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LES PARASITES CONVERTIS DES RESEAUX PROFESSIONNELS

19 février, 2018 (09:11) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LES PARASITES CONVERTIS

DES RESEAUX SOCIAUX

 

« Conversations philosophiques au salon.- Dans le domaine de la connaissance, il n’y a pas de limite au possible. Les hommes qui s’occupent de la vérité pour elle-même n’ont pas de mal à dissiper notre étonnement devant la particularité et l’étrangeté de leurs thèmes de recherche. Tout peu d’un oint de vue quelconque devenir important. Pourtant, ce qui m’intéresse dans les conversations savantes d’une société distinguée c’est très souvent la cause des airs importants que l’on prend beaucoup plus que le problème dont on parle. Ainsi j’ai compris que qu’une bonne partie des discussions s’explique principalement par les rivalités et la manie de publicité personnelle des universitaires présents. Ils veule nt montrer à quel point ils sont aptes à leur tâche, à savoir:n détourner l’attention des problèmes réel par la formation à des méthodes de pensée obscurcissantes et par l’exposé des questions d’une intérêt fort éloigné »

Marx HORKHEIMER
Crépuscule
P. 15-16

Les dégâts provoqués dans la destruction de l’humain que cette nouvelle manière virtuelle de « communiquer » est arrivée à nous imposer seront plus manifestes pour une évaluation critique dans quelques années.
Le Professeur SPITZER nous a déjà alerté sur la dégradation cérébrale des jeunes enfants et adolescents par les effets nocifs du digital, son livre DEMENCE DIGITALE nous a bien expliqué en quoi consiste cette mutation cérébrale irréversible chez les jeunes, il faudra rajouter les méfaits dus aux réseaux sociaux qui mis à part l’aliénation personnelle des participants, s’ajoute une dépendance parasite qui réduit de manière significative leurs composantes humaines pour laisser toute la place à des automatismes dans les rapports virtuels et le langage et dans le domaine juridique pas encore sauvegardé, en se mettant eux mêmes en danger dévoilant des informations personnelles qui doivent absolument rester dans le secret, cet unique et inviolable espace qui appartient à notre « vie privée ».

Je viens d’entendre une excellente proposition qui prendra des années à se concrétiser si un jour les incompétents de la politique arrivent à se concerter en vue de limiter par une loi, les méfaits d’une malveillante utilisation des nos informations qui pourraient nuire de manière irrévocable notre avenir de personnes dans toutes les sphères de notre vie.
Qu’il soit bon « de vivre avec son temps » est une évidence, cependant un individu libre et doté de pensée critique ne va pas accepter sans réfléchir les composantes les plus pernicieuses et aliénantes qui lui donne « son époque ».
Nonobstant, pour l’heure quelques voix s’élèvent pour suggérer très timidement, « spécificité française »  que des lois viennent s’instaurer afin de sauvegarder « la vie privée » qui est en ce moment même menacée par l’abus d’ingérence abusive des réseaux sociaux dans la vie de tout un chacun.
Les réseaux professionnels devraient être une exception, ils se sont crées pour aider les professionnels de par le monde à se mettre en rapport entre eux pour montrer leurs compétences, échanger sur des questions « professionnelles », étant la recherche du travail et l’exposé des leurs compétences une des plus importantes.
Cette dimension professionnelle est presque inexistante, car des « professionnels » du monde politique se sont usurpé l’espace pour ne faire que la publicité de leurs idées politiques et obtenir un public qui acquiesce applaudit et alimente leur ego de manière journalière et indéfinie.
Dans ces circonstances les échanges se limitent à l’envoi de smilles, petites fleurs, ou des courtes phrases telles que « totalement d’accord » « je suis pour » ou bien « c’est affreux ! »
L’appauvrissement du langage, qu’ils n’ont jamais possédé, l’exacerbation d’une seule tendance de pensée, et la mise en ligne sans pensée critique mais faite des critères sentimentales nés d’un ici et maintenant, sans aucune distance pour la réflexion, n’ont absolument pas leur place sur un « réseau professionnel »
Il est nécessaire de faire savoir que des faux professionnels ont trouvé la panacée sur une plate-forme de ce type, n’ayant aucune notoriété ailleurs, usurpent un espace qui fut crée pour les professionnels, où la profession, « le travail » ce type d’échanges doivent rester le centre unique de tout l’investissement.
Les réseaux professionnels furent ils crées pour le politique ?
Furent -ils mis à la disposition des professionnels de la politique ?
Il aurait fallu le décider et le prévenir dès leur création par le modérateurs.
La mise en ligne d’une propagande politique, qui même si ce domaine appartient à leur profession, est une rupture avec le sérieux et l’exigence déontologique, parce qu’exposée sur un réseau qui se doit apolitique.
Peu nous intéresse la pensée individuelle du professionnel en question, la mise en ligne des nouvelles d’ordre politique s’avère intéressante dans la mesure où l’information reste dans le cadre strict de ce qui est l’essence du journalisme : l’information. Mais, est-ce un réseau professionnel un site journalistique ?!
Ce que l’on lit sur les réseaux professionnels n’entre pas dans le cadre « professionnel » des journalistes et  « commentateurs critiques » spécialité qui exige une profonde connaissance en géopolitique, et de bien d’autres spécialités qui sont évidentes, la maîtrise du langage leur fait grave défaut ce qui compromet une lecture journalière qui reste la même et exposée à l’infini.
Il me paraît inacceptable qu’un réseau professionnel ouvre sa « toile » à des tels participants, j’estime qu’un Blog politique serait le bienvenu, qui se connecte celui qui s’intéresse, le reste des participants ne doit pas accepter une pollution permanente des mots en cascade d’une tendance absolument infernale qui dénature et infeste les cerveaux d’une lave incandescente de haines et détestations qui oblige à celui ou celle qui n’est pas de leur bord à contra attaquer, et c’est précisément ce qu’ils cherchent, détecter comme de radars destinés à déminer l’espace virtuel et élargir leur réseau des fidèles et nuire ceux qui sont à la périphérie de leurs détestations.
En somme ; les réseaux professionnels se sont dénaturés pour devenir des sections des chefs adjoints des politiques qui sont arrivés à s’infiltrer dans la vie intime des participants et, le plus grave, avec leur consentement et, ils ont arrivés à les aliéner et à commander leurs cerveaux où qu’ils se trouvent.
La mondialisation aidant, ces mots aliénants ont établi un fil conducteur de folie qui prétend diriger les masses de par le monde, leur mode opératoire est monotone, nuisible, inamovible et se répété à l’infini, sa nourriture est le contingent, ce qui se passe ce matin, cet après-midi et le soir sera toujours le même, la réponse sera aussi égale à la stimulation, Pavlov vient à leur secours, l’avalanche des participants s’exprimera par un nouveau langage, les monosyllabes et les smiles… Grande découverte ! Avec le seul but de détruire la pensée et le langage, l’objectif de ces commanditaires sera atteint, il est déjà atteint, les « professionnels » se sont convertis en robots anéantis par la folie des quelques malfaiteurs de la pensée, mais d’une pensée aliénante, non de la pensée créatrice, non d’une pensée libératrice et critique, non, c’est la direction des cerveaux vers le néant fait de la destruction de la personne, de ce qui lui a toujours permis de se hisser vers les strates les plus difficiles d’accéder : la perfection dans tous les domaines de l’humain, le fait de pouvoir se surpasser et d’arriver à accomplir un chemin de perfection.
Tout ce qui fut jadis un quête d’absolu a été rompu, ce pacte qui faisait de l’Homme un être supérieur, singulier et unique a été dissout dans la masse de l’indifférenciation, du interchangeable, du pareil au même, dans cette situation, la vérité et la singularité ne se voit plus, c’est l’anodin qui est mis sur un piédestal.
La pensée critique absente, tout comme l’absence des maîtres, fait que tout le monde est autorisé à prendre la parole, mais la parole est chose « grave et difficile » qui ne peut être exercée que par des privilégiés.

Celui qui pense différemment sera agressé et on lui demandera de quitter la scène qu’ils se sont appropriée et en même temps qu’ils ont violé et volé la vie privée des personnes, usurpant avec le mensonge qui est international, la vérité des biographies, actes, paroles et trajectoires professionnelles avec consentement absolu des « modérateurs » qui peu les intéresse la tonalité qui a prit leur site « professionnel » et la toile mondiale du Web.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

L’Apatride

MENNEL IBTISSEM UNE FRANCAISE « ORDINAIRE? »

12 février, 2018 (01:21) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

MENNEL IBTISSEM UNE

FRANCAISE « ORDINAIRE ? »

 

Chers Lecteurs,

Je ne suis pas journaliste et je ne suis pas formée pour écrire sur le contingent, parfois il faut sortir de son cadre, quand un fait divers l’exige, quand l’exercice de la pensée critique devient une question impérative.
J’ai laissé passer quelques jours pour m’informer sur ce que l’on appelle sur la presse « l’affaire Mennel »…par fortune je suis tombée sur une heureuse découverte, en cherchant sur Internet des informations, je découvre le message du journaliste Vincent Lapierre. La vérité de son analyse est dite avec une force et dans une expression parfaite qui ne pouvait pas me laisser indifférente. C’est juste ce que je cherche pour m’informer.
Je ne vis pas insérée dans le quotidien français ni dans l’immédiat qui se divulgue sur les réseaux sociaux, je ne suis inscrite sur aucun après avoir quitté Linkedin.

Tout d’abord un préambule, après avoir tout lu et après avoir écouté les uns et les autres je reste avec deux journalistes très différents qui m’ont épaté de leurs affirmations, Claude Askolovitch qui d’une voix sereine nous a fait une analysé absolument sage et équilibrée de l’affaire insistant sur le comportement outrancier des personnes et personnalités qui déforment de leurs propos tendancieux la réalité de cette affaire.
Ensuite c’est Vincent LAPIERRE qui dans un court et percutant message mis sur le web, il nous dévoile la vérité de ce qui se passe dans votre République française.
Je compare ces deux magnifiques analyses de l’affaire Mennel avec le premier article publié dans le journal Libération par un « professeur de philosophie «   qui nous avoue avoir des nombreuses élèves comme Mennel Ibtissem.
Je retiens un seul mot qu’il a choisi pour définir cette jeune chanteuse : une « française ORDINAIRE »
Est-il professeur de philosophie ?
Si un élève affirmait cela sur une copie mériterai la disqualification avec un zéro pointé sur la réponse et le paragraphe tout entier. Employer de manière erronée le langage est une faute grave.
Le faire avec une intention malveillante est un délit. Il s’approche de la calomnie et la diffamation. Mais, ce professeur agit pas effet de banalisation et il nous fait admirer son talent pédagogique de savoir GOMMER.
Il nus fait savoir qu’il est le dépositaire d’une tâche transcendante et qu’il défend l’enseignement, il s’accorde une tâche chez les élèves de Terminale, qui n’est pas celle d’un professeur. Il va diriger des débats en imposant une seule pensée.
Oser le publier une telle erreur de jugement est encore pire sortant d’un « professeur »
Le professeur que je suis n’a jamais mis de zéro aux élèves.
C’est une habitude pédagogique née et pratiquée en France, celle de planter des zéros quand le professeur n’est pas d’accord avec une pensée exprimée par un élève, c’est le fond qui sera sanctionné même s’il est en accord avec la vérité d’un savoir précis, même si la forme et la langue qui véhicule le pensée critique sont parfaites. J’ignore où a t-elle été choisie comme méthode pédagogique et approuvée par les inspecteurs de l’interdit. Elle doit sortir des méthodes carcérales sans aucun doute.
Mais bon, nous sommes en France, je sais mieux que personne que le ZERO est le moyen par excellence de pratiquer la dictature au sein des lycées et des universités.
Cependant..Je me serais sentie en échec pédagogique, si j’avais eu un élève qui aurait choisi le mot « ordinaire » pour qualifier Mennel, alors ce qualificatif venant d’un « professeur de philosophie » me laisse stupéfaite.
Analysez la situation avec intelligence je vous en prie !
Cette jeune femme ne peut sous aucun prétexte entrer dans la catégorie de ce que l’on appelle ORDINAIRE.
Qu’est-ce que définit quelque chose ou quelqu’un d’ordinaire ?
Est-ce que vous l’avez pensé ?
Ou vous acceptez tout ce que l’on vous dit parce c’est publié dans la presse ?
Quelle est l’autorité de ce « professeur de philosophie » pour donner sa pensée sur la presse ?
Cette publication n’est pas hasardeuse. Ce choix est sans le moindre doute un choix précis qui montre le titularisé type et formant partie compacte de la mafia de l’Éducation Nationale qui n’aime que niveler et gommer par le bas bien entendu, gommer les différences, interdire les qualités d’excellence et anéantir de leurs règlements, protocoles et décrets, toute pensée critique, innovante et stopper de manière nette la naissance de ce qui est nouveau parce que l’innovation risquerait de faire naître des révolutions de l’esprit elles sont plus puissantes que les zéros et les armes, car elle se manifestent par le pouvoir de la parole.

L’Éducation National forme des Alfa, Becta et Gamma obéissants, au sein de leur corps d’enseignants et de l’ensemble de tous les élèves obligés à suivre la « formation écolière » dans le moule de l’Interdiction Nationale.
ORDINAIRE.
Mennel Ibtissem, jeune chanteuse ne peut être qualifiée de française ordinaire, car elle représente de par sa présence et sa musique l’opposé.
J’ai connu des centaines de professeurs comme celui-ci.
Ce professeur définit Mennel Ibtissem d’une si erronée manière qui venant d’un professeur on se demande si ce n’est pas une erreur volontaire de jugement, ce qui est aussi inacceptable chez un professeur de philosophie qui a de surcroît la responsabilité d’enseigner à penser !
Tous les professeurs de lycée sont comme lui ! Du contraire ils ne seraient pas titularisés !
Dès qu’une personne singulière apparaît soit dans le corps d’enseignants soit au sein des élèves, les inspecteurs se mettront à l’œuvre pour faire sortir des rangs du bataillon celui qui dérange, c’est le « Moobing au travail » pour moi parlons clair il ne s’agit que du pire harcèlement.
Cette action « pédagogique » sera exercée pareillement parmi les élèves.
Les professeurs n’ont pas l’autorisation d’exprimer une pensée critique ; il serait une manière de devenir des marginaux parmi les « collègues » et il est « formellement interdit » de penser et de parler avec un esprit de dissension. Et chez les élèves se produit le même phénomène d’interdiction, toute pensée et parole qui va à l’encontre de ce qui est « autorisé » sera sanctionné, je ne dis pas parole critique, car les élèves français n’ont jamais su ni ne sauront jamais ce qu’est se former en vue d’avoir dans l’âge adulte un esprit critique. Mais ils ont l’intention de construire une Europe unie par la « culture »…
Les programmes sont construits pour aboutir leur objectif dans cette voie : Apprends ce que je t’ordonne et tais toi.
L’ordre protocolaire est de banaliser, afin que toute qualité singulière soit diluée, anéantie et la laisser ainsi étouffée dans le néant de l’indifféré, sans qualités et saccagée de son identité.
Cet anéantissement de son identité est le noyau de l’affaire Mennel Ibitssem.
C’est ce que ce « professeur de philosophie » a tenté de faire vis-à-vis de la personnalité de Mennel Ibitssem.
Oui chers lecteurs, le problème de fond ici est que cette jeune chanteuse n’est pas ORDINAIRE, le problème pour cette France est qu’elle a détecte cette jeune femme à la manière de l’Éducation Nationale pour être sanctionnée en vertu de trois principes dont le principal est son appartenance que le français qualifient de « religieuse » et que je choisi de nommer « identitaire ».
Elle n’est pas arrivée à l’émission pour faire du prosélytisme, elle n’a pas présenté une chanson subversive à caractère politico-religieuse, bien au contraire, et sur le plateau de « The Voice » on ne parle pas de religion.
Ces sanctions contre « le religieux » est une maudite névrose française. Névrose inguérissable, meurtrière, le laïcisme est devenu une dictature que j’abhorre, une sanction permanente et intolérable pour une vie sociale apaisée une déplorable manière de vivre qui va à l’encontre du bon sens et de l’humain.
La France entière regarde et écoute une jeune femme musulmane qui porte un superbe turban… qu’à t-elle de singulier et pas du tout « ordinaire » ?
Elle est douée d’une beauté hors commun et d’un talent musical nouveau et le comble ! Elle a des dons qui sont montrés au monde comme propres à une jeune musulmane, cela c’est assez et met les «dictateurs de l’interdit » dans une colère incontrôlée.
Elle est musulmane, belle et talentueuse, elle présente à la France un échec des théories vulgaires déstabilisantes dirigées à une partie de la société.
On a publié des anciens messages qu’elle avait postés sur Tarik Ramadan or je dois vous dire que j’ai lu quelques uns des livres de Ramadan, je n’ai jamais lu d’appel au terrorisme, celui écrit en collaboration avec Edgard Morin, a t-il été mis sur l’Agora pour que son collaborateur intellectuel soit lynché intellectuellement pour avoir travaillé ce texte philosophique avec Ramadan ?
Ils osent lyncher quelques une et d’autres sont épargnés, en vertu de quoi les gouvernants font ce choix de lynchage ?
Cette petite est la cible parce que femme et vulnérable.
Je regrette son départ.
Qu’elle maintienne son superbe turban et qu’elle parte chanter ailleurs, c’est ce que je lui souhaite.
Elle a allumé de sa présence une colère « à la française » qui a l’odeur du souffre.
Ce professeur dit avoir des nombreuses élèves qui se conduisent et sont pareilles à Mennel.
J’en doute.
La beauté et le talent sont chose rare, qu’ils aillent de pair avec la jeunesse et encore le pire, qu’elle soient la propriété d’une jeune musulmane devient insoutenable. Trop des dons singuliers chez une jeune musulmane doivent être condamnés.
Parce qu’elle est porteuse d’une l’identité religieuse haïe par la France et qui éveille la haine française.
Oui chers lecteurs,
Le journaliste Vincent LAPIERRE a raison, la France en marche est une dictature dangereuse tel qu’il le dit et je fais mienne sa phrase: « nous y sommes ! »

Si des caractères aussi forts et virils que cet journaliste porte en lui peuplaient cette France des ténèbres, j’aurais de l’espoir…Mais le courage et la virilité sont aussi chose très rare en France.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak
L’Apatride

LE LECTEUR : LA NUDITE ET LA TRAGIQUE VULNERABILITE DE L’IGNORANCE

9 février, 2018 (21:20) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LA NUDITÉ

ET
LA TRAGIQUE VULNERABILITÉ

DE L’IGNORANCE

 

LE LECTEUR

« Ô Muse, conte  -moi l’aventure de l’inventif : celui qui pilla
Troie, qui pendant des années erra, voyant beaucoup
de villes, découvrant beaucoup d’usages, souffrant beaucoup
d’angoisses dans son âme sur la mer pour défendre sa vie et
le retour de ses marins[…]
A nous aussi, Fille de Zeus ; conte un peu ces exploits ! »

HOMERE
L’Odyssée 1-10

Introduction qui résonne depuis des siècles comme la preuve indubitable de la plus grandiose puissance de la parole poétique.
Ces vers de l’Odyssée sont le Leitmotiv qui fait de la parole  le centre sur lequel se construit ce livre-film.

Mes élèves connurent la célèbre citation de George Steiner qui dit ceci : si une œuvre n’a pas la capacité de nous « saccager l’âme » il n’y a pas de communication artistique véritable, pas de « réponse responsable» et, aucune résonance esthétique, et ce phénomène doit se produire dans toute expression artistique soit elle de création, d’interprétation ou de réception, chez des professionnels et chez des amateurs, et dans tous les registres de la création artistique, soit-ils littéraires, musicaux, picturaux, ou comme maintenant nous allons le voir dans l’art du cinéma.
Aujourd’hui, je veux vous parler d’un film qui fut connu en 2008. Pour tous il est déjà un film ancien. Je ne vais jamais au cinéma. Je viens de le découvrir il y a trois jours parce que la chaîne Arte vient de nous le montrer…Je n’ai suis de celles qui ont « la larme facile », je ne pleureque face à la maladie et la mort des êtres chers. Pour l’art, il faut qu’il soit de l’Art véritable et sérieux pour que l’émotion vienne m’assaillir.
Il y a deux mois, c’est fût le film de Andreï Zviaguintsev,  Manque d’Amour très mal traduit comme Faute d’Amour, qui m’a terrassé et maintenant c’est le film The Reader, qui m’a saccagé l’âme.
Que nous soyons émus n’a pas de l’importance, l’intérêt réside en vous dire dire pourquoi, et pour que vous le compreniez, l’analyse de ce film est indispensable.
Je vais converser avec vous ce soir du film The Reader… Le Lecteur…

LE FOND ET LA FORME

Le début s’ouvre à nous tel qu’un livre qui nous dévoile l’histoire romanesque qui débute avec les années d’adolescence d’un jeune garçon lycéen de quinze ans qui découvre l’amour chez un femme de la trentaine.
Rien de banal ne se vit dans une rencontre où non seulement l’âge les sépare mais où cette relation est menacée par la confrontation des vies opposées, le socle solide d’un savoir de l’un des protagonistes et l’analphabétisme de l’autre.
La protagoniste féminine a honte de son ignorance, elle le cache de manière infantile, cet état de manque parfois l’enrage et la met subitement en colère. C’est le manque d’expérience de vie qui laisse le jeune garçon dans l’incompréhension.
Le rythme qui prend le déroulement de l’action arrive parfaitement à nous faire prendre connaissance en deux heures les étapes de la vie et son but est réussi. L’adolescence, la jeunesse, où la formation professionnelle est la manière la plus marquante de façonner l’individu jusqu’à l’âge mur où l’on devrait prendre des décisions existentielles courageuses, mais cette vie réussie du personnage, agit toujours en contraste et fini par donner la note finale toujours en lignes parallèles qui se rencontrent pour la dernière fois vers la voie de la vieillesse inéluctable de l’héroïne.
Vous devez savoir que le cinéma à la différence du théâtre, il n’est pas le dépositaire de la magnificence de la parole, mais le lieu où la suprématie est réservée aux regards, aux gestes et à l’image, ces éléments agissent ensemble comme des facteurs absolus et nécessaires, d’en manquer, le cinéma ne serait pas.
Ce directeur et metteur en scène arrive nonobstant à créer dans ce cadre classique propre au cinéma, un lieu de privilège où la place de la parole littéraire s’impose au sein même du déroulement de l’action. Cette innovante intention est, je le crois, celle qui lui accorde une souveraine réussite esthétique qui fait de ce film une magistrale œuvre d’art.
Rien de plus difficile que d’arriver à conjuguer des éléments contradictoires et opposés à l’art du cinéma.
La suprématie accordée à la parole dans le cinéma est un exploit du directeur, la parole littéraire est ici écoutée sans que pour autant l’ensemble soit alourdi par le récitatif, la déclamation ou l’écho des phrases qui coupent l’action et sans que le pouvoir de l’image reste secondaire.
Je ne vais pas vous raconter l’argument, il est accessible grâce au virtuel, mais je serais très heureuse que vous accordiez deux heures de votre temps pour regarder ce film tranquillement, que vous vous imprégniez du message romanesque, et que soit votre émotion provoquée par cette découverte la seule qui vous réveille et qui vous guide. C’est seulement après que je vous invite à discuter silencieusement avec mon article.

NUDITÉ, AMOUR , LECTURE
QUAND LE POUVOIR DE LA PAROLE ÉCRITE MANQUE

La nudité est La Vérité.
Devant la nudité il n’y a pas de possibilité de tricherie.
Ici se greffe à la nudité des corps la nudité de l’âme de la protagoniste féminine, exposée à l’éventualité d’un jugement dont elle évite s’exposer, celle de l’intempérie glaçante de la société, et du regard accusateur de l’autre.
A trois reprises bien définies elle essaie de cacher son analphabétisme, d’abord quand le garçon lui tend le livre d’Homère et elle le repousse de sa main pour lui demander de lui lire : « je préfère t’entendre ». Ensuite quand au restaurant elle ne peut lire le menu et lui laisse choisir à sa place : « choisis toi, je mangerai la même chose que toi »
La dernière, face aux juges, ahurie, devant une feuille blanche et un stylo, dont elle ne saurait même pas tenir entre ses doigts, elle parle pour se auto condamner, elle est prête à mourir, mais jamais à avouer son illettrisme : « Ce n’est pas la peine, c’est moi qui l’a écrit » dit-elle. Qu’elle satisfaction de la Cour et des accusatrices infâmes !
Le moment le plus fort de son procès d’accusation se fait acte quand on nous dévoile qu’elle fut une « gardienne » des camps de la mort, elle est l’accusée principale, parce que signalée par ses compagnes de l’époque, comme l’instigatrice et responsable de la mort des trois cent femmes. Ce procès a lieu vingt ans après la période de l’Allemagne nazi. Ignorante et sans esprit critique elle s’enrôle comme « gardienne » des S.S sans prendre conscience du rôle de l’abomination absolue qu’elle assumait avec la signature de ce « contrat de travail ». L’héroïne assume une double accusation, celle qui la condamne de manière irréversible est pour avoir été la rédactrice d’un rapport manuscrit. Anna est incapable de lire et d’ écrire, elle ne pouvait pas être la rédactrice du dit rapport nazi. Elle crie d’abord son innocence, mais la parole orale n’a pas le poids de la parole écrite.
Et, l’épreuve devant laquelle les juges la confrontent, la faire écrire pour vérifier si c’était bien elle la rédactrice de ce manuscrit retrouvé vingt ans après dans les archives est le climax de cette tragédie.
Avouer son analphabétisme devant l’audience l’aurait obligé à se mettre à nu, une nudité plus grave que la nudité du corps. L’exposé en public de l’ignorance de la parole écrite. L’incapacité absolue de lire et d’écrire.
Dévoiler son ignorance l’aurait sauvée.
Mais…confrontée à une page blanche et à un stylo, devant l’audience, elle assume sa tragique résolution qui l’oblige à se auto-condamner irrémédiablement dans ce procès qui l’accuse d’être la principale criminelle qui provoqua la mort de trois cents femmes dans le camp d’Auschwitz.
Les autres accusées l’inculpent avec la frénésie propre des femmes de bas fonds. Elle reçoit comme une martyre résignée le sacrifice d’une culpabilité qui fut bien partagée entre toutes les accusées.
Cet élément est l’actant primordial qui agit dans le dénouement de l’action, et qui dirige l’action teintée déjà par le destin, tragique.
Ce le destin qui forme le socle sur lequel se construisirent les tragédies grecques, il vient ici à former partie intégrante de l’action à la fin du film.

AVOUER L’IGNORANCE ?

Si elle avait avoué son ignorance, si ce garçon de jadis, maintenant jeune avocat et présent dans son procès avait agi en homme et pas en lâche, le dénouement du procès aurait été bien différent, mais tous se précipite pour la soumettre à son destin tragique.
Ces éléments manquants, ces non dits, ces silences, furent des circonstances nos accomplies et qui tel que le destin des tragédies grecques contribuèrent à la perte existentielle de l’héroïne, car avouer, se mettre à nu aurait servi sinon à la déculpabiliser, tout au moins lui aurait servi à réduire sa peine de moitié et surtout à éviter la perpétuité.

L’AMOUR DE LA PAROLE LITTERAIRE ET
L’EMOUVANT AUTO-DIDACTISME

Nous ne pouvons pas trouver meilleure démonstration d’un amour inné à la parole poétique que celui qui s’abrite en silence, qui reste caché et inaudible chez cette créature qui de sa petite condition ne peut demander de l’aide pour s’apprivoiser la connaissance et la faire e expression personnelle et s’apprivoiser ainsi la connaissance. Le petit garçon découvre l’amour grâce à elle et, il lui fait découvrir la beauté de la parole faite littérature.
Il lui lit. Il devient son Lecteur. Elle, héroïne romanesque avide de savoir et assoiffée des mots, succombe d’émotion à l’écoute de la parole poétique, elle s’imprègne des vers de L’Odyssée, de la prose d’Anton Tchekhov.
Trois axes bien choisis de la littérature universelle arrivent à unir ce couple en apparent déséquilibre, ce choix n’est pas hasardeux, l’auteur de ce roman a choisi le plus important de la littérature universelle, les deux premiers, les grecs et le russes demeurent des œuvres majeures. Nous pourrions ne pas connaître le reste, mais sans les grecs et les russes, nous resterions des ignorants. (G. Steiner l’affirme avec la plus absolue conviction)
Le troisième choix littéraire est la lecture d’un passage de l’Amant de Lady Chatterley de D.H. Lawrence, livre que Malraux conseilla de faire lire à toute jeune fille de seize ans. Mes parents me l’offrirent à mes quinze années.
Anna n’apprécie pas la lecture de court récit d’un érotisme naturel et pur, elle n’est pas préparée et submergée dans son ignorance elle ignore qu’elle est en train de vivre, de créer dans sa propre vie un épisode aussi transcendant que celui qui vivent les amants de ce roman de Lawrence, puisque l’amour physique qu’elle vit avec son jeune garçon a une similitude existentielle indéniable. La touche d’un pinceau léger comme celui d’une aquarelle fut introduit avec toute l’intentionnalité, ces amants Anna et Michael deviennent Figura de Lawrence. Auberbach est ici bien présent, et pour notre souvenir, la préface d’André Malraux pour nous faire l’exégèse magistrale. En quoi réside cette Figura, cette similitude ?
Principalement en la révélation qui transmet la connaissance de l’érotisme réel et romanesque, il n’a pas pour but l’ouverture vers les sensations, mais accomplissement de l’être. Révélation bouleversante et fondement sur lequel se construisent les héros romanesques, mais qui transmettent ce message d’absolu à nous autres personnes mortelles, nous ferons de même à condition d’être nés et doués de capacités pour y accéder.

LA PRISON ET L’ACHARNEMENT POUR ACCEDER A LA CONNAISSANCE

Peu de personnes peuvent imaginer les efforts que l’auto didactisme exige. Un investissement de cette nature est difficile de mesurer dans un monde où l’accès à la connaissance paraît si facile et un droit accessible à tous.
C’est dans l’espace réduit de sa cellule qu’Anna va apprendre seule à lire et à écrire.
L’ancien amant adolescent décide en dépit de lui offrir son temps et une présence humaine, de lui enregistrer en cassettes, les livres les plus remarquables de la littérature, classique, il devient un lecteur de littérature faite cassettes et c’est par colis postal que sa voix littéraire arrive régulièrement pour Anna qui réside en recluse purgeant sa peine à perpétuité.
Dans ces colis qui lui envoie Michaël à la poste de la prison il n’y aura jamais une lettre personnelle.
Anna écoute et ordonne dans son étagère avec soin et minutie la voix de son amant de jadis, qui remémore en voix métallique et faite « cassette » ces lectures qu’il lui faisait de vive voix dans le rôle d’un amant réel et présent.
Ici, les moyens mis à la disposition par l’art cinématographique rayonnent avec magnificence par la maîtrise parfaite qui déploie cette actrice. Ce sont des regards étonnés, des mains tremblantes et les métamorphoses implacables d’un visage qui se fane au fil des mois et des années. Quand Anna arrive enfin à maîtriser par un effort prodigieux et soutenu pratiqué en solitaire pour enfin maîtriser la lecture et l’écriture et qu ‘elle arrive enfin à écrire des lettres à Michael… Il ne lui répond jamais. Il garde en ordre méticuleux chacune de ses lettres qu’il ne répondra jamais. Il est le parfait anti héros moderne.
La vieillesse a prit possession d’Anna, vieillie, le pas chancelant, est graciée d’une sortie et sa peine écourtée. Anna n’a ni famille ni amis La directrice de la prison avertit Michaël et lui demande de prendre une « responsabilité ». Mais, aurait-il une ?
La sortie d’Anna vers l’extérieur est imminente et vers une époque pour elle inconnue
Anna le reçoit un jour à la cantine de la prison, elle vit dans le passé, de son amant il ne reste rien. Le lecteur n’est pas influencé par la littérature au degré suprême où le vit Anna. Il est un avocat qui a a réussi, divorcé et père d’une fille.
Il lui promet un travail et un confortable logement qui l’attendent à sa sortie.
Il lui promet d’aller la chercher la semaine suivante.
Anna comprend qu’aucun retour en arrière n’est possible. Tout fut oublié ? Ces amours de jadis ne seront plus l’écho de leurs vies à présent.
Où est restée la supplique de ce jeune garçon qui face à elle lui implora : « Anna, tu m’aimes ? » A t-il oublié qu’ elle lui répondit avec un timide et sérieux acquiescement sorti d’un mouvement de sa tête ?
De retour à sa cellule, Anna est une vieille femme qui a accompli, elle est en possession de la révélation de l’amour et de l’érotisme, de l’acquis de la parole littéraire, cependant…Le futur que Le héros romanesque est venu lui offrir se résume en travail et logement, les portes grandes ouvertes de la prison ne se révèlent pas comme une délivrance.
Elle met en ordre non ses cassettes mais ses livres. Cette fois-ci ils ne servirent pas à faire chanter Homère, ce n’est pas Tchekhov qui viendra lui parler d’amour absolu, ni Lawrence lui enseigner que l’érotisme né de son union physique de jeunesse, fut le catalyseur et le révélateur de sa condition humaine de femme qui accéda à l’absolu grâce à la connaissance d’un amour physique.
Non, ces livres méthodiquement alignés servirent à Anna, qui n’est plus analphabète à accéder plus vite et facilement à la corde qui attachée fermement et solidement à son cou, finirait avec son inutile et romanesque attente.
Je devrais m ‘éloigner du clavier et vous quitter chers lecteurs, mais non, j’ai encore à vous dire quelque chose d’important… La grandeur de ce livre-film est devenu un chef d’œuvre parce qu’il nous transmet un message et un enseignement, la grandeur se cachait non chez celui qui eut la connaissance et la gratification solide d’un savoir maîtrisé de toute la littérature facilement et depuis sa naissance, mais chez une pauvre créature qu’avec un effort surhumain accéda à la maîtrise de la parole littéraire accueillie avec un don qu’elle possédait et qui est une aptitude rare et indispensable pour savoir ce qu’est la poésie.
De ces deux amants, celui qui semblait être le plus dépourvu de grâces fut en réalité celui où s’abritait une richesse sans polir, un talent assoiffé et capable d’accomplir des choses grandioses pour amour à la parole, pour amour à la littérature.
C’était l’héroïne féminine, décrite comme une insignifiante personne, née d’une si petite condition qui n’augurait rien de valeur ni de transcendant de par son ignorance et son improbable capacité pour accéder à la connaissance des choses de la vie et de l’art.
Oui, ce fut Anna celle qui a su accueillir avec une émouvante grandeur l’amour et la parole littéraire.
Mon émotion est née du message tragique que ce roman fait film nous apporte : les vers d’Homère, la prose de Tchekhov et la révélation de l’érotisme de Lawrence ne furent pas capables de relativiser sa solitude, de voir la petitesse de cet personnage façonné essentiellement de lâcheté.
Est-ce fut pour Anna son autodidactisme tardif  l’obstacle qui lui interdit la lucidité  ?
Pourquoi la littérature, la maîtrise de la parole acquise et maîtrisée en solitaire ne l’aidèrent en rien pour continuer à vivre en dépit de la solitude qu’elle reçut en réponse... « Alors, tout est fini ? »
La solitude dans laquelle Michaël la laissa fut-elle plus implacable que sa prison ?
C’est cet échec tragique de la parole poétique qui m’a terrassée. Je n’aime pas l’échec, mais il est paradoxalement esthétique et salutaire parce que fiction, parce que le roman-film est parole littéraire accomplie !
Mais les tragédies ne sont pas nées pour que nous rectifions leur sort, elles ne doivent pas être réécrites et rectifiées pour devenir des banalités résolues, ce sont ces mythes éternels ceux qui nous saccageront l’âme à l’infini et qui nous renouvellent la ré-connaissance de l’absolu.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak
L’Apatride

P.S. Le professeur que je suis m’accorde une capacité ontologique de rester toujours celui qui « enseigne » et, à être toujours insérée dans cette merveilleuse mission que j’ai acquis il y a plus de quarante années déjà…je suis entrée en fac à mes dix sept ans. Je viens d’avoir soixante quatre. Cette mission qui nous rend capables de « donner un savoir » fut le socle où je construisis mon existence, elle fut aussi forte que ma création artistique d’artiste-peintre et de poète. J’ai été formée pour cela.
Ces deux qualités de l’enseignante que je suis ne purent jamais me les ôter les petits fonctionnaires de l’Éducation nationale, je continue à agir dans mon quotidien comme si j’étais en exercice. Mes élèves me donnèrent des preuves de leur réussite absolue en réponse à mon enseignement et cela est indélébile.
Un professeur ne cesse jamais de lire, d’étudier et d’écrire. C’est ce que je fais et jusqu’à la fermeture du cercueil. C’est pour cette raison que j’ai choisi par vocation devenir professeur d’espagnol à mes dix-sept ans. Ils ne furent pas capables de m’anéantir, ni de détruire ma capacité pédagogique ni mes capacités littéraires, la mafia d’ignorants et d’incapables qui se regroupèrent au sein de l’Éducation nationale, tous des anciens petits sorbonnards qui choisirent d’être à vie des « correcteurs » et des « inspecteurs », « Les fonctionnaires de l’interdit »  (Giorgio Manganelli) :
Quand j’ai voulu me réintégrer en 2013, juste après la mort de Maman, je me suis vue interdite de réintégration uniquement par leur sadisme et jalousie, ils arrivèrent à briser ma carrière professionnelle, me laisser périr avec une toute récente « retraite misérable », mais ils ne pourront jamais tarir ma parole écrite.
Je suis toujours bouleversée par le pouvoir de la parole.
C’est pour cette raison que je continue à écrire et depuis 2005, date où j’ai crée ce Blog littéraire, j’ai avec vous une rencontre presque journalière, vous mes fidèles lecteurs de ce Blog où je donne des articles sur tous les sujets qui me semblent dignes de discuter ensemble et pour les faire visibles sur l’Agora virtuelle.
C’est depuis tant d’années que je dois faire face à cette France des ténèbres.

C’ETAIT MIEUX AVANT? Ô OUI!

7 février, 2018 (12:55) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

C’ETAIT MIEUX  AVANT?

 

Ma réponse à la Petite Pucette submergée dans le digital

et amoureuse de son virtuel

Non, contrairement à vous chers lecteurs, presque rien de cette époque ne procure mon approbation, rien ne m’enchante.
Je suis en désaccord avec la thèse que cet essai de Michel Serres nous propose, ma dissension est absolue, ma protestation passionnée, des preuves de méfaits de la modernité qui ont collaborée à la fin de la spiritualité et de la grandeur dans l’art sont des vérités qui ne résistent pas au doute. L’art a bien disparu de l’activité principale de l’Homme, des preuves j’en ai à l’infini, c’était mieux avant, sans aucun doute ni vacillement dans ma réponse.
Je me crois « moderne », en dépit d’être née en janvier 1954, dans un passé révolu et j’ai dû adapter à mon quotidien toute la modernité qu’un « jeune » a connu dès son berceau.
Je ne suis pas une vielle qui grogne, ma révolte est pacifique, je fais de la résistance, je m’éloigne de ce qui me fait mal, je suis capable de déconnecter les fils de la dépendance, je vis au rythme de mes convictions, je ne suis pas née pour vivre en martyr, si mon entourage ne partage pas mes amours et mes haines, leur départ ne m’accable point, et leur départ ne me perturbe en rien, car je veux vivre en liberté malgré ma misère, ma liberté est celle de toujours refuser un asservissement de plus qui vienne se greffer à la pauvreté qui m’a laissé l’État français en héritage.
Je vis avec ce temps, à contre cœur, c’est vrai, mais rien de ce qui maîtrise un jeune d’aujourd’hui ne m’est étranger, ce n’est pas par « incapacité » que je refuse les avancées tout en les utilisant, car par nécessité de travail personnel que je me connecte à l’Internet, en cas d’urgence j’utilise le portable et je m’entoure des facilités tout comme vous pour m’adonner aux loisirs de solitaire sans sortir de chez moi, par exemple, revoir à mon gré un film que j’aime grâce au lecteur DVD ou bien voir et entendre un concert à l’aide de Youtube tranquillement devant mon écran tout en travaillant mon écriture, ce sont des minuscules avantages de cette modernité.
Mais, je ne suis pas une esclave, je pourrais très bien m’en passer. La pratique et l’utilisation de ces outils est une question d’habitude, de facilité pour la solitaire que je suis, pas une question de survie.
L’Internet j’ai dû le maîtriser dès son arrivée, tout comme tous les avancées de la modernité, mes travaux de thèse, de recherche universitaire, maîtrise et doctorat, je les ai faits avant l’arrivée de l’Internet et des ordinateurs, je les ai tapées à la machine à écrire, ensuite les ai fait retaper par des experts, et donnés à la polycopie. Avant on les laissait gravés en cassettes, plus tard on utilisait des ordinateurs à l’unité centrale qui n’acceptaient que des disquettes. Je ne garde aucune trace des deux recherches. Aucune trace ne resta que les livres écrits, car les lecteurs de ces deux modes de stockage disparurent. Nous ne disposions à l’époque d’aucun moyen de sauvegarde compatible avec les avancées de l’informatique. Dès lors, pour les travaux réalisés avant l’arrivée de l’informatique, il s’est posée pour nous, les anciens chercheurs, une grave question de sauvegarde jamais résolue.
Tout ce qui s’attachait au travail de thèse universitaire resta dans les archives comme matériel poussiéreux. En tout cas, les miennes s’efforcèrent de ne pas devenir le « marécage grisâtre des thèses universitaires » si bien nommées par George Steiner.
Présenter le débat sur ce qui était mieux avant par rapport à ce que nous vivons à présent, me semble une erreur de perspective.
En tout cas un travail qui mérite de se faire public pour critiquer au plus haut degré les affres du virtuel. Voyons ensemble pourquoi.
Si nous faisons l’étalage des inconvénients de l’époque subis par nos grands parents et arrières grands parents, je ne vois qu’un changement de modalité qui a prit le Mal suprême pour se manifester par intermédiaire de la méchanceté, toujours consacrée à moduler ses méfaits avec son temps, nous n’avons qu’un changement d’accent, de nouveaux cas pour la déclinaison des horreurs, mais la substance reste la même, et les méfaits de cette époque font tomber du poids de leur venin les redoutables progrès où nous baignons.
Mon analyse ne se fonde pas sur la mise en scène des guerres et des atrocités d’antan en contraste avec la paix dont ils nous assurent stable à présent !
Tout devrait se mesurer par rapport à ce merveilleux présent, à cet idéal que nous attendons, à ce que nous récoltons. Je peux vous assurer que la récolte est maigre et que vous faites semblant en nous faisant croire à votre enthousiasme, car vous êtes obligés à vivre dans votre cauchemar journalier, sans vouloir accepter que votre époque n’a plus de sens. Vous chantez pour cacher votre effroi de l’obscurité, ce n’est pas en chantant que vous éloignerez la peur, les fantômes apparaîtront bien avides de récupérer leur place dans la mémoire des vivants. Ils ne veulent pas être si vite oubliés.

Les guerres, les atrocités du XIX siècle.

Les guerres mes grands parents les ont vécues tout comme vous, détrompez vous, je ne suis pas une latino-américaine de souche, ne cherchez pas chez moi le portrait de la pure latino, mes origines sortent d’Europe et de l’Europe orientale. Toute ma famille maternelle a dû quitter Kiev. Ils échappèrent aux atrocités qui leur donna leur chère Russie. Par malheur toute ma famille maternelle fut aller trouver refuge au tiers monde. Il fallait échapper au plus loin que possible. Ma naissance fut une véritable « erreur géographique »
J’emprunte cette dénomination de mes deux parents. Tous les deux fils des immigrés arrivés au début du XIX siècle en Amérique Latine.
Je ne suis en rien représentative de l’indigène et des vrais habitants de ce pays, qui furent colonisées et dépossédés de leurs terres, je n’ai absolument rien d’une latino-américaine et je ne me suis jamais sentie des leurs.
Du coté paternel, ils avaient trois siècles de résidence dans ce pays colonisé par les espagnols, les De Gazmuri, se dépouillèrent de la particule De  pour se fondre dans la société de ce pays dont trois siècles de résidence les définirent comme des anonymes et les furent adopter un grand oubli de leur noble naissance.
Que je le regrette ou non, cela n’a rien épargné de mes souffrances d’un héritage de noblesse bien délavée.
Le titre de noblesse qu’avait mon père au Cercle Espagnol, il n’a jamais voulu le revendiquer, libre penseur, il disait que la véritable noblesse résidait dans la noblesse d’esprit, dans les sentiments purs, dans le sens mis au plus haut degré de l’honneur et d’une vie de droiture vers un chemin de perfection. Tout ce qui se rattachait au tires de noblesse ne gardait pas pour lui l’importance que moi je lui accordait. Trop jeune pour faire valoir mes idées face aux celles de mon père. Je lui ai toujours obéis. Je pense que maintenant si nous pouvions en parler, il me donnerait raison. Trop tard pour revendiquer la particule perdue. Mais je la garde bien au fond de ma mémoire et de mon cœur. Ce que l’on voit à cette époque est que la noblesse n’a pas su préserver sa condition première, le maintien de principes moraux, elle s’est polluée et a acquiescé à descendre au plus bas sans savoir garder ce qui la faisait jadis mériter l’honneur d’appartenir à une élite spirituelle, il ne suffit pas d’appartenir, il faut préserver l’héritage et le soigner, ils choisirent la dissolution, sans que je le comprenne, pour adopter les coutumes de la populace pour être modernes et vivre avec leur temps, cette classe disparue n’a fait que s’avilir et se perdre, la guillotine a accompli sa plus mortifère besogne, et traversé les continents de son influence mortifère, effacer l’honneur de ceux qui maintenaient vivant l’art, la culture et faisaient prospérer un pays, ceux qui appartenaient à l’élite avaient cette tâche. La guillotine a su créer un sentiment de haine de soi honteux pour niveler par le bas, où finalement ce sont les tricoteuses modernes qui perpétuent cette théorie républicaine. Impossible de faire marche en arrière. Vivre en cercle fermé ou en isolement absolu c’est la seule voie à adopter.

Michel Serres parle des guerres, des maladies, d’hygiène.

Mais il parle de son pays.
Rien de mieux que de parler de soi-même et de son vécu au sein d’un pays qui nous a vu naître.
Notre époque, il vaut mieux dire notre enfance, ne peut s’effacer et elle sera toujours la boussole qui guidera nos analyses et comparaisons. Mais l’enfance n’est pas le pays, le lieu de naissance n’est parfois qu’une toile de fond qui ne façonne en rien notre personnalité, mais cela n’est pas non plus matière d’analyse des chercheurs, ils se verraient bien perdus, car des cas comme le mien ne sont pas prolifiques.
À différence de la thèse principale de cet essai de Michel Serres, je ne peux que garder les qualités ineffaçables du passé et annuler de fond en comble celles du présent. Non, Petite Pucette, avoir ton portable toujours allumé devant tes yeux figés et absents à la critique de la réalité du monde, n’est pas posséder le monde entre tes mains. Simulacre partagé de bien être au sein de l’abîme où se concrétise la folie et les nouvelles maladies du siècle, elles ne sont pas comme la peste ni fait les ravages du manque de pénicilline, les infections modernes nées du virtuel ne sont pas moins mortifères. Maintenant on doit parler de DEMENCE DIGITALE !
Deux guerres mondiales façonnèrent une Europe martyrisée, leurs horreurs créèrent de masses d’exilés, le tiers monde fut accueillant, à l’époque une terre presque vide, donna à mes aïeuls une terre d’accueil et je suis née de leurs exils.
La naissance des dictateurs est chose moderne ?
En êtes vous certains ?
Les attentats sont la figure de l’homme moderne ? En êtes vous surs ? Une révision de l’histoire de la Russie mériterait votre attention. Comparer l’ampleur des guerres et leurs dégâts me parait une imprudence et un manque de délicatesse vis-à-vis des victimes du passé, devrait-on comparer l’intensité de la douleur avec un thermomètre moderne pour juger l’intensité de leur souffrance par rapport à celle des massacrés d’aujourd’hui ? Soufraient-ils plus ou moins nos ancêtres des catastrophes en temps de guerre ? Sont elles moindres ou plus graves que celles que nous vivons à présent ?
Je lis cet essai en me rappelant des récits de la jeunesse de ma grande mère russe, dont Maman perpétua chez moi cet héritage de l’horreur, il est chez moi le socle d’où sort mon indignation à l’écoute larmoyante des français, pour eux, il n’existe que leurs souffrances. L’extérieur est invisible et, inexistant, l’histoire se construit, se conjugue et se vit exclusivement en français et en France. Le passé n’est pas l’œuvre des chercheurs du CNRS ni forme partie des sorbonnards, ils utilisent l’histoire pour s’écrire et se regarder eux-mêmes, tout en profitant de leurs salaires et des leurs retraites plus que confortables, en se regardant dans le miroir éternel de leur ego monstrueux, la vraie histoire reste le patrimoine des survivants, leurs vécus dont nous sommes la troisième génération qui vit en dépositaires de leur souvenir.

Les maladies les vaccinations et les nouvelles maladies du virtuel.

Le grand Professeur, médecin, Psychiatre et écrivain Manfred SPITZER nous a donné sa thèse sur la Démence digitale, pas traduite en français, elle est approuvée par des professionnels et enseignants de par le monde, sauf en France évidemment et, qui constatent au jour le jour le ralentissement de la pensée et de l’imagination chez les jeunes générations. Le cas d’atrophie cérébrale est assommant et se voit comme une catastrophe irréversible du XXI siècle.
Le Docteur Spitzer nous donne une analyse clinique, sur cette maladie et véritable mutation du cerveau, née de cette modernité, il fait le constat de la nocivité mutilante des ordinateurs, tablettes et portables chez les enfants et adolescents.

Dans ce pays du tiers monde où je suis née, la médecine était de pointe, elle suivait les avancées données par les États Unis et Maman ne manquait jamais de maintenir à jour mes vaccinations pour me protéger des graves maladies enfantines. Son frère médecin à l’appui, contribuait à rassurer mes parents de possibles craintes, de celles qui nous effraient à présent, de celles qui s’avèrent des peurs justifiées, car des enfants et des adultes restent handicapés ou meurent des effets secondaires des vaccinations,
Aucune crainte des vaccinations ne pouvait arriver hanter la pensée de mes parents. Il y a un demi siècle, les adjuvants des vaccins ne se faisaient jamais avec de l’aluminium.
Je n’ai aucun besoin de chérir votre sécurité sociale, la vraie médecine préventive ne sort pas de la pharmacologie actuelle, ce n’est pas le lobby pharmaceutique qui nous la procure, l’allongement de la vie grâce aux nouvelles molécules est en vérité une lame à double tranchant, les effets secondaires de ces molécules sont encore plus graves que les maladies qu’ils affirment guérir.
Mais, malgré la publicité et les ordonnances que les médecins conventionnés persistent à prescrire, il est pour l’heure impossible de les stopper, l’État qui s’est allié aux lobbys et aux mafias pharmaceutiques perdrait le soutien qu’ils leur apportent aux élections. Nous, pauvres assurés de force à la Sécurité sociale, nous ne profitons en rien de la supposée gratuité qui n’en est pas une, l’avantage de la dite gratuité se fait réalité dans le cas irréversible de nous trouver pris au piège d’un mal biologique, d’une maladie grave et incurable. Dans ce cas seulement la gratuité vient au secours des français, quand on sait que l’on part indéfectiblement dans le dernier wagon à destination du Terminus.
Pour le reste, la vraie médecine qui guérit sans effets mortifères, et qui contribue véritablement à l’allongement de la vie est coûteuse et hors de notre portée si nous ne disposons que des misérables retraites pour survivre. Je parle de l’homéopathie, de la phytothérapie et de l’Ayurveda, sont des déclinaisons d’une vraie médecine préventive et d’alternative certaine de guérison, mais totalement interdites en France, le peu de vrais médecins bien formés ne sont pas conventionnés et les ordonnances non remboursées par la sécurité sociale qui pratique la dérision, une moquerie indigne vis-à vis des professionnels de la plus haute qualité et l’omerta est de mise. Ils appellent cette médecine inefficace, les médicaments inopérants et dits de « confort » parce que selon les lobbys de la sécurité sociale, dépourvus de preuve scientifique, cependant, elle a fait ses preuves depuis des millénaires en Inde et en Chine, où elle forme partie de leur culture et la pratique s’est fait au sein des hôpitaux publics avec une gratuité pour tous et assurée par l’État.
C’est à cette médecine où je suis affiliée et suis certaine qu’elle est la seule qui peut s’adjuger de posséder les vertus de la plus haute efficacité pour l’allongement de la vie.
Mais cet allongement de la vie est en fait un avantage tel que le présente Michel Serres ?
Moi, je ne le crois point.
Je suis la plus fervente alliée de la thèse de George Steiner qu’il expose dans son essai Des fragments un peu roussis . Les centres de retraite médicalisés les affres de la vieillesse n’ont fine de commun avec l’ode à l’allongement de la vie, aux antalgiques et à la paix qui vient de la sécurité sociale ?
Je cite George Steiner :
« […] Dans les économies privilégiés de l’Occident, la longévité augmente. On pallie les misères du grand âge. Qui demeurent repoussantes. La vue et l’ouïe faiblissent. L’urine fuit. Les membres se raidissent et s’endolorissent.Les dents branlent dans les bouches baveuses et malodorantes. Fût-ce avec l’assurance piteuses d’une canne, d’une béquille ou d’un cadre de marche, les escaliers deviennent l’ennemi. L’incontinence et les étirements stériles font les nuits creuses. Mais ces infirmités physiques ne sont rien en comparaison du dépérissement de l’esprit-et pas seulement sous l’effet de la lente combustion de la démence sénile ou de l’Alzheimer. [… ] De ce fait, par milliers, par dizaines de milliers, hommes et femmes endurent leurs derniers années le regard perdu dans le néant. Dans des pavillons ou des chambres clinquants, souvent dénoués de chaleurs. Dans les hospices miteux, pacifiés par les feuilletons à l’eau de rose et les tranquillisants ou dans l’attente anxieuse des aides-soignants qui viendront leur essuyer les fesses serrées et trempées. Des vies végétatives prolongées sans fin sociale.[…]
Le fardeaux économique est immense. Comment financer les besoins dévorants des impotents ? Bien que contraints par obligation ou une compassion déclinante, les jeunes regimbent à visiter les vieux, à humer l’air de la mort qui les entoure. Des détestations muettes s’accumulent. Observant les moribonds, écoutant leur babil, les jeunes entrevoient le probable naufrage de leur futur. Bénis soient ceux qui sortent plus ou moins indemnes, en possession de leurs ressources mentales, entourés de ce qui est cher et via la grâce du sommeil. Combien sont-ils ? »

George STEINER
Fragments un peu roussis
Pp. 85-86

C’était mieux avant ?
Oui, sans aucun dote. Les vieux n’entraient pas dans des hospices, ils n’étaient pas « placés » ils ne servaient pas à résorber le chômage, ils n’étaient pas « manipulés » par des mains indélicates parce qu’étrangères, les enfants aimaient leurs parents et s’en occupaient eux-mêmes sans déléguer cette noble tâche aux tiers.
Monsieur Steiner, quand on aime une Maman ou un papa, on prend en charge les affres de la vieillesse, on ne les laisse jamais dans l’inconfort, ils n’ont pas à attendre la visite d’une aide-soignante pour changer une couche, on y est avant que la Maman ressente l’inconfort, tel qu’un bébé, la fille, devenue maman s’en occupe avant que la vielle Maman ressente son impotence, et l’inconfort s’éloigne dans la douceur et s’oublie aussitôt. Les douleurs de la vieillesse et son inconfort permanent n’existent pas quand le vieux est gardé chez lui et soigné par un enfant qui le prend en charge. Les pansements, les médicaments à heures fixes, les repas moulus lisses, les promenades, l’eau gélifiée qui ne provoque pas des fausses routes, les programmes de télé biens choisis et regardés et commentés ensemble, les concerts de musique classique écoutés pendant la toilette journalière ont fait que la prolongation de la vie de Maman fut un miracle qui se renouvelait tous les jours, chaque matin. Je n’ai jamais laissé entrer une infirmière ni une aide-soignante chez nous, je me suis formée pour donner à Maman tout ce dont elle en avait besoin. Maintenant les maisons de retraite envisagent fournir des peluches robots pour accompagner les vieux résidents, Cet horreur qu’ils veulent commercialiser et l’imposer au sein des maisons de retraite , les robots peluche arrivent pour remplacer le manque d’amour, ils sont la réplique du digital qui produit la démence destructrice des cerveaux des jeunes, le cerveau défaillant des vieux sera encore plus anéanti avec ce placebo. Ils espèrent que ce robot viendra substituer les enfants meurtriers incapables d’aimer leurs parents et de leur donner de l’amour dans la fin de leur parcours. C’était mieux avant ?
Oui certainement. Ma grande mère, promenait dans ses bras mon arrière grand mère qui invalide et malade ne pouvait pas marcher, à l’époque il n’y avait pas des fauteuils roulants…Oui je suis certaine que la capacité d’aimer était intacte…Avant !
Dans le contexte européen actuel, l’allongement de la vie à provoqué la création de centres de regroupement concentrationnaire des vieux qui sont expulsées de leurs foyers sous prétexte que leurs handicaps sont si invalidants qui exigent un transfert vers des centres de retraite médicalisés, où il est sûr qu’après six mois d’internement ils décèdent. C’est un fait de statistique.
Les familles « travaillent » et le maintient à domicile de leurs vieux parents est selon les enfants européens une question exclue. Les fameux aidants à domicile ne peuvent pas se relayer pour assurer des gardes de 24/24 et le relais familial qui est assuré au sein des pays orientaux n’entrera jamais dans l’idiosyncrasie occidentale de l’indépendance de chacun pour soi et le dicton qui dit « les vieux ont déjà vécu leur vie ». Les enfants sont les principaux actants d’un débranchement avant date.
L’allongement de la vie, en faisant vivre très longtemps les vieux, les avancées de la science les condamnent à vivre le martyre de se voir rejetés, handicapés et impotents, regardant leur impotence comme une tare, comme une malédiction qui vient détruire leur passé, qui les empêche de garder intacte toute la vie de famille qu’ils construisirent avec tant d’amour. Ils sont les spectateurs de la destruction de leur passée par leurs propres enfants , la vieillesse arrive détruire leur existence au jour le jour dans l’humiliation de se voir incapables de subvenir à leurs besoins les plus primaires, dépouillés de tout, arrachés de la vie dans l’indignité. C’était mieux avant ? Oui Petite Pucette la preuve est devant toi.
L’allongement de la vie est un mensonge qui se racontent tous avec allégrement pour se mentir face à la brièveté de la vie que personne ne veut admettre, par peur, par une stupide manière de faire face à la vie et se dire que maintenant ce n’est pas vieux à 50 ou 60 ans sachant pertinemment que le déclin qui nous est réservé ne prendra plus de temps qu’un soupir. A ces dilemmes insolubles nés de la vieillesse, véritable pandémie en Occident, parce que la mentalité de l’Homme de l’Occident l’a provoquée, vient s’ajouter l’inéluctable problème de la fin de vie. L’euthanasie ne devrait pas être légalisée comme obligatoire, et moins encore interdite, elle doit rester comme un acte libre et individuel, puisque nous sommes condamnés à finir nos vies dans un pays mal gouverné, rempli de mafieux qui dirigent avec injustice les institutions. La France s’est convertie en pays dangereux au plus haut degré.
Les hôpitaux nous offrent une charte du malade très rassurante qui est détruite sous les rires obscènes des équipes médicales qui l’outragent avec assurance car protégés d’impunité par leurs supérieurs hiérarchiques, cette charte qui devrait protéger les malades n’est suspendue aux portes que pour faire une décoration rassurante.
Les conseils du Désordre des médecins siègent pour protéger les plus vils des médecins assassins, l’appel que l’on peut faire aux sommets de la justice on les fait pour question d’honneur, pour rendre justice aux martyrisés, un respect obligatoire à la souffrance des victimes mortes entre les griffes de mains assassines, ne sachant jamais sur quel Juge nos avocats tomberont le jour de l’enquête.
Si nous avons de la chance, notre dossier sera pris par un juge investi de droiture et d’éthique, du contraire, notre dossier peut être anéanti après des années de travail et d’attente, notre dossier peut être anéanti avec le classique « accusation abusive » je l’ai déjà reçu de la part des mafieux qui siègent au conseil du Désordre des médecins. Rien de pire que tomber entre les griffes de cette mafia. On ne choisi pas le Juge qui va statuer, ce n’est pas comme choisir un avocat, si le juge en question décide de se rallier à la bande de mafieux, notre plainte sera anéantie. Si l’on nous désigne un juge honnête, notre plainte aboutira sans le moindre doute à punir les assassins. En matière de justice en France tout est une question de hasard, le Code Civil et le Code Pénal forment un ensemble de discours admirables. Les Codes et Les Articles resteront lettre morte si les professionnels violent de leur propre gré le respect le plus élémentaire de leur déontologie. Ce sont les avocats qui le disent et qui jugent eux mêmes le terrain mouvant où ils doivent exercer, ils l’avouent en toute lucidité. Ils me l’ont avoué, ils m’ont avertie, je suis préparée à me battre en connaissance de cause. La torture que ces 4 assassins infligèrent à Maman ne peut rester impuni et sous aucun prétexte. C’est fut une torture préméditée suivie d’assassinat. Je sais que l’excellence du travail de mon avocat se heurtera aux affres du plus grand hasard.
Revenons à l’euthanasie, c’est en discutant avec un docteur alsacien nous fumes d’accord pour dire que la pratique de l’euthanasie doit rester une décision intime et indépendante, et qui doit se régler individuellement par chaque individu avec son médecin traitant et ou avec l’accompagnement de sa famille, mais cette décision des plus graves et difficiles qui doit assumer une personne doit rester avant tout une décision individuelle où l’État ne doit en aucun cas s’adjuger le droit ni de décideur ni de contrôleur.

L’hygiène.

Les fait décrits par Michel Serres ne m’étonnent point.
Mon père qui resta en France pour faire ses études dans l’atelier libre d’André Lhote, dans les années 28, il le vécut dans la période d’entre les deux guerres.
Le manque d’hygiène à Paris était épouvantable.
Il me disait, toi qui aimes autant la propreté je t’assure que tu serais très mal à Paris qui est une ville très sale, mais très sale. Cela je le confirme. Il m’est répugnant de sortir en transport en commun, tout Paris est sale, c’est une ville sale et ceci est si facile à confirmer dans tous les lieux publics. Paris est pour l’heure une grande poubelle nationale.
L’essai de Michel Serres nous parle de son époque d’enfance et des lessives semestrielles. Moi aussi j’ai vécu ce temps de mon enfance juste avant l’arrivée de la machine à laver, mais là bas nous changions nos draps tous les cinq jours, les « lavanderas » venaient chercher le linge et nous l’apportaient impeccable, amidonné et repassé.
El cloro, cette merveilleuse eau de javel, est l’ héritage de la colonisation espagnole, je peut affirmer avec des preuves incontestables que l’eau de javel était depuis mon enfance, le plus actif de produits d’hygiène que nous utilisions de manière journalière, et je continue à l’utiliser par des litres. « El Cloro » l’eau de javel, tue les microbes blanchit tout le linge maison, et assure une propreté absolue tuant toutes les bactéries et les virus. Ce cloro s’accompagnait aussi du savon Marseille, il continue sa tradition de bas prix, anti allergénique et avec la vertu d’adoucir la peau, mieux qu’aucun autre savon.
Non, je n’ai rien à voir avec ce passé gaulois, nous changions nos sous -vêtements tous les jours, le récit historique de cette période de la vie française me donne la nausée.
J ‘ai vécu le tiers monde, certes, mais en propreté et hygiène absolues.

C’était mieux avant ? Sans téléphone portable ? Sans ordinateur?
Quel destin pour la peinture et la poésie ?
Quel destin pour les études humanistes ?
Quel destin pour l’amitié et l’amour dans le monde digital ?

« Aimez vous l’un l’autre mais sans faire de l’amour une chaîne.
Emplissez mutuellement vos coupes, mais sans boire de la même coupe.
Donnez vous l’un à l’autre votre pain, mais sans manger de la même miche.
Chantez et riez ensemble, soyez joyeux,, mais laissez chacun de vous deux d’être seul.
De la même façon que sont isolées les cordes du luth qui vibrent d’une seule et même musique.[…]
Et restez toujours ensemble mais pas trop près l’un de l’autre ;
Car les colonnes du temple se tiennent à distance.
Et le chêne et le cyprès ne croissent pas dans l’ombre l’un de l’autre. »
Khalil GIBRAN
Le Prophète
P. 15-16

Oui Petite Pucette, sans le moindre doute : C’était mieux avant !
Évoquer les échanges épistolaires entre amants peut ravir, faire un constat élogieux de l’échange amoureux par intermédiaire des SMS e-mails qui sont remplis d’une surveillance permanente pour mesurer, peser, et devenir les catalyseurs des pulsations des émotions sans arrêt ni de jour ni de nuit de l’être aimé me paraît une affaire monstrueuse.
Ce besoin d’être « connecté » en permanence à l’être aimé est une forme de dépendance psychologique maladive. Serres compare les lettres qui s’échangeaient avant les amoureux et dont la réponse arrivait très tardivement. Est-il un avantage, celui de recevoir la réponse faite des monosyllabes amoureux par SMS ? Absolument pas. L’attente d’une réponse garde le mystère nécessaire dans toute attente amoureuse. Un vrai sentiment ne souffre ni ne s’efface par l’effet d’une réponse qui semble tardive. Le pire est la naissance de ce besoin de contrôle, de cette avidité d’emprise sur l’autre qui tue la liberté individuelle et met une digue à la solitude indispensable et que nous devons sauvegarder pour nous-mêmes et offrir à autrui. Les jeunes ignorent ce que garde comme trésor le silence et la solitude. Une quête effrénée pour s’assurer de la possession de l’autre est devenu une normalité, ils ne se rendent pas compte de l’erreur, de leur ignorance de ce qu’est l’amour véritable. Cette avidité de possession permanente se fait acte dans le Pont des cadenas, la démonstration de l’horreur où est tombé l’amour à cette époque. C’était mieux avant ? Ô que si ! Sans le moindre doute !
Dans ce monde dé^pourvu d’amour, d’art, isolés dans l’absence de maîtres et des théories, la mort de l’art était inéluctable. A présent on se dit peintre sans connaître aucune théorie, on peint sans dessiner et on écrit sans talent ni connaissance du langage.
Les avalanches de faux artistes règnent sur le paysage de l’actualité artistique européenne déjà bien moribonde et dévastée.
L’amitié qui était jadis une nouvelle déclinaison d’une fraternité de sang, s’est transformée en recherche de profit, où avides attendent tels que corbeaux la possibilité d’arracher un gain personnel. Ils le trouvent, ils le dévorent, mais l’aliment arraché ne sera que de courte durée. Regneront-ils parmi les carcasses nécrosées des biens usurpés et arrachés contre la volonté de l’artiste et suivi des viols testamentaires ?
Les gains sont entourés de malédiction parce que arrachés après la mort de manière indigne. Les patrimoines se sont formés dans l’indignité. Ils seront maudits.
C’était mieux avant ?
Oui, et nous restons sur une terre polluée d’assassins, des bandits, des mafias, du faux.
Le règne du faux. De la laideur, de l’ignorance de la méchanceté et du sadisme.
A chacun de trouver le moyen de survivre dans la pire des époques, tel qui l’a défini George Steiner, cette époque de l’Épilogue .
Oui, Ô combien c’était mieux avant !

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

L’APATRIDE

LES RESEAUX SOCIAUX ET PROFESSIONNELS L’IRREVERENCE A LA VIE

31 janvier, 2018 (15:03) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LES RESÉAUX SOCIAUX ET PROFESSIONNELS

L’EGO EXPOSÉ AU PAROXYSME

L’IRRÉVÉRENCE A LA VIE

Chers Lecteurs

Il y a une année, suivant les conseils d’une personne experte en matière d’informatique et professionnelle dans la matière, je me suis inscrite sur Linkedin, réseaux qui se veut « professionnel ».
Il m’avait dit que de nos jours, il n’y a pas d’autre manière de faire connaître son travail d’artiste que par intermédiaire de cette nouvelle modalité: Le virtuel.

Je lui avait raconté de mes expériences parisiennes qui entrent parfaitement dans le cadre de l’analyse socio-philosophique d’Axel HONNETH, la société du mépris, quelle différence pourrait-on trouver par le virtuel si les personnes que remplissent les réseaux professionnels sont les mêmes que je rencontre dans le monde d’ici bas !?
Ma réponse était remplie de bon sens, mais j’obéis aux conseils, pour un je ne sais quoi de curiosité, comme si de l’écran de l’ordinateur pourrait sortir une magie qui allait détromper la réalité crue de vérité.Et…que par cette effet miraculeux de la magie virtuelle, j’allais finir ma souffrance de vivre en France et voir proche ma fuite vers ma délivrance.

Je me suis dit, je ne perds rien d’essayer, je sais ce que je vais trouver, mais peut-être que des professionnels d’ailleurs me liront et je pourrais établir un contact autre qu’en France.
Après une année de rester sur Linkedin, de publier mes articles, les mêmes que je publie sur mon Blog Littéraire depuis des nombreuses années, je n’ai eu absolument aucune preuve de sérieux, de prise en considération de mon travail aussi bien pictural que littéraire et ma présence sur le site n’était pas de rompre mon «isolement » d’artiste, l’isolement est de rigueur pour tout artiste sérieux, je parlerai de cela après, mon seul objectif était de montrer mon travail pour trouver un mécénat venant d’ailleurs.
Pendant une année j’annonçai la publication de mes livres en tant qu’auteur indépendant.
Pendant une année je ne fis que présenter mon maître en peinture, le peintre Hernan GAZMURI et diriger les lecteurs vers le site crée en sa mémoire.
Après s’être écoulé une année sans avoir eu aucun appel des personnes du monde de l’art, j’ai défini plus clairement ma recherche « professionnelle » : trouver un mécène.
Je n’y a eu aucun intéressé en mon travail.
Pour ce qui est d’avertissement sur les vices sociétaux la dénonciation était indispensable en but de changer « le système » mais les français sont complaisants et tant que le crime n’arrivera pas frapper leur porte, indifférence et le « foutisme » restera comme marque de leur idiosyncrasie.
Pendant une année je mis au courant le public des atrocités qui se font au sein de l’hôpital français et parlé du martyre que provoquèrent intentionnellement 4 assassins français contre Maman et bien expliqué qu’ils ne furent satisfaits qu’avec son assassinat.
Je ne pouvais pas recevoir plus d’atrocités de ce pays.
Ces atrocités se cumulèrent au fil des années en crescendo.
J’ai su après que les français appellent cela le « Moobing » dans le monde du travail.
Ce « Moobing » est pratiqué dans tous les milieux, et non seulement dans le monde du travail, le harcèlement n’est pas le monopole des employeurs !
Ce phénomène est le produit des mafias qui siègent dans les administrations, au sein des hôpitaux, écoles et universités.
Mais les français persistent à tout masquer, à tout dévier de sa vraie signification, c’est dans leur nature, j’ignore pourquoi ils ne peuvent pas parler en leur langue sans faire appel à l’anglais.
Ce type de persécution s’appelle tout simplement HARCELEMENT.
Cet harcèlement est pratiqué par l’administration, les employeurs ou toute personne qui est doué de pouvoir sur autrui et qui observe que LA CIBLE n’est pas formatée comme les moutons qui forment partie obéissante de la société.

J’ai parlé du véritable caractère de cette France de ses vices et de ses fautes.
J’ai laissé constat de la rupture de son contrat d’adoption à la citoyenne que je suis et qui avait obtenu une nationalité dont l’acquisition c’est fut par mérite et par un contrat mutuel qui fut rompu par la France avec grand déshonneur.

Dès que j’ai défini plus clairement mon objectif, obtenir un mécénat et fuir la France pour travailler mon art ailleurs, j’eus de réponses assez disparates et bien déplacées en venant de professionnels d’un certain âge. Je devenais la cible des mêmes sadismes de la vie réelle.

J’eus ma formation d’artiste peintre par un maître d’exception, je n’ai aucun doute de mes compétences et de mon savoir faire, mon savoir faire d’artiste-peintre je l’ai acquis uniquement grâce à mon père, le peintre Hernan Gazmuri.
J’eus ma formation de professeur de littérature avec excellence grâce à des véritables maîtres de langue espagnole, ma langue maternelle. Sans leur enseignement je n’aurais pas eu le savoir faire professionnel de pédagogue. Celui qui fut anéanti par l’Éducation Nationale française.

Je n’ai pas besoin de me rassurer par intermédiaire d’aucun réseaux professionnel.
J’ai déjà parlé qu’un vrai professionnel doit avoir un équilibre exempt de fausse modestie, je évoqué à maintes reprises l’enseignement d’Umberto Eco.
Il est le même qui m’a transmis mon père et mes maîtres universitaires.
Ce type d’enseignement qui octroie assurance et indépendance n’est pas toléré par les fonctionnaires de l’Éducation Nationale et par aucun lobby administratif, ils savent qu’ils ne pourront jamais nous commander et que nous ne serons jamais obéissants.
Ils ont leur façon de dominer. La rupture de contrat, soit par le crime soit par l’interdiction d’un développement professionnel qui conduira inéluctablement à la non reconnaissance administrative et plus tard à la misère.
Inutile de revenir sur la question.
Ne pleurnichez pas vos compétences, si vous n’êtes pas sur de vous, il vous faut refaire votre cursus ! Redoublez, mais ne nous dérangez pas avec vos incertitudes. Ce n’est pas « professionnel »
Le monde du travail a besoin de certitudes, de professionnels surs d’eux.

N’ayant eu aucune réponse à mes demandes de mécénat ma présence au sein de Linkedin devenait inutile.

Répondre aux Posts est intéressant pendant quelques jours, mais cette façon de communication ne peut se prolonger à l’infini.
Est-ce le but d’un réseau professionnel d’entretenir des échanges purement humains ?
J’en doute fort.
Sont-ils « humains » ?
Absolument pas.
Échanger par messagerie avec des professionnels qui se trouvent à l’autre bout du monde est absurde et le plus grave, des professionnels que nous ne rencontrerons jamais dans la vie réelle, est un fait d’auto-tromperie gravissime.

C’est la création volontaire d’une situation fausse très proche de la folie.

Ce qui me provoque la plus grande préoccupation est d’avoir constaté que ces professionnels ont choisi se faire connaître par le virtuel et il fort probable qu’ils dédaignent leur monde relationnel et professionnel bien réel.

Sommes- nous des handicapés ?
Sommes- nous incapables de créer une relation professionnelle réelle, riche et à des fins concrets pour faire fructifier nos projets de travail, faire connaître un parcours, des compétences précises avec de professionnels qui vivent autour de nous ?
Pour ma part je n’ai aucune incapacité, mon travail de pédagogue et mes aptitudes personnelles pour prendre contact facile avec les gens ne m’a jamais manqué, bien au contraire, je n’ai jamais été timide, je n’ai jamais eu le trac professionnel ni souffert de difficultés relationnelles.
Le choix d’un réseau professionnel se vouait nécessaire uniquement pour trouver un mécène puisque le réseau est ouvert au monde.
Une année d’essai fut suffisante.
Ce mur transparent de l’ordinateur d’où sortent des messages virtuels et qui s’interpose et se substitue aux contacts réels m’est absolument détestable.
Ce qui me provoque le plus grand étonnement est de voir que ces professionnels ont choisi d’entretenir un dialogue qui n’évolue pas, je me suis dit, peut-être qu’ils dédaignent leur monde réel…
Peut-être qu’ils sont assez habiles pour entretenir et nourrir les deux…
Mais, à quelle heure travaillent-ils ?
Quelles heures dédient ils à la vie !? A leur vie?
Ils sont connectées sans arrêt !
Ce comportement n’est pas propre de personnes mûres.
Cette addiction aux réseaux virtuels soient ils professionnels ou strictement sociaux est propre d’adolescents dubitatifs, qui tâtonnent des expériences existentielles qui n’ont aucun avenir de se concrétiser en relation professionnelle par intermédiaire des ordinateurs.

Je crois qu’un jour ce type de réseau devra ou disparaître ou changer d’orientation de manière radicale .

C’est aux modérateurs d’étudier la question.

La fatigue qui naîtra de lire toujours les mêmes publications, le manque d’évolution leur fera perdre la stabilité.
L’assurance de réussite à trouver du travail ou à faire prospérer leurs compétences qu’ils ont cru voir fleurir par le net, le jour de leur mise à jour par l’air virtuel sera anéantie par son inefficacité.
Ce qui paraissait voué à réussir entre professionnels, leur dialogue à des fins concrètes ne s’obtient pas par le virtuel, ils l’ont avoué à maintes reprises les participants.
Puisque la vocation exclusive d’un réseaux professionnel est celle de lier des professionnels à des fin professionnelles cette intention est tombée en dérision.
Le réseaux professionnels ont permis un « laisser-faire » et ils ont dévié leur but, se transformant en plate-forme de publicité politique, ils mourront un jour de leur propre inefficacité.

Je n’ai observé que la mise en scène des publications à caractère exclusivement politique, et des échanges qu’entretiennent entre eux les mêmes participants qui l’écrivent. Nous assistons à leurs conversations de salon.
Ils se sont approprié de la plate-forme Linkedin qui commença de bon augure professionnel, pour devenir une plate-forme dont j’ai inventé le nom de: www.linkedin.gouv.fr

J’ai vu ma pensée prise en otage, je ne lisais que ça, j’étais saturée du contingent politique français, moi qui me suis déconnectée depuis l’assassinat de Maman de toutes les chaînes de télévision et presse françaises, je n’allais pas subir l’inondation des nouvelles politiques à partir d’un réseau professionnel !
Pour finir, il faut dire qu’il y a une impuissance à s’approprier du réel.
Pour ma part, en tant qu’artiste j’ai toujours vécu du réel.
L’artiste ne vit que du réel qu’il transfigure en art.
Je suis incapable de nourrir mon imaginaire par le web !
Je suis une « vieille » qui a aimé la vie dans toute sa gravité.
J’ai vécu en prenant des décisions difficiles, mais toujours attachées à la réalité.
Je suis une « vieille » habituée à me fondre dans la vie pleinement, je n’ai jamais vécu avec peur, j’ai aimé la vie dans toute sa gravité, je ne suis pas une adepte des messages virtuels, des dires jetés dans l’air, je refuse la superficialité en amitié, et… je me refuse à participer à ce vol collectif de ma pensée, de mon affectivité, de mon énergie.

La vie est extrêmement brève, cette brièveté mérite notre plus grand respect.

Perdre notre temps, notre vie par le net est une irrévérence, un insulte, un mépris à ce qu’il y a de plus noble, le don de soi à autrui dans le réel, soit-il un don des compétences de travail, d’art ou d’amitié.

Il faut un acte purificateur.
Il faut savoir refuser le virtuel.
J’ai débranché mon téléphone fixe.
J’éteignis définitivement mon portable. Je n’en ai pas besoin.
Je l’allume quand je dois passer un coup de fil, dans mon quotidien, c’est chose rare.
Je ne lis mes mails qu’une fois par semaine.
La vraie communication entre les êtres humains qui ont besoin d’échanger la parole écrite doit se faire par correspondance, il faut faire revivre les lettres, ces merveilleuses lettres que nous recevions jadis par la poste.
Il faut refuser les livres numériques et ne lire que de livres en papier.
Oui, un retour à la vraie vie est capital.
C’est une écologie de la pensée. Notre cerveau en a grand besoin.
Il me reste peu de temps à vivre et je compte le vivre uniquement dans le réel.

L’Apatride.

LA RECRE AUX URGENCES DE L’HÔPITAL PARISIEN

30 janvier, 2018 (16:24) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LA RÉCRÉ AUX URGENCES

DE L’HÔPITAL PARISIEN

 

Chers Lecteurs,

Si vous voulez savoir comment se passe une journée au sein des urgences d’un hôpital public de Paris, vous allez trouver ici de quoi satisfaire votre curiosité, le thermomètre indiquera le degré d’incompétence dans tous les domaines, en acte et en parole.
Mon oncle était médecin gastro-entérologue, le jargon médical ne m’est pas inconnu.
Le fait d’avoir passé 13 années de ma vie à m’occuper toute seule de Maman qui était totalement dépendante de moi, me donne l’autorité de juger de tout ce qui se passe en France en matière médicale.
Je me suis occupée de Maman jusqu’au jour où elle fut martyrisée par 4 faux médecins assassins, je l’ai soignée avec efficacité et compétence extrêmes sans aucune aide extérieure et je me suis formée sérieusement en soins médicaux les plus délicats, tout ceci me donne la capacité d’analyser cette situation avec sérieux et une totale connaissance dans la matière.
Quelques questions de base sont indispensables avant d’entrer dans le sujet.
Le minimum de bons sens, le moins commun de sens, devrait indiquer que qu’une personne ne doit se diriger aux urgences que si une question de survie est compromise.
L’idéal serait de pouvoir faire appel aux équipes de médecins urgentistes qui devraient se déplacer chez le malade sans surfacturation.
Dans mon cas particulier de samedi dernier, jour où je me suis fait renverser par un jeune imbécile en vélo, la visite d’un médecin urgentiste chez moi était une question obligatoire.
Un médecin urgentiste sait par expérience s’il y a fracture ou pas et d’après son diagnostic, il m’aurait évité un déplacement inutile.
Ce qui a laissé comme enseignement mon expérience de samedi, si le docteur de SOS médecin ne m’avait pas facturé presque 100€ sans aucune possibilité de se faire payer par décodeur de Carte vitale, il m’aurait évité mon déplacement stupide aux urgences pour attendre 12 heures inutiles afin de passer une radio de genou qui a démontré l’absence de fracture. Cela je le savais, car une fracture du genou m’aurait donné des douleurs bien plus fortes que celles que j’avais.
Passons alors à ce qui se passe dès l’arrivée.

L’ARRIVÉE

L’inscription administrative.
Si le malade ne peut pas parler et s’il est seul, s’il a des difficultés pour répondre au questionnaire aux allures d’interrogatoire, il peut lui coûter la vie.
Dans mon cas particulier, je me suis épargné la conférence de routine car ce furent les ambulanciers qui m’enregistrèrent et racontèrent mon histoire à l’accueil.
Ensuite ils partirent et me laissèrent assise sur un fauteuil roulant, face au poste des infirmières et d’aides soignantes, un poste ouvert devant le « public » or on a le loisir pendant l’attente de voir et d’entendre leur conduite des scientifiques !

Le poste accueille quatre ordinateurs qui sont utilisés indistinctement par les médecins et les infirmières qui enregistrent les données de leurs patients.
Les aides soignantes arrivent aussi former partie du cercle amical et contribuent à nourrir cette récré permanente.

Nous sommes très loin de ces vues de panique spectaculaires aux urgences hospitalières qui accueillent des malades gravement atteints. Ces histoires appartiennent aux séries télévisées américaines qui nourrissent l’imaginaire collectif.

Les articles de presse parisiens qui décrivent le sort injuste des urgentistes hospitaliers sont appuyés par les déclarations des aides soignantes qui publient leurs Posts publicitaires sur les réseaux professionnels ! Les infirmières et les aides soignantes ont leur public tendre et qui accueille chaleureusement leurs histoires. Mais chers lecteurs, leurs histoires de sacrifice ne convainquent personne.
Je ne vais pas évoquer ici aucune expérience désastreuse vécue avec Maman.
Je ne parle que de moi-même avec un petit problème d’accident de la rue très douloureux certes, mais qui ne compromettait aucunement ma survie !

Ah ! Ces infirmières et ces aides soignantes qui parlent de leur travail qui leur donne le burn-out !
Ah ! Ces récits qui font larmoyer le français qui sont convaincus que les infirmières sont des êtres d’exception !
Ah ! Mais quelle injustice ! Elles sont si mal payées !
De retour dans le taxi, après 12 heures de torture d’une attente stupide, le chauffer me fait la conversation, il me raconte son expérience récente, nos sommes totalement d’accord, le poste ouvert des infirmières dans le Hall des urgences est tel que je le nomme : « la récré »
Il me fait l’éloge de ma trouvaille lexicale.
Il me raconte son expérience.
Il arrive aux urgences avec des douleurs atroces dues à des calculs aux reins, voici son récit :
« Je pleurais comme un bébé, me dit-il, les douleurs madame, sont horribles ! Or les infirmières se promenaient, riaient, et ne faisaient aucune attention à moi, me disaient de « patienter ! »
Je vous crois monsieur lui dis-je.
« Comme vous dites Madame, c’est la récré.
« Quand on est malade, on ne peut pas supporter leurs rires ! »»

L’ ENREGISTREMENT

Il est 19.30h.
L’ambulancier me laisse dans le couloir pour « attendre » l’enregistrement. Après une heure d’attente dans le couloir, une des infirmières qui tournait comme une toupie depuis mon arrivée et qui fait la danse avec les 5 autres arrive enfin vers moi accompagnée de son aide soignante, et me font entrer dans un box pour m’enregistrer, elle est devant l’ordinateur et me pose les questions de routine, et je dois lui décrire en détail l’accident de l’imbécile qui allait en sens interdit et qui a enfoncé sa roue contre mon genou gauche et m’a fait tomber.
Ensuite on me prend la tension, la température et me disent que je devrai attendre la troisième étape, la visite du médecin.

Je suis entourée de brancards avec des malades atteints la plupart d’entre eux d’infections contagieuses, je fais une prière de ne pas me trouver plus tard contaminée d’une de leurs pourritures qui traînent dans l’air !
Je suis là uniquement pour savoir voir si je suis fracturée et je suis en danger d’attraper une maladie infectieuse ! Extraordinaire prise en charge faite par des médecins inconscients avec un manque absolu d’intelligence scientifique.
L’interrogatoire terminé, elles me sortent du box pour me laisser encore dans le couloir. Il y a un seul homme Alzheimer qui n’est pas contaminé. Il crie et essaie de sortir du brancard. Le reste, n’est atteint que des infections selon les information qui son dites en public et dont nous sommes au courant de tout ce qui se passe, car il n’y a même pas un rideau de protection entre les malades ! Beaucoup d’entre eux son contagieux et devront être mis en « isolement ». Quelques box leurs sont réserves, et avant d’entrer les médecins et infirmières se protègent de masques et de gants.
L’air chauffé et les odeurs contribuent a semer ma panique.
Le passage des médecins, infirmières et des aides soignantes est une valse qui se déroule sans cesse par les couloirs, le tempo est des plus calmes, l’allure reposée et le sourire ne leur quitte jamais.
Le poste irradie la bonne humeur.
Chacune des infirmières fait appel en permanence à sa bouteille d’eau, mangent des sticks des barres chocolatées Mars, cacahuètes, mais tout ceci entre conversations animées pleines de joie, elles rient à gorge déployée !
C’est la fête mesdames, messieurs ! Vous êtes aux les Urgences de l’hôpital de la Salpêtrière !!!

L’ATTENTE INJUSTIFIÉE DE 12 HEURES

Pour commencer, j’ai attendu 5 heures pour que la petite Interne se décide à me faire entrer une deuxième fois au box pour son interrogatoire.
Devant son ordinateur elle écrit à toute allure en tapant le clavier comme une parfaite secrétaire. On devrait lui donner un diplôme d’excellence en dactylographie. Pour ce qui est du médical la question reste très douteuse.
Voyons pourquoi.
D’après mes réponses concernant mon état de santé elle est assez déçue que « compte tenu de mon âge » pour la France je suis un vieille à mettre dans la maison de retraite, contradictoire pensée, car il y a une plus vielle que moi qui siège au Palais de l’Élysée mais bon cette didascalie ne peut se dire pour l’inscription aux urgences.
La jeune Interne est vraiment très déçue que je ne prenne aucun médicament, que je ne soie ni cardiaque ni diabétique et que je ne souffre pas de problèmes cardiovasculaires, taux de cholestérol très bas. Pas d’hypertension, ma tension est plutôt très basse. Elle n’a presque rien à noter de spectaculaire, je ne bois pas, je ne fume pas, je ne prends pas d’hormones.
Pour tout le monde et surtout pour les médecins je suis une femme inintéressante, cela je le sais aussi !
Elle me demande le nom de mon médecin  traitant, dit « référent ».
Je fait l’éloge de ses compétences en phytothérapie, alors elle me dit que l’homéopathie et la phytothérapie sont inefficaces, je lui  répondis que les petits bobos que j’ai elle le soigne parfaitement bien et que son spécialité a une renommée incontestable de par le monde, sauf en France qui est en retard en médecine comme en tout ordre de choses. Alors elle commence à me donner une conférence sur l’inutilité de l’homéopathie !
Je lui rétorque, s’il vous plaît docteur, mon docteur référent est docteur généraliste tout comme vous, seul ment qu’elle soigne par des plantes et n’appartient pas au lobby pharmaceutique !
Je réponds négativement à ses indications de me donner un dérivé de la morphine et des stéroïdes pour dégonfler mon genou qui est comparable à la patte d’un éléphant. Je lui dis que je ne prendrai aucun stéroïde et aucun sédatif dérivé de la morphine, je lui dis que je ne prendrai que du paracétamol.
La conversation tourne vite à l’aigre.

Je ne veux qu’une seule chose : qu’elle donne l’ordre de me faire la radio du genou, car je suis là uniquement pour savoir s’il y a fracture ou pas.
Elle fini de parler et sort une ordonnance de son imprimante pour qu’enfin on m’emmène faire la fameuse radio qu’ils auraient dû me faire dès mon arrivée, car sans la radio aucune décision ne peut être prise et toute cette conversation s’avère inutile.
Elle me sort du box et encore je suis réinstallée dans le couloir assise dans le fauteuil roulant. Les douleurs dans mon genou sont lancinantes. Le pire est qu’après 6 heures d’être assisse sur un fauteuil roulant avec une jambe blessée, je commence à avoir des crampes qui sont aussi douloureuses que le genou écrasé !

MANQUE DE MESURES D’HYGIENE

 

MANQUE DE PRIVACITÉ

 

ATTENTE INJUSTIFIÉE

Arrive enfin un jeune aide soignant, qui croit que je ne mérite aucune respect d’hygiène.
Il tient dans sa main gauche un gobelet plastique avec de l’eau, dans l’autre deux comprimés de paracétamol de 500gr. dans son emballage. Il ‘apprête à les sortir de l’emballage pour me les donner.
Il ne s ‘était pas lavé les mains en sortant d’un box, il a manipule les poignées des portes et croit que je ne l’ai pas observé, et je lui dis :  « Non, non non ! Vous ne vous êtes pas lavé les mains et vous pensez que je vais prendre des comprimés sue vous sortez de l’emballage hermétique? Donnez les moi, c’est moi que va les prendre toute seule, je ne suis pas handicapée ! »
Je poursuis ma torture d’une attente qui devient insoutenable dans le couloir, et je regarde encore la valse des toupies dans le couloir, 4 médecins, 7 infirmières, 5 aides soignantes.

Ma situation est non de blessée, mais d’observatrice qui a déjà un record de 10 heures d’attente et d’observation devant le poste de récré dans le « salon des urgences de l’hôpital public parisien».

C’est extraordinaire, non seulement il n’y a aucune privacité, même pas de rideaux, des divisions de fortune qui séparent les patients, on écoute, on voit, et le pire on doit respirer l’air vicié des malades infectieux, mélangés sans aucune discrimination, les graves avec les légers ceux comme moi qui doivent être examinés en premier pour les évacuer au plus vite chez eux et laisser en place ceux qui doivent rester pour des examens approfondis qui dureront des heures à apporter les résultats.
Les toupies déambulent avec des bassines remplies des urines des patients, c’est le comble, nous sommes au courant de tout ce qui se passe, un véritable spectacle d’un hôpital de guerre, il ne manque que des bombardements, tout y est !
Odeurs, danger de maladies infectieuses, manque d’hygiène, attente insupportable et injustifiée !
Et le pire, leur démarche est lente, elles traînent les pieds, je me suis toujours demandé pourquoi les infirmières et les aides soignantes françaises traînent les pieds avec une lenteur et une indolence qui n’est pas propre d’un service hospitalier, on dirait des marmottes qui sont obligées de travailler comme un châtiment imposé !
Où est la surcharge de travail ?
La récré se poursuit, quelques unes arrivent, d’autres s’en vont, j’ai déjà au le loisir de voir deux changements de garde et leurs « transmissions » respectives.
Les va et vient sont saupoudrés de barres chocolatés, gorgés d’eau des bouteilles que chacune d’entre elles a réservées dans le poste, elle s’en restaurent sans arrêt au cours des heures…

Je suis à ma 10ème heure d’attente, et ma patience incommensurable, ma fatigue et douleur m’interdisent de poursuivre l’attente, ne pouvant plus supporter, je demande à une infirmière du poste : « Madame s’il vous plaît , combien d’heures devrais-je encore attendre ?
L’infirmière me dit : « Je ne sais pas madame »
Elle, l’infirmière ne sait pas.
Il se sont écoulées déjà deux heures depuis l’interrogatoire du docteur interne qui a sorti l’ordonnance pour qu’on me fasse la radio du genou.
La malade que je suis devra peut-être attendre encore 10 heures ?
Alors je m’adresse au « Docteur Interne »
Docteur, cela fait 11 heures que je suis ici pour une simple radio du genou, je suis accablée docteur, je vais m’évanouir de fatigue, il est inhumain de me laisser ici encore des heures, regardez je suis arrivée il y a presque 11 heures, hier il faisait nuit, maintenant il est 7 heures du matin !
Le docteur me dit un peu honteuse : je sais bien mais il faut que quelqu’un vous emmène à la radio.
Le quelqu’un est une des aides soignantes qui est plus préoccupée de remplir les sacs de linge sale, opération qu’elle fait aussi en riant avec ses collègues et avec une lenteur comme les films en caméra lente.

Docteur je suis en train d’attendre deux heures depuis que vous avez sorti de votre imprimante l’ordonnance pour qu’on me fasse la radio ! Cela fait 11 heures depuis mon arrivée hier samedi soir !!!

Je constate que cette petite doctoresse interne n’avait même pas donné l’ordre pour qu’on m’emmène au service de radiologie !
Alors, docteur, si aucune aide soignante ne veut m’emmener dites moi où est la radio j’irai toute seule
« Non, vous ne trouverez pas ! »
Alors docteur, faites moi le bon de transport, je m’en vais, il m’est impossible de poursuivre cette attente.
« Non vous ne partez pas. »
Je vais signer une décharge, je m’en vais.

Alors elle me donne l’ordonnance et me dit ceci :

« Alors, demandez le vous même aux aides soignantes de vous emmener ! »

Mais docteur ! Ce n’est pas à moi de donner des ordres ici, c’est à vous de demander à votre personnel d’emmener un malade au service de radiologie.
Elle me tourne le dos, comme une personne mal polie et s’en va indifférente, je connais de médecins assassins, mais des internes mal polies à ce degré d’impolitesse c’est à présent que je le sais.
Je reste dans le couloir avec mon dossier et l’ordonnance entre mes mains.
Je n’ai pas pu faire autrement que m’adresser aux aides soignantes dont une d’entre elles s’est résolue à m’emmener à la radio.
Le chemin était très facile à trouver, la radiologie est aussi au rez- de chaussée.
Nous arrivâmes au service de radiologie, l’aide soignante pousse le fauteuil jusqu’à la porte de la radiologie , l’étage est VIDE.
Il n’y a personne, ni patients ni le manipulateur.
L’aide soignante veut partir et me laisser là, seule comme un colis.
L’étage vide et en pénombre paraît une chambre froide.
Elle s’apprête à partir et je lui dis : Vous pensez me laisser seule ici pour que j’attende peut-être encore 10 heures ?
L’aide soignante : Le manipulateur est aux étages en train de faire des radios…
Alors selon vous, s’il arrive à midi, je dois rester seule ici ?
Je vous prie de lui prévenir que je suis là Madame, car je ne resterai pas ici encore des heures à attendre une radio qui prendra 10 minutes.
Elle a dû l’appeler de son portable.
Je lui parle de mes 12 heures d’attente.

Elle me dit : « Je sais, nous manquons de personnel, tout le monde nous réclame, alors écrivez et peut être que les choses vont s’améliorer. »

Non Madame, je lui répondis,  je n’écrirais aucune lettre aux administrateurs de cet hôpital, car vous ne manquez pas de personnel, c’est faux, je vous ai observé pendant 11 heures, ce dont vous manquez fort est uniquement d’organisation.
J’écrirais oui, soyez en certaine, pour détromper tout le monde, mais pas aux autorités parce qu’elles sont indignes de laisser les urgences d’un hôpital public dans un état de désordre honteux et dangereux pour la santé de malades, on ne peut pas mélanger des malades infectieux avec des personnes comme moi, qui doivent être diagnostiquées très vite pour les faire sortir de retour, et les mettre à l’abri d’un contamination dans le service. La place doit être libérée pour les malades graves.

Après une vingtaine des minutes arrive la manipulateur, ils se consacre d’abord à développer ses clichés. J’entre enfin dans la salle de radio. Il me fait 3 clichés, cela ne dure que 15 minutes. Il appelle pour qu’on vienne me chercher.
Je retourne encore à la salle des urgences.
On dépose ma radio dans un boite et je dois attendre le diagnostic de l’Interne ! Après une heure d’attente, elle me dit qu’il n’y a pas de fracture, mais qu’elle ne peut pas me faire sortir car le « protocole » l’oblige a demander l’avis du prothésiste qui est entré au bloc et qu’il est en train d’opérer.
C’est fut le comble.
Docteur, vous pensez peut-être que je vais encore attendre que votre prothésiste sorte du bloc pour qu’il vienne regarder ma radio ?
Non, absolument pas !
Faites moi le bon de transport je m’en vais tout de suite chez moi !
Alors elle a dû appeler le docteur Senior.
Enfin, après encore une autre demi heure, la doctoresse Senior arrive, m’examine et me dit que je dois garder repos pendant 5 jours, prendre du paracétamol, rien de nouveau, et me faire contrôler après..
Classique aussi.
Alors, elle me dit préoccupée: Comment va t-on faire pour vos courses, je vous fait un certificat ? il faut que vous sous reposiez. Avez vous quelqu’un qui vous aide ?
Personne.
Mais, quelles courses docteur ?
Je ne fais jamais de courses, je ne fais de courses qu’une fois par mois, quand arrive ma misérable retraite.
Et comment vous faites alors ?
Comme tout les misérables docteur : du bricolage.
Elle ne croit pas, il paraît que même en faisant du social elle a un stéréotypé du misérable, il paraît que je n’ai présente pas « le profil ».
Bon, je lui ai fait connaître une exclusivité.
Une misérable qui n’a pas l’air…

RÉSUMÉ :
1. Quand un malade arrive pour détecter la possibilité d’une fracture, ou une autre doléance où la survie n’est pas compromise, il faut agir au plus vite faire la radio et agir ensuite en vue qu’elle quitte les lieux.
2. Si par chance il n’y a pas de fracture, il faut faire le retour immédiat de la personne chez elle, la laisser soumise dans une attente de 12 heures est inhumain et stupide, il faut écarter la possibilité de contamination infectieuse par le contact proche d’autres malades, libérer la place et s’occuper des malades qui en ont besoin.
3. Il faut exiger une cadence de travail rapide, et interdire la récré au sein d’un hôpital, le poste des urgences n’est pas LEUR salle de détente, les rires, le récits de leurs histoires n’incombent personne, le rire devant des malades devient une obscénité.
4. Il faut que dans le cursus de formation des infirmières des aides soignantes soit appris ce qui veut dire intimité, fatigue, douleur, danger de mort, pour le patient et leurs familles, et qu’elles prennent conscience de ce qui est du domaine privé et ce qui est du domaine public.
5. Les professions de santé sont en France celles dont l’outrage à la personne est le plus flagrant. L’indélicatesse est un des vices intolérables très bien partagé entre médecins, infirmières et aides soignantes.

Finalement j’obtiens ma radio, mon bon de transport et j’appelle un taxi.
De retour chez moi, je passe paniquée à une douche de désinfection, mis tous mes vêtements à la machine, et j’ai dormi pendant 13 heures d’affilée.

J’ai dormi comme je ne l’ai jamais fait dans toute ma vie !

Je recommence ma routine de poète en recluse.

Pour le malheur de mes ennemis, je récupère très vite.

Et, bonne leçon, je n’irai plus jamais faire ma marche quotidienne dans ce quartier de République.
Après cette expérience, ma routine changera, étant donné que je dois faire une heure de marche par jour, dorénavant je dois éviter le 11ème arrondissement, pour ne plus subir le danger d’être renversée par des imbéciles -criminels : les jeunes cyclistes français.

Dorénavant je devrais me promener par les rues d’un des quartiers les plus chics, où je n’ai pas encore vu des cyclistes…Entre Sèvres Babylone et rue du Bac !
Pourvu que ça dure !

L’APATRIDE

L’IMBECILLITE GRANDIOSE DE L’ETAT FRANCAIS: CREER UNE DANEMARK A LA FRANCAISE!

29 janvier, 2018 (14:30) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

L’IMBÉCILLITÉ GRANDIOSE

CRÉER UNE DANEMARK

LA FRANÇAISE

DES JEUNES CYCLISTES CRIMINELS

 

Chers Lecteurs,

Après mon départ définitif de Linkedin, le seul réseau où je participais activement tous les jours parce que j’ai pensé à tort qu’il devait être uniquement « professionnel » mais qui ne l’est point, et que je n’écris plus dans leur plate-forme, j’ai encore plus de temps pour l’écriture de mes livres et pour m’adresser à vous à partir de mon Blog que j’ai crée pour me réfugier et où j’écris depuis des nombreuses années, ce Blog littéraire est en fait ma « résidence secondaire » mon véritable espace de vie parce que maintenant que je ne peux plus peindre faute d’argent, je donne ma vie entière et tout mon temps uniquement à l’écriture.
La majorité de mes lecteurs sont de l’étranger. Ceci est pour moi capital.
Malgré être physiquement piégée en France, faute de moyens pécuniaires pour quitter ce pays du mépris et de la mort définitivement, je ne mène aucune vie professionnelle ni sociale en France.
Le fait gratifiant de n’avoir que des lecteurs de l’étranger m’est arrivée comme une chance virtuelle que j’apprécie énormément et je vous remercie bien vivement de l’intérêt que vous démontrez pour mon écriture et pour votre fidélité.

Aujourd’hui je vais vous parler de la situation de danger de mort que l’on vit à Paris depuis une dizaine d’années, dû exclusivement à l’idée mortuaire de l’État français qui a voulu transformer Paris en une deuxième Danemark ou en une Amsterdam à la française. Absurde monumental, car Paris n’est pas fait pour le vélo, d’une part parce que Paris est inondé de voitures et parce que la nature des gens qui vivent dans ce pays est la plus grossière du monde.
Le problème est que les incivilités et la grossièreté françaises sont uniques au monde et incomparables et qu’elles sont l’exemple de idiosyncrasie de ce pays, vous étrangers, vous rêvez d’après les cartes postales d’un Paris qui n’existe point, réveillez vous, ce pays et à fuir, vous risquez votre vie si vous voulez venir à Paris soit pour faire du tourisme soit pour « faire ici votre vie professionnelle ». Je vous recommande d’aller ailleurs !
Avant de cous raconter mon expérience de samedi dernier où j’ai failli perdre la vie dans un accident dans la rue en tant que simple piétonne qui est sortie se promener, je vais vous dire ce que j’ai récolté au sein de la presse française enquêtée sur l’Internet. Je n’achète pas la presse et j’ai été obligée à parcourir ce qui a été écrit concernant le cyclisme en France.
La plupart d’enquêtes des journalistes depuis 2007 date où la Mairie de Paris à installé sa grande création du Vélib parisien, se consacrent à placer les cyclistes comme des victimes de la route, parce que selon eux la plupart sont écrasés par des poids lourds, des autobus où sont en concurrence déloyale avec les scooters. Pour résumer, les journalistes peignent le sort des cyclistes comme des victimes de la route.
Les statistiques révèlent une quantité toujours croissante d’accidents de la route dues aux méfaits des voitures à l’encontre des cyclistes.
Tout ceci est un seul aspect de l’essence de ce problème.
Ce sont les piétons qui sont les victimes et pas l’inverse.
Le piéton est pris au piège dans son trottoir ou en traversant avec précaution la rue.
Nous, fragiles piétons soucieux de notre vie, nous sommes en danger même en regardant l’autorisation du feux vert qui nous indique que nous pouvons traverser la rue en toute sécurité , le « jeune cycliste » que nous ne pouvons pas voir ni détecter, parce que silencieux, sans même appuyer sur sa sonnette comme heureux de provoquer un accident ! Il vient à toute allure à notre encontre à sens interdit et il veut nous conduire au cimetière et prendre fin a notre paisible promenade !
J’observe un comportement maladif des jeunes écervelés dans cette intention de vouloir provoquer un accident, une soif de violer les interdits et de constater les dégâts qui ne seront jamais sanctionnés par l’État providence français.

C’est ainsi que nous n’avons aucune échappatoire ni protection face à un cycliste qui viole tous les codes de bonne conduite routière et existentielle, elles vont de pair, je veux dire que ces jeunes n’ont aucun de respect de la vie d’autrui.

Ils sont les seuls au monde, il faut que le monde entier s’incline devant leur supériorité, la force de leur jeunesse qu’ils croient éternelle sur leur vélo de la mort.

Tout change grâce à une seule journaliste qui en date du juillet 2017 avoue le danger manifeste que nous subissons en tant que tranquilles piétons par la folie des jeunes cyclistes qui ne respectent rien ni personne, grillent les feux rouges, conduisent à toute allure à contre sens ou mieux encore dans des rues à sens unique, se moquent des piétons, et pour couronner les interdits pédalent avec des écouteurs collés aux oreilles.
Samedi dernier je suis sortie me promener, la rue était à ce moment presque déserte de voitures, rue étroite à sens unique qui débouche juste devant la Place de la République.
Superstitieuse que je suis je pense que je n’aurais jamais dû y mettre le pieds après que Maman dut assassinée en 2013. C’est le quartier où je l’emmenais se promener.
C’est juste à coté du café où la veille de sa crise d’infarctus nous étions en train de prendre notre thé.
Je n’aurais pas dû y aller. La preuve.
Je regarde à ma droite, une seule voiture s’était arrêtée loin face au feu rouge.
Tout était silencieux. Il est vrai que je n’ai pas regardé à ma gauche.
Rien ne m’obligeait.
Quelle utilité ?
Aucune faute de ma part.
La rue est à sens unique.
Je descends d’un pas le trottoir pour aller en face et silencieusement un jeune cycliste me jette à terre.
Il allait à toute allure. Cet imbécile d’une vingtaine d’années me renverse, n’ayant pas de trafic en sens contraire face à lui, il aurait dû virer à sa gauche pour tout simplement m’esquiver, mais non, il s’est enfoncé contre moi, sa roue m’a percuté le coté de mon genou gauche et mon épaule.
Je me vois éjectée sur le trottoir, avec une force inouïe.
Mes ennemis qui me lisent en « mode masqué » seront heureux, les 4 assassins de Maman et leurs complices d qui ont violé sa tombe et qui me lisent en secret.
Leur visite et leur lecture je ne peux pas les éviter, je réside dans le même pays de la mort qui me persécute. « De Bassora à Bagdad »
Je me suis sentie morte. J’ai vu ma fin venir par la force de l’impact.
J’ai pensé avoir mâchoire et nez cassés. Mes lunettes furent éjectés devant moi.
De tous les passant indifférents, seules deux jeunes filles musulmanes m’aidèrent à me lever et n’emmenèrent à une pharmacie. Je vous épargne mon état.
Par fortune je n’ai pas au les dégâts des fractures, c’est fut un miracle par rapport à la force de l’impact du vélo et à ma chute.
Au fait c’est fut un avertissement du destin pour que je ne m’aventure plus jamais dans ce quartier de la mort de Maman !

Malgré mes difficultés pour parler avec la bouche blessée du choc j’ai lui ai exigé
de me donner son nom et son numéro de téléphone.
Il a avoué sa faute et de conduire en sens inverse donc en sens interdit.
Je lui ai dit ceci : vous n’êtes pas un vieux Alzheimer, vous ne manquez pas de réflexes, ils ne vous manquent pas et je suppose que vous les avez en parfait état, vous m’avez vue en train de traverser tranquillement pourquoi n’avez vous pas viré vers votre gauche pour m’éviter ? D’autant plus que vus allez en sens interdit !?
Pourquoi n’avez vous pas appuyé sur votre sonnette ?
Non, vous avez pu éviter de m’écraser, rien ne vous l’empêchait !
Il souriait d’un air imbécile.
C’était le plus frappant.
Le regard amusé. Son sourire.
Je suis rentrée chez moi par mes propres moyens.
Le visage bien tuméfié et une légère douleur dans ma jambe.
Je n’ai pas cru nécessaire d’aller aux urgences le suis traumatisée des urgences hospitalières. En 37 ans de vie en France, je n’ai au que 3 passages pour moi-même. La première à mes 30 ans pour m’avoir enfoncé une boite de conserves dans le puce ar une mauvaise manipulation dans l’ouverture de la boite de thon.
La deuxième pour une intoxication alimentaire au sein d’un groupe communautaire. Celle-ci la troisième. Par un jeune cycliste criminel.
Après avoir rentré dans ma chambre, je me suis mise à travailler mon écriture, mais je du m’arrêter par des douleurs lancinantes dans le genou écrasé par la roue du vélo.
Quatre heures après l’accident et le choc, la douleur arriva.
J’ai téléphoné SOS médecins, mais ils m’exigèrent de payer 88€.
Impossible de faire valoir ni la sécurité sociale ni ma mutuelle que je me paie moi-même.
On ne peut pas pratiquer ni un « tiers payant » ni faire payer les médecins directement pas la sécurité sociale et la mutuelle. Ce que l’on peut faire valoir grâce à la CMU.
Les bénéficiaires de la CMU peuvent appeler le SOS médecins et ils se font payer avec le décodeur de Carte vitale, sans débourser un seul centime. Je l’ai eu jusqu’à l’année 2016.
Mais à présent, je n’ai qu’ une misérable retraite qui dépasse le RSA seulement de 180€ ce qui me fait mais je perdre automatiquement le droit à me faire soigner en urgence !

Il faut avancer les frais pour qu’après, deux moi après, on se fasse rembourser.
Je n’ai pas un seul euro en poche.
D’où allais je trouver 88€ !?
Je ne vis qu’avec 200€ mensuels après m’avoir acquittée de toutes mes factures mensuelles et assurances !
Ils se refusèrent à venir me secourir.
J’ai dû appeler le 15 uniquement pour demander conseil, mais le docteur régulateur du SAMU à m’entendre mon récit des douleurs insoutenables, m’a envoyé une ambulance avant que je refuse l’intervention !
Selon lui je ne pouvais pas rester sans assistance car mes frissons et la douleur étaient un très mauvais signe.
J’ai vécu une expérience remarquable de 12 heures d’attente douloureuse à ne pouvoir même pas respirer, (je ne supporte aucun analgésique autre que le paracétamol), et assise dans un fauteuil roulant dans le couloir du hall de l’hôpital public.
Une attente de douze heures pour qu’on me fasse une simple radio du genou.
Les affres de cette attente inutile je vous les raconterai dans mon article de demain.
C’est une expérience très rafraîchie des urgences hospitalières à Paris qui mérite toute mon attention dans l’écriture.

 

Nadezhda

L’Apatride.

DEPART DE LINKEDIN

29 janvier, 2018 (03:44) | Publication | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

DEPART DE LINKEDIN

 

« Ne louez ni blâmez personne avant de l’éprouver,

 

car les hommes sont des caisses fermées dont la clé est l’épreuve »

PROVERBE  ARABE

 

Chers Lecteurs,

Je fermerai mon compte Linkedin demain matin.
Une brève explication s’impose.
Avant ce départ volontaire, l’invitée que je suis remercie de l’accueil que vous avez voulu me réserver lisant mes articles et m’offrant si généreusement vos participations et commentaires.
Je ne suis pas de la génération du virtuel, avant d’entrer sur ce site qui devrait être « professionnel, mais qui s’éloigne de plus en plus de sa mission, j’écrivais sur mon blog littéraire depuis des nombreuses années : www.nadezhdagazmuri-cherniak.com
J’ai suivi des conseils d’aucuns qui me disaient que si je voulais faire connaître mon travail pictural je devais utiliser les moyens que nous offre cette modernité.
Mon travail d’écriture est un travail en essence solitaire dont je n’ai aucun besoin de réseaux sociaux, car je ne cherche pas d’éditeur en France.
Il se trouve que la société mondial ne change pas parce que notre moyen de communication se fait par le virtuel !
On rencontre les mêmes personnes, les mêmes vertus et les mêmes vices du réel.
En fait il nous est donné exactement la même expérience que nous offre la société réelle, mais elle arrive chez nous depuis un écran d’ordinatur.
J’écris ce dernier article non seulement pour remercier ces lecteurs qui ont pris soin de me lire, je leur remercie leur délicatesse et sérieux dans ces messages qui furent pour moi très importants.
Tout doit avoir une fin.
Je ne pars pas parce que des individus français de la pire espèce me demandèrent de me taire, de ne plus écrire des articles de critique et de quitter leur France,.
J’ai déjà publié un article en réponse à cet individu. Ce n’est pas lui qui me fait quitter Linkedin !
Je quitterais volontiers ce pays et immédiatement si j’avais de l’argent.
Je quitterais heureuse ce pays qui ne m’a donné que du mépris, tout d’abord à mon travail et le plus grave le pays qui a tuée Maman.
Mais l’argent est le seul obstacle pour que je puisse récupérer mon honneur, vivre dans le pays de la torture et mort de Maman est un déshonneur et je dois l’assumer, faute de moyen pécuniaires.
Ma venue en France c’est fut un acte volontaire et de choix personnel.
Ma décisions de venir m’installer en France pour vivre en tant qu’artiste fut le pire des choix que je n’ai jamais fait de ma vie et les conséquences de mon erreur grandiose je le paie très lourdement.
Mon travail pictural je l’ai offert en DONATION, il y a juste une semaine.
C’est fut un acte volontaire que je fis en toute liberté, pour un idéal, pour une cause qui me tient à cœur.
Je ne voulais laisser absolument rien à la France et j’ai pris la décision pour qu’après ma mort, aucun huissier ne vienne récupérer pour ce pays ce que de mon vivant il m’a refusé et qui ne m’a par permis de vivre décemment et de manière indépendante.
Quand on meurt seule et sans famille, je n’en ai plus aucune au monde, la France envoie l’administration des vautours pour nettoyer le lieu d’habitation du mort. Ils ne trouveront RIEN.
Encore une erreur, je n’ai jamais dû me consacrer à la peinture, car c’est un art cher, exigeant qui ne peut se pratiquer que si l’on dispose de revenus personnels, un travail et ensuite une retraite confortable.
Ma retraite au seuil de pauvreté de 730€ ne permet à personne de vivre dignement Un artiste dans ces conditions de misère, il lui est impossible de se louer un atelier et de poursuivre un travail pictural.
D’aucuns m’ont conseillé de faire appel au mécénat.
Mais, j’ai constaté que je devenais la cible de sadisme et de rires.
Tous les pays sont nationalistes et autosuffisants, ils n’ont pas besoin d’aucune artiste venue d’ailleurs, ils possèdent déjà tout dont ils ont besoin.
C’est ce qu’ils font savoir.
Et pour en finir… La peinture est un art absolument incompressible pour la majorité.
Pourquoi ?
Parce qu’il n’y a plus de maîtres.
Parce que quiconque prend une toile et un pinceau s’improvise peintre.
C’est une aberration mondiale.
Ou bien ils croient que la peinture est un art facile et à des fins décoratives, ou bien retournent vers le classicisme du passé, et se nourrissent de recherches scientifiques.
Il n’y a plus de critères axiologiques pour se placer face à une toile « bien faite » et dire pourquoi elle a de la valeur.
Ce n’est pas mon rôle de leur dire combien il m’a été difficile d’arriver à la maturité en peinture.
Ma pratique de l’art est pour moi un travail sérieux.
Je n’ai pas besoin que l’on me félicite pour mon travail ou que l’on me dise que mon art est beau.
Si d’aucuns ont aimé mes toiles en sachant que je n’avais pas les moyens de peindre, ce qu’ils auraient dû faire c’est de m’aider à que je puisse continuer à peindre.
Un mécénat s’imposait car ils avaient les moyens.
Les épithètes superficiels vis-à-vis de mes toiles furent les malvenus et restèrent comme un signe de manque de noblesse, d’une monstrueuse indélicatesse à la française
C’est le portrait actuel de l’égoïsme remplie de sadisme, deux éléments qui sont le socle où se construit la société toute entière.
Leur commun dénominateur de par le monde est le culte de l’argent dirigé par les mafias.

Je n’ai plus aucun contact avec ce pays et ne veux plus rien savoir de la France.
Je ne regarde plus la télévision française, et je n’ai jamais acheté la presse.
Je n’ai pas d’amis français.
A défaut de pouvoir quitter la France je ferme ma porte à double tour.
Je poursuis mon travail d’écriture, mes livres resteront dans un disque dur, mes articles je poursuivrai à les publier sur mon blog et tel que je le fais depuis des nombreuses années.
Si quelques uns d’entre vous souhaitez continuer à me lire, sachez que je poursuis l’écriture de mes livres, ils ne seront jamais publiés en France, je publierai seulement les Prologues ou les 4ème de couvertures et je ne cesserai jamais de publier mes articles qui seront toujours sur mon Blog littéraire qui est très bien référencé sur le web.

Je vous redis mes plus vifs remerciements de m’avoir lue et vous souhaite le meilleur dans vos vies.

Bien affectueusement chers lecteurs virtuels.

NADEZHDA  GAZMURI-CHERNIAK

L’APATRIDE

 

LA NEVROSE DU VOILE EN FRANCE ET L’U.E. PRETEXTE POLITIQUE / HYSTERIE ET JALOUSIE FEMININES

24 janvier, 2018 (12:33) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

UN MODELE DE BEAUTE ORIENTALE

SOUMISE AUX PRETEXTES POLITIQUES ET A L’HYSTERIE

ET JALOUSIES FEMEININES

LA NEVROSE DU VOILE
EN L’U.E.
L’EXCUSE POLITIQUE
L’HISTERIE ET JALOUSIE FEMININES

Chers Lecteurs,

Je me réveille et commence l’écriture de mon livre après mon café, je me connecte à Linkedin, et Ô surprise !
Mais, je ne devrais pas être surprise.
Je lis de tonnes de commentaires haineux des femmes bien entendu ! Contre le modèle de L’Oréal Amène KHAN.
Je lis entre autres « commentaires » la joie des femmes que cette belle jeune modèle ait renoncé à poursuivre sa publicité chez l’Oréal, la marque fait l’écho publicitaire de sa démission bien forcée.
Tout ce cirque n’est qu’une façade diplomatique nécessaire de survie de cette jeune femme et de la multinationale.
Je comprends parfaitement leur démarche commerciale.
Ni l’une ni l’autre ne sont des artistes anarchistes-intellectuelles, elles appartiennent à un autre monde, fait d’argent et de compromis.
Leur survie sera toujours mise en cause.
Je ne vais pas attendre qu’en cas de polémique elles postulent corps et âme à mes principes éthiques, ceux que mes parents m’ont laissé en héritage depuis le berceau. Cela fait plus d’un demi siècle que je suis une fidèle adhérente de la liberté dans tous les domaines, et que je m’engage à défendre les pauvres, les démunis, soient ils du genre humain ou animal et aussi pour défendre la terre, l’écologie qui est de nos jours accablée des méfaits.
Je n’ai travaillé qu’en milieu ZEP, mes élèves étaient toutes maghrébines, appartenant à un milieu défavorisé, des parents pauvres, parfois analphabètes, la majorité de mes élèves étaient voilées.Mes classes étaient de 30 élèves.
Je n’ai jamais eu le moindre problème de discipline, elles me demandèrent un jour ce que je pensais de leur voile, je répondu tout simplement ceci :
« Vous savez, je m’intéresse à ce qu’il y a à l’intérieur de vos crânes, pas à l’extérieur, en plus vous êtes très belles voilées ! »
Je reviens à l’affaire Amène KHAN.
Quand j’étais adolescente et je commençais à me maquiller, j’exagérais un peu trop parfois et mon père qui commençait à cette époque à me donner de cours de dessin et de peinture.
Il me disait : «  tu sais tu n’as pas de te maquiller autant, ça c’est oriental, là bas ils ont inventé le maquillage à cause du soleil, ils n’avaient pas de meilleure protection. »
Il riait de mon goût tout particulier pour le maquillage, addiction tout à fait naturelle chez une adolescente artiste et sans complexes. Cette addiction ne m’a pas quittée!
Or en ce moment j’observe qu’il y a sur le web une prolifération des femmes françaises qui font preuve sur les sites et réseaux sociaux d’être atteintes des complexes suivants : elles sont très mal dans leur psyché, elles sont instables, complexées et, le pire ! Elles démontrent qu’elles sont malades de jalousie et très haineuses vis-à-vis de leurs congénères. Cela s’appelle-t-il féminisme ?
Probablement ? Non certainement que nous sommes face à une manière nouvelle de féminisme, c’est le « féminisme à la française » ou à l’anglaise !
Je m’informe sur l’Internet.
La polémique dit que cette modèle a publié sur Twitter des écrits hautement haineux contre Israël et qu’ils sont à caractère ANSITESMITE !
J’ai passé une bonne heure à chercher et tous ses tweets d’Amène KHAN ont été effacés, jusqu’à que j’ai pu enfin trouver trois qui n’ont pas été encore censurés.
Je les ai lus.
J’analyse ce qui peut être qualifié de haineux.
J’analyse ce qui peut être qualifié d’antisémite.
Je la cite textuellement en traduction :
«  État illégal »
«  État sinistre pour son action contre les enfants sans défense. »
Si je dois donner mon avis impartial du point de vue du langage, un de mes domaines de compétence, je vous le rappelle, je ne vois absolument RIEN de haineux ni d’antisémite, mais uniquement l’expression d’un avis personnel, sur la politique d’Israël que grâce aux médias tout le monde connaît, et que tout un chacun a le droit d’exprimer librement si nous sommes insérées (par malheur) au sein de la U.E.
Cette U.E. Qui se auto-qualifie d’être un exemple de démocratie !!!!!!
J’observe deux éléments absurdes à l’extrême.
Aussi bien les juifs comme les arabes doivent se considérer des peuples sémites, l’ignorer et de la pure mauvaise foi.
Soyons sérieux et adoptons une posture intellectuelle dépourvue de stupidité :
1. Dire publiquement qu’un État est Illégal et sinistre n’a aucune connotation haineuse. Il s’agit d’une expression axiologique sur la politique de cet État et ces deux mots ILLEGAL et SINISTRE n’ont aucune composante haineuse ni sont étymologiquement composés de la moindre adjectivation impropre à l’usage public.
2. Dire et amputer une faute de femme antisémite à Amène Khan est une autre faute grave d’accusation, elle est inacceptable parce que contraire à la vérité scientifique, je le redis juifs et arabes sont sémites. Ils sont deux peuples orientaux et cousins dont l’un attaque en guerre fratricide et l’autre qui subit les affres indignes de la haine sur leurs enfants sans défense. Ah ! Mais les Livres font témoignage des siècles de vie en Terre Sainte. Mais vous chercheurs si compétents, vous arrangez l’histoire à votre guise au profit de votre gagne-pain sur les réseaux sociaux qui se prêtent formidablement aux arrangements historiques superficiels.
La névrose du voile que vous montrez de manière OSTENTATOIRE n’est pas propose de votre République laïque, personne jusqu’alors ne s’arrête à dévoiler ceci : Les préceptes religieux qui ordonnent aux femmes orientales de se couvrir la tête ne sont pas seulement ARABES ! Les femmes juives sont tenues par la Loi de leur Livre à se couvrir la tête dès qu’elles se marient, précepte qui est tenu à être respecté et leur violation est fortement sanctionné. Il va de soi que les lois religieuses ne sont valides que pour celles qui sont relieuses. Ici on ne parle pas des femmes libérées et féministes! Les femmes juives religieuses, tout comme les arabes ou orientales religieuses, elles ont l’ordre formel de se couvrir la tête, et j’insiste, les femmes juives religieuses et mariées sont tenues de se couvrir la tête soit-il d’un foulard ou d’une perruque, alors arrêtez vos diatribes déplacées et de mauvais goût.
Chacune des femmes religieuses a le droit de vivre leur religiosité comme bon lui semble sans être perpétuellement et encore paradoxalement cataloguées d’antisémites !!!! Et de violer les lois de votre chère République à Religion Laïque.
Avant de fermer ce bref article, je dois dire ceci :

Je regrette profondément que cette belle femme orientale quitte la scène publique, car grâce à elle le monde pouvait admirer la beauté féminine orientale.
Je n’ai jamais été jalouse des femmes, bien au contraire, depuis ma qualité d’artiste, j’admire la beauté qui est universelle, mais contrairement à vous mesdames, j’analyse la beauté orientale de manière bien différente à la votre, je n’ai aucune haine ni préjugé pour juger la culture universelle, et je garde ma liberté de pensée et de jugement, depuis cette perspective, je peux alors vous dire ceci :
Mesdames, ne soyez pas stupides et ridicules, Amène Khan n’est pas comme vous le dites sur Linkedin, belle uniquement parce que bourrée de tonnes de maquillage, sa beauté de jeune femme est belle même sans maquillage, vous ne voulez pas l’accepter ?
Je l’ai vue sur l’Internet sur une vidéo SANS maquillage.
La beauté d’un visage se confirme par l’ossature, par les distances harmonieuses des différents formes de chaque élément du visage en rapport intrinsèque les uns aux autre et qui forment l’ensemble.
Les formes d’un visage ne peuvent pas changer par le maquillage, c’est l’observation sine qua non de tout peintre bien formé.
Même si je n’exerce plus mon art faute de moyens !
Ontologiquement je le resterai jusqu’à ma mort.

Nadezhda
L’Apatride.

LE FANTÔME DE LA DOULEUR

21 janvier, 2018 (20:44) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

LA PIANISTE CLARA G. CHERNIAK A 16 ANS

REFUSEE DE SOINS ET ASSASSINEE PAR 4

« MEDECINS FRANCAIS » OCTOBRE 2013

 

LE FANTÔME
DE
LA DOULEUR

« Tu sais ma petite?

Moi c’est toi
Et toi c’est moi
Sache que quoi qu’il arrive,
je serai toujours avec toi »
Ta Maman
2012 Colmar

PROLOGUE

« A Maman,
la créature la plus belle
et sublime que Dieu n’a jamais crée »

« Dans la peine ne demande pas conseil
à celui qui est heureux.»
Proverbe Arabe

La poésie doit elle rester toujours lyrique ?
La voix d’une Mère peut-elle renaître de l’au-delà et s’exprimer en poème pour raconter sa douleur d’avoir été suppliciée ?
La réponse se condense dans ce livre.
La Maman de Nadezhda arrive de l’au-delà faite voix et nouvelle parole déchirante qui force la langue à dire l’indicible.
La Maman de Nadezhda fut martyrisée sauvagement par les tortionnaires qui la tuèrent à l’abri des témoins et des regards accusateurs. Ils tarirent ses mots dans le martyre la faisant disparaître à tout jamais, mais dans la souffrance.
Elle devait payer pour l’amour de sa fille qui refusait les lois administratives et les « protocoles » qui s’obstinaient à les séparer.
Elle fut le motif de l’expiation qui faisait acte de la détestation de la société vis-à-vis de sa fille, son seul gardien, son seul amour, sa seule raison de vivre.
La seule voix de ce poème est la parole de cette Maman qui arrive vers nous déchirer l’espace de son cri dénonciateur, elle, qui fut toujours silencieuse, lumineuse et musicale, douce créature fragile faite musique, ne voulait pas souffrir le jour de sa mort…Elle avait demandé à sa fille de lui jurer que le moment de sa mort elle lui épargnerait toute souffrance. Nadezhda s’est vue prise au piège et désobéit les volontés de sa Maman forcée par les assassins de garde. Le viol s’est fut. La séparation de ce binôme mère-fille ils l’obtinrent avec ce viol prémédité.
La vie fut déchirée en lambeaux.
Cette Maman arrive auprès de sa fille lui parler en poésie, le récit de son agonie, de son supplice et de son apparente inconscience, se dessinait sa clairvoyance ahurie de tout ce qu’elle vivait, soumisse dans la douleur sous le regard sadique de ces quatre tortionnaires qu’elle regardait tandis qu’eux ne s’apercevaient de rien, mais elle savaient tout, regardait tout et souffrait sans pouvoir se défendre.
Alitée, exsangue, elle entendait leurs dires.
En agonie, elle savait qu’ils ne voulaient pas l’apaiser, qu’ils ne voulaient pas la soigner.
Incapable de crier à l’aide, ses douleurs ne pouvaient que provoquer une réponse corporelle déchirante faite de spasmes et de dents serrés aux yeux fermés.
Jusqu’à ces huit spasmes de la mort qui le soulevèrent de deux mètres du lit.
Sa fille arrive ahurie vers elle l’embrasser et lui fermer les yeux qui se fixèrent dans l’épouvante du néant.
Les assassins triomphèrent, la mort l’arracha de la vie, de sa fille
Mais elle savait.
Elle les voyait. Elle écