l’Académie serait prise par un mécène fortuné et sauvée de la faillite destinée aux enchères, l’ignorance vaniteuse et le mauvais goût sont les vices où elle est tombée ne sauraient se mettre en retrait pour aller à la recherche de véritables maîtres, mais où aller les chercher ?
Des ignorants suprêmes se sont emparés du cours libre de croquis et de l’atelier de peinture, je pris la fuite et je ne regrettai pas devant ce désastre, de manquer de sous pour aller pratiquer le dessin. Les prix sont aussi élevés que leur ignorance.
C’est cela l’actuelle Académie de la Grande Chaumière, ignorance et mauvais goût, à chacun son métier, j’en ai les miens, et je parle en experte, chacun doit faire son bilan, de cet essai riche en enseignements nous sortons à notre fois notre bilan personnel, il est fort recommandable de m’imiter, je sacrifié ma vie d’antan et le petit bout qui me reste à vivre à présent, pour rester fidèle à la filière L, littéraire, qui tout comme l’Artistique ne sont destinées qu’à ceux capables d’assumer l’incertitude, la misère et le mépris, trois charges qui n’iront jamais accompagnées de rémunérations factuelles ni abstraites, aucune compensation monétaire, aucune reconnaissance de maître, ni sociétal, ils sont au cimetière et n’ont pas laissé de disciples chargés d’assumer gratuitement ce difficile héritage pour les remplacer…Cependant quelques uns, toujours minoritaires, résistent, c’est une loi de la nature à laquelle je me rallie, nous formons la caste de ceux qui travaillent pour que l’oubli ne pose pas la pierre tombale définitive sur l’héritage de nos maîtres,
C’est avec cette conviction profonde et foi en la perpétuation de l’héroïsme des nos maîtres, que les « réelles présences » fantomatiques assurent sa survie.
Nous sommes interpellés par les privilégiés de l’esprit, ils nous appellent en permanence, nous pensons que notre dette d’honneur abstraite qui n’appartient pas « aux lois écrites » est marqué de manière invisible entre le maître et son disciple, elle reste impayée si nous nous détournons de notre mission.
C’est un devoir d’honneur duquel on ne peut pas se dérober ni manquer à l’appel de cette exigeante fidélité, parce que c’est précisément la force inépuisable de cet héritage, celle qui nous rendra forts pour abattre les effets funestes et corrosifs de l’indifférence et du mépris.
Et c’est grâce au talent et à la fugue pour maintenir vivant un idéal, que nous serons capables d’être plus forts que le mal  et, c’est à la jeunesse que revient cette responsabilité et encore plus sérieusement doit s’assumer cette responsabilité par ceux qui comme moi, font l’expérience du retrait de la fuyante jeunesse et qui la voient se retirer très loin et si doucement, oui, c’est à nous tous que nous revient la responsabilité de disciples de la méprisée filière littéraire et artistique, pour la la sauver, et de maintenir toujours ardente la flamme des idéaux, et pour faire notre la phrase de Régis Debray, notre mission se fait acte créateur et lien indestructible de la mémoire de nos maîtres et de leurs maîtres, parce que nous, la caste, nous pensons que « ce qui fut d’hier ne s’entendra demain que s’il trouve des gens qui auront intérêt à le redire »
Je suis convaincue Monsieur Régis Debray qu’il y a un réel et grand intérêt à le redire.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

www.n-gazmuri-artiste-peintre.jimdofree.com

Galerie de peinture Hommage à Hernan Gazmuri

www.nadezhda-Gazmuri-Cherniak.e-monsitr.com

 

 

 

LE CUBISME A PARIS

26 octobre, 2018 (03:09) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LE PEINTRE HERNAN GAZMURI DANS L’ATELIER D’ANDRE LHOTE/ PARIS 1928

 

LE CUBISME À PARIS

 

« Un livre à ne pas laisser entre toutes les mains »

André LHOTE

Traité du paysage et de la figure.

Chers Lecteurs,

L’exposition LE CUBISME au Musée Pompidou m’a fait sortir de ma tanière cet après-midi. Impossible de ne pas y aller, franchir le seuil de l’entrée c’est fut entrer dans mon « chez moi »
Un rendez-vous avec la vraie peinture, cela je ne l’avais vécu depuis des nombreuses années, la dernière révélation je l’ai partagée avec Maman, nous y allâmes ensemble pour la rétrospective de Modigliani au Musée du Luxembourg.
De cette exposition du Cubisme, plusieurs toiles exposées je les avais déjà vues à Santiago du Chili quand est arrivée une grande exposition de Paris au Musée de Beaux-Arts, intitulée De Cézanne à Miro.
A cette époque-là, je préparais mon Bac, je commençais ma formation d’artiste-peintre dans l’atelier libre de mon père qu’il avait crée à la manière de Lhote. J’étais la jeune fille de seize ans qui partageait avec son maître, le peintre Hernán Gazmuri, le même enthousiasme, la même ferveur, la même euphorie pour la peinture et, un jour inoubliable, il m’annonça radieux l’arrivée de cette rétrospective, il m’emmena pour compléter ma formation de peintre, il agissait avec préméditation, il savait que je sortirai de là totalement transformée.
Notre visite dura des heures.
J’ai reçu l’un des cours les plus émouvants que je n’ai jamais reçu d’un maître.
Son enseignement m’a façonnée à vie et son discours devant chacune des toiles, fut le meilleur cours de peinture que je n’ai jamais reçu.
La deuxième fois que j’ai pu admirer ces Delaunay, Derain et Gleizes fut aux Collections Permanentes du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, en 1983, quand le Musée exposa la « Donation Gazmuri » offerte officiellement par la veuve du peintre, Maman, et que le Musée inclut dans le Patrimoine culturel de la France, le peintre Hernán Gazmuri, il fut exposé Le Nu Jaune et l’Hommage à André Lhote, cote à cote des peintres de l’École de Paris, l’École esthétique à laquelle appartient Gazmuri.
Je revois maintenant quelques unes de ces toiles dans cette exposition, le Musée les a prêtées à cette occasion.
N’attendez jamais de moi un enseignement pictural, l’enseignement secret qui sort d’un atelier, cet enseignement ne se divulgue point.
Je le garde secret, je n’en parle jamais dans aucun de mes articles. Pour nous, les vrais peintres, espèce rare et presque inexistante, nos connaissances forment partie d’un secret de métier, il est transmis de cette manière tel que le don d’un bien précieux qu’une fois dans notre possession, par respect à notre maître et à la peinture, il ne doit pas se galvauder.
Les connaissances érudites sont si nombreuses qu’elles sont disponibles non seulement pour combler la curiosité des amateurs de peinture qui sortiront des arrives des bibliothèques parfaitement cultivés débordants d’informations à donner le vertige.
Ceux qui aiment de la peinture pour ne voir d’intérêt dans cet art que d’un point de vue historique, pour le classer et répertorier à la manière d’un archiviste, ils trouveront en bibliothèques spécialisées tout dont ils ont besoin.

Mais celui qui voudrait comprendre chaque toile dans son message pictural, ce qu’elle dit et transmet comme « écriture plastique » se verra très embarrassé de ne pouvoir déchiffrer ce langage si spécial qui est le langage de la peinture, car pour y parvenir il faut la présence d’un maître, et les maîtres vous les avez bannis.

Je me limiterai à vous faire partager mon émotion, tout simplement.
Me rendre à cet événement unique fut dans mon adolescence une traversée, guidée par mon maître, vers les créations du cubisme dont il me parla et m’enseigna par les photos de sa bibliothèque,et bien sur par ses propres créations, j’ai vécu dans un musé dès ma naissance, mais dans l’exposition, j’appréhendais la trajectoire vivante de la peinture moderne française,
A présent, avec une expérience de vie accomplie, je regarde le Cubisme autrement.
Cette exposition exige plusieurs visites.
La force expressive de chacune de toiles a une charge picturale immense, la portée émotive qu’elles éveillent chez celui ou celle qui est sensible à ce langage est dévastateur.
Je suis rentrée épuisée, prise d’une fatigue comparable à celles qu’on attrape après une longue et épaisse journée d’étude, parce que devant chaque toile cubiste, l’exigence que nous recevons de chaque toile pour faire une étude analytique est d’une telle ampleur qu’elle épuise toutes nos réserves d’énergie sensorielle et intellectuelle.

La toile de Delaunay la Ville de Paris, est une symphonie baroque divisée en six mouvements à multiples gradations coloristes qui structurent toute la toile.
Derain et Gleizes arrivent à une parfaite conversation avec le premier livre du Clavecin bien tempéré.
L’exposition toute entière est une révélation de pureté, d’espoir, d’affirmation existentielle, toutes les toiles sont douées d’une force intellectuelle et d’une intelligence plastique enracinée dans l’intellect le plus rude et la vie la plus radieuse celle de ces jeunes peintres. La vraie peinture est devant nous vivante, donnant une somptueuse leçon du métier de peintre.
Quelle leçon de peinture pour les barbouilleurs et les faussaires !
De retour à ma tanière, je me disais : quelle bonne idée serait que les imposteurs de la peinture commencent à s’autodétruire comme une preuve de repentance, et qu’au lieu de rester comme une boutade ou une nouvelle conjugaison de leur monstrueuse vanité, ils prenaient enfin conscience que ce qu’ils appellent « peinture » ne mérite que l’autodestruction massive et mondiale, nous serions ainsi débarrassées de tant de laideur, mais pour que ces faussaires ressentent de la honte il faudrait d’abord un peu d’intelligence. Ils n’en possèdent point.
Restons réalistes et raisonnables. L’humanité est arrivée à toucher le néant, à produire du néant, à vivre dans le vide plastique.
Pour ceux qui douées de sensibilité et qui vivent abasourdis par les créations hideuses remplies de laideur et qui restent désespérés comme moi, de vivre dans un monde où la véritable peinture a disparue à tout jamais, redonnez-vous de l’espoir, allez voir cette exposition des grands maîtres du Cubisme, restez-y, donnez vous du temps pour regarder, laissez vous absorber par le langage hermétique de ces difficiles constructions plastiques, n’allez pas en touristes, oubliez les imbéciles qui tournent autour de vous, qui ne restent que cinq secondes devant la toile en prenant des photos avec leurs portables.
Regarder une toile est un acte sacré, la toile nous exige ce respect tacite devant l’œuvre unique d’un peintre, qui a crée en démiurge irremplaçable.
Tout ce que je vous dit m’a été confié, transmis, ce trésor que le monde ignore. Les toiles ne sont pas des objets posés sur les étalages d’une vitrine. Les toiles sont vivantes, elles ont une présence silencieuse, car la peinture n’est que silence.
Mais un silence plastique, poétique et musical.
J’espère vous avoir convaincus d’aller voir les peintres cubistes.
Je vous souhaite une belle expérience plastique.

A très bientôt.

