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MALADIE DES MOTS/ OUI…OUI / AUTOPORTRAIT

29 mars, 2017 (15:03) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

    AUTOPORTRAIT

MALADIE DES MOTS : OUI, OUI…

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Il faudrait commencer par le début

Mais moi,  je commencerai par la fin

Cela veut dire

Que cet écrit sera la vérité de mes antimémoires

Ce dont je me souviens

Ce sera le choix de mes souvenirs

Biens répertoriés

Bien gardés

Au fond d’une inconscience

Ils sortiront bien en brut

Sans polir.

J’aime vous parler

J’aime converser

Parce que les mots adressés à autrui

 Soient-ils écrits ou parlés

C’est toujours

Une question sacrée.

 Il fut très difficile,

Il y a déjà plus d’un mois

Sortir à la rue

Avec des béquilles invisibles

Chaque pas était une souffrance

Chaque appui des pieds

Sur le sol, une prouesse

Chaque pas de l’avant un triomphe

De ma seule volonté.

Monter des escaliers sans appui

Pour une convalescente

Toute neuve, fraîchement sortie

D’une longue maladie

 Jamais avouée en public.

 A peine sortie d’un plâtre

Des fractures

Gangrènes et amputations

Suivi d’une rééducation

Très dure et difficile

Faite en solitaire

Jamais on ne mesure

La portée des mots

Jetés au vent

Si celui qui les reçoit

Les apprivoise sérieusement.

Jamais on ne fait attention

Aux questions jetées dans l’air

Comme si elles n’étaient

Que des formalités

Dîtes sans y penser.

Jamais on n’a la délicatesse

De penser à  la portée

Des mots dits à autrui

Sans y penser

Que celui qui les entend

Les apprivoise pour les faire éternels.

J’étais malade des mots

C’est une maladie longue et épuisante

Les mots vous persécutent

De jour comme de nuit

Ils ne vous laissent pas de répit

On m’avait dit des mots, l’hiver passé

Que j’ai aimés, gardés, fait miens

Je les ai mis dans un lieu réservé

C’est un lieu sacré

Un lieu si spécial

A l’abri de regards,

A l’abri de toute possible écoute

Car je ne dis rien à personne

Je les ai gardés en lieu secret

Aussitôt entendus.

Le lieu le plus invisible

Qu’un être ne peut faire sien

Le connaissez-vous ?

C’est un lieu invisible

Il ne se voit jamais

On dit qu’il n’existe pas

Il est méconnu

On croit et on veut nous faire croire

Qu’il a disparu

Et pourtant il nous habite

Corps et esprit

Les neurosciences disent

Que c’est le cerveau

Moi, je dis que c’est l’âme.

Depuis l’année dernière

Par une belle soirée d’hiver

Nuageuse et froide, telle que je les aime

J’ai entendu deux questions

J’ai répondu si naïvement

Oui, oui…

Cela voulait dire « bien sûr»

D’habitude le simple Oui, sert à  sceller un serment

Mais chez moi ce Oui ne fut pas

De ceux établis par une quelconque religion

Par aucune loi en vigueur

Le mien ne fut que la réponse de l’âme

Qui se jetait dans un envol passionné

Vers ces Oui qui acquiesçaient

Tremblants

 Susurrés presque avec l’émotion

De la surprise de ses deux questions

Questions pour ce moment, inattendues

Telles que la vie se présente

Soudaine, à l’assaut des réponses non prévues

J’ai répondu Oui

Sans aucune contrainte,

Sans aucun contrat prévu, ni  en vue de signatures

Sans aucune assurance à signer devant la table

Qui s’interposait entre Lui et moi.

 Je dis Oui

 Comme si j’étais devant l’autel de Dieu

Et, avec le même sérieux

 Et la même transcendance

De celui qui jure devant ce qui est éternel

Avec la même gravité

Avec un don de soi absolu

Réponse faite spontanément

La réponse de la vie

 Qui osait avec deux Oui, faire face à la mort

Se disant avec foi et l’espoir de celle qui

Naïvement ne croit qu’aux mots

Avec l’espoir qu’ils viendraient à mon secours

Des prochaines aubes resplendissantes

Des nuits étoilées

Des matins prometteurs

Des soirées enneigées

La souffrance devait s’effacer

Pour laisser sa place à la vie

Qui scellait la venue d’un verbe

Conjugué au futur

Dans une langue aimée

Où il n’existe pas le conditionnel

Ni le présent du verbe être

Qui se réserve pour se dire autrement

 Bien caché

 Et qui effaçait de sa seule présence

Toute possible déclinaison à l’imparfait

Préférant ajouter des suffixes

Pour arriver ensemble dans un pas de deux

Dansé dans le paroxysme d’un absolu fait vie

En mouvement perpétuel.

 Ces deux Oui qui résumaient ma vérité

La vérité de quelqu’un qui s’engage naturellement

Sans penser, sans calcul, sans rien demander de plus

 Telle  que la vérité doit se dire avec simplicité

Et la lumière arriva autour de moi

Commença pour moi le châtiment

 Sans le savoir, d’une maladie faite

D’un virus pour lequel il n’y a pas

Et il n’y aura jamais

 Aucun antidote, c’est la maladie des mots

J’étais malade des mots

Parce que j’aime les mots

Etre amoureuse des mots est une maladie

Non reconnue par aucun médecin

Ni accueillie par aucune assurance vie

Alors, sachant que j’avais attrapé une grave maladie

Incurable et impossible d’être guérie en solitaire

Je n’ai pas pu aller me plaindre

Devant aucun Cabinet de médecin

Je subissais ma maladie au jour le jour

De plus en plus malade

Je n’avais le droit de me faire assister

Par mes assurances en cours

Tout particulièrement

Par celle signée l’été dernier

Qui s’appelle « Pré-accidents »

Et qui préserve « Des accidents de la vie… »

Je me suis demandé transie de douleur

Sans savoir quoi faire pour me relever

En totale solitude

Pendant tout l’été dernier

Tandis que tout le monde était

 En train de festoyer si bien accompagnés

Enfermée dans ma petite chambre

Faite cellule de quinze mètres carrés

Où je cache et vis tout mon univers

Je me demandais en totale solitude

Pourquoi n’existe–t-il pas de nos jours

Une assurance contre la maladie des mots

Il n’y a pas de vaccin préventif

Il n’y a pas d’antivirus

Il n’y a pas de prophylaxie

Possible ni adaptée

Devant une telle maladie ravageuse

De l’âme et du corps inclus.

On m’avait dit des mots

On m’avait posé deux questions impératives

Mais, j’ai cru vraiment entendre deux questions

Si impératives, si précises

Que je n’ai pu répondre qu’avec deux monosyllabes

Oui,  oui…

Si catégoriques, absolus et, si décisifs

Qui ne laissaient  pas la place au doute

Mais mon attente fut vaine

Mon espoir écrasé dans le silence

Qui est aussi une vraie réponse

Ne croyez jamais que le silence est l’absence de réponse

Que la lettre s’est perdue parmi les sacs du courrier

Que le facteur n’a pas trouvé l’adresse

Que le mail a eu une faute de frappe

Ou dans le meilleur des cas, que votre destinataire

A changé d’adresse

Que le destinataire était débordé

Non, ne le croyez jamais.

Son silence est toujours un silence prémédité

Une absence de réponse si bien calculée

Qui se donne en pensant

Que le non recevoir sera compris

Comme le mépris mortuaire qui ne laisse

Pas de lien possible avec toute sorte de prévoyance

D’une concession ni d’une tombe

Qui puisse accueillir

Ce qui arrive par surprise

Car la mort est le fait

Le plus indubitable d’une surprise.

Malgré ces inconvénients existentiels

Je suis restée attachée à la vie,

Non comme une obligation pénible

Non parce que le Bon Dieu nous y oblige

Et,  que le fait de mettre un terme à notre propre vie

Est condamné dans les Ecritures

Et que porter la main sur soi

 Soit pour moi impensable

Et, je suis contre le suicide

A moins qu’une maladie incurable ne vienne nous étrangler

Dans une souffrance

Pour laquelle personne ne nous donnera

L’apaisement exigé.

Non,

Non,  parce que je puis  avoir peur de la souffrance

Vous le voyez

Je m’y soumets, je lui fais face

 Je lui demande de s’en aller vite

De me laisser en paix une fois pour toutes !

Non parce que je ressens la vie comme inutile

Non parce que je vois la vie comme terminée

Mais, parce que je ne sais pas pourquoi,

J’aime vivre

Même mal et sans réponse.

Peut-être parce que je suis le récipient d’ADN

De mon père et de ma mère

Et c’est à eux seuls que je suis redevable

 De ma vie, de ma souffrance, des mots

Des réponses et des non réponses

Je ne pourrais pas commettre le sacrilège

 De mettre une fin précipitée

A ce qu’ils ont créé

Avec tant d’espoir et de sacrifice

Pour me placer sur cette terre

Pour que je sois heureuse

Pour que je vive en tant qu’artiste

Pour que je sois maître de ma vie

Pour que je devienne indépendante

Pour que je regarde la mer

Le ciel plein d’étoiles

Pour que je continue avec confiance et

Une grandiose assurance

Le chemin qu’ils m’ont tracé par avance.

Mon père disait : « pourquoi faire naître des enfants

Pour qu’ils viennent souffrir ?

Pourquoi leur donner la vie

S’ils la perdront ?»

Maman était tout le contraire

Elle ne voulait pas d’analyses

Ni qu’on lui fasse des discours eschatologiques

Elle se lançait à la vie

Elle n’a fait que donner la vie

 Et se donner

A corps perdu

Dans sa quête unique

 D’une exclusive maternité

Sans penser aux questions axiologiques

A ma maman unique

Je m’y suis entièrement attachée.

Mais moi, je suis née comme papa

Je n’ai jamais voulu enfanter

Et mon unique désir

Fut embrasser des projets grandioses

Où il n’y avait pas de place

 Ni pour un seul instant

Même pas imaginaire

Qui puisse m’attacher à la terre

Et donner naissance à une petite personne

Qui grandirait plus vite que ma pensée.

C’est vrai je ne suis pas simple

Je me posais trop de questions

Je voulais me préserver entière

Sans que personne ne vienne m’attraper

M’usurper

Non ma liberté

Mais la force de mon corps

Je voulais préserver toute ma force

Pour moi toute seule

Ne donner même pas un gramme

De mon corps qu’on voulait destiner

À la procréation

Cela me semblait monstrueux.

Et maman ne pouvait pas me convaincre

 Et moi, malgré mon adoration

Je n’ai jamais pu céder, pour lui faire plaisir

Et, la transformer en grand-mère

Malgré ses protestations

Je  poursuivis solitaire ma voie.

La cabane orange au bord de la mer

Papa l’avait construite pour maman

En offrande à sa maternité

Un  cadeau de bois parfumé

 Pour ma naissance miraculée

Quand j’ai eu une année,

Et me levais à peine du sol

 La cabane fut terminée.

Il y a un mois à peine que

Je suis sortie seule à la rue

Je donnai sans même pas qu’on me le demande

Des délais supplémentaires

J’ai endurée seule l’attente

D’un mois supplémentaire

Mais, Ô pauvre naïve !

Je n’ai plus entendu les deux questions

Briser le silence

Le temps grisâtre,

 Le courir des jours

Se précipitant dans le vide, et

Le silence sera mon attente

Entre les murs et une nuit opaque

Et j’ai commencé ma marche

Il y a déjà un mois

Avec des béquilles invisibles

 Et me suis décidée à monter les escaliers

En serrant fort les mâchoires

 En dissimulant la douleur

En faisant en solitaire cette lente escalade

Avec le sourire caché

Avec les yeux rougis, mais très bien maquillés

Bien décidée à poursuivre

J’étais malade des mots

Amoureuse des mots

Sans aucun antidote

Je commençais une nouvelle vie

Juste quand la vieillesse venait s’annoncer

Et s’installait en répondant à sa place

Et j’acquiesçai bien soumise

Cette fois ci je dis… Oui, Oui

Mais ces Oui ne furent pas les Oui de l’amour

Qui acquiesce avec éclat

Avec le rayonnement de l’espoir

Avec le sourire ému

Avec les yeux brillants

Avec le rire partagé

Avec le silence émouvant

Non, mes derniers Oui furent

Les Oui, du renoncement.

Les Oui de la Sagesse qui viennent

À l’encontre de la peine

 Qui vient étouffer les pleurs, et

Qui attrape les pleurs

Qui sont habitués à faire

Son nid dans ma gorge serrée.

Non, cette fois ci, j’ai dis Oui à l’arrivée

De la Sagesse qui m’a aidée à nager

Dans le fleuve du Lotus

Mais, je me demande

Tous les jours

Dès que l’aube arrive pointer sur le ciel

Dès que la nuit vient à mon encontre

Et qu’elle seule enferme mon sommeil

Je me demande sans le savoir

Pourquoi il y a eu deux questions

Pourquoi elles furent si vite oubliées

Pourquoi je lui dis oui,  c’est la seule chose que je sais

 C’est la seule réponse que je garderai

C’est la seule réponse que  je connaisse

 Celle que je lui ai donnée

Et qui a valu la peine de dire

Face au ciel nuageux

Par une si belle soirée d’hiver

Que peut m’importer la non réponse

Que peut  me  faire

D’être condamnée à vie

 À marcher seule

 Avec des béquilles invisibles

A monter les escaliers de la vie

 Vers une dernière escalade difficile

Pour le reste de ma vie

Si j’ai su lui répondre par un soir d’hiver

Avec deux monosyllabes

Avec lesquels je répondais à une vérité

Sans pouvoir bouger ni parler

Rien d’autre que ces deux Oui

 Devant une petite table qui s’interposait

Entre Lui et moi

Réponse faite avec deux monosyllabes

Que j’ai fait face au plus émouvant

Dernier morceau de vie.

Depuis, chaque pas est une souffrance

Chaque pas de l’avant une prouesse

Chaque promenade une victoire

Chaque montée d’un escalier

Mon seul triomphe

Ma seule victoire

Face à la non réponse.

Mais, qu’importe… J’ai su lui dire Oui…Oui.

[…]

In, Poèmes de Mort

En écriture.

*Correction sous la haute direction de Madame Claudie Malherbe

Sorbonne Paris IV

ISBN : 9782916501338

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UN NUMÉRO VERT AU SECOURS DES VICTIMES DES « MÉDECINS ASSASSINS »

27 mars, 2017 (09:00) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

UN NUMÉRO VERT AU SECOURS DES VICTIMES DES « MÉDECINS ASSASSINS »

« LES ARRACHEURS DES RIDEAUX » [M.K.]

ACQUIESCEMENT DE LA « TRANSPARENCE » EN VUE DU CHATIMENT

ET D’UN JUGEMENT QUI DEVRA FAIRE JURISPRUDENCE.

 

Pour que le monde entier sache dans quelle société l’on vit dans cette Europe.

Proposition urgente : la mise en place d’un numéro vert opérationnel jour et nuit et lié aux bureaux des Procureurs de chaque ville, munis des agents habilités à agir immédiatement dès qu’un usager appelle à l’aide pour dénoncer une maltraitance.

Cette mesure hautement dissuasive stoppera toute possibilité de maltraitance, torture, barbarie et crime sauvage comme celui qu’on a fait subir à ma mère en 2013.

 

J’ai toujours proclamé haut et fort être contre la « transparence » et mon dégoût franc de parler de mes vécus qui n’intéressent personne que moi, j’ai du violer mon intimité, un crime à la mère n’est plus une question privée mais doit se faire public, le monde entier à une maman, je le suppose, et je pense supposer dans le vrai.

 

 Les quatre assassins qui tuèrent maman, ils  avaient déjà violé ma vie entière en me la tuant et avec leur refus de soins en la laissant agoniser et se nécroser à vif pendant quatre jours et quatre nuits, ce fait qui se passé en France, un crime au sein d’un hôpital ne pouvait pas rester en silence et impuni, caché de  tous.

 Que cela ne peut pas vous arriver à vous ?

Il est fort probable que si vous avez de l’argent et que si vous avez une famille nombreuse et beaucoup d’amis, cette possibilité ne vous soit pas réservée, et que nous touchions le terrain de l’improbable, mais si par malheur ces trois conditions existentielles vous manquent comme ce fut mon cas personnel, vous êtes dans la liste de la probabilité la plus certaine, c’est un fait sociologique et psychiatrique prouvé, les assassins s’attaquent sur le faibles, jamais sur les forts.

Pensez-y.

 Quand il y a crime à la mère, le secret médical vole en éclats, l’intimité a été déjà violée et il ne reste plus rien que la nécessité d’accomplir la démarche justicière Post Mortem.

Pour ce fait, pour le mettre à la lumière de tous,  c’est notre être tout entier, qui s’estompe qu’éclate en mil morceaux, qui s’efface pour s’adonner uniquement à faire sortir la pure vérité.

Nous y sommes avec toutes nos forces adonnés à faire justice Post Mortem, un rude combat, car nous vivons sur une planète qui glisse vers l’abominable dans tous les domaines, le terrain juridique étant le plus grave et en absence d’égalité face à l’appareil judiciaire, je savais que la guerre  serait rude et difficile, que je ne sortirai pas indemne, mais celui qui part au front décidé à se battre contre l’ennemi, peut-il penser qu’il part vers la facilité et qu’il sortira indemne ?

Celui qui doit punir les assassins de sa maman ne se pose jamais ce genre de questions, il sort au camp de bataille avec la conviction de lutter pour la seul cause dont un être humain démontre sa qualité d’appartenir à la race humaine, la défense de sa mère.

Et sachez que les crimes se jugent toujours Post Mortem, si l’on pouvait stopper les crimes nous ne serions pas les habitants de la terre, alors, je poursuis mon combat au jour le jour, car ce pays a la particularité d’avoir une justice douée d’une lenteur exemplaire et nous impose une patience à toute épreuve.

Je l’ai, la patience. Ils ne le savent pas, ils appartiennent tous les quatre à la race de sauvages revêtus d’un habit trompeur, que la société admire et croit doués de qualités suprêmes, les « médecins.»

 Ô ! Détrompez vous innocents habitants de cette planète, il n’y a rien de plus dangereux qu’un médecin.

 Aucune profession ne cache plus de danger, le monde les a octroyé des pouvoirs extrêmes et insensés, nous leur confions notre vie ou la vie de ce que nous avons de plus précieux : notre mère, et parfois nous éveillons chez eux ses plus bas instincts, là le crime éclate, parce qu’ils cessent d’être de « médecins » pour devenir des simples vivants criminels, avec le pouvoir acquis et inamovible que la société les a octroyé, mon combat est celui-ci :  pour qu’une révision de fond en comble  de ce pouvoir soit mis en cause, et que des nouvelles normes de pacte hospitalier soient mis en place, je l’ai déjà formulé : le plus important est la mise en place d’un numéro vert, opérationnel gratuitement jour et nuit non pour apporter un écoute, non, il ne s’agit pas de « SOS amitié » ici, mais de pouvoir appeler à l’aide dès qu’une maltraitance personnelle ou à un de vos proches se produit soit par un médecin ou par toute l’équipe hospitalière, ce numéro vert devra être lié au bureau du Procureur de chaque ville et avec des agents habilités à courir immédiatement au secours des usagers des hôpitaux, vous verrez qu’avec cette mesure en place hautement dissuasive, il n’y aura plus jamais de crimes sauvages, tels que la barbarie et le martyr que ces quatre assassins firent subir a ma pauvre maman.

A très bientôt.

Ce mois est le mois crucial pour notre combat.

 

 

 

 

JE ME LE DEMANDE…MAMAN

25 mars, 2017 (15:04) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

JE ME LE DEMANDE…MAMAN.

I

Celui-ci est le mois le plus noir et angoissant

Celui-ci est le rite que nous accomplissons

C’est l’appel à la justice.

II

Du cri de vérité qui se dit avec force

Parmi les couloirs qui débouchent

Amples et vastes

Vers des portes grandes ouvertes

Qui nous laissent

Enfin libérées les tribunaux.

III

Celui-ci est le mois, je te le dis, rassure toi

Dans lequel seront ouverts nos dossiers

Se rempliront les formulaires

On parlera à voix haute et ferme

Ta mort indigne

Ta douleur sans fond

Et ton âme de créature abandonnée.

IV

Celui-ci est le mois qui annonce

La voie qui s’ouvre pleine vers la justice

Celui-ci est le mois où nous ouvrons

Les rapports enveloppés et catalogués

En dossiers  interminables d’informations

Et de liasses qui parlent

 Avec des preuves de ta douleur

Provoquée par ces quatre assassins. 

V

Celui-ci est le mois le plus noir et angoissant

Où nous ouvrons les liasses

 Qui parlent de ta douleur indicible

Provoquée avec préméditation

Pour étouffer notre binôme éternel.

VI

Ce mois est le mois le plus noir et angoissant

Où nous ouvrons face aux tribunaux

Les liasses qui enferment ta douleur et ta mort

Qui te brisa en mille morceaux.

Sous les ries obscènes

D’un Chef de service « français »

Commanditaire de ta douleur et de ta mort.

Qui te brisa dans un temps infini, innommable

Ce temps qui n’avait ni commencement ni fin.

VII

Ta crise subite qui fut exploser l’air

Ta crise apparut subite en faisant

La séparation indéterminée entre le jour et la nuit

Noircissant le jour

Plus noir et abyssal que la nuit.

VIII

Comment ouvrir les yeux à la lumière ?

Et se défaire du sommeil obligé

Qui abrite par des nuits interminables

L’inconscience qui garde les pleurs ?

IX

Comment se réveiller à la lumière ?

Je me le demande Maman…

Avec tes yeux d’épouvante

En regardant le vide de la mort

Qui te sépara de moi,

Qui t’emporta si loin

Vers le puits noir de la mort

Je me le demande Maman…

Comment continuer à vivre ?

Je me le demande …Maman

X

Comment ouvrir les yeux

Et se défaire du sommeil obligé ?

Qui abrite les nuits interminables

L’inconscience qui garde mes pleurs ?

Je me le demande…Maman.

XI

Comment me réveiller à la lumière

Après ton assassinat

Par ces quatre assassins ?

XII

Comment me réveiller à la lumière ?

Si j’ai tes yeux d’épouvante

 En regardant le vide ?

Comment continuer à vivre ?

Si tes yeux d’épouvante en regardant le vide

Te détachaient de moi, t’emportant si loin

Vers le puits noir de la mort.

XIII

Comment continuer à vivre

 Dans un pays que j’abhorre?

Dans un pays qui t’a donné la mort ?

De quelle manière devrais-je me défaire ?

 Je me le demande…Maman.

 

XIV

 

Comment devrais-je me défaire

De ce dégoût qui monte à ma gorge étouffée

Et laisser cachés dans les mensonges quotidiens

Les torts, les douleurs

Les cris que j’étouffe et

Que j’enveloppe au jour le jour.

XV

De quelle manière me revêtir de la cape

Qui noire et épaisse me couvre entière

En cachant ce dont  personne ne s’intéresse.

 

De quelle manière devrais-je garder mon visage

Dans le masque doré que je mets dès l’arrivée de l’aube

Qui les prive des vérités déchirantes.

XVI

De mes yeux qui s’entreferment remplis de haine

De ma bouche qui a du se contraindre et se fermer

Sans laisser sortir ces quatre noms

De mes mains que ce jour de ta mort

Ne prirent ni dagues ni couteaux

Qui durent rester immobilisées…

De mes doigts qui ne pressèrent pas

Ni appuyèrent point

Sur des  détentes de révolver.

Qui auraient du

Laisser s’échapper ces  quatre balles

Purificatrices de ta douleur

XVII

De quelle manière

 Devrais-je leur faire croire que tout va bien ?

De quelle manière abréger le pas

 Face aux parcs, squares et rues

Qui te remémorent vivante ?

 

Mère mienne, adorée et Ange présent

Qui te font revivre à mon coté

Qui t’adoucissent l’air et l’âme

Qui s’est enfuit entier ce jour fatidique

De toute ma vie à tout jamais

Te laissant creuse, inerte, nécrosée à vif.

L’extension absolue de mes jours !

XVIII

De quelle manière marcher

Par des rues que ne veux par regarder

Par les jardins que nous parcourûmes ensemble

Par la stance qui sans toi est creuse et vide

Par la terre qu’ils t’on prêtée

Par la boue terreuse  de ta tombe

Celle qui n’aurait du jamais t’accueillir

Celle qui me tourmente

Celle qui me tue lentement

Au jour le jour.

De quelle manière continuer à respirer ?

Je me le demande…Maman.

XIX

De quelle manière écrire en rapports juridiques

Ton agonie et les rires obscènes de l’assassin

Qui riait aux éclats

Devant ton lit où ta nécrose provoquée par lui

Privée de sédatifs

Elle avança inéluctable pendant cinq jours…

 

Je me le demande…Maman !

XX

De quelle manière devrais-je décrire l’infamie ?

De celui qui fut ton médecin ?

En qui confiée j’ai donné

Ton corps fragile et meurtri !?

 

De quelle manière  continuer à vivre ?

Je me le demande…Maman.

XXI

Après avoir vu

Sa robuste fierté

De traître infâme

Qui tordait ton corps

Jusqu’à te laisser inerte ?

 

Der quelle manière continuer à respirer ?

Moi, je me le demande…

XXII 

De quelle manière ?

Parce qu’on ne tue pas seulement avec des scalpels

Parce qu’on ne tue pas seulement

Avec des microbes et des infections nosocomiales

Parce qu’on ne tue pas seulement

D’un coup de feu à bout portant.

Ni avec l’oubli mortel imposé

Des ustensiles dans le corps

A peine sorti du bloc opératoire

Non…

Parce qu’on ne tue pas seulement

Avec des scalpels !

XXIII

A toi, Maman, ils t’on tué avec le silence abyssal

Avec l’abandon prémédité

Avec les regards obliques

Avec les rires obscènes face à ton agonie

Avec des mains qui ne  voulurent pas

 Enfiler des gants

Ni  prendre de seringues pour injecter des calmants.

 

 

 

XXIV

 

Ta mort fut organisée

Ils se mirent en file droite

Comme des militaires

Ils s’organisèrent en conciliabules

En écrivant la calomnie avec de l’encre noire

Ils se mirent de garde face à ta porte

Armés d’uniformes blancs

En cachant ses armes invisibles

Bien droits et aguerris

En imitant parfaitement

La robustesse polie des soldats.

Ils voulaient m’interdire le pas vers toi

Séparer l’ineffable

Détruire ce qui n’est pas de ce monde

Qui se sont obstinés à être plus puissants que l’infini

À être plus forts que notre amour

 Et notre binôme mère fille indestructible.

XXV

C’est fut pour cela

Qu’ils se mirent tous  les quatre

En file droite.

Bien droits et fermes comme des rudes militaires

D’acier, de fer et de feux,

Comme ceux que nous connûmes.

XXVI

 

Ils arrivèrent tous en équipe

 Compacte comme des régiments organisés

Te tuer en quatre jours

Quatre jours et quatre nuits

 Qui ne terminaient jamais

Qui nous laissèrent enfermées toutes les deux

Dans la prison ferme de la douleur

Entourées des rires obscènes

Tandis que toit, douloureuse sur le lit

 Dur et froid

Agonisais sans sédatifs.

XXVII

Ils arrivèrent  enfin comme des militaires

Te laisser te nécroser à vif

De l’intérieur vers l’extérieur

Jetée sur le lit comme un déchet inutilisable

 Les quatre assassins hospitaliers

Ils t’abandonnèrent avec  préméditation

T’infligeant la douleur extrême

Comme un déchet sans importance

En faisant toute seule,

 Dans une solitude que je ne pouvais pas briser

Dans une solitude déchirante

L’expérience unique de la douleur finale

D’une agonie imposée par des chasseurs

À une pauvre bête sauvage.

XXVIII

Et c’étaient eux des féroces animaux sauvages…

Souffrante et agonisante

Sur un lit dur et froid

Qu’ils programmèrent et qui fut l’annonce

De ton cercueils anticipé.

 

De quelle manière continuer à vivre ?

 

Je me le demande…Maman.

 

In, Poèmes de Mort

[En écriture]

Publication prévue mai 2017

ISBN : 9782916501345

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’AI TANT A TE RACONTER MAMAN…

21 mars, 2017 (13:52) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

J’AI TANT À TE  RACONTER  MAMAN…

C’EST AINSI COMME CE PAYS A ÉTEINT TON CLAVECIN BIEN TEMPÉRÉ

Maman, j’ai tant à te raconter

C’est ainsi comme ce pays a éteint

Ton Clavecin bien  tempéré.

 

J’ai à te raconter les pleurs et les cris

J’ai à te raconter les hurlements

Qui s’échappèrent comme des poignards

Qui divisaient en deux parties bien définies

Chambres numérotées aux portes grandes ouvertes

Et des lieux bondés

D’éther, des seringues inutilisées, des ordures entassées

Des visages impassibles, durs, acérés.

Des bruits métalliques

Des tables roulantes, des pas indécents et de rires obscènes.

 

J’ai à te raconter la surprise

De te voir subitement malade

De ta crise qui brisa le silence

Comme de la foudre coupante

La tiède quiétude serrée de notre chambre

L’aube ne se décidait pas

 À arriver comme auparavant

Doucement à notre fenêtre

En voulant jeter inutilement

Cette nuit néfaste

Dans le coin lointant de l’oubli.

 

J’ai à te raconter Maman

La douleur qui ne voulait pas

 S’éloigner de ton corps

La crise subite, se collant visqueuse et têtue

T’arrachant décidée

Du lieu indestructible

 Des années ensoleillées, lumineuses

De la promenade infantile par l’Alameda

 

Je m’acharnais, seule, avec toi douloureuse à mes cotés

Pour mettre dehors la douleur

 Pour t’arracher de la douleur

Pour lui fermer l’entrée

Pour allumer la lampe et l’épouvanter

Des griffes de l’inexorable.

 

J’ai alerté désespérée

Personnes, médecins

En parcourant agendas, numéros, noms et adresses

Noms des hôpitaux munis de tout

Pour te sauver de la douleur

Pour te garder intacte

Pour te préserver comme une fleur

Et garder indemne

La porcelaine délicate de ton visage.

 

J’ai à te raconter Maman

Le silence immense

Où j’ai du marcher

D’une fantomatique marche

Tremblante et vacillante

Qui m’obligea ce pays impitoyable

A faire l’expérience

D’un cimetière jamais imaginé

Là bas…Au loin, où fini le terrain

Au fond confiné

Où il n’y a que de la boue

 Et tombes numérotées.

 

C’est le lieu qui te fut destiné

Ils ne pouvaient pas choisir

 Un de plus désertique et brutal

Et, je ne comprenais pas

Je n’étais pas habituée

A faire l’expérience

 De cette religion laïque

Qui s’impose

Qui s’érige orgueilleuse et furieuse

De pouvoir éradiquer les sentiments

Dépouiller l’âme des rites et prières

Et d’étouffer les pleurs

Ceux qui explosent comme des vagues impétueuses

 En réclamant leur droit 

De  laisser libre

S’échapper la douleur infinie.

 

Religion laïque qui ne me laisse pas

Le droit de protester

Et qui me bâillonne la bouche

En étouffant ma voix

Qui me pose des menottes

En immobilisant mes mains

 

Ce pays ignoble qui loue des tombes provisoires

 Plantées « en pleine terre »

Avec des dates bien précises

 Avec des délais infâmes à respecter

Pour déloger le mort.

 

Tels que vils bailleurs et commerçants

Ils me demandèrent ma signature

Pour acquiescer sous contrat signé leur infamie

Alors, face à mes pleurs inutiles

Ils m’ont dit  avec des voix éteintes d’humanité

Que les pauvres en France

Ne se défont de leur misère

Même pas avec la mort !

 

Et, j’ai du ensuite parcourir

Seule

Les terrains fangeux

Où le vent soulève les pleurs

Les mêlant

En désordre

 Aux larmes et cris

Dans un  discordant

Mouvement glacé

 C’est  ainsi qu’ils étouffèrent

Pour toujours

Ton Clavecin bien tempéré.

 

J’ai à te raconter, Maman

Mes hurlements que la douleur fit exploser

Qui me transformai en animal

Dépourvue de forme humaine

C’est ainsi que mes hurlements

Éclatèrent dans la gorge

Dans la solitude infinie

Tel qu’un animal blessé

 

J’ai à te raconter Maman

La boue et le silence

La manière grossière de fouiller la terre

Des fossoyeurs

Le chemin lent que j’ai parcourue seule

Vers la fosse boueuse où ils te jetèrent

 

Ce pays où nous arrivâmes

Pour mourir comme des bêtes

Dépouillées de forme humaine

Tu fus torturée

 Sauvagement martyrisée

Par ces quatre sauvages

Les  parfaits imitateurs

Des militaires infâmes

Que nous échappâmes

 

C’est ainsi Maman, comme ce pays répond

 Avec la boue bien louée

D’une tombe provisoire en pleine terre

D’où il te faudra bientôt te déloger.

 

C’est ainsi Maman

Comme ce pays répond

À ceux qui pendant toute une vie

Ont joué le Clavecin bien tempéré.

 

IN Poèmes de mort

[En écriture]

ISBN : 9782916501338

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE SYSTÈME LANGAGIER DE LA PERVERSITÉ A L’HOPITAL FRANCAIS

20 mars, 2017 (11:49) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LE SYSTÈME LANGAGIER DE LA PERVERSITÉ A L’HÔPITAL FRANÇAIS

L’ACCUEIL À L’HÔPITAL FRANÇAIS AVEC UNE PERSONNE ÂGÉE.

         Chercher à se justifier quand on n’est pas coupable s’est s’accuser »

                                                                       Proverbe arabe

 

DESCRIPTION DE L’HORREUR AU SEIN DE L’HÔPITAL.

Nous devions passer du box des urgences vers le 5ème étage de « médecine » d’un hôpital privé du xxxx arrondissement de Paris.

Les 3 assassins hospitaliers le décidèrent ainsi.

Les refus de soins à maman bien accompli par les 3 assassins autant que ma demande de mise en « sommeil profond » refusée et confirmée, et toutes mes demandes de décharge refusées, ma mère devait être transférée sans sédatifs, en train de se nécroser à vif suite à une perforation intestinale, douloureuse et souffrante à une chambre commune…Pour y agoniser et mourir…Sans sédatifs évidemment.

Ceux qui connaissent un peu les éléments les plus rudimentaires de la médecine doivent savoir que les sédatifs en cas de perforation sont tous inefficaces, seul le « sommeil profond » doit venir apaiser l’agonisant, elle est la seule mesure à prendre, dans le cas de ma mère, la maltraitance de refus de soins faite, il n’y avait plus rien à faire.

Mais la barbarie ne s’arrêta pas là, non, il fallait finir de l’achever avec encore plus de torture.

On me laisse monter dans l’ascenseur avec elle au 5ème étage comme une grâce exceptionnelle !

Et non sans heurts, mots désobligeants et un tollé inimaginable.

Arrivées au 5ème étage je me trouve face à la voisine de chambre, une grosse femme en train de faire sa convalescence, elle mangeait son repas du soir, un plateau copieux qui disparaissait vite tandis qu’elle regardait une série de télévision des plus bruyantes et indignes pour accompagner une vieille femme en train d’agoniser avec sa fille à ses cotés.

Je priai une chambre individuelle : refusée, tel que me fut refusé les soins d’urgence et l’apaisement quand on ne pouvait plus rien faire après la maltraitance.

J’appelais dès mon portable son « médecin traitant » l’assassin N°1.

Il appelle à ma demande l’infirmière chef.

Conférence, discussion  à trois dans le couloir.

L’infirmière chef dit :

« On verra si le lendemain on pourra lui donner une chambre individuelle ».

La décision du Chef de Service fut celle-ci :

Ma mère devait agoniser sans sa fille, seule, jetée sur un lit, pour finir de Je poursuis désespérée ma lutte verbale par téléphone avec son « médecin traitant »= assassin N°1

Il obtient que le lendemain une chambre nous soit accordé, mais « à condition » de que je quitte les lieux ipso facto.

Première nuit d’agonie de maman toute seule.

Je proteste, je prie qu’on me laisse rester dans le couloir même debout.

L’infirmière me menace d’appeler la police pour « m’évacuer », car je suis quelqu’un de connu,( !) car je pose « toujours de problèmes »  en demandant une chose interdite par :

 

 LE PROTOCOLE HOSPITALIER FRANÇAIS.

IL EST INTERDIT D’ACCOMPAGNER UNE MAMAN SOUFFRANTE.

 

Du jamais vu en France.

LANGAGE DES INFIRMIÈRES :

Que dois- je entendre ?

 « VOUS IMAGINEZ SI TOUT LE MONDE FAISAIT PAREIL ? »

LE SYSTÈME LANGAGIER DE SES FEMMES EST LE SUIVANT :

ELLE COMMENCE À CRIER.

JE N’AI PAS PARLÉ FORT EVIDEMMENT, ALORS SON ARGUTIE  LANGAGIÈRE PERVERSE EST DE CRIER ELLE-MÊME POUR FAIRE CROIRE QUE C’EST MOI QUI CRIE QUI SUIS AGRESSIVE, FOLLE ET QUI PERTURBE LE SERVICE !

Le Chef de Service, l’assassin N°2, arrive avec un air de dictateur sanguinaire et me crie :

QUE EST-CE QUI SE PASSE ICI ! ?

Alors son infirmière chef lui dit :

 

« VOUS VOYEZ COMME ELLE EST ?

ELLE VIENT ICI NOUS PROVOQUER DE PROBLÈMES DANS LE SERVICE !

 ELLE NE RESPECTE PAS NOTRE SERVICE NI LA TRANQUILLITÉ DES MALADES !

ICI NOUS AVONS DES MALADES !

Ce cadre hospitalier avec ses mensonges est digne d’un pays barbare en état de guerre.

J’ai du passer la nuit entière dans le hall du dit hôpital jusqu’au lendemain midi, heure où je fus « autorisée » à monter au 5ème étage et pu accompagner maman se nécroser à vif sur son lit « cercueil ouvert » sous les rires du Chef de Service.

Pour faire valoir ce que de droit.

« Ne dis pas tes peines à autrui, l’épervier et le vautour s’abattent sur le blessé qui gémît »

                                                  Proverbe arabe

 

 

TRAGÉDIE THANATOS ET MENSONGES

13 mars, 2017 (19:32) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

                       THÉÂTRE

                   THANATOS

                            ET

                  MENSONGES

         TRAGÉDIE EN TROIS ACTES

                      ACTE   I

LIEUX : UN PAYS EUROPÉEN HÉRITIER DE LA PENSÉE DE  LA GRECE ANTIQUE.

 « HA HA HA!…ELLE N’EST PAS TOUTE FRAÎCHE VOTRE MÈRE MAINTENANT ,AH? …HA, HA,HA! »

Personnages : Présidente

                           Membres du Jury

                           Médecins assassins

                          Avocat des assassins

                          Standardiste de l’accueil

                          Gardiens

                          Fille de la mère assassinée en octobre

                          Le Chœur.

 

AVERTISSEMENT :

Toute ressemblance possible avec des faits et personnes de la réalité est entièrement hasardeuse.

*Les représentations sont gratuites, tout comme au V Siècle. A.V.J.C.  Siècle de Périclès.

Nous vous présentons ici l’exclusivité de cette première, les prochaines seront publiées sur ce même site et tous les réseaux sociaux, car les victimes veulent que ce jugement aboutisse devant des vrais Juges  et qu’il fasse jurisprudence.

LE CHŒUR :

Une phrase est à retenir par le public présente à cette première représentation :

Le Chef de Service du 5ème étage d’un hôpital privé d’une ville d’un pays européen,  rit de manière obscène devant la mère qui agonise.

 La fille reste impuissante à coté de sa mère souffrante, combien elle a imploré pour qu’ils soignent et pour qu’ils soulagent sa maman de ses douleurs atroces, tout en vain.

Il se refuse.

Toute son équipe lui suit. Personne ne dénonce sa sauvagerie.

Le Chef de Service se tient devant le lit de la Mère agonisante et d’un rire obscène dit ceci à la Fille qui reste ahurie face à une telle sauvagerie :

«HA, HA, HA ! Elle n’est pas toute fraîche votre mère maintenant ah ?!…Ha, Ha, Ha ! »

PROLOGUE :

La scène se déroule dans une cité étrange, elle vit sans lois, sans démocratie, sans aucun dirigeant qui dirige ce pays. Cette ville est pourtant placée en Europe, selon d’aucuns, il était un pays héritier de la Grèce antique de « la douceur de la pensée grecque »

L ‘héritage de la Grèce antique est invisible dans les mœurs de cette ville, sans loi ni maître.

LIEUX :

Chaque place de la salle est dotée d’un microphone, on  dirait que l’on est au Parlement européen mais sans députés.

Quand la porte de la salle s’ouvre, le Jury est déjà installé et assis sur ses amples fauteuils, façon de procéder bien contraire à celle qui se mène au sein des Tribunaux de ce pays européen. Le Juge et les membres du Tribunal de Pacotille arrivent avant qui s’ouvre la salle et qu’on fasse entrer « les accusés »  c’est-à-dire la ou les victimes.

DIDASCALIE N°1

Dans cet étrange pays ces médecins assassins sont considérés des victimes par leur chambre collégiale et, ensuite seront les victimes des médecins qui devront  les « indemniser. »

Ici, dans cette Chambre Indisciplinée, héritière d’une République Bananière, tout est bien préparé d’avance.

Il s’agit d’un « Tribunal de Pacotille »

Un jury bien préparé pour des audiences nauséabondes.

Nous le disons à l’unisson, nous sommes au sein d’un pays qui a été l’héritier de la Grèce antique !

La Grèce antique qui les a légué la démocratie, les lois, la culture la plus exquise,  ce pays européen  fut le dépositaire de « La tempérance grecque » adoptée par toute l’Europe…Selon Jacqueline de Romilly.

L’un des personnages principaux, la Fille de la mère assassinée fut interdite de parole par la Présidente d’une Chambre Collégiale appelée : 

« Chambre Indisciplinée du Désordre des médecins  assassins et mafieux »

[Celle-ci est une institution collégiale qui n’existe que pour appuyer solidairement les confrères qui ont commis soit « des erreurs médicales » soit de crimes qui selon eux  sont «fictifs »,  les victimes de ses crimes seront qualifiés des « imposteurs 

Le coupable est toujours le malade, le mort, et ou sa famille]

Comment se défendent –ils ?

A l’aide de mensonges écrits et verbalement, il sont écrits dans leurs « RAPPORTS MÉDICAUX MENSONGERS » et bien enrobés de leur jargon médical qui  est capable de tromper seulement les ignorants qui sont toujours en admiration devant la profession de « médecin ».

Un éminent avocat et la fille qui se porte partie civile qui est témoin oculaire de la maltraitance sauvage perpétrée contre sa mère, et qui possède des connaissances confirmés en matière médicale, feront face très bientôt aux mensonges de ces 4 assassins barbares et démasqueront avec des preuves concrètes les 4 assassins mafieux.

LES MENSONGES SONT AUSSI ÉCRITS DANS LES « MÉMOIRES » DE LEURS AVOCATS RESPECTIFS.

MAIS… LA FILLE DE LA MÈRE ASSASSINÉE POSSÈDE DES PREUVES ACCABLANTES CONTRE LES 4 MÉDECINS ASSASSINS, PREUVES QUE SON NOUVEL AVOCAT SAURA EXPLOITER JURIDIQUEMENT POUR METTRE LA VÉRITÉ EN PLACE.

Ce groupe collégial ne possède pas une représentation de l’ampleur de  la Grande Magistrature d’un Tribunal, cependant, elle est en mesure de condamner selon ses propres critères à celui qui ose les démasquer et les accuser de maltraitance, de crime et qui se décide à les traîner pour crime avec des circonstances aggravées devant la justice.

LE CHŒUR :

Les usagers de la médecine de ce pays européen ne seront jamais écoutés impartialement par ce « Conseil indiscipliné du Désordre des médecins assassins et mafieux. »

Devant les assassins, La Fille de la Mère assassinée s’écrie et d’une voix ferme leur dit dans un face à face virulent que ce crime perpétré contre sa mère en 2013, ne restera pas impuni, qu’elle ne sera pas intimidée par leurs mensonges ignominieux contre le véritable état de santé de sa mère avant son infarctus.

Elle criera devant des vrais Juges tout ce qui s’est passé entre ce 14 et 18 octobre 2013, elle le dira face au monde entier, et leur crie que ce procès fera jurisprudence !

Elle dira haut et fort la vérité de ce qui s’est passé durant ces 5 jours d’agonie et la maltraitance sauvage qu’ils ont infligé sur le corps souffrant de sa mère et de comment ils la martyrisèrent jusqu’à la faire mourir sur un lit du 5ème étage, où le lit s’était transformé en cercueil ouvert.

 Et, elle fini par leur jeter un avertissement juridique de plus forts et radical, elle sera représentée par son avocat et  les traînera devant la Cour d’Assises et demandera que ce jugement face jurisprudence- qu’il soit de la connaissance de tous de par le monde- elle demandera leur bannissement, la prison et les amendes qui prévoit le Code Pénal pour crime prémédité contre personne en danger, vulnérable en lui provoquant une mort et une agonie atroces avec des circonstances aggravées.

La Fille de la mère assassinée se voit interdite de poursuivre son discours, la Présidente lui coupe la parole en lui criant furieuse et paradoxalement avec un ton ridicule et infantile, avec ce ton de vieillard gaga :

 

« Gna, gna, gna, !!!!! Taisez vous !!!!!

ICI C’EST MOI QUI PARLE !!!

 Mais la Fille ne se tait point et se voit forcée à lever encore plus la voix, elle poursuit et non sans leur jeter un anathème aux deux médecins présents, à toute leur descendance, jusqu’à la fin des temps.

  1. L’audience qui devait être publique est secrète.
  2. La salle immense est vide.
  3. Absence totale de témoins.

La Fille de la mère assassinée prend la parole et doit crier pour se faire entendre et en dépit des cris de la Présidente.

La Présidente d’une voix dictatoriale appelle Le Gardien de la Chambre et lui demande de faire sortir  de force à la Fille de la mère assassinée.

Mais la fille ne l’accepte pas, et dès que le Gardien frôle son bras elle lui crie :

NE ME TOUCHEZ PAS !!!!

Je m’en vais et tout de suite ! Oui !

Car je n’ai pas à prendre le rôle de mon avocat que vous avez aussi bafoué de ses droits, vous lui interdisez sa demande de « renvoi » et vous lui avez interdit de me défendre car à présent vous avez peur, vous serez devant un éminent avocat et vos mensonges seront démasqués !

Je m’en vais! Oui!  Puisque je suis ici face aux deux assassins mafieux de ma mère ! »

La Présidente  s’écrie :

Ô !!! ASSASSINS !!!??? MAFIEUX !!!???

LA FILLE : OUI !  ASSASSINS ET MAFIEUX !

Et, à très bientôt devant la Cour d’Assisses.

ENTRACTE :

Cette Tragédie est en trois actes, le suivant sera en ligne

à la fin de la semaine.

TRAGÉDIE: THANATOS ET  MENSONGES

Edition bilingue français-espagnol

Editions ClaraHernan et Nadezhda Gazmuri-Cherniak

ISBN: 97829165001369

Dépôt Légal: mai 2017

ÉRASE UNA VEZ…CUENTO DE HADAS DE TERCERA EDAD

7 mars, 2017 (09:35) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

ÉRASE UNA VEZ…

UN CUENTO DE HADAS DE TERCERA EDAD.

[Fragmento del Cuento]

                                                              “La ironía es el arma de los débiles”

                                                                                                                 Vladimir Jenkélévitch

                                          

                                                                             I

                                                                     LA CITA

                                                CENICIENTA DEL SIGLO VEINTIUNO

Conocí un día, no, ¿porqué digo un día?, ¿Es porque recuerdo mis cuentos de hadas que de pequeñita leía extasiada, esos libros  con imágenes, esos cuentos maravillosos que me regalaban papá y mamá?

A lo mejor.

Porque éste es también un cuento de hadas pero de tercera edad.

Recomienzo… conocí una tarde de invierno frío y nublado a un señor  mayor que yo. Era una tarde que apresurada respondía al  llamado de la noche. Era casi de noche.

Aunque estaba consciente de que ya había dejado bien lejos mis veinte, treinta, cuarenta y cincuenta años, me preparé para ese encuentro como toda mujer que se ve arrojada ante dos posibilidades inéluctables, la primera es ésa en la cual no  quiere convencerse de que ha pasado ya por el tiempo, que es indiferente a sus cambios físicos y existenciales- es preciso subrayar que éstos últimos marcan aún más los trazos de la vejez que se anuncia, el sufrimiento se imprime con más fuerza indelébil en la piel y en el alma o,  la otra posibilidad es ésa que nos indica que la mujer es enteramente lúcida- y ésto es lo más seguro- y que apesar de su lucidez innata se engaña por un instante a sí misma como una moderna y resplandeciente Cenicienta,  y se dice que no por estar encerrada en el espacio hermético e imposible de salvar que es la edad, ésa que marca la última etapa (la de la vejez que nadie quiere nombrar, yo no sé porqué), no va a dejarse llevar por un anhelo y atreverse à vivir.

Pero, ¿de qué vivir estamos hablando?

Yo no estoy más que relatando un cuento de hadas que comenzó un día de invierno con una cita a la que llegó una Cenicienta del siglo veintiuno.

No deben dejar libre vuestra imaginación, ya sé lo que estan pensando, los detengo en seco.

No, ésa cita no era un encuentro amoroso, pero ¡por favor!.

A mi edad yo no planifico más ese tipo de sueños juveniles, el amor debe quedar reservado a los jóvenes, es mi idea y nadie va a cambiármela, no es la modernidad ambiente que vive siguiendo los trazos de la frivolidad  y de las publicidades con las que envenenan los cerebros metódicamente los industriales introduciéndose en nuestros espacios íntimos por fuerza, las que van a influenciar mis conceptos enrraigados desde siempre, yo no creo en eso que dice que “el amor no tiene edad”, que a toda edad se puede “vivir”, ésto es tan estúpido como falso y no es la gente la que va a cambiar mis convicciones.

No, esa cita para la que me preparé era una cita “normal”, estudiosa, y preparada desde hace ya bastante tiempo, pero que se quedaba siempre postergada por  las infinitas razones  que me exponía éste señor siempre “tan ocupado”.

Entre paréntesis, yo no sé porqué “la gente” que encuentro, siempre cree acertado el excusarse ante mí por tantos motivos, y haciéndome un discurso detallado de los miles quehaceres y ocupaciones ineluctables que les impide esto o aquello. Me exponen el discurso como un parapeto en el que se cobijan.

Es un muro de palabras.

Me despliegan el torrente bien preparado de excusas como un papiro que se despliega rodando hacia abajo interminable.

Yo los observo, los escucho y me digo que aún otra vez me he equivocado.

Acude a mi recuerdo mi profesora de la universidad de Santiago, yo no tenía más que dieiciocho años, estaba en segundo año de pedagogía en castellano, y ella me dijo un día: “¿Te das cuenta de que tu inventas a la gente?”

Más, ¿Cómo exigirles que me conozcan de antemano?

¿Cómo reprocharles que no sepan ante que tipo de mujer están?

Debería perdonarlo pero no puedo.

Yo no sé lo que es el “perdón”.

Mi religión lo enseña y lo impone, les sacerdotes se encargan de repetirlo como un mandamiento capital repetido sin cansancio en una letanía periódica que nadie obedece.

A  diferencia de ellos yo afirmo no poder corregirme, no soy altanera sino muy testaruda y desobediente, una perfecta “pecadora metafísica”.

Me han augurado el infierno, yo les respondí que prefiero el hielo.

¿Hay un infierno helado?

Y yo me siento arrojada violentamente hacia al abismo de un lugar recóndito y extraño, relegada en un sitio tomado de asalto, me siento como una intrusa en casa ajena mirando por la cerradura.

Y  yo me digo, porqué toda ésta historia, si yo  no les exijo nada, yo no pido nada, y detesto que me obliguen a asumir un rol de curiosa o de exigente, roles para los que no tengo ni el mas mínimo talento.

A lo mejor les encanta sentirse perseguidos y el aire y el espacio infinito  que les dejo les produce una corriente de aire que les molesta.

La libertad es aire, y ellos son hombres domesticados.

No me soportan, ésa es la verdad. Pero,  ¡Yo no puedo cambiar!

Nací así, defectuosa, anti feminista, es decir que al señor le dejo entera libertad, más ellos han sido domesticados por generaciones de mujeres “feministas” y no saben comportarse ante una que no lo es.

Comienza la auto protección, verbal naturalemente.

Luego de tantas didascalías vuelvo a mi hermoso cuento de hadas. De tercera edad, no lo olviden.

De hecho esa cita no era más que un encuentro de tipo…

¿Cómo se dice hoy en día?

¿Administrativo?

No, hubo un préambulo por téléfono, el tema no permitiría que lo llame así.

¿Cita de “negocios”? ¿Comercial?

Tampoco, el tema no es de naturaleza pecuniaria, en todo caso, no para mí ni para él, en ése momento solo el “Arte” en su acepción superlativa sería motivo de conversación.

¡Pero qué tema tan espiritual!  ¡Yo me creía transportada al siglo diesisiete o dieiciocho, pero no, yo era una intrusa en pleno siglo veintiuno, ante un señor que se protegía de mí verbalemente y que para colmo yo estaba frente a él… Más no puedo adelantarme, debo callarme, vamos por partes de lo contrario mi cuento de hadas de tercera edad, ¡no cumpliría con el orden literario que ése maravilloso tipo de escrito exige!

Es preciso esperar, “ralentir”el cuento de hadas.

Como todos los cuentos de hadas debería tener un final feliz, esperen un poco, al final  lo sabrán, es el objetivo de toda buena literatura. El desenlace logrado a la perfección. Tal vez por ser un cuento de hadas de tercera edad, se le permitirá la libertad de terminar bien mal.

Pero,  ¡yo no les he dicho que éste terminará mal!

Debo afirmar sin embargo, que todo lo que se trate hoy en día sobre arte es “comercial” a posteriori, sí, porque el arte se ha vuelto únicamente comercio, antes lo era también, pero sin dejar de ser arte. Hoy todo se evalúa desde ésta perspectiva. El amor también.

¿Amor? O todo aquello que es denominado “amor”. Para qué complicarse la vida y la escritura, generalicemos, asi vamos más rápido al ritmo informático y mecánico, seamos prácticos, imitemos a los robots japoneses.

“Eso” que todos llaman “amor” es sin duda: Contratos legalizados conforme,  convenios, ataduras, rutina, compromisos oficializados con firmas, estampillas tamponeadas, testigos y juramentos de tipo: “hasta la muerte”.

Yo diría con elegancia que se trataba de una cita de orden cultural, para conversar sobre un proyecto de orden profundamente artístico lleno de resonancias estéticas.

[…]

 

POÈMES D’AMOUR INTERDITS ET DEUX EXÉGÈSES DÉFORMÉES

5 mars, 2017 (17:01) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

POÈMES D’AMOUR INTERDITS

ET DEUX

EXÉGÈSES DÉFORMÉES

*En souvenir d’un 6 mars lointain

 

C’est rarissime que dans mes écrits je prenne comme référence mon registre d’hispaniste, cette fois-ci la date m’oblige à faire une exception, une exception « critique » et par malheur les exemples sortis du vécu devront forcément venir se greffer a l’analyse en qualité de faits réels au sein du « monde  intellectuel  franco-espagnol » Mais je fais une erreur délibérée. Peut-on considérer « monde intellectuel », à ceux qui dirigent les programmes au sein de cette illustre Education Nationale !?

Je ne trouve pas de mot publiable pour les citer, voila tout.

Avoir été professeur d’espagnol de lycée dans ma toute proche et maintenant ancienne « jeunesse mûre », cela veut dire l’ambassadrice d’une langue, d’une culture et des auteurs, tout en exerçant toujours une « nouveauté pédagogique » jamais vue chez eux, il m’a valu le bannissement au sein de l’officialité éducationnelle, mais cela est un autre sujet que je ne développerai pas ici.

Il suffira de dire qu’avec ma méthode d’enseignement hybride : respect des programmes en vigueur uni en permanence à ma touche pédagogique personnelle, bien apprise à l’Université de Santiago et « perfectionnée » en Sorbonne, comme l’on dit ici et, composante essentielle, ne l’oubliez pas, sous la direction du Professeur Claude Couffon qui fut le meilleur représentant et de la diffusion de la culture hispano américaine en France, je pense avoir tout dit.

Il m’a paru toujours indispensable  que les professeurs fassent connaître leur C.V. d’abord à ses élèves, ensuite au public, ce qu’ici en France est soigneusement caché.

En Suisse par exemple, les professeurs affichent leur C.V. à la porte de leurs salles de cours, au Chili, à mon époque, ceci se faisait pareillement, par écrit et verbalement, nous étions tous au courant du parcours de chacun de nos professeurs, ce qui se passe à présent là-bas, après presque quarante années d’exil, je l’ignore, la mondialisation a tout prostitué, peut-être là-bas aussi les méfaits de l’inculture mondiale les a aussi parfaitement pollué la pensée.

Cela ne m’intéresse point.

Pendant des nombreuses années d’enseignement tous mes élèves réussirent leur Bac espagnol, leur succès fut incontestable. On veut faire l’Europe ? En matière culturelle, ce projet a été un échec absolu. Les seuls qui ont réussi furent les Banques.

Les écarts en matière de loi sont flagrants. Au Royaume Uni, il suffit qu’un professeur ait un succès soutenu pendant cinq années parmi ses élèves pour qu’il soit titularisé. Voici une deuxième composante « hors sujet » dans mon écrit.

Et moi, professeur confirmée, je fus mise dehors comme « non prioritaire. »

Le qualificatif qui m’a collé l’ l’E.N., de « non prioritaire » il faut l’expliquer, qu’est-ce que cela veut dire ?

Cela veut dire, non prioritaire pour continuer en vie, dans le langage de l’illustre Education Nationale, dans leur langage dictatorial et administratif, car si un professeur et citoyen français n’a pas le droit à son salaire, ne peut pas continuer en vie, et sera confiné aux affres du RSA, avec toutes les composantes invivables et humiliantes que ce statut impose.

Aussi un troisième et dernier hors sujet !

Je crois que je voulais vous  parler de poèmes d’amour interdits!

Je poursuis mon préambule, mes trois didascalies fort nécessaires.  Mes exemples font vivre la formule faite « néologisme »  et crée par mon professeur de Santiago qui nous disait que la littérature est « totura » (tout).  Son néologisme se confirme !

Mais face à cette catastrophe, je ne suis pas restée impassible avec ma patience d’une fidèle européenne- orientale,  non, je me suis battue pour réparer un peu cette « injustice » programmée et, je viens de gagner un procès en justice, ce qui me fait bénéficier à présent d’une retraite que selon les dires de mes amis : « Elle est une honte », certes, je leur réplique, mais ils ne voient pas mes petits avantages personnels, car après tant de catastrophes existentielles ineffaçables, j’ai appris à baisser le taux de mes grandioses exigences que ma jeunesse m’imposaient.

Cette infime retraite, qualifiée de « misérable », me permet de continuer en vie et, d’écrire.

Puisque pour moi vivre c’est: écrire.

Question pour moi capitale, essentielle, aussi vitale que l’air pour respirer. Et ensuite, qu’on me fiche la paix !

Tour cela au moins, je l’ai obtenu.

Je ne regarde plus en face de moi, ces laquais administrateurs de l’Etat, qui se réjouissaient de voir une artiste et professeur,  arriver tous les six mois mendier leur RSA,  au lieu de jouir de son salaire !

Je parle de ces femmes indignes qui m’humilièrent remplies de cruauté pendant des années !!!!

Je ne suis plus leur proie.

Mes amis ne peuvent pas mesurer l’ampleur du bonheur dont je jouis à présent dans ma misère stable, le fait de m’être défaite de la dictature française invisible, du bonheur indescriptible qui signifie de ne plus les revoir !

Non, cela ils ne peuvent pas le mesurer, il faut leur expliquer en détail sur la qualité et le triomphe de ma lutte juridique  vers la liberté !

Ce qu’ils ont entendu les a effrayés,  mais c’est du passé.

Je n’y regarde plus.

Dans notre passé, seuls nos morts doivent y rester indélébilement et éternellement  gravés, chéris, aimés! Le reste doit être envoyé de force bien loin de nous, en les envoyant faire une navigation forcée vers la fleuve du Lothus.

 

Pour me fêter aujourd’hui, d’une date qui est pour moi une « souvenance amoureuse »,  cela se fête dans mon calendrier intime et poétique !»

 

 Je vais vous parler de deux poèmes d’amour remarquables.

 

La date que je fête aujourd’hui l’est et restera importante pour moi seule, j’ai choisi deux poèmes d’amour qui sont absolument différents entre eux. Les comparer servirait pour exalter leurs qualités individuellement et non pour les rapprocher. C’est Malraux qui nous a donné la meilleure leçon d’art comparé, il nous a dit quelque chose comme celle-ci : on ne définira les qualités d’une statue grecque en la comparant avec son égale, mais avec une égyptienne »

Les poètes dont je vais vous parler sont tous les deux de langue espagnole, l’une appelée  « Juana de América », l’autre, un poète chilien qui est unique dans sa finesse et forte expression poétique.

La semaine dernière en déjeunant dans un restaurant parisien et en profitant de la petite pause collation de mon amie Claudie, nous parlions de poésie, c’est elle qui m’a corrigé la Chrysalide Blessée et me demandait de lui expliquer le poème de Juana de Ibarburú, LA CITA.

Et l’autre un Soneto isolé et très connu des vrais intellectuels admirateurs de Pedro Prado, poète chilien, qui fut récompensé du prix National de Littérature en 1949. J’ai abordé sa littérature quand je suis entrée au lycée et bien avant d’entrer en faculté de lettres, grâce à mon père qui fut son ami

Je m’y suis mise à l’œuvre pédagogique en la citant par cœur, et avec le ravissement de toujours, Claudie souriait parce qu’elle ne s’attendait pas à que je la connaisse « par cœur », je lui ai dit qu’il est un devoir de tout professeur de « connaître par cœur » et de pouvoir toujours improviser.

Ces deux poètes et ses poèmes sont et resteront introuvables dans les programmes de l’E.N.  Non parce que la poésie soit interdite, non, mais parce que la véritable l’exégèse qu’il faut faire de ces merveilleux poèmes n’est pas à la hauteur de ses misérables cerveaux. Il vaut mieux les exclure. C’est un recours à analyser avec les outils qui nous offre la psychiatrie, car ce phénomène intellectuel des administrateurs et inspecteurs de l’E.N., va plus loin que la simple psychologie appliquée, chez eux il devient le symptôme d’une maladie repérable au sein de la psychiatrie où sont analysés les de complexes confirmés, ils se disent : ce dont je ne suis pas capable d’aborder, je lui tourne le dos. La solution facile est adoptée.

De la poésie chilienne, on ne connaît que la Mistral et Neruda.

Mais chers lecteurs, il faut amplifier vos connaissances !

De nos jours on ne peut pas pratiquer ni l’enseignement ni aucun domaine de l’art sans faire une pratique et critique « comparée »

Les voici :

SONETO

« Para mejor amarte no te amara ;

renuncié yo a tu amor, mas nunca al mío.

Tú viste en mi actitud sólo un desvío

Un alma absurda y una mente rara.”

[…]Sufrí de la locura el devarío;

De la muerte temida sentí el frío.[…]

Te herí para apartarte de mi lado.

Para mí dejé sólo la amargura.

Huí el amor para escoger la pena,

Y, en honda soledad, mejor te he amado.”

 

Pedro PRADO. (1886-1952)

LA CITA

Me he ceñido toda con un manto negro.

Estoy toda pálida la mirada extática.

Y en los ojos tengo partida una estrella

Dos triángulos rojos en mi faz hierática.

Ya vez que no    luzco siquiera una joya

Ni un lazo rosado, ni un ramo de dalias.*

Y hasta me he quitado las hebillas ricas

De las correhuelas de mis dos sandalias.*

Mas estoy esta noche, sin oros ni sedas[…]

Estoy toda ungida de esencias de nardos

Y soy toda suave bajo el manto esquivo

Y en mi boca pálida  florece ya el trémulo

Clavel de mi beso    que aguarda tu boca […]

 

¡Descíñeme amante!  ¡Descíñeme amante!

Bajo tu mirada  surgiré como una

Estatua vibrante sobre un plinto negro

Hasta el que se arrastra como un can, la luna

Juana de Ibarbourú  /  Juana de América.

                                Uruguay, 8, mars 1892-1979

J’ai souligné les mots, les vers que pour mon amie posaient des problèmes : négations à répétition, métaphores, adjectifs, adverbes, et elle qui n’aime pas la poésie, est restée pour la première fois différente face à moi.  Que d’habitude elle soit « sourde » à la poésie n’entame en rien, notre grande amitié. Je l’ai toujours dit, son amitié est d’une nature étanche à la possibilité d’une trahison, c’est qui compte pour moi avant tout.

Le superbe poème de la Ibarburú a été interprété de manière scandaleuse, la cataloguant de précurseur du féminisme ! Une femme de lettres nous dit tout récemment de par ses exégèses confuses, arbitraires et totalement déformées que la Ibarburú a osé être maîtresse en étant mariée, basées sur l’unique mot et vers où apparaît le mot amant. « ¡Descíñeme amante !

Encore les exégètes de par le monde, pratiquent la littérature en faisant un procès réel au poète et non en se référant uniquement au texte poétique.  Quelle calamité !!!!

Et, même si nous descendons bien terre à terre et, pour une seule fois nous nous abaissons à leur niveau de fausse exégèse littéraire,  je dois leur répondre ceci :

Mais alors son amant ne peut pas être aussi « son mari » ?

Elle ne peut pas dire : ¡Descíñeme mari ! Mot déplacé et inopérant dans l’espace poétique !!!

N’avez-vous pensé que l’Ibarburú a fait allusion à ses souvenirs, ou ce qui est notre véritable exégèse, elle n’a fait que l’inventer,  cet « amant » il s’agit d’une transfiguration littéraire qui fait tout véritable poète !

Cet « amant » n’est qu’un prétexte de LA CITA pour dire de quelle manière une femme amoureuse se rend au rendez-vous le plus important qu’elle ne peut apprivoiser dans sa vie de femme, un rendez –vous amoureux.

Mais pour l’heure ce sont les rendez-vous d’embauche qui accaparent toute leur attention, c’est ainsi fait le monde  actuel !

L’interprétation des femmes chercheuses actuelles ferait l’approbation générale et un grand plaisir aux inspecteurs et correcteurs puritains de l’Education Nationale.

Les femmes exégètes de par le monde forcent la poétesse Ibarbourú à devenir féministe, ce qu’elle n’a jamais prétendu.

La même erreur que l’on commet avec Marlene Haushofer qui avec son Mur Invisible elle n’est que l’écrivain métaphysique (et je ne dirai jamais écrivaine même si elle est femme) qui a exprimé, comme aucun autre écrivain, la froideur implacable et surtout le « raconter » son aboutissement existentiel, le fait d’avoir trouvé la maîtrise parfaite d’une solitude métaphysique  qui lui tombe comme du tonnerre par absence d’amour. Et, dépourvue de toute composante religieuse et sans condamnation ni la moindre trace d’espoir, est capable de continuer sa vie.

Les derniers études universitaires qualifient LA CITA de « poème  féministe «.

Je m’oppose de manière catégorique à cette exégèse et ces vers selon d’aucuns très érotiques, je dirai à des suggestions érotiques , n’est pas une composante du « féminisme » compris dans l’acception usée été trafiquée mise de force dans toutes les analyses littéraires des écrits des femmes. C’est de par son imagination et sa maîtrise inégalée de la langue espagnole, qu’elle a crée un poème plein de métaphores où l’expression de ce don de soi  unique de la femme qui se rend à un  rendez-vous amoureux,  est raconté en détail aussi bien dans ses composantes physiques que mentales, car l’amour est essentiellement « Cosa mentale » et elle le dit avec l’intelligence d’amour dont nous parle Dante Alighieri en faisant l’éloge de sa Béatrice.

La Ibarburú est insérée dans un érotisme imbu de religieux, rien de plus osé, rien n’a été aussi superbement réussi en matière d’expression poétique sérieuse  sur ce qu’est l’érotisme, il a été fait ode par une voix de poétesse. Dans un crescendo fait de langage métaphorique, elle explique à son « amant » quels ont été ses choix, pour arriver vers lui à ce rendez-vous d’une nuit, elle y va hiératique, pâle, exempte des parures,  mais elle s’est parfumée d’onguents, d’essences parfumées de Nard et s’est enveloppée uniquement d’un foulard noir qui la couvre entièrement.

L’on doit affirmer sans la moindre hésitation que l’art n’a pas de sexe, je l’ai toujours dit et enseigné, mais ici nous sommes face à une exception foudroyante.

Allons à l’extrémité  lyrique opposée.

Le poème de Pedro Prado était détesté par mon Directeur de recherches, Le Professeur Couffon se moquait de moi avec son humour toujours présent, il me disait : «  je le déteste, c’est d’un machisme absolu ! »

Je lui ai répondu :

Mais, Monsieur Couffon, même si c’était le cas, je n’aime que les hommes machistes, jaloux et possessifs.

Le Professeur Couffon me regarda ahuri et s’écria: « C’est vrai ?! Alors ma pauvre, ici en France, vous allez attendre longtemps ! »

Je ne vois pas pourquoi on devrait être toujours d’accord avec nos maîtres, je lui formulais une toute autre interprétation, moi, des composantes machistes, je ne vois rien, en revanche, j’y trouve la force, la vigueur de la langue castillane qui est chez lui incontournable et d’une beauté perçante et éternelle.

L’expression d’un amour contradictoire est le noyau du sujet  qui exprime la voix d’un poète qui n’est pas machiste, mais viril de fond en comble, bon, c’est un trait de caractère des hommes disparus, de les trouver à présent, je pense qu’ils seraient des extra-terrestres, des habitants d’une planète lointaine et inabordable, mais ils ne l’étaient pas auparavant, je parle de ceux de la génération de mon père, et bien c’est vrai, les filles prennent comme modèle masculin  la figure du père, et à plus forte raison si lui a été un artiste exceptionnel. C’est très bien ainsi !

Dans ce  SONETO de Pedro Prado se met en œuvre l’expression de l’amour à l’aide des constructions verbales, le contraste  est réussi à l’aide de deux propositions verbales au subjonctif, rien de plus délicat et difficile, ces contrastes verbaux sont nés entièrement du subjonctif subtilement recherché, il donne paradoxalement à son essence dubitative toute la force à la strophe. Le choix de la solitude, du silence, d’un amour vécu en solitaire, non partagé et  peu nous importent les raisons qui font de cet amour  un contre amour, parce que « non vécu ».  Soit-il choisi ou subi, ce non vécu, ce contre amour, au lieu de le nuire, de l’effacer, de le tuer, le magnifie et l’amplifie.

L’anéantissement d’un amour non vécu est ce que les hommes d’ici bas pensent et attendent, même son aimée pensera qu’il est atteint de folie et d’égarement ! Mais le poète qui est  maître de vie et du langage poétique, écarte cette exégèse que dans son SONETO, elle  deviendrait inopérante.

Le poète devient le seul capable d’imprimer de la grandeur à l’amour  malheureux: en honda soledad, mejor te he amado.

Sur le frémissement émotif que ce dernier vers nous offre, je ferme mon article, submergée dans cet absolu poétique d’antan qui donne de la vigueur pour persister dans la même voie et à contre-courant, mais toujours avec la farouche volonté de  continuer à vivre…Poétiquement !

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

En souvenir d’un 6 mars lointan…

 

 

 

 

LE NOUVEAU LIVRE DE PHILIPPE SOLLERS: RIEN QUE BEAUTÉ

27 février, 2017 (19:05) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LE NOUVEAU LIVRE DE PHILIPPE SOLLERS :

RIEN QUE  BEAUTÉ

Les incidents malheureux qui se produisent quand on est à la recherche d’un livre presque introuvable deviennent tragiques pour la passionnée de littérature que je suis. Je vais vous raconter une brève anecdote : Il y a quelques jours, je lissais par hasard, sur un réseau social, un poème de Bertolt Brecht, bon c’est lui qui se dit « poète », pour moi, il est la démonstration la plus absolue de l’antipoésie. Un monsieur l’avait mis en ligne. Le dit poème m’était inconnu, il est très court, il résume une sorte d’avertissement nihiliste sur l’inutilité de se préoccuper de vivre et d’agir, car il est inéluctable que la mort frappera à notre porte et avant même que nous puissions admirer la floraison de nos  travaux.

Ce poème déracine l’essence de la vie en détruisant ipso facto nos amours et nos meilleures intentions.

Le sujet du dit poème, même s’il propose une vérité incontestable, la voie inéluctable de nous tous vers la mort, il m’avait produit un profond dégoût et c’est pour cette unique raison que j’ai voulu l’acheter. Pour le contester évidement.

Le monsieur en question, érudit incontestable dans son domaine, est un fervent adorateur de Brecht parce qu’il est un auteur « engagé », ce correspondant se trouve à l’autre bout du monde, mais grâce à la communication virtuelle, le dialogue a pu s’entamer entre nous, il m’a donné les références, mais le libraire m’a fait venir un recueil de poèmes où le fameux poème ne figurait pas, il  me faudrait faire une recherche et cela ne vaut pas la peine. Je l’ai en espagnol. La traduction de l’allemand vers le français est une avalanche des mots comme des pierres, une lecture impossible de supporter.

Enfin, je ne comptais pas garder ce Brecht dans ma bibliothèque, car je mets dans ce piédestal d’adoration, uniquement les auteurs qui me sont nécessaires pour ma survie d’artiste.

Je propose donc a à mon libraire de me l’échanger, je lui demande : avez vous reçu le dernier Sollers ?

Et,  ô quelle joie ! Il me le tend, il était sur son rayon, juste à porté de sa main.

C’est ainsi que de ce recueil de poèmes de Brecht traduit en français, dont la lourdeur et le manque de « poésie » est insupportable,  je suis rentrée avec le livre de Sollers, en me promettant de passer une heureuse nuit de lecture en « beauté ».

Je ne suis pas une critique d’art professionnel et je n’ai pas la charge d’une écriture officielle pour respecter à la lettre les lois que ce style d’écriture nous impose, mais je suis professeur, malheureusement j’ai été mise à la retraite bien anticipée par les criminels de l’Education Nationale, ceci est hors sujet certes, mais indispensable à dire.

Qu’est-ce qui m’autorise à écrire une critique d’art ?

Le fait d’avoir été formée par mes parents, tout les deux artistes et ensuite par des maîtres universitaires déjà disparus, qui étaient bien loin d’être des sorbonnards et enfin, je possède une longue trajectoire de dialogue intense avec l’art en général et avec la littérature en particulier, notre sujet à présent.

Pendant des nombreuses années j’ai parlé de littérature avec mes élèves, ce sont deux qualités d’ordre strictement professionnel à signaler très nettement et qui  m’autorisent pleinement à donner ma pensé critique ouvertement.

Philippe Sollers est resté toujours en dehors de conciliabules académiques et bien loin des professeurs sorbonnards, il est le seul à nous transmettre depuis toujours la vision d’une France illuminée par deux composantes que chez lui se trouvent en symbiose totale, l’érudition sans conteste et l’expression d’une langue française qui excelle par sa qualité en se greffant à une pensée critique sans faille.

Je suis son écriture depuis mon arrivée en France.

Son  dernier livre Beauté, s’ouvre sur trois axes qui ont été depuis toujours son leitmotiv, l’ode à l’amour, le travail de la langue française et la critique esthétique, cette fois-ci le raconter amoureux avec une « partenaire érotique » parfaite comme il la décrit admirablement, est une pianiste d’exception qui sait entretenir un dialogue avec son « contraire » un vrai dialogue d’amour, fait justement avec les distances et les fusions qu’un type de relation singulière impose pour fleurir chez un couple exigeant. Mais ne rêvons pas de retrouver pour nous ce type d’amour dans ce monde d’ici bas, il est le privilège des êtres d’exception…Avec Sollers nous sommes dans l’espace littéraire, restons y, je vous en prie !

Il faut savoir que seul Sollers a su mettre en exergue, comme nul autre, ce type de relation privilégiée entre homme- femme. Et, de par tous les moyens qui lui offrent la littérature, il les a amplifiés.  Chaque page est la mise en beauté de son esthétique et de son message bien percutant, la description de cette relation amoureuse toujours exceptionnelle et qui reste quasiment inexistante de par le monde, à plus forte raison dans ce monde horripilant que nous vivons à présent.

Parallèlement à la description de sa relation amoureuse il nous emmène  vers une merveilleuse promenade lyrique par les voies éternelles et somptueuses de la poésie des classiques grecs, des poètes allemands, et des citations précises avec les passages ponctuels de ses auteurs français qu’il garde en affection. Les liens intimes avec la musique classique sont permanents et font vibrer le texte par la vision sonore qu’il nous fait partager des partitions autographes bien choisies de Bach, Mozart, Haydn et Webern.

Sollers ne reste pas dans l’éloge de la Beauté, de sa beauté, il va bien plus loin.

Il faut citer des passages d’exception, le chapitre RÊVRER, cette disparition de la réalité vers une irréalité réelle, où elle se fusionne et tout devient vrai, la rencontre et l’embrassement émouvant avec « ma mère morte plus vivante que jamais »

Une définition de l’amour ? L’abolition instantanée des distances.

La description de la foudre, est un rappel du « coup de foudre » je retourne à mon leitmotiv, et une approche littéraire, toute personnelle  j’y trouve dans ce passage unique :

« Je suis là débout, elle va me consumer sur place. Je suis dans une angoisse folle (la plus folle de ma vie), mais cette irruption d’or brûlant compact est d’une beauté incroyable. […] dix secondes d’enfer, et voila qui sort et disparaît dans les arbres, sans que le rideau ait pris feu. Je me jette sur un divan je ferme les yeux, j’ai compris. Quoi ?  Aucun mot pour le dire. Mon corps, ou plutôt mon cadavre aurait pu être le héros d’une information locale : »Orage tragique : un jeune garçon  foudroyé près d’un fenêtre, chez lui, »

(P14)

N’est-elle la description la plus vraie jamais dite de ce qu’est « le coup de foudre » en amour ?

Il m’a fallut le dire, l’écrire, ce singulier écho littéraire.

Beauté, ce livre est une métaphore de fond en comble, chaque paragraphe est une écriture d’orfèvre, toutes les allusions sont pertinentes, et l’humour ne cesse jamais de par sa présence permanente de nous donner un registre enrichissant supplémentaire à toute la gamme que sa littérature possède.

La description grotesque de la femme du Consul qui emploie le poète Hölderlin comme Précepteur de ses enfants me rappelle les descriptions de Gogol dans les Âmes mortes, et le rire intellectuel est retrouvé dans ces passages d’humour remplis de critique esthétique.

Combien il est nécessaire cette ouverture sérieuse vers la clairvoyance amoureuse, la mise en scène littéraire de l’esthétique et de la critique sans concessions du monde actuel, rien n’est laissée au hasard, les guerres, la politique, les stupidités du monde de l’art, les vices et misères humaines, et surtout le culte actuel qui nous submerge de manière mortifère : l’antibeauté.

Nous vivons submergés dans la laideur qui nous est imposée de force.

Écriture faite de contrastes permanents, c’est une peinture qui se construit entre clairs obscurs, une musique qui respecte les silences, et ô combien est difficile de l’exprimer avec des mots !

Et, je retrouve des résonances qui me sont familières qui forment partie de mon registre depuis toujours, les bassesses du monde, la destruction du silence, la puissance de l’argent, la fausseté généralisée dans l’art, la définition de l’érotisme, du religieux, de l’amour, de la haine.

Et, dans page 118, une affirmation de taille, je le cite :

« On peut se déclarer peintre sans savoir ni dessiner ni peindre, mais impossible de jouer du piano, sans savoir le faire. Des milliers de gens jouent du piano. Mais la seule question, en jouant, est d’être Bach, Haydn, Webern ou Mozart. Seuls quelques très rares élus y parviennent. »

Je dois rajouter que dans le ballet cette loi est pareillement nécessaire.

Si la littérature n’a pas ce pouvoir de nous « saccager l’âme » (G.S.),  il n’est pas de la bonne littérature,

Je ferme le livre Beauté, en relisant son dernier passage, plein d’espoir plein de souhaits sur le retour de l’exaltation de la beauté à présent écrasée par un monde stupide, inconscient et nihiliste, le même message noirci qui porte ce poème de Brecht.

Sollers prévoit un retour naturel de ce paradis perdu : la beauté.

Quand on consacre sa vie à l’éloge et à la construction quotidienne de la beauté et dans tous les registres de notre vie, ce « déferlement » du nihilisme dont parle Sollers, est de la foudre mortifère qui nous tombe au jour le jour, et ce type de saccage n’est pas toléré indéfiniment par un être « humain ».

Sollers poursuit et fini dans le contraste, l’espoir d’un retour de la Beauté et le nihilisme dévorateur actuel :

« L’œil du nihiliste idéalise en laid », il es infidèle à ses souvenirs (…) Quand il ne la détruit pas, ou ne la falsifie pas, le nihiliste, c’est-à-dire presque tout le monde, laisse tomber la beauté »

Il est tard, j’ai passé ma nuit à lire en silence cette Beauté, la fatigue salutaire n’estompe pas mon émotion infinie, la littérature une fois de plus me vivifie et me redonne au jour le jour, l’énergie de vivre.

Pour moi il est trop tard, je devrais exprimer bon nombre de réserves, mais je ne veux pas contrarier cette dernière page saturée d’espoir qui  somptueuse et indélébile restera dans ce livre plein de vérité et débordant de beauté.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

 

L’AMOUR MODERNE: UNE ASSURANCE VIE AMOUREUSE

26 février, 2017 (13:19) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

L’AMOUR MODERNE :      

UNE ASSURANCE VIE AMOUREUSE !

Lettre ouverte à Monsieur Gabriel COMBRIS

De Pure Santé, Site de Santé Naturelle. Service d’information gratuit : wwwsantenatureinnovation.com

 

Monsieur,

Je suis une abonnée bien ancienne sur votre site dédié aux découvertes de pointe sur la médecine naturelle, et ce matin j’ouvre ma boite mail et, Ô surprise !!! Au lieu de trouver les conseils que vous écrivez  en permanence destinés à dire à vous lecteurs comment soulager l’arthrose, vaincre l’obésité, et les avertissements sur les dangers des vaccinations, je me trouve face à votre long article sur l’Amour !!!!.

Je vous en félicite, votre écrit est pertinent, d’une intelligence rare et m’a profondément interpellé  car vous traitez un sujet difficile et qui est la source de mon travail de poète et depuis mon plus jeune âge. Maintenant que je suis vieille, je viens d’avoir 63 ans, je ne cesse pas de m’émouvoir face aux manifestations sublimes que l’art  propose  pour nous dire ce qu’est ce sentiment qui exige de nous un investissement absolu, si l’amour n’est pas vécu ainsi n’est pas de l’amour et par malheur de nos jours, la confusion et  la tromperie sont de mise pour dénaturer ce sentiment humain sublime.

Je n’aurais pas pris la décision de vous écrire dans une lettre ouverte si votre article ne m’inspirait pas une divergence, la valeur d’un écrit se trouve dans la possibilité qu’il nous offre de le discuter, à parfois ne pas être totalement d’accord, car la parole doit offrir une ouverture aux nuances, voici une.

Vous exaltez le vrai Amour en contraposition à la vulgarité grossière de la publicité d’APPLE qui lie l’amour aux offres d’achat des portables.

 Le contraste que vous exposez est le noyau de cette discussion. Vous citez des exemples majeurs de l’art, vos exemples touchent tous les domaines,  la littérature, la peinture et…le religieux.

J’adhère dans l’absolu à votre registre, et Ô combien je me suis sentie en fusion total avec l’essence de votre pensée quand je lis que vous évoquez l’amour maternel, l’amour humain entre homme- femme et le rapport aux religieux en citant la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens !

Un bref préambule s’impose avant d’entrer dans le vif du sujet.

Je dis en permanence quel est mon âge parce que je suis exempte de coquetterie, en tout cas pas de celle dont les femmes pratiquent et il faut dire son âge pour éviter toute ambiguïté, il faut de la franchise dans tout ordre des choses à plus forte raison quand on passe du registre de la fiction pour faire de nos écrits un dialogue destiné au public, ici il n’y a pas de « fiction ».

Les trois exemples que vous citez pour nous dire ce qu’est le véritable amour et abattre la grossièreté de la publicité d’Apple qui prostitue l’essence de l’Amour qui est désintéressé a été la même que je viens de travailler comme sujet littéraire dans ma Trilogie Feu Follet, et vous pourrez imaginer l’ampleur de ma surprise à la lecture de votre bel article, car j’y trouve  des échos du même l’éloge  que je fais de l’amour en donnant des exemples littéraires, musicales, et religieux, cette Lettre de Saint Paul fut l’apostrophe avec lequel j’ouvre mon livre avec un poème sur l’amour.

L’amour entre la mère et son enfant est un de socles de notre nature d’hommes.

L’amour entre un homme et une femme est le pilier sur lesquels l’humanité a construit sa survie et qui nous permet de dire que nous existons, le contraire serait une vie végétative.

L’amour absolu dont nous parlent les Evangiles dit une vérité face à laquelle toute parole reste pâle.

Je ne pouvais pas être plus interpellée en vous lisant.

Mais voici les distances à votre écrit que je me fais un devoir de vous exposer publiquement :

Ne vous trompez pas Monsieur, les malheureux directeurs de marketing d’Appel sont dans le vrai dans leur misérable pensée, ils connaissent leur public, ils savent de quoi il parlent et à qui ils parlent avec leur grossière publicité.

Il nous faudrait dire, ne les pardonnez pas Seigneur,  car ils savent ce qu’ils font…

L’éducation sur l’amour se fait dès l’enfance, c’est une éducation dont sont chargés les parents, elle est de nature « grave et difficile » puisque éduquer à savoir ce qu’est le véritable amour peut se dénaturer et sans le savoir et se construire aussi dans le pôle opposé et donner une connaissance aussi malsaine que cette publicité  d’Apple.

L’amour conçu comme puritanisme, attaché à une pensée religieuse dénaturée ou pire comme motif de stabiliser une vie sociale est pour l’heure en vigueur et c’est sur ceci qui se construit la pub d’Apple.

Voyons pourquoi :

  1. Je ne parle pas de moi-même, je le redis, je suis artiste donc un cas à part, je suis à la marge sur le sujet amoureux, et aussi de par mon âge cet écart s’accentue,  mais sachez que je ne suis pas née vieille, et ma jeunesse fut vécue dans les même principes que j’évoque  toujours dans mes écrits littéraires, en plus je vis dans ce monde, j’aime écouter et j’entends les jeunes, et mes connaissances sont presque toutes jeunes et je ne vois presque pas de personnes de ma génération, j’ai été professeur et les adolescents m’ont laissé une riche connaissance de ce qu’ils pensent de l’amour et de comment ils veulent construire leurs vies, j’écoute aussi les déceptions de femmes de mon âge  qui ont échouées de fond en comble leurs vies de femmes, en restant seules et divorcées.  Il paraît qu’avec tous ces exemples je ne suis pas trop dans l’erreur dans ma chère solitude en parlant seule sur l’amour absolu, oui je suis si ridicule et obsolète !
  2. Les faits divers exposés dans les médias parlent long sur ce qui est le centre d’intérêt pour les gens, ils s’inscrivent sur les sites de rencontres et encore plus grave, dans plusieurs agences matrimoniales pour trouver un partenaire qui leur donne selon leur dires « du solide » et construire ce qu’ils pensent que c’est l’AMOUR dans la « stabilité» c’est-à-dire dans les principes de la publicité grossière d’APPLE !
  1. Les gens s’acharnent à trouver un partenaire qui leur offre la « sécurité » le but sera de se pacser, de se marier pour avoir une situation sociale « stable », aussi concrète et aussi stable que l’achat d’un smart phone, d’une tablette d’un portable dernier cri, ils souhaitent se marier pour faire des enfants, acheter une maison, une voiture, bien sur la maison secondaire pour profiter des vacances et les congés payés, et aller se fatiguer ensemble dans les autoroutes pour passer des vacances « ensemble » rentrer plus fatigués qu’avant le départ, élever les enfants et ensuite  quand ils quitteront la maison, vivre « ensemble » les maladies du vieillissement et bien sur être enterrés dans la même concession si le divorce prématuré ne vient pas détruire ces beaux projets « d’assurance vie amoureuse ».

Cher Monsieur Gabriel Combris,

Je pense que vous avez passé outre l’analyse de notre société actuelle, en restant uniquement sur la condamnation à la pub d’Apple.

Vous  avez omis la cause et vous avez condamné seulement  l’effet !

Apple n’est pas dans l’erreur quand elle nous jette à la figure un grand panneau publicitaire nous interpellant à offrir en preuve d’amour absolu un portable !

Ils savant  ce qu’il font en liant tendancieusement l’amour à l’achat, à ce toucher vraie de la consommation, offrir en cadeau à son partenaire un produit d’informatique sera une « preuve » indubitable et tangible d’amour.

Apple ne s’adresse pas aux artistes, ils ne s’adressent pas à de personnes comme vous et moi qui sommes les fervents défendeurs de l’expression sublime d’un amour absolu, qui se dit dans le regard qui donne une mère à son enfant, dans le dialogue sublime qui s’entame entre un homme et une femme qui se disent dans le regard silencieux et dans la parole amoureuse, une émotion indescriptible et  radieuse qui naît spontanément entre eux sans demander rien de « concret » en échange que des mots d’amour.

Mais, quand quelqu’un a le courage chez lui naturel, de s’investir affectivement en offrant ce type d’amour absolu et désintéressé,  il devient suspect !

 

 Puisque personne n’est capable de prendre la dimension abyssale de cet amour et la société est toute formatée à croire que l’amour exige des biens matériels en échange, de l’argent et des contrats.

Cet amour absolu et « nécessaire » est la raison d’être de tout véritable artiste qui dit, s’avoue et crie de par son expression artistique son unique vérité qu’il lance fougueusement au firmament avec la conviction déraisonnable qu’il durera par des siècles et des siècles…Cette unique vérité absolue :

« Sans amour je ne suis rien »

Nadezhda Gazmuri-Cherniak