Nadezhda Gazmuri-Chernaik

VANDALISME CITADIN ET MAMANS CONNECTEES

25 octobre, 2018 (07:06) | Dénonciation politique | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

PENSÉES CAUSTIQUES

VANDALISME CITADIN

ET

MAMANS CONNECTÉES

« Où va-t-il, celui-là, plein d’ardeur et d’allant ? Voyez-le traversant en toute hâte la chaussée sans prendre garde aux signaux, il est tellement pressé, il déteste tant faire attendre…surtout un ami, et un ami pareil, toujours si délicat, si prévenant. Justement il est déjà là. […]
Réunis par un goût commun pour ce cadre modeste, mais vivant, mais très doux, pour ce menu pas simple, mais de qualité excellente, laissant cette union se corser par des légères différences.[…]
Mais où ne peut-on être entraîné, porté par le cours d’une conversation familière, toute banale, à la table d’un restaurant où se trouvent régulièrement pour déjeuner ensemble deux amis »

Nathalie SARRAUTE
L’usage de la parole
A très bientôt
P.19-31

Chers Lecteurs,

Personne ne parle, ne s’offre à autrui dans un échange de paroles amical et intime en une sorte d’offrande de soi à l’autre, l’ami, où ensemble, dans un face à face humain et magique perpétuent leur amitié dans l’espace public.
Votre monde est « connecté » et paradoxalement toujours « en présentiel»
Il y a une scène que je vois souvent quand je me promène parfois par les rues de Paris ou quand j’ai la malheureuse idée d’aller à un square public, la vision des mamans connectés tandis que leur bébé reste seul pareil à un objet me révolte au plus haut degré, je l’observe depuis si longtemps.
Faisant une remontée dans le temps, il m’est impossible de ne pas dire combien j’ai pu me nourrir de l’intelligence sensible de Maman qui tous les jours me promena pare les rues de l’ample Alameda remplie d’arbres centenaires, moi dans le landau, elle le poussant attentive à mes regards, cette belle et jeune Maman qui faisait confiante et convaincue de bien faire sa silencieuse labeur de mère pour l’avenir de son bébé, sure d’elle faisait naître chez moi, d’abord un amour infini pour elle une admiration sans bornes, ensuite l’amour de la nature, l’ouïe alerte et attentive au langage de feuillage qui chantait grâce au vent et à la brise d’automne. Maman me raconta toujours combien j’étais contente et souriante en regardant les feuilles des arbres, et pendant des heures; plus tard, je me suis adonnée à dessiner et peindre des arbres, il fut un de mes principaux motifs de création plastique. C’est grâce à Maman, cette admirable créature qui a su être mère et alimenter des ma naissance mon imaginaire, c’est du plus jeune âge que les liens organiques entre mère-enfant se tissent pour rester indestructibles pour l’éternité.
Cette époque est contre les liens « fusionnels » entre mère-enfant.
Dans un société communiste, les enfants se créent pour l’État.
Dans la votre, pour tout autre motif, sauf pour celui qui indique sagement la Nature, perpétuer ce lien indissoluble et unique, ce lien organique et indestructible :l’amour filial. Plus tard nous sommes venues ensemble faire de la France notre pays d’adoption pour que 4 assassins exécutèrent le crime, notre binôme mère-fille était fort dérangeant pour la société française, nous étions en lien fusionnel et organique et cela pour cette France qui est devenue une experte en destruction familiale ne pouvait pas supporter. Ici on produit des Maman connectées et des enfant « indépendants »
Aucun lien entre mère-bébé, qu’il s’arrange seul, cela lui apprendra à « devenir indépendant » !
Aucun don de soi, elles ont déjà accouchés, allons vite au travail. Qu’il soit une autre femme qui l’élève, c’est bien pour cela qu’on a des « nounous » et les crèches salvatrices pour les mères indépendantes !
Ah,mais je commets un oubli impardonnable !
J’ai oublié que ce sont les pères qui restent à la maison pour faire de «mamans » tandis que la vraie mère déloge le foyer pour partir au travail !
Extraordinaire.
Il y a quelques années, en plaisantant avec une collègue professeur qui attendait son premier bébé, je lui ai dit : « ne t’inquiètes pas, un jour non lointain, tu verras les hommes accoucher et le allaiter »
Elle avait rit aux éclats.
Peut-être se rappelle-t-elle que j’étais tragiquement visionnaire ?
Maman m’enseigna l’essentiel, c’est elle qui m’enseigna à parler, à marcher, à écrire et à compter, à regarder, à aimer la nature et la musique. Dans chaque regard, geste et parole avait la mère d’un amour océanique qui intervenait dans le façonnement de la femme que je suis devenue. C’est grâce à cet enseignement maternel, jamais fait par aucune autre femme, car Maman ne délégua à personne son rôle sacré de Maman, qu’adulte je suis devenue forte et que je commence à vivre ma vieillesse équilibrée, je peux perpétuer sa mémoire en dépit du crime et je pourrai un jour non lointain, mettre à terre ces quatre assassins.
Je suis presque sure que cette critique va vous surprendre, vous êtes certainement des spectateurs indifférents car vous êtes habitués et si naturellement solidaires de cette manière de vivre la maternité, de ce nouveau comportement entre les mères et leurs enfants que mon article vous paraîtra inutile. Mais, si un seul lecteur me dit le contraire je serais comblée, comme l’affirme à propos de sa peinture Juan Pablo Castel, le personnage romanesque du Tunnel d’Ernesto Sabato qui dit avec viril conviction : «Il me suffirait de voir ma toile regardée ne serait-ce-que par une seule personne… »
Pour l’heure, l’on entend dire parfois, très rarement, ici et là que la plupart des individus sont incapables de se déconnecter de leur téléphone portable dans les lieux publics. Cela est une coutume ineffaçable des mœurs de par le monde, avant on allait au café pour converser, lire, où regarder les gens passer, ce qu’en Italie s’appelle « La Pasegiatta » c’était le lieu des rencontres où se cultivait le dialogue dans un face à face, où la musique des conversations amicales, littéraires ou amoureuses, ou les trois harmonieusement mélangées, donnaient un air joyeux et insouciant, à présent les personnes y sont pour rester comme l’on dit maintenant uniquement en « présentiel », pour s’isoler en communauté, pour se connecter ensemble en unissant virtuellement leurs misérables solitudes. Je ne vais plus au café.
Combien de fois en marchant par les rues je dois esquiver un robot-humain qui le regard fixe sur l’écran de son portable va droit par son chemin sans la moindre inquiétude de regarder autour de lui, dans le sens contraire il y a une autre personne qui n’est pas Lui, le robot à l’allure humaine, car il se trouve que je suis moi aussi dans l’espace public, nous sommes « les autres » dont Lui ne s’intéresse point, or, moi, j’ai aussi mon droit dans la rue, il avance les yeux fixés sur son portable, sans me voir, et sans aucune intention de voir devant lui, il ne se gênerait pas de m’écraser, il exige que nous tous lui cédons SA place, unique, particulière dont il est le seul propriétaire. La rue. Il ou elle pense que la rue lui appartient. Si vous multipliez cette novatrice manière de s’appréhender l’espace public à la société toute entière vous avez comme résultat les rues parisiennes, un enfer, un danger permanent!
Je me rappelle d’avoir lu dans un très ancien entretien qui avait donné Milan Kundera où il disait que maintes fois il devait descendre du trottoir pour ne pas être bousculé par des passants indélicats. Ceci n’est pas une anecdote mais la plus dramatique vision faite littérature-sociologique qui nous fait le portrait d’une rue parisienne, je l’ai lu il y a plus de vingt ans, imaginez vous en quoi se sont converties les poétiques rues de Paris avec une surpopulation de voitures, motards, cyclistes et maintenant avec l’idée des élus d’installer en location les trottinettes, inventées pour accroître la dangerosité citadine, les silencieuses trottinettes sur la rue qui surpassent à toute allure la lenteur des passants ne sont que des outils meurtriers au plus haut degré.
Pour l’heure ils sont « invisibles » mais, soyez certain que dans si peu ils seront massifs.
Une nouvelle législation est en train de se rédiger par des experts pour établir quelques normes, pour l’heure inexistantes en matière d’usage des vélos et trottinettes, vu le laxisme des élus, nous n’avons aucun espoir que la législation soit d’une part sérieuse et d’autre part pratiquement applicable.
Je ne reviendrai pas ici à refaire une analyse de l’essai très pertinent de Michel Serres, mais un élément me semble extrêmement intéressant pour élaborer une réflexion équilibrée.
Nous, j’associe à ma critique les personnes qui comme moi ont l’intention de se promener pour vivre la ville sans aucune connexion, nous ne sommes pas visibles, on peut nous considérer aussi inutiles et inertes qu’un poteau, pourquoi ?
Je ne parle pas d’une catégorie métaphysique, mais d’un strate bien concret de l’humanité, une espèce disparue, nous sommes des êtres sans connexion ou des personnes déconnectées !
Il faut insister que nous risquons un accident si nous ne prenons pas les mêmes précautions qui nous raconta Kundera !
Recevoir un coup est tout à fait naturel, si vous protestez vous pouvez être traité de tous les noms les plus variés du lexique qui adopteront toutes les nuances de la vulgarité, si vous protestez, c’est vous qui serez molesté, critiqué et condamné pour exiger des meurs respectueux.
Vous devez pendre conscience que vous ne serez jamais vu comme personne, ils démontrent leur jeunesse, leur place dans le monde en écrasant son prochain. Nous sommes devant un vandalisme citadin, la prise à sac de la rue.
Il s’agit d’un vandalisme très spécial, il ne prend pas d’argent, de bijoux, ni d’objet précieux, non, il ne vont pas vous arracher votre sac, (quoique il est courant que des vandales attitrés se mêlent à cette catégorie et qu’ils vous arrachent aussi vos affaires !)ils ont vandalisé notre paix, notre intimité, notre liberté dans l’espace citadin, ils nous ont volés les rues de Paris, jadis remplies de charme et de poésie.
Les gens ont usurpé les rues et les couloirs du métro avec prépondérance et c’est d’une vitesse effarante qu’ils s’affranchissent le chemin par les couloirs des station, où si nous essayons de prendre comme station de change Montparnasse ou Châtelet, revient à une marathon, pour y s’aventurer il faut être bien aguerri en matière de lutte citadine et, si par fortune on trouve un escalier mécanique ! Ô merveille rare à Paris, puisque la plupart des escaliers mécaniques se trouvent « hors service », on vous bouscule aussi sur l’escalier ! Les « parisiens » courent, et s’affolent pour monter ou descendre plus vite que vous qui restez calmement emporté par cette rare merveille qui vous épargne la montée des escaliers qui ne finissent jamais, pour qu’enfin vous puissiez doucement arriver au wagon. La bousculade a une raison bien motivée, ils veulent arriver plus vite que vous, je ne peux pas m’empêcher de rire, quand moi arrivée une minute plus tard qu’eux, les regarde énervés et bien trahis dans leur stupide volonté de me surpasser, ils doivent obligatoirement patienter sur le quai, il ne les a servi à rien de bousculer les retardataires, les volontaires comme moi de la paresse métropolitaine.
Mai, je voulais vous parler des mamans connectées et mon sujet s’est amplifié et ramifié vers les nouveaux mœurs citadins de la population parisienne, parce que ces deux nouveaux comportements sont les deux axes qui prend pour se construire cette nouvelle société, le vandalisme de rue et la naissance comportementale des nouvelles mères citadines.
La rue, la cité est le meilleur objet d’étude que nous puissions traiter comme matière d’analyse esthétique et sociologique.
C’est entre brutalité, déshumanisation collective et toute sorte d’indélicatesses les plus variées que surgit une nouvelle espèce de mères : les mamans connectées qui le regard fixe sur le téléphone portable ignorent ce petit être qu’elles décidèrent de mettre au monde, à les observer longuement lors d’un essai infructueux de m’aérer dans un jardin, une série de pensées me prennent au dépourvu.
Le dernier essai de Michel Serres, C’était mieux avant m’a motivé à écrire un article que j’ai publié sur mon blog.
Comme son titre l’indique, C’était mieux avant ? nous sommes confrontés à l’éventuelle « mélancolie » des anciens qui jugent mal notre présent sans porter un jugement censé, en essence du à un trouble psychologique, une sorte de cataracte mentale qui les empêche d’analyser sans parti pris les avantages de la modernité.
Nous ne sommes pas dans cette catégorie, nos ne souhaitons nullement faire marche en arrière pour saluer la peste, les guerres, la destruction massive, les tortures, la misère, et les maladies incurables. Mais, est-ce que ces maux ont vraiment disparus ?
Que la société européenne ait pu surmonter ces catastrophes, excuse pourtant que des vices mortifères viennent perturber dangereusement nos vies et brisent notre quotidien?
Le gens ignorent l’importance de la vie citadine, les gens sont devenus inconscients, étourdis par les connexions virtuelles, devant le charme et l’influence nerveuse chez l’humain qui peut provoquer l’ambiance, la ville, la rue, ce lieu commun à nous tous, qui est notre foyer commun, qui nous réunit et fait de nous des citoyens vivant à l’unisson la magie de partager une ville qui est la notre et que nous aimons.
J’adorais Paris, d’abord par procuration, mon père est venu ici étudier à l’atelier d’André Lhote quand il avait 28 ans. C’était l’époque entre les deux guerres, 1928.
Dès mon berceau j’appris à aimer Paris, mon père me raconta mil fois le charme silencieux et poétique des rues parisiennes. Quand il a su que Paris s’inondait de voitures, il me dit effrayé : « Paris n’est pas fait pour supporter des voitures » ! Or, sans prétendre stopper la modernité, car il faut vivre avec son temps, nous avons le droit d’exercer l’esprit critique et signaler les vices citadins et, sans non plus exercer une « mélancolie » désuète, d’exiger que ces nouvelles technologies, ne viennent pas donner le coup meurtrier à ce peu de poésie et d’enchantement qui faisait de Paris une ville extra-ordinaire, qui cachait mil mystères, où l’indépendance, une aristocrate manière de respecter l’autre, l’altérité d’autrui dans notre quotidien faisait une marque distinctive des parisiens …
Laissons à la marge, les avancées technologiques qui nous ont permis de bénéficier de la médecine préventive, en ce qui concerne la technologie au service de l’humain, je suis la première à voter et célébrer ces avancées qui permettent de prolonger la vie dans des bonnes conditions, mais ces avancées ne sont pas celles qui occupent le centre de notre étude et ne sauraient elles seules capables de sauver l’avalanche de nuisances mortifères qui font que cette « drôle d’époque » où l’« avant  et cet « après » nous laissent soumis dans une tragique paralysie de l’imagination, où tout véritable artiste nécessite d’exercer dans son travail journalier. L’invasion des robots humains, et l’usage brutal et brouillant des technologies mortifères nous laissent sans défense et nous font sombrer dans le désarroi.
La ville, la cité est sans conteste, pour tout véritable artiste, un de plus importants moyens de stimulation créative, sensible et de l’imaginaire.
Avant de vous quitter une anecdote :
Hernan Gazmuri me raconta ceci : il était à Paris en 1928 à peine arrivé, il oublie son parapluie dans un café tout proche d’où se trouvait l’atelier de Lhote, rue d’Odessa,
Quelques jours après, il retourne au café le chercher, le garçon lui signale la table, où le parapluie de mon père, cinq jours après l’attendait au même endroit, personne n’y avait touché.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

C.V. DE NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK

24 octobre, 2018 (10:16) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

GOUACHE/ NATURE MORTE DE NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK

C.V.   DE
NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK

AUTEUR INDEPENDANT

LIVRES PUBLIES
2006

1. Misha Gdansk Nouveau roman 2005
2. Destinataire Inconnu Poème
3. Concert de silence et de Paroles Récit Lyrique
4. Poèmes Recueil de Poèmes de jeunesse
5. Le peintre Hernan Gazmuri L’héroïsme du peintre victime d’une infamie
6. Le violon vivant Récit Lyrique
7. Temps Accompli Récit Lyrique
8. La Clairière Récit Lyrique et caustique
9. Le Dictateur de la ville morte Témoignage

2014 -2015

10. In Memoriam / Maman le temps ne passe pas.
11. Thanatos.
12. Lettre ouverte au Président de la République. Ce que je crois.
13. Des Mots
14. L’Escargot Invisible.
15. Maman et son clavecin bien tempéré.

2016
16. Feu Follet Lettre à mon dernier amour.
17. Fulgor imaginario Carta a mi ultimo amor
18. Poèmes d’Épines et Chants Orthodoxes. [Édition bilingue Français / Espagnol]
19. Chrysalide blessée Bilingue

2017

20. Poèmes de Mort.
21. Conversations avec mon ami Manuel.
22. Amputation.
23. Madame Y, La hyène de Colmar.
24. Amour Poèmes.
25. Haiku/ France.
26. L’Exil de la Mort/ Nadezhda et sa Maman.
27. Le Fantôme de la mort.

2018

28. Réédition du livre Le peintre Hernan Gazmuri L’héroïsme du peintre victime d’une infamie
29. Les Sources italiennes dans le Tunnel d’Ernesto Sabato et trois études comparatives Essai (Rédigé en 1989)
30. Recueil d’Articles.
31. En écriture : Lettre à Mon père.
32. En écriture la partie II : La vérité sur l’assassinat de CLARA, la veuve du peintre Hernan Gazmuri
33. Pensées Caustiques Recueil d’articles

FORMATION

Professeur d’Espagnol / Diplômée de Pédagogie en espagnol. Cursus de 5 années Université Technique d’État. Institut Pédagogique d’Etat. (U.T.E) Actuelle Université de Santiago. 1979
Université Paris Sorbonne Paris IV
Maîtrise Littérature Hispano-américaine Mention Bien sous la haute direction du Professeur Claude Couffon. 1986 -1987.
D.E.A. Littérature Générale et Comparée Sorbonne Nouvelle Paris III.
Sorbonne Paris IV un semestre de Littérature russe. Note : 18/20

Enseignement

1977-1979 Lectrice Littérature pour les étudiants de première année de Pédagogie Université de Santiago.
Chargée des Ateliers de Poésie 1977.
Correctrice de Manuscrits.

1982 1989

Professeur d’Espagnol lycées Privés
Formation Continue. Paris

1989 -2000

Éducation Nationale.
Professeur d’Espagnol enseignement Secondaire.
Préparation pour le BAC espagnol

PEINTURE

1969-1979
Formation d’artiste peintre dans l’Atelier Libre du Peintre Hernan GAZMURI-
Dernière Héritière de l’École de Paris.
Toiles et gouaches.
Activité en suspens par manque de moyens financiers.
A la recherche d’un Mécène.

MANQUE DE SAVOIR FAIRE ET DE SAVOIR VIVRE

24 octobre, 2018 (06:46) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

MANQUE DE SAVOIR FAIRE

ET

DE SAVOIR VIVRE

Les crimes sociétales français

« Le mauvais enseignement est, presque littéralement meurtrier; métaphoriquement, c’est un péché contre le Saint Esprit. Il abaisse l’élève, réduit à l’état d’inane grisaille le sujet présenté. Dans la sensibilité enfantine ou adulte, il inocule le plus corrosif des acides, la morosité, ce gaz des marais qui a pour nom « ennui ». Pour des multitudes, les mathématiques, la poésie, et la pensée logique, ont été tuées par un enseignement mort, par la médiocrité peut-être inconsciemment vengeresse de pédagogues frustrés. Les vignettes de Molière sont implacables »

George STEINER
Maîtres et disciples.
P.27

Chers Lecteurs,

L’agression d’un élève mal nommé « adolescent », (il est déjà un homme) à son professeur, au sein d’un lycée de banlieue de Paris a provoqué des commentaires les plus variés, symptomatique preuve d’un mouvement sociétal qui essaie par tous les moyens d’esquiver les causes profondes de ces dérives criminelles. Oui, il faut parler clair et vrai, il s’agit d’un crime. Il est un délit de se conduire pareillement devant autrui et pour notre sujet d’analyse, ce délit commis devant un professeur, est le signe insoutenable de la décomposition de la société française, il a motivé le sujet de cet article.
Il n’y a pas eu un seul des spécialistes qui accaparent les plate-formes médiatiques qui dise la vérité, est-ce parce qu’ils ne sont pas capables de formuler des analyses d’ordre sociologique ou bien par leur manifeste mauvaise foi ?
Ayant eu par le passé une longue expérience pédagogique, la vraie, celle que la France méconnaît et ne dispense point dans le cursus universitaire pour devenir professeur du secondaire, je peux affirmer sans équivoque qu’à les entendre parler, il y a indubitablement de la mauvaise foi dans leurs déclarations.
Je reste ahurie face à cette confusion délibérée.
Mais il ne faut pas s’étonner, un coupable n’avouera jamais son crime.
Les diatribes télévisées sèment encore plus la confusion au sein de cette « société du mépris. »
Avançons par étapes et faisons la lumière dans cet espace ténébreux.
Il faut accepter d’abord qu’il y a un dénivellement d’ordre cognitif et, dialectique dans toutes les participations des spécialistes, tout d’abord parce qu’ils ne le sont point.
Que ce homme politique récemment nommé… arrive ce matin nous dire qu’il a « un fils professeur » et que c’est par cette raison « qu’il sait de quoi il parle » c’est une erreur grandiose qui peut être admise que devant une société d’analphabètes, jamais devant le professeur attitrée que je suis !
N’oubliez jamais qu’en France, le « professeur  titulaire » est celui qui a « passé son Capes » avec comme formation universitaire une simple Licence.
Loin de ce cursus obtenu par un « concours de pacotille », l’acquis sérieux fait d’une longue formation universitaire de nombreuses années de pédagogie.
Pour nous, le titre de professeur ne peut s’acquérir par le moyen d’un concours, mais ceci est aussi matière pour un autre article, élément que nous est cependant nécessaire de présenter pour notre étude et demandons de le prendre comme le fil conducteur de notre analyse.
En France, l’on n’acceptera jamais qu’un homme ou femme s’octroie le droit à la parole dans l’espace public se faisant passer par « expert politique » s’il n’a pas fait du Droit, l’École de journalisme ou Sciences Po.
Quiconque oserait donner des leçons sans être un spécialiste en la matière, on lui demanderait de quitter la scène.
Cette exigence et cette rigueur d’analyse n’est jamais exigée en matière d’Éducation.
C’est depuis que je suis arrivée en France en 1980 et, déjà diplômée de professeur, ayant fait un cursus universitaire de pédagogie en espagnol de cinq années suivie des équivalences et d’avoir obtenu deux diplômes d’études supérieures en Sorbonne, Maîtrise avec Mention et D.E.A., que j’eus droit à m’insérer au sein de cette illustre Éducation Nationale, or je suis en droit depuis des nombreuses années et, à juste titre, à m’octroyer la liberté et le droit de parler dans un domaine qui forme partie de mes compétences et non comme d’aucuns le font en dilettantes improvisés, mais en professionnelle confirmée en matière de pédagogie et je réclame du respect et de la crédibilité, ce qui est pour l’heure piétiné par les hordes de l’incompétence.

Devant le néant en matière éducationnelle, ma perplexité d’origine s’est transformée en révolte.
Cette révolte n’a servi à rien, personne ne m’a suivie, et quand je donnais des avertissements, d’aucuns se moquèrent de moi, voici le résultat : agressions criminelles insurmontables.
Mon refus sociétal fut provoqué par le choc comparatif entre ce que mon pays d’origine, (pays mal nommé du tiers monde) m’avait enseigné au sein de l’université et, la ruine dans laquelle j’arrivais exercer ma profession que j’avais choisie par « vocation »
La ruine de mon « pays d’adoption », la France, choisie aussi volontairement, car je ne suis pas arrivée ici en qualité de parasite me faire assister par l’État, m’enseigna que mon « insertion » était le début non d’une insertion réussie par la voie de l’Art, et de de la Culture !, non ! Détrompez vous, j’arrivais exercer dans un terrain dévasté du point de vue culturel, artistique, éducationnel et de surcroît, dans une société où s’était installé et avait acquis droit de cité assermenté par les hiérarchies institutionnelles, et «les adultes » :

Le manque de savoir faire et de savoir vivre sociétal.

A cette faute il fallait greffer trois graves défauts en matière de pédagogie, matière inconnue par l’Enseignement Supérieur français :

1. Le vide culturel fut une anti-création intentionnelle provoquée par les nouvelles méthodes d’enseignement qui avait une orientation d’amnésie volontaire des connaissances au sein de l’enseignement.

2. L’absence de Pédagogie dans les cursus de formation universitaire destinée à la formation de futurs professeur du secondaire. Ce manque délibéré fut instauré par omission. Tardivement se sont aperçu qu’il fallait combler leur défaut par la création néfaste des IUFM, une pure fraude en matière de formation faussement appelée « universitaire. (Ces instituts mal nommés « de formation des maîtres », méritent un article à part).
3. Le Savoir vivre : l’effacement volontaire et systématique de cet ancestral « savoir vivre » l’anéantissement d’une pratique de bon mœurs au sein de la société, c’est héritage de mai 68, on a voulu me l’imposer de force aussi bien dans mes relations au sein de la société, que dans la lieu de travail, or je me suis opposée et combattu toute ma vie pour rester en dehors de la masse et j’ai refusé de manière coupante et intransigeante toute espèce d’intrusion chez moi, dans mes habitudes et dans mon lieu de travail. Je me suis opposée par tous les moyens dont je disposais pour ne pas me laisser attraper par ce nivellement par le bas, imposé par « la hiérarchie » de l’Éducation Nationale et ensuite, par les Chefs de Service des CHU.

J’étais donc obligée à travailler dans une société où je n’étais nullement habituée à enseigner.
C’est à partir de ce moment là que la détestation vis-à-vis de mes méthodes d’enseignement furent l’objet de haine non de la part des élèves, jamais, bien au contraire ! Mais au sein des prix Nobel de l’Éducation Nationale, tout comme ensuite, les CHU et leurs mafieux qui se vengèrent de moi qui fut cataloguée de CIBLE, et assassinèrent ma mère en punition, afin de détruire ce « binôme » fusionnel mère-fille dont la France de Mai 68 ne pouvait pas accepter, il fallait détruire l’exemple de « famille » parfaite que nous démontrions Maman et moi-même, car c’était une preuve de notre réussite en matière de prise en charge de la vieillesse et de la maladie et de l’échec de la France en matière de réussite familiale et de regard affectif vis-à-vis des parents, traités dès qu’ils vieillissent avec le abominable des mépris.

L’État et ses laquais mafieux, ceux qui tiennent les brides de l’organisation institutionnelle ne supporteront JAMAIS que quelqu’un fasse preuve de par sa présence, et son savoir faire et savoir vivre, dont la vieille France de jadis était l’exemple de par le monde, arrive servir d’exemple d’un passé qu’ils ont anéanti.
Je viens d’une famille où le savoir faire et savoir vivre était le socle de vie, le savoir vivre est une question « de famille » et acquis par héritage, le savoir vivre, contrairement à ce qui nous affirment les politiques et faussaires de l’éducation nationale, ne s’acquiert ni à l’école ni en université.
Votre société en ruines n’a qu’une cause et origine, l’effacement de la famille.
Si de surcroît quiconque fait preuve des compétences professionnelles, d’un sens de l’honneur, pour l’heure fort démodé et qui aspire à l’efficacité et à la réussite au sein de ce milieux catalogué : « comme le plus médiocre de tous les milieux professionnels de la France : l’Éducation Nationale », vous aurez tous les composants pour que « la hiérarchie » signe la lettre de cachet qui vous laisserai dans le caniveau.
Je dus travailler dans un milieux calamiteux du point de vue humain et insupportable du point de vue culturel, l’état où se trouvait le pays des Lumières en matière de culture, d’Art et d’éducation ne cessa jamais de me reléguer au placard et me condamner à vivre à perpétuité le mythe de Sisyphe.
Ma surprise d’origine s’est transformée en révolte insondable.
Le champ est pris d’assaut par quiconque veut donner son « opinion » en matière de « pédagogie », « méthodes d’enseignement » et en question d’éducation tout court.
Or, si ces ces trois domaines n’entrent pas dans votre champ de compétences, il vaudra mieux opter pour le silence, si vous n’êtes pas professionnel
Je recommande bien vivement aux politiques et faux journalistes, en manque absolu de compétences de pédagogie et d’éducation, et quel qu’il soit le domaine dont ils devraient prendre la parole qu’ils s’abstiennent de parler en dilettantes, et il vaudrait mieux qu’ils restent en retrait.
Les crimes et déviations sociétales actuels, sont le produit de votre passé, rien n’a de raison d’exister sans cause, tous les déviations, vices, délits et crimes actuels qui empoisonnent notre société, ils ont une cause bien précise.
Avouez-le, aucun bataillon de police municipale, aucune méthode de sanction judiciaire si adroite et ponctuelle soit-elle pour répondre aux délits, prise hâtivement pour imposer une « bonne conduite » ne sera efficace si un changement sociétal profond ne vient s’opérer au plus profond de chaque citoyen.
Cette opération devrait commencer par les parents qui sont eux-mêmes en manque totale de savoir vivre !
Et ce changement je ne l’augure ni dans un proche avenir ni dans un futur plus lointain bien au contraire, puisque les monstruosités déjà acquises au sein des nouvelles « familles »n une véritable rupture anthropologique, ne fera qu’accroître les vices et crimes monstrueux devant lesquels nous ne pouvons que rester comme les spectateurs « rétrogrades » réfractaires à votre modernité, oui, nous sommes cette caste disparue qui formait « la vieille France » modèle de vertu exquise, qui a su tisser un socle où se développa une société française exemplaire, hélas ! déjà vétuste, qui ne peut que s’orner et revêtir, tel qu’ un tableau de musée, de la patine illustre du passé glorieux.
Ce passé sociétal français ou l’Homme occupait au sein de la société la place qui lui revenait en toute justice pour être ce qu’il était : un Homme d’honneur.
Cette vertu que vous avez effacée, piétinée pour mettre à sa place la désobéissance et l’irrespect et la rabaisser aux strates les plus vulgaires et rustres modalités de « vivre ensemble » celles que fondèrent cette société du mépris soixante-huitarde.

André Malraux définit parfaitement l’action de l’Art au sein de la société, l’Art opère une métamorphose en vue d’une formation qui hisse l’humain aux strates supérieurs.
Cependant, George Steiner nous avertit que nous ne devons jamais nous aveugler et tout espérer d’une culture artistique, et son avertissement sans être pessimiste reste éclaireur, et il est parfaitement argumenté : les bourreaux nazis torturaient et tuaient le jour, pour écouter Schubert et Mozart la nuit.
Certes,faisant honneur à mon héritage, je reste intellectuellement placée entre ces deux maîtres, et héritière aussi bien de Malraux que de George Steiner.
Comment ne pas redire la devise d’André Malraux qui dit que l’Art a la vertu de nous signaler la voie et donner une réponse existentielle pérenne, celle qu’il nomme avec une magnificence princière:

« Enseigner aux hommes la grandeur qu’ils possèdent et qu’ils ignorent. »

Cette dignité, cet honneur, que quelques uns d’entre-nous avons de par notre naissance et que nous avons gardé en nous comme un bien précieux, vous l’avez détruit ou pire, vous ne l’avez jamais connu.
Vous avez voulu construire une nouvelle société française, mais votre attitude obtuse vous oblige à refuser votre faute, cette société du mépris est celle que vous avez voulu construire en détruisant celle du passé, ne soyez pas surpris de ce que vous récoltez à présent, elle vous donne la réponse de votre échec.
L’honneur et la grandeur d’être un Homme n’est pas une question de mode, être un homme ou une femme « de bien » ayant dans son comportement social « le savoir vivre »   n’est pas « rétrograde » et cette pratique d’une éducation d’excellence ne nous place nullement comme anti-modernes, réfractaires aux changements, pourvu qu’ils soient au bénéfice de tous !
La chaîne de la culture que les hommes et femmes de lettres de par leur création l’entretenaient au plus haut niveau depuis des siècles a été dégradée par une mafia qui s’est emparée de l’Éducation Nationale et des maisons d’édition qui cultivent le laid et le vulgaire.
Le vedettariat intellectuel, s’occupe de publier des essais sur des sujets sociétales propres au journalisme contingent, ces publications dites des essais philosophiques ne sont que des compilations journalistiques des sujets d’actualité, des pensées de salon, les diplômés de sciences Po, par ce seul acquis, ne peuvent s’autoriser la publication d’une avalanche des livres qui n’auront aucune capacité d’intervention bénéfique dans le domaine de la pensée, ces publications abondantes et prolifiques sont venues remplacer la littérature dite sérieuse. Steiner les nommes : « marécage grisâtre des thèses universitaires » elles restent au stade de compilations et interprétations à l’infini du même savoir.
Les vrais essais philosophiques dont seuls les grands penseurs avaient l’autorité acquise de par leur prestige assuré et gagné depuis longue date, fut usurpé par des superficiels su vedettariat et la transmission d’un savoir jadis entre-tenue par des vrais professeurs qui jouissant spontanément du respect d’autrui rabaissé à l’anéantissement axiologique par vocation élitiste qui survalorise l’individuel et le particulier.
Ces vertus, ces éléments culturels étaient jadis sauvegardés entre des bons mains, elles forment désormais parie intégrante et indivisible de la culture occidentale or, vous l’avez détruite intentionnellement.
La réponse à votre œuvre destructrice est dans les crimes sociétales actuels, ils vous accablent et vous êtes anéantis sans issue. Vous récoltez à présent les produits des grains d’une mauvaise semence. Votre terre, vous l’avez polluée.
Le sens de l’honneur vous l’avez extirpé de la société et la conscience de la grandeur d’être un Homme vous l’avez irrémédiablement perdue et effacée à tout jamais de votre héritage humain et culturel.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

CRIME IMPUNI DE LA VEUVE DU PEINTRE HERNAN GAZMURI LE 18 OCTOBRE 2013

18 octobre, 2018 (11:00) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

dClara

CLARA huile sur toile du peintre Hernan Gazmuri/ Nadezhda et sa Maman 2013 juste avant le crime.

IN MEMORIAM

 

LE CRIME IMPUNI DE MAMAN

CLARA, LA VEUVE DU PEINTRE HERNÁN GAZMURI SAUVAGEMENT TORTURÉE ET MISE A MORT PAR 4 FAUX MÉDECINS DÉGÉNÉRÉS DANS LE PAYS DES DROITS DE L’HOMME, LE 18 OCTOBRE 2013

Dédié à Maman, créature sublime, la plus émouvante et belle créature que la Nature n’a jamais crée, faite de musique, beauté et silence.

Assassinée à Paris par 4 faux médecins barbares le 18 octobre 2013.

 

Chers Lecteurs,

Le 18 octobre 2013 Maman succomba après 4 jours d’agonie, sans sédatifs, victime d’un infarctus mésentérique qui en date du 14 octobre, arriva d’assaut briser notre binôme mère-fille.
Juste après une longue promenade en fauteuil roulant par le quartier de la République, symbolique meurtrière, la crise survient. Tout le monde sait ce qu’est un infarctus, une crise soudaine qui arrive sans aucun signe qui nous permette de regretter de n’avoir pas pratiqué de la médecine préventive. Maman était parfaitement bien suivie. Cet infarctus n’avait donc aucune relation ni avec le grand âge de Maman, ni avec son invalidité motrice, il fut un accident circulatoire.
La seule manière d’éviter une souffrance indicible est la prise en charge en urgence, probablement non pour la sauver, mais pour lui éviter une agonie insoutenable.
Je cite un médecin, « Il faut éviter à tout prix une agonie dont les douleurs insoutenables de la perforation qui s’ensuit, sont incapables d’être apaisés par aucun sédatif, le seul qui s’impose, tout comme pour les grands brûlés, c’est le « sommeil profond »
Voilà le diagnostic d’un vrai et bon médecin français. Diagnostic non d’un seul, mais de plusieurs bons médecins qui n’ont pu recueillir le dossier de Maman que Post Mortem.
Vous devez savoir que ce diagnostic et les modalités de prise en charge forment partie d’un « protocole chirurgical » qui a une validité mondiale.
Pour avoir eu des médecins dans ma famille, et tout précisément des gastro-entérologues, ce jargon ne m’est nullement inconnu.
Le crise de Maman, crise refusée d’être prise en charge en urgence de manière criminelle et préméditée avec des circonstances aggravantes par son « Médecin TRAÎTRE-TANT » fut finie d’être achevée par ses confrères et amis, 3 assassins aussi dégénérés et monstrueux que lui-même. Ce crime s’est produit au sein d’un petit l’hôpital parisien, un petit hôpital semi privé, le pire de Paris, me l’avait confié un haut fonctionnaire qui en connaît, les hôpitaux parisiens…
Je serai brève, en question de crime, les gens fuient, ils ne veulent pas se voir impliqués ni par une écoute, mais ils sont prêts à donner des conseils, vous censurer et se porter en bon chrétiens, au sein d’une République laïque, voici le paradoxe qui ne cesse de me surprendre et surtout de me révolter.
Ils vous sortent les Évangiles !!!
Rien de plus déplacé que le religieux en matière de Droit.
Par fortune il reste à la marge et hors sujet.
Laissons le conflit d’Antigone bien à part, les symboles n’entrent point en considération pour la rédaction et le dépôt d’une plainte médico-pénale qui s’appuie sur des preuves qui mettent de manifeste un assassinat.
L’hypocrisie et le mensonge collectif au sein d’un pays qui se revendique « laïque » prétend donner des leçons sur le bien, le vrai et le juste en matière de droit, de Justice, mais nous ne sommes pas dupes.
Le crime est la plus abominable des transgression dont l’Homme doit se confronter s’il arrive soudain dans sa vie pour lui porter malheur.
Le crime collectif, la guerre, et les variantes adoptées par les dictatures politiques, j’en connais, puisque le coup militaire à Santiago du Chili je l’ai vécu sur place, en pleine formation universitaire au sein de la U.T.E. université qui avait fondée mon père le peintre Hernan Gazmuri en 1942. Cette université où siégeait la radio de la faculté de Sciences humaines fut le réceptacle des premières bombes meurtrières qui atteignirent nombreux de mes camarades de classe. Ils périrent massacrés et brûles dans les chaudières de la Faculté de Pédagogie et Sciences humaines. Je me suis sauvée de justesse grâce à un parent d’élève qui nous a ramassés in extremis dans une camionnette qu’il avait pris justement à cet objet, aller sauver le plus grand nombre d’étudiants dont un de ses fils. Je connais dès mes dis-sept ans ce que c’est le crime collectif opéré par un dictateur.
Mais que dire d’un crime individuel?
Que dire d’un crime commis en catimini et perpétré par de « médecins » assermentés par la République française?
Voilà l’enjeu, voici le problème médico-pénal : un assassinat prémédité une torture barbare contre une personne âgée et vulnérable cachée à la connaissance de toute la société française.

Voici le nœud du problème juridique que d’aucuns observent comme perdu d’avance !
Ceux qui me conseillent de « laisser tomber » sont des professionnels qui n’ont aucune confiance dans la Justice française.
Ils n’ont aucune confiance parce qu’ils savent que leurs Chefs au sein de la hiérarchie du système de santé français est étanche, défendent leurs pairs, et ne permettront jamais qu’un Juge vienne démasquer leurs assassins. Ils bénéficieront des loges collégiales qui les défendront par tous les moyens tarissant Juges, Tribunaux et Cour de cassation comprise.
Mais, devrais-je les croire ?
Devrais-je leur accorder crédit parce que connaisseurs aguerris de leur système où ils travaillent depuis des nombreuses années ?
Ils me déconseillent de poursuivre mon combat, non parce qu’il me manquent les preuves, non ! Mais uniquement parce que de manière préméditée l’on ne voudra jamais prendre en considération mon dossier parce que précisément il contient des preuves accablantes et seuls les Rapports mensongers de l’hôpital, de l’avocate du « docteur TRAÎTRE-TANT », et des avocats respectifs de trois autres assassins, sont et seraient pris en considération comme seul témoignage valide.
Ces rapports calomnieux et mensongers de fond en comble n’ont d’autre propos que d’anéantir mes preuves avec un jargon médical et des diagnostics calomnieux rédigés avec l’intention de cacher leur crime, le refus de prise en charge d’un infarctus et le refus de soins prémédité à une patiente en train d’agoniser sans sédatif.

En effaçant mon rapport accablant de vérité juridique avec des nouveaux mensonges médicaux, ces quatre barbares déguisés en faux médecins réussirent à annuler ma plainte pénale pour crime et me condamnèrent au sein de leur Loge du Désordre.
Cette bande organisée en mafia médicale assermentée :La Loge du Désordre, a obtenu de par ces manipulations mensongères une violation flagrante du Droit français, leur verdict au niveau uniquement « collégial » paraît étanche et inamovible.
En l’état, l’assassinat de Maman n’a pu être jugé comme il se doit devant le TGI, parce qu’en 2013, j’ai fut obligée par le BAJ, à déposer ma plainte uniquement devant la Loge du Désordre m’excluant le droit de me porter partie civile devant le Juge d’Instruction. Le greffier du BAJ de l’époque, n’a pas accepté mon dépôt de plainte pénale devant le Juge d’Instruction au prétexte que Maman était décédée dans un hôpital public. Ce que j’ai su ultérieurement c’est qu’il s’agissait d’une fausse information du greffier, en date du novembre 2013 quand j’ai voulu déposer mon dossier de 300Pp. devant le Juge d’Instruction, et traîner ces 4 assassins devant le TGI.
Or ma plainte n’a pu se présenter (de force) que devant le Désordre, qui n’est qu’une toute petite loge collégiale, ou délibérèrent à huis-clos, entre-eux d’abord rendant une décision en 2015, ensuite en appel en 2017, où j’ai été condamnée pour « Accusation Abusive » !!!!! et, condamnée à leur verser des Amendes .
Deux questions de la plus haute importance, imposent une réflexion de droit pénal:
Nécessité absolue que ma plainte soit examinée par un juge impartial qui mène une enquête approfondie.
Nécessité absolue que le témoin oculaire soit entendu et que les pièces à conviction soient examinées non par ces pairs, mais par des autorités juridiques confirmées.

Ces 4 assassins sont convaincus d’avoir réussi d’abord à imposer leurs intentions cachées de leur crime et, ensuite m’amputant abusivement de Amendes pour avoir osé les accuser de crime prémédité contre le corps souffrant de Maman.
Ils sont surs de m’avoir liquidée et laissée hors circuit.
Ils sont surs qu’en m’usurpant de l’argent mensuellement de ma misérable retraite, et jusqu’à l’année 2023, si mon calcul est bon, car en vérité je n’y pense plus…Je laisse prélever à sa guise le Trésor Public. Il ne peut pas aller au delà de ce que lui impose la loi face à une retraite au seuil de pauvreté !
Ces 4 assassins pensent que j’ai claudiqué et que, soumise au désespoir j’opterais soit par le suicide ou bien par le silence.
Ils ont fait une grave erreur de calcul, ils restent convaincus que la punition de l’argent me laisserait hors combat, car les pensées formées dans les égouts croient qu’un seul intérêt me motive : récupérer des indemnisations !
Si un verdict me les octroyait, je les refuserait. Je les verserait à une association en défense de la Vie, la Vie pour l’heure menacée par des transgressions de bioéthique. La défense de l’humanité menacée par des nouvelles lois de bioéthique, est pour l’heure prise en charge par le Professeur Joyeux qui se bat pour une cause des plus dignes et que j’admire profondément.
Les gains pour indemniser l’assassinat de Maman serait un nouvel attentat, rien ne peut amoindrir ni apaiser une souffrance qui traversera les siècles et s’étendra éternelle jusqu’à la fin de temps, cette souffrance d’avoir été le témoin oculaire de la torture barbare que ces 4 assassins ont infligée à Maman de manière sauvage et préméditée, refuse toute sorte d’indemnisation pécuniaire à titre personnel.

Les pénalités qui doivent subir ces 4 assassin pour le délit d’assassinat de Maman en respectant le droit pénal sont les suivantes :
1. Reconnaissance du crime prémédité avec des circonstances aggravantes pour la non assistance à personne en danger, vulnérable et sans défense.
2. Reconnaissance que l’assassinant fut prémédité, élaboré en deux temps, d’abord par le refus de soins de son médecin Traître-tant et ensuite par le refus de soins par ses confrères et amis du dit hôpital, qui se refusèrent à appliquer les consignes obligatoires pour un cas d’infarctus intestinal mésentérique en état avancée de perforation, où le Traître-tant fut à l’origine du premier refus de soins, refus ferme de l’hospitaliser pour la faire s’aggraver sans soins à la maison.
3. Reconnaissance des motivations des ces 3 assassins hospitaliers pour refuser les soins. Reconnaître les motivations d’ordre administratif-politique, protocolaires, personnelles, notamment par la non acceptation de la sauvegarde de l’intégrité de la mère par la fille, qui fut son unique « aide soignante » qui se refusa toujours à la laisser seule la nuit, se refusa aux placements proposés et à toute intervention étrangère au sein de leur foyer. Ce qui a motivé une jalousie grandiose vis-à-vis des compétences d’infirmerie de la fille et face à cet atypique binôme mère-fille jusque-là indestructible, le seul moyen de les séparer fut ce crime. Ils réussirent leur abominable besogne.

PENALITES :

1. Interdiction d’exercer la médecine.
2. Le bannissement social de ces 4 assassins déguisés en médecins est le seul et unique châtiment qui méritent pour avoir torturé sauvagement et assassiné par refus de soins avec des circonstances aggravantes une personne âgée, vulnérable et sans défense.
Des monstres de cette nature ne doivent pas exercer en milieu hospitalier sous aucun prétexte.
Si je n’ai pas poursuivi ma plainte pénale devant le TGI, après avoir été condamnée par la Loge du Désordre, c’est uniquement par faute d’argent pour engager les poursuites à la charge d’un avocat spécialiste en matière médico-pénal.
Sans argent il est impossible en France de mener à bien une plainte.
Les marécage d’avocats minables qui travaillent avec l’A.J., croyez vous qu’ils seraient à même de prendre à leur charge une plainte d’une telle gravité avec sérieux ?
Je les ai testé, ils sont d’une superficialité inacceptable et révoltante.
Devrais-je déposer un travail monumental fait uniquement par mes soins, devant un farfelu superficiel qui ne fait que transcrire mon travail de premier ordre, dans un petit rapport de 12 pages, faite d’une rédaction médiocre, dont il n’a été ni le témoin oculaire, ni l’expert en matière médicale, d »autant plus qu’il méconnaît tout du dossier médical de Maman que je maîtrise à la perfection, et que cet avocat déposerait devant le Juge d’Instruction comme une lettre à la poste, pour qu’il « se débrouille » comme me l’ont dit certains avocats. Lui, une fois le rapport rédigé se lave les mains.
C’est cela le travail d’un avocat qui défend une cliente dont sa plainte résume la torture infligée à sa Maman jusqu’à la faire mourir soumise à une agonie indicible ?

Jamais je ne confiera un dossier sacré entre les mains des minables dépourvus de déontologie et de sérieux qui détruisent de par leur action d’ignorants une si noble profession.

Pourrait-il, un esprit avisé et intelligent, prétendre qu’il va réussir une plainte pénale, et convaincre un Juge par intermédiaire d’un rapport d’étudiant de première année de licence de droit qui avance par tâtonnements ?!

Une seule solution juridique me paraît possible, juger ce crime ailleurs, où des juges entièrement honnêtes, jugeant avec l’impartialité requise, en écoutant et en lisant un dossier de plus de 300Pp, avec des preuves accablantes de la torture sauvage dont Maman fut victime, pourrait donner le seul verdict qui mérite un crime de cette ampleur et d’une si grandiose sauvagerie contre une personne vulnérable, âgée et sans défense.

Vous savez que le droit n’est pas une élucubration sentimentale, le droit exige « des preuves » concrètes, tangibles, démontrables mesurables, comparables. Aucune accusation ne peut être admise si elle n’est pas assise sur des preuves irréfutables.
Aucun élément d’ordre sentimental ne doit prendre place, l’affectif est hors sujet, si vous voulez construire une défense bétonnée laissez le Pathos dehors.
Le degré, l’ampleur de votre douleur infinie n’incombe personne, les Juges jetteront votre plaidoirie ipso facto sans même la lire, tout avocat qui maîtrise son métier jugera irrecevable une plainte à contenu larmoyant. Si votre plainte ne s’adresse qu’à vos doléances sentimentales, existentielles, épargnez vous le travail de constitution de dossier pénal. C’est le Cabinet psychiatrique qui correspond à votre requête, et si vous n’avez pas de preuves contre les assassins, déclinez toute tentative procédurale.

Mais… Si le pathos a été gardé à l’intérieur de votre inconscient, si vous avez eu la force et le courage d’avoir surmonté l’épreuve en solitaire, et que vous avez triomphé le combat dans une solitude ferme qui n’incombe que vous-même et, que finalement, avec une méthode scientifique vous avez fini par constituer un dossier clair, probant, sérieux et que vous vous érigez ferme, combatif, solidement appuyé sur un dossier imbattable parce formé des preuves démontrables de l’assassinat dont vous êtes le précieux témoin oculaire, sachez que si vous vivez au sein d’un État qui sauvegarde le Droit et la Justice, vous aurez la certitude que, même sans l’appui d’un éminent avocat, vous serez à même de démontrer aux Juges la véracité de votre plainte pénale, parce qu’elle sera appuyée sur des preuves, des faits chronologiquement constitués et scientifiquement validées.

En ce qui concerne le Mal, la mort sauvagement imposée, insensée et qui prend pour Cible des innocents, elle provoque chez les proches des sentiments haineux, totalement justifiés, ils aident en partie à restaurer l’équilibre, il fait savoir que seule la Justice est capable de restituer un faible apaisement, question infiniment délicate où seule l’analyse philosophique du Droit est en mesure de nous donner une réponse.
Ceux qui se sont vus massacrés dans leur existence par le crime d’un être aimé, et que dire de la mère !, et pris d’assaut par une mort infligée de force, doivent trouver le moyen de punir les assassins.
Trouver ce moyen se transforme en un impératif de vie ou de mort.
Si le Droit existe est bien par une raison. Tout délit exige une punition.
C’est par la voie du Droit que la victime par ricochet trouvera l’apaisement.
La victime qui a eu l’obligation de faire face à l’imparable souffrance imposée par le rôle de spectatrice désarmée devant le crime qui laisse une douleur abyssale et inguérissable n’a que le Droit, la Justice comme solution.
Il y a un autre impératif, il est une question d’honneur : une obligation existentielle qui s’impose en réponse aux mort, celle de continuer à vivre, « nous sommes condamnés à vivre » F.Kafka. Journal.
L’équilibre existentiel, émotionnel, affectif, organique dans le cas de la Maman, anéantis à tout jamais par son assassinat, serait seulement grâce à la reconnaissance du Pretium doloris que la victime pourrait apaiser la douleur et la haine ?
La seule voie possible est la voie judiciaire.
Je laisse l’ultime réponse entre les mains de cette voie choisie du plus profond de mon esprit : le Droit.
Cette voie exige une infinie patience.
La patience, Maman me l’a enseignée sa vie durant, une vie musicale et lumineuse vouée à la maternité et à la musique.
Maman m’aidera à lui rendre justice un jour, un jour où je laisserai à terre ces quatre assassins.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

Paris, le 18 octobre 2018
Anniversaire de l’assassinat de Maman,
la veuve du peintre Hernán Gazmuri.
Le 18 octobre 2013

 

THEMIS A ETE SEQUESTREE

17 octobre, 2018 (15:48) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

THÉMIS A ÉTÉ SEQUESTRÉE

Des mafieux enlevèrent la bande de ses yeux et arrachèrent de ses mains le glaive et la balance…

 

«[…] Kafka, quand il dénonce l’écroulement, les impostures,, les mensonges, des institutions,, ne donne pas libre cours à une espèce de joyeuse et confortable anomie, mais à quelque chose de plus terrifiant, sur quoi, faute de mieux,, je mets provisoirement l’étiquette de « loi archaïque de nécessité ».

François OST

In, Revue de philosophie et de sciences humaines
Entretien avec François OST
23/06/2004

Chers Lecteurs,

Ceux qui se sont battus une fois dans leur vie devant un Tribunal français ou se battent pour se faire justice savent de par leur lutte infructueuse qu’il n’existe aucune Justice et que des mafieux sont assis aux commandes on leur a octroyé la liberté de siéger sur des postes clés, ils y siègent du haut de leur incompétence, inamovibles et, nous les victimes, nous avons compris que nous sommes appelés à répondre autrement, loin du champ judiciaire, car les mafieux l’ont pris d’assaut, et Thémis a été séquestrée.

Si vous êtes jeune et heureux, ne me lisez pas, cliquez et allez lire ce que disent les gens qui trouvent leur monde « merveilleux » et qui vous écrivent des articles pleins d’espoir, des posts remplis des petites fleurs, ceux qui vivent confortablement et ceux qui devant les difficultés d’autrui tournent le regard, n’ont rien à gagner en poursuivant la lecture de mon article.

Cette écriture critique que je pratique en parallèle à l’écriture littéraire et poétique, c’est à dire à l’écriture de fiction qui n’est que du « mensonge littéraire », la littérature par antonomase, n’est que l’opposée à celle-ci, la critique. Je l’exerce pour servir d’avertissement, pour placer la vérité où l’on a semé les mensonges, et surtout pour bannir avec ma parole caustique ceux qui se consacrent à semer les troubles, nuire l’innocence d’autrui, atteindre les plus démunis et vulnérables, briser des vies et leur honneur de par leurs calomnies et, encore bannir sans répit ceux qui dès leur folie d’autoritarisme et d’arrogance arrivent à la transgression ultime : le crime.
Avant d’entrer en matière, voyons ensemble ce qui se passe dans la société française en matière de Droit…
Penser exige un grand effort, se disposer à aider autrui ou travailler gratuitement pour une cause, n’est possible que par l’intention gratuite née d’une grâce naturelle et spontanée, sentir de l’empathie devant les questions « graves et difficiles qui souffre son prochain, s’il est accablé d’injustices, demande un don de soi introuvable et rare.
Trouver quiconque veuille s’investir et se sensibiliser face aux enjeux sociétaux en matière de Droit reste inopérant.
On trouvera ici et la des individus qui témoignent à titre individuel soit par les réseaux sociaux, soit par la communication d’un face à face où ils se laissent emporter par la confidence…mais, ces témoignages sur l’In-justice française, restent comme des prouesses intellectuelles que les plus doués ne pratiquent que comme l’exercice intellectuel qui les mettra de l’avant et alimentera leur ego insatiable de publicité.

Écrire n’est leur est pas difficile, par l’écriture ils se auto gratifient de jour en jour d’une publicité croissante, la notoriété, gonfle leur ego devant la société, ils sont sur d’être lus, mais testez-les, allez leur demander d’intervenir en votre faveur soit par un conseil, une écoute, une action commune en vue de changer la société qu’ils critiquent tant, soyez certain que ces illustres défenseurs de la Justice et de la société française désertent le champ ipso facto, ne sont pas disponibles pour agir pour de vrai.
Ces illustres défenseur du Droit sur les feuilles publiées sur l’air virtuel, ne répondront qu’aux demandes qui pourraient leur servir d’avantage en faveur de leur propre profit et en vue d’une plus grande publicité, et l’action sur le terrain pour le bien commun, n’est pas dans leur programme.

L’écriture critique sans un but positif qui mène à l’action restera comme un simple exercice intellectuel.
La seule chose qui compte et la décision d’agir pour éradiquer les vices qu’on dénonce.
Depuis combien d’années les plus grands intellectuels en matière de droit dénoncent, écrivent et se plaignent ?
Quand ont-ils agi et convaincu la société que les citoyens possèdent naturellement le droit de se défendre ?
Signalez-moi, je vous prie, un seul personnage du Droit médiatique qui ait été prêt par le passé ou en ce moment critique, à extirper du champ judiciaire les mafias assermentées et, nous savons que c’est à eux, personnages publics bénéficiant de tous les droits et pouvoirs, les professionnels du droit sur qui repose et incombe la responsabilité d’agir en urgence pour rétablir un Justice saine, équitable et impartiale pour tous les français.
Tant que ce but n’est pas cherché avec passion, énergie par le moyen d’un discours convaincant vers une action commune, leurs diatribes juridico-littéraires ne servent à rien.
Finalement, la lecture de ces dénonciations acerbes sur le « dysfonctionnement » judiciaire nous servent uniquement pour prendre conscience que si l’In-justice se porte bien en France elle ne va pas changer par ces publications et qu’elles ne sont que de la littérature publicitaire sans aucune motivation sérieuse.
Quand on est arrivé à se faire un nom, quand on a eu une si longue expérience au sein même de l’action judiciaire par un long exercice professionnel en matière de droit, discipline qui a comme essence la défense de la vérité et des victimes, on ne peut pas pardonner l’indolence et le retrait, il est absurde et un contre-sens de se consacrer à parler, à écrire, sans proposer des mesures d’action, sans mettre sa personne disponible pour le changement sociétal.
Rester en retrait n’est qu’une trahison professionnelle, éthique et humaine.
Le vedettariat du Droit est aussi répugnant que toute autre prostitution professionnelle ; nous avons deux professions qui se prêtent en permanence à la violation de son essence : la médecine et le droit, elles ont toutes les deux leur serment qui détermine leur action et leur exigent un investissement absolu pour le bien d’autrui. C’est ainsi que les choses sont faites depuis de siècles, et c’est ainsi que je le conçois et le défends.

Aucune sorte d’idéalisme ne m’inspire, par des temps troubles et noirs, l’on qualifie de l’idéalisme le fait de vouloir rétablir l’équilibre et la vérité, deux questions simples qui ne sont pas de l’héroïsme, mais une simple démonstration de l’humain qui est en nous, il faut restituer la part d’Homme qui est en sommeil au sein de chaque individu anesthésié par l’avalanche de informations uniformisantes et pessimistes.

Personne n’est disposée à s’investir et, pour l’heure, arriver à trouver un ou deux individus qui veuillent s’engager dans les troupes de la défense de la Justice en vue de mener une nouvelle bataille en faveur de la Vérité, est une quête perdue d’avance ; le déséquilibre sociétal n’a jamais été aussi insondable, vice qui se reproduit à l’infini , où celui qui ne dispose point d’argent restera dans le caniveau sans pouvoir se défendre, l’aide juridictionnelle n’est que du pipeau, l’on sait aussi que paradoxalement, même avec des ressources suffisantes, il est fort probable que la force des mafias, soient plus fortes que l’éminent avocat qui plaidera dans le désert pour son client, car plus souvent que vous ne pourrez l’imaginer, le citoyen aux ressources confortables qui paie sans difficultés en ouvrant confortablement son chéquier pour payer les honoraires d’un éminent avocat, si la force mafieuse s’est mise en pied de guerre pour le nuire, l’avocat éminent, et son argent ne lui seront d’aucun appui pour se défendre et se faire Justice.
Deux remarques me semblent nécessaires :
Les exemples dans le monde politique démontrent que les injustices qui subissent leurs chefs, peuvent se crier haut et fort, ils ont une place acquise pour se plaindre et des appuis pour se défendre, leurs protestations et critiques seront crédibles, d’autre part, les faits divers prolifiques en toute sorte de transgressions, ont fini par habituer la société à l’expression de l’infâme et de l’horreur.

On a commencé par le terrorisme, ensuite par une contribution certaine vers la dégénération sociétal en matière de mœurs, coutumes, en arrivant à détruire la paix sociale, les bienfaits d’une entente humaine au sein de la cité, au point de transformer la vie de tous le jours dans une lutte quotidienne aux effets les plus néfastes et dangereux.
Cette action préméditée par les mafias est arrivée jusqu’à effectuer un acte d’immunisation et d’anesthésie collective, toutes les personnes, la société toute entière crie défaite avant même de tenter de lutter pour se faire justice devant les tribunaux en bonne due forme, la société s’est habituée à la mort et aux injustices.
Voici ce qui me parait urgent de dénoncer en vue de trouver ensemble la manière de nous défendre.
Les mafias qui agissent à grande échelle, elles se sont spécialisées en crimes collectifs et individuels.
Elles agissent différemment selon la qualité de leur Cible, le lieu d’action, selon leur spécialisation et leur champ de compétences.
Les mafias se différencient qualitativement selon la Cible qu’elles ont choisi pour lui injecter leur venin.
Elles ne sont jamais les mêmes, devant les Cibles haut placées que devant le pauvre citoyen ordinaire comme vous et moi-même, vous le savez très bien, si par le passé vous avez du vous battre devant les injustices ou si à présent vous tentez de vous défendre devant un quelconque tribunal.
Ah !, la justice en France vue des pays étrangers reste comme l’exemple éternel et vivant des pages glorieuses de l’histoire du pays racontées par des historiens qui la transforment à des fins politiques, la vérité sur l’In-Justice en France seule la connaît et peut en parler celui ou celle qui a du un jour entamer un procès devant un Tribunal et s’est vu trompé et son dossier malmené de fond en comble sans obtenir réparation.

Je n’appartient pas à la race de faibles, le combat pour la vérité et la Justice je l’ai appris de mon plus jeune âge chez moi, et je n’ai jamais signé de contrats avec des loges ou des partis politiques, je suis libre et me suis battue en solitaire pour le Vrai, le Bien et le Juste.
Mais sur ce point, je vous parlerai dans la deuxième partie de cet article.

Parce que demain c’est l’anniversaire de l’assassinat de Maman que
le Docteur Traitre-Tant avait prémédité avec des circonstances aggravantes,
avec 3 autres confrères décidèrent d’abattre ma mère en la torturant, c’est fut un assassinat  abjecte.
Le 18 octobre 2013.
Le docteur TRAÎTRE-TANT et ses 3 autres confrères me prirent pour la CIBLE et en acte de punition, ils refusèrent les soins à ma mère avec des « circonstances aggravantes » sur personne sans défense et vulnérable, pour la torturer et la tuer dans des conditions barbares et indignes de ce pays.

Chut ! C’est interdit d’en parler !
D’aucuns me disent, certainement avec une bonne intention, parce qu’ils connaissent leur France… qu’il ne faut pas que je dépose une plainte pénale !
Ils se défendront et les assassins seront crédibles puisqu’ils sont des « professionnels », certes, ils ont falsifié de manière grossière leurs deux rapports hospitaliers, mais, ne savent-ils pas que j’ai des preuves accablantes, et je m’en servirai ?
Alors On me dit que mes preuves, les Juges s’en moquent éperdument !
En France, peu importe la torture et la mort d’une vieille personne.
Ils accorderont toujours raison aux mafieux, même s’ils ont tort.
Il se peut que ça soit vrai. Alors que faire ? Je leur demande…
Alors on me répond qu’aucun Juge d’Instruction ne s’investira pour établir Justice pour la torture et assassinat de Maman.
« Ils vous détruiront, vous allez perdre sept ou six ans de votre vie inutilement  tournez la page » me disent d’aucuns… Ont-ils raison ?
Les médecins mafieux ont commis un crime parce qu’ils se savaient protégés par l’In-Justice française, du contraire le crime ne se serait jamais commis sur le corps souffrant de Maman.
Le conseil du désordre est la preuve la plus convaincante de l’état mafieux et corrompu de l’In-Justice française.
Je l’ai vécu dès 2013 à 2017.
J’ai connu la mafia de l’intérieur.
J’ai connu la transgression judiciaire, les avocats les plus incompétents et minables que l’on puisse imaginer, les miens avec l’Aide Juridictionnelle et, les leurs très bien payés de par leurs assurances!
J’ai connu des rapports mal rédigés, au contenu calomnieux et mensonger, l’un d’entre-eux aussi dépourvu d’arguments juridico-médical que les 3 autres confrères, dépourvue qu’elle était d’arguments solides, s’est adonnée à la rédaction d’un mélodrame de théâtre de bas-fonds, l’opposé d’une rédaction juridique…c’était
L’avocate du docteur TRAÎTRE-TANT
Je ne suis pas encore une intellectuelle du droit ni nécessite d’aucune sorte de publicité.
Je ne suis qu’une moderne Antigone qui défend la vérité et défend la souffrance de sa Maman.
L’objectif de la loi, dans tout crime impuni est de dénoncer le délit et de punir les assassins.
Il y a des peines et des amendes pour chaque délit.
Les gains matériels ne m’intéressent point.
Le PRETIUM DOLORIS est le seul qui compte.
Mais, pour la Maman torturée et assassinée le Pretium doloris reste vain.
Dans le cas d’assassinat de ma mère, une seule question doit s’obtenir :
Le châtiment de ces 4 assassins, leur condamnation publique et surtout leur bannissement.
Renseignement juridique de la plus haute importance !
Devant la Cour Européenne des droits de l’homme des victimes comme moi, ont gagné des procédures contre des médecins assassins.
Et, ont défendu leur mère aussi âgée que la mienne.

Mais, pour y parvenir, il faut avoir épuisé les recours devant les Tribunaux français.
Pour un crime il y a une prescription de 20 années.
En revanche, il n’y a pas de délais spécifique prévu par la loi, en cas d’infraction commise sur une personne vulnérable (maladie, âge)[…]
Alors, Chers Lecteurs, ma réponse est là, il faut distinguer entre vitesse et précipitation.
Le Droit exige de la tempérance or, en dépit de ma passion pour la Justice et la Vérité, je sais très bien ce qu’est l’exercice de la patience.
Ces 4 assassins-bandits devront attendre.
Quand en 2013 je porté plainte contre les 4 assassins de Maman j’ai perdu , et je fus condamnée pour « Accusation Abusive » ! Comment aurais-je pu prétendre justice devant une petite chambre collégiale qui n’existe que pour défendre leurs pairs mafieux ? Le jugement en première instance et le deuxième en appel sont dignes d’une narration à la Dostoïevski et d’un film de Zviaguintzev !
Mémorable peinture dantesque.
En avril 2017 le conseil du désordre m’a condamnée à leur payer des Amendes.
Je paie ces Amendes devant le Trésor Public, au Service des Amendes, par échelonnement, depuis janvier 2018 car je vis au seuil de pauvreté avec une retraite de misère,et je continuerai à verser au Trésor Public les Amendes jusqu’à 2023 !
Ils sont surs qu’ils m’ont amoindrie, car pour eux l’argent est un Veau d’Or devant lequel ils passent leur vie à genoux. Il est si pieux !
Ils pensent que je suis partie bredouille !
Ils auront un jour de mes nouvelles.
La torture le crime contre ma mère ne restera pas impuni.

Tout le monde parle de l’In-Justice française, leur bravoure orale et écrite m’indiffère, elle reste vaine sur leurs feuilles virtuelles et les plate-formes médiatiques.
L’In-Justice…
Je vous demande publiquement ceci : êtes vous prêts à vous investir pour l’assainir et déloger les mafias du champ judiciaire?

A demain, Chers Lecteurs.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak
Paris, le 17 octobre 2018

PENSEES CAUSTIQUES PARCOURSUP CRETINISME ARTIFICIEL

15 octobre, 2018 (06:28) | Dénonciation politique | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

Pensées Caustiques

PARCOURSUP

 

CRÉTINISME ARTIFICIEL

Dans le siècle du Néant

 

« […]No hay nada más irritante que las tesis (y a veces ocurre también con los libros impresos) en que el autor avanza continuamente excusationes non petitae.
[…]No tenéis derecho a ser indecisos. En el moment en que habláis, vosotros sois el experto. Vosotros sois el funcionario de la humanidad que habla en nombre de la colectividad sobre ese determinado tema.
Sed humildes y prudentes antes de pronunciar palabra, pero cuando ya la hayáis pronunciado, sed altaneros y orgullosos » 
Umberto ECO
El orgullo científico
In, Como se hace una tesis
219-220

Chers Lecteurs,

Les bacheliers sont déjà installés dans les amphi, ceux qui ont été acceptés par la plate-forme Web : le Parcoursup des Universités françaises connectées.
Il fallait inventer à toute vitesse une nouvelle manière de gérer de manière virtuelle l’avalanche d’ardents candidats à obtenir une formation universitaire, parce que depuis de décennies l’Université est « pour tous »
De même que ne cessent de se reproduire à l’infini « l’avalanche grisâtre des thèses universitaires » (G.S.) les hordes de candidats aux études supérieures de par toute l’Europe, ne cesse de s’accroître et les plus prestigieuses universités de par le monde, grâce à la mondialisation, ne cessent de reproduire un tsunami d’automates, portant en soi les mêmes vices qui les feront devenir les nouveaux « professionnels » se reproduisant à l’identique dans un cercle vicieux à n’en plus finir, des étudiant médiocres qui sortiront « à la vie active » en triomphants diplômés prêts à former le bataillon de professionnels médiocres, ceux que nous devons subir au jour le jour au sein de notre société française. En France tout n’est pas « médiocre », nous avons aussi de l’excellence ! Mais elle sait comment se défendre. Dans ce siècle du Néant, si vous êtes anéanti par la montée de la masse et, de la médiocrité déclinée dans toutes ses formes, vous n’aurez qu’un seul moyen pour vous défendre, il n’y a qu’un seul moyen  d’échapper à l’anéantissement de l’être: l’ARGENT. Cela l’a toujours été, mais, avant tous ceux qui étaient méritoires, mais pauvres, il y avait la solidarité entre des véritables artistes et intellectuels et, il y avait les mécènes et les protecteurs des Arts et des Lettres, non des industriels ignorants qui avec leurs excédents des leurs gains en bourse protègent le plus laid et le plus vulgaire.
L’excellence se retire toujours dans leurs espaces privés, loin de ce vacarme insolite et insupportable, ils seront les bons professionnels pour une clientèle choisie, nous ne pourrons jamais en bénéficier de leur plus grand vertu : ils n’ont pas été dans les rangs de ceux qui forment la bataillon de « pour tous » parce qu’ils ne sont pas comme tout le monde, parce qu’ils ont les privilégiés de la Nature, parce qu’ils ont eu la chance d’être nés au sein d’une famille qui depuis des générations a transmis l’excellence dès le berceau, bien avant le berceau.
Qu’a t-il de reprochable d’être né au sein de l’excellence ?
Seul des esprits envieux et atteints d’un ressentiment social très mal placé font déborder la lave de la haine pour restituer leur déséquilibre existentiel.
Ces ressentis remplissent les administrations publiques et universitaires, ils ont dans leur vocabulaire une série d’expressions qu’ils déclenchent aussi automatiquement dès que vous essayez d’établir un dialogue, cause perdue d’avance, vous resterez en soliloque éternel, parce que les administrateurs de l’Enseignement supérieur ne savent pas ce que c’est un dialogue.Ils ne savent pas ce que cela veut dire, ils répondent ce que leur Chef de Service, « le supérieur hiérarchique »les a commandé de répondre.

Mais revenons à l’excellence, cela m’intéresse beaucoup, parce que depuis mes dix-sept ans, âge où je suis entrée en Faculté de Lettres, on nous avait inculqué une seule quête existentielle et professionnelle : « Le chemin de perfection » Ici l’on nomme ce parcours : L’excellence.
Nos Professeurs étaient tous détenteurs des doctorats obtenus en Europe.
Nos Professeurs nous ont dit que nous formions la caste sociale qui s’appelle « la crème de la crème de la société » et que ce que nous dirions avait une force et une valeur de vérité incontestable, puisque le professeur n’a pas à recevoir des leçons de la société, c’est lui qui assume ce rôle et c’est lui seul qui est habilité non seulement à transmettre un savoir, mais à guider la société.
Il faut savoir que cet enseignement que nous avions était destiné à tout les étudiants de Pédagogie, en Faculté de Lettres, l’amphithéâtre tout entier fut formé sur cette devise et nous n’étions que destinés à être professeurs de l’enseignement secondaire, et la plupart des élèves ne possédaient que de revenus modestes ou menant une vie qui frôlait dangereusement avec la pauvreté, au sein d’un pays dépourvu d’institutions qui versent des allocations ou la multiplicité d’aides complémentaires.
En France, la supériorité a déserté le champ culturel, ce qui m’effraie, me révolte, m’indigne et me désespère, et même si cela je le subis depuis presque quarante années en France, je ne peux pas m’habituer à son absence.
Première démonstration que la Nature sait bien faire sont métier, la sélection est faite dès la naissance, elle n’obéit à aucun décret de l’Enseignement Supérieur ni de leurs laquais.
Les critères de sélection et des bourses ont été instaurés par un groupe des Prix Nobel. Nous parlons de ces hauts fonctionnaires de l’Enseignement Supérieur qui ont eu la brillante idée des refaire les modalités d’accès aux études, élaboré les programmes et changé le nom des diplômes, attention, depuis la grande Réforme Universitaire on s’attendait à un progrès au sein même des programmes, critères et normes universitaires de sélection au bénéfice des étudiants, mais non ! Quand je parle au bénéfice des étudiants, il faut traduire au bénéfice de notre société  parce que vous ne vous rendez pas compte que ces étudiants seront très bientôt, nos futurs professionnels !?
Quelle utilité peut prouver le fait de changer le nom de notre ancien D.E.A. Et le nommer Master 2 ?
Si vous devez « cliquer » sur des cases bien précises sur le portail Web de parcoursup, et signaler la liste de vos diplômes, votre D.E.A., ne figure nulle part !
Ces cerveaux des prix Nobel l’ont anéanti et fait disparaître tout comme à l’ancien détenteur heureux de porter une si grande distinction, parce qu’il garde en soi le parcours d’un ou deux années d’études universitaires sérieux, où l’avancée d’une recherche, l’enrichissement de la pensée et du savoir se virent bien récompensés et ce
diplôme D.E.A.,condense la symbolique d’un chemin de perfection, voire de supériorité intellectuelle.

Le Parcoursup est -il une avancée vers un progrès académique ?
Une réforme universitaire nos laisse espérer indubitablement l’avancée vers un perfectionnement du savoir, aucun autre élément ne peut être admis dans le temple de la pensé et du savoir: l’Université.
Mais que dis-je ? Temple de la pensée !
J’entends l’écho des moqueries désobligeantes et l’alerte d’un possible glissement vers la folie de la soussignée!
Tout comme pour l’enseignement secondaire où les plus grandes reformes œuvrent dans cesse sur la calendrier de vacances, la théorie du genre, le dédoublement des classes et toute sorte de transgressions de la nature, de la raison et du bon sens en somme un programme d’insanités qui prostituent l’enseignement vers les tréfonds de l’abîme. Pour ce qui est de l’université la grande nouveauté a été de changer le nom des diplômes, accroître les difficultés d’entrée, effacer l’humain et octroyer toute la place au virtuel, à l’informatique, l’université et les futurs candidats doivent être connectés en permanence, la parole tarie, la pensée barbelée en vertu de « la Transparence » !

Avant, on préparait notre doctorat, après la Maîtrise, tout en faisant une année d’études avec une assistance moins régulière aux cours, mais avec une serrée assiduité des rencontres avec notre directeur de Thèse, il faut signaler aussi, qu’avant les Professeurs, étaient les propriétaires d’un bureau où ils avaient des jours de « permanence » accueillaient leurs élèves et on pouvait se gratifier et s’honorer de leurs conseils.
J’eus la disparate idée de demander à un Professeur si elle disposait d’un bureau et d’un jour de « permanence » pour lui demander un rendez-vous, elle me regarde surprise, à défaut de bureau et de permanence, elle m’offre son mail (!)
Je n’ai aucune motivation à parler virtuellement, mais je hâte, de rencontrer un être humain qui a un parcours d’excellence et qui est « mon Professeur », mais je suis consciente que je suis à la marge, probablement ceci est du à que je n’ai pas encore compris que la nouvelle université française est un prolongement du métro parisien ?
Je le sais, mais le problème est que je veux faire de la résistance, mais cela aussi s’avère inutile.
Ces indications de l’Enseignement Supérieur français et leurs leçons du virtuel, je ne les ai pas encore assimilées et bien apprises?
Apparemment non, il me manque un stage.
L’entente dialogique entre « celui qui sait tout » et qui s’efforce pour que son disciple qui « ne sait rien » (G.S.) le surpasse, parce qu’il est conscient qu’il est en train de laisser un héritage spirituel et culturel chez son élève, tout ce trésor a été anéanti, et, les prix Nobel de l’Enseignement Supérieur français, ils ont opté pour l’anéantissent, ils ont piétiné sur ce qui a été jadis au sein des universités françaises leur plus grande vertu : la transmission du savoir dans une voie qui hisse l’être vers les strates les plus hauts du savoir et de l’esprit.
Maintenant l’excellence est un vice.
Parler de mérite est un blasphème.
Montrer nos diplômes comme un trophée, un attentat à l’égalité et à la parité qui porte la devise : nous sommes tous égaux.
Une nouvelle religion est née, la religion de l’effacement individuel au profit de la masse indifférenciée qui s’est fit assermentée, loi inamovible et vertu de la République.
Mais ils ne se rendent pas compte que leur nouvelle religion porte en soi un paradoxe ?
Ils veulent inconsciemment être les meilleurs, réussir leur parcours, non pour un perfectionnement de soi-même, mais pour travailler, arriver bien préparés « dans la vie active » au sein des banques et des entreprises, mais dans la voie du moindre effort, ils ont été formatés pour penser qu’ils doivent être tous au même niveau d’incompétence, c’est à dire en adhérant au nivellement par le bas, afin de réussir, certes, mais sans se surpasser, tous au même niveau de médiocrité.

Mais, nos revendications d’excellence où les ont- ils jetées ? Ces nouveaux Nobel ?
Après une Maîtrise réussie, on obtenait le D.E.A. : Diplôme d’Études Approfondies, ce titre en dit long. L’on me dit que chaque université à « ses propres critères » (!)
Qui a prit en main les lois qui règnent au sein des toutes les universités pour les uniformiser dans le crétinisme ?
Les décrets internes restent les mêmes, toujours avec des barèmes de limites d’âge pour les bourses, l’attribution des logements universitaires, où persiste sans jamais se résoudre le problème de manque de places qui est criant non seulement en France mais en toute l’Europe, car cette nouvelle Europe qu’ils ont crée, partage les mêmes vices et manque toute entière des mêmes vertus.
Elles sont toutes inspirées d’un seul critère : l’uniformisation et l’anéantissement de l’individualité supérieure de l’individu. Il faudra la mettre à terre.
« Ici, tout le monde est pareil » Me dit d’un air péremptoire une fonctionnaire universitaire, et finit par ajouter à son discours académique : « si cela ne vous plaît pas allez ailleurs, je ne peux rien faire pour vous »
On vous dira aussi: « vous n’êtes pas la seule », ou bien : « on ne fait pas d’exceptions ».
« Cela c’était avant »…
Mais, « avant quoi ? »
Ils ne veulent pas de la « discrimination » mais ils ne font que l’accroître !
Peut-on accepter comme mesure d’intelligence, celle d’obliger aux étudiants pauvres à perdre du temps à la recherche d’un logement en Centre universitaire, et ensuite si pour l’attribution d’une bourse, le candidat dépasse d’une seule année l’âge indiqué par le barème, sa candidature se voit rejetée car le Centre d’informatique ; sa demande sera implacablement rejetée, maintenant le seul décisionnaire est le Centre d’Informatique, et dans toute hypothèse, si une demande exceptionnelle, pourrait être faite en vue d’une d’intervention humaine en faveur d’un étudiant, qui est peut-être plus méritoire que l’avalanche postulante toute entière réunie, cette hypothèse serait vaine, toute tentative pour faire intervenir l’humain dans les dossiers est et sera totalement impossible. Ou bien parce que ceux qui pourraient intervenir ne le veulent pas par principe, par politique et par doctrine qui leur dicte le suivi strict de nivellement par le bas, ou bien parce que le programme Parcoursup, essentiellement virtuel, anéantira avec son crétinisme artificiel toute tentative d’intervention de l’intelligence humaine qui est pour l’heure en claire voie de disparition.
Le dit candidat sera mis en dehors du rail des inscriptions, il sera forcé à chercher un travail, activité contraire à un parcours universitaire, car la fatigue affaiblira ces capacités de concentration et ses capacités intellectuelles seront fortement amoindries. La rentrée franchie, tout le monde est en place.
Les heureux trois cent étudiants fraîchement sortis de leur Bac remplissent enfin les Amphithéâtres, cliquent à une vitesse ahurissante leurs ordinateurs Apple dernier modèle, je parle des université pour tous, je ne suis pas en train de décrire un Amphi d’une université privée !
Reprenons le discours après cette didascalie, le Professeur parle, essaie de se faire entendre, fait un appel à l’ordre, il faut qu’ils se taisent ; tiens, ils se croient encore au lycée ! Le cours commence enfin, ils ne savent pas ce que signifie prendre des notes en faculté, écrivent au même temps que le professeur parle, notent jusqu’à ses soupirs, ils ne lèvent la tête de l’écran ni pour une seconde. A la suite de cela, à la fin du cours, on vérifie, mis à part qu’ils ignorent ce qui est le plus important  de savoir avant d’entrer en Fac, avoir l’habitude de prendre des notes, résumer, cela veut dire aller à l’essentiel, au premier regard, on constate que la mise en page est limpide et parfaite du point de vue de les exigences de l’écriture sur l’ »ordinateur » car personne n’utilise plus une feuille et un stylo, cela c’était « avant », mais pour ce qui est du contenu, il n’arrive même pas au niveau du primaire. On me dit que dans peu de temps l’amphi sera déserté de plus de la moitié, pour l’instant il occupent la place de ceux qui sont dehors et que probablement sont plus méritoires que ceux qui remplissent les feuilles des fautes grossières, inadmissibles en faculté.
Les reproductions écrites sur ordinateur Apple des cours magistraux ou les copies de TD ou de contrôle continu, présentent au moins vingt fautes de grammaire et d’orthographe, par page !
Les fautes les plus graves et récurrentes sont les verbes, où l’étudiant doit écrire un infinitif, l’on trouve un verbe au passé, où il est exigé le verbe conjugué, l’étudiant, futur professionnel, met un infinitif. Parfois la copie toute entière est rédigée avec l’infinitif, il méconnaît les conjugaisons, mais il a eu son Bac, il a eu enfin une place en Fac ! Ne oubliez pas : Grâce au Parcoursup !

On vous dira qu’il vient d’un foyer « défavorisé et qu’il faut l’aider » !
On vous dira qu’il faut lui pardonner, car il a fait ses études secondaires en ZEP, il a des parents analphabètes, mais ce discours est déplacé, contraire à tout raisonnement supérieur, et par conséquent impardonnable, non, je ne pardonne pas un étudiant qui a le courage d’entrer à l’Université sans préparation, la Fac n’est pas un centre de rattrapage, à l’université on n’entre pas pour corriger les fautes de la scolarisation défaillante, l’université n’a pas le rôle de tutorat de l’ignorance, ils prétendent rester encore dans l’enseignement secondaire, où ils n’ont rien appris, où ils ont bénéficié de la tolérance, mais ils n’arrivent même pas au niveau du primaire.
La pauvreté et les parents illettrés ne doivent jamais servir d’excuse pour l’ignorance, parce qu’ils ont été formés gratuitement dans l’école de la République !
Dites-moi, qu’est-ce qu’ils ont fait pendant 12 années de scolarisation gratuite en France ?
Un Professeur se lamente de sa défaite, et de son désarroi, et elle veut servir d’avertissement en racontant sa triste expérience de l’année dernière, mais elle ne pourra pas avec son anecdote universitaire, empêcher la catastrophe de cette année, elle se renouvellera à, l’infini.
Elle s’est vue en train de corriger plus de mil copies en première année de Licence de droit, les étudiants ont confondu les siècles et les rois, le grotesque arriva parfois à des dépassements insoupçonnés, un chanteur de variétés fut mis à la place d’un président de la république, le rire tragique à gorge déployée est le signe d’une défense spontanée que nous ne pouvons pas retenir parce nous sommes terrifiés.
Que font-ils, ces professeurs de l’illustre Éducation Nationale française ?
Ces professeurs qui les ont laissé faire dans l’ignorance et la démonstration la plus indigne de l’inculture, nous sommes face à une inaptitude pédagogique écrasante des professeurs et d’une paresse des élèves, ce vice et cette ignorance délibérés dans un laisser passer, se partagent au cours des années dans une nonchalance ahurissante pendant une si longue scolarisation qui n’a servi à rien, cette scolarisation ignare est la cause de l’échec universitaire.
Cet échec universitaire est le produit de l’imbécillité partagée entre les professeurs et les élèves, les deux aussi fautifs les uns que les autres, ils débouche dans les amphithéâtres, l’échec donne le spectacle d’une avalanche incontrôlée, c’est cela l’enseignement supérieur français, voire de l’échec massif de la société
Nous avons fini par signaler les responsables de cette incapacité d’écrire et de parler comme des jeunes instruits et respectueux de ce qui a de plus transcendant chez l’homme : le don de la parole. Les prix Nobel de l’enseignement supérieur français, politisés, bornés, et abroutis dans le crétinisme du virtuel, sont heureux de leur trouvaille, ce virtuel mis sur un piédestal ne fera qu’accroître, accentuer et amplifier les vices existants en matière de pédagogie et de vie.
J’ai beaucoup réfléchi avant de vous parler de Parcoursup.
Il fallait fermer le chapitre de la période de dépôt de candidatures, de fermeture pour vacances d’été, et il fallait aussi attendre qu’ils reviennent bien bronzés, les lauréats des prix Nobel ! Pour revoir l’ambiance avant de formuler une critique.
La rentrée faite, j’ai constaté que les cerveaux restaient aussi inopérants qu’avant les vacances, les discriminations aussi fermes et étanches et, l’ignorance et l’abrutissement de la pensée fermement enracinée.
Le crétinisme de l’Enseignement Supérieur reste indubitablement comme l’exemple d’une des pires maladies de la pensée, parce qu’elle s’entête à ne pas changer, n’accepte aucune réflexion extérieure, ils sont les Nobel de l’incompétence, ils partagent tous la même maladie neurodégénérative, l’incompétence intellectuelle…Elle est inguérissable.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak
Paris, octobre 2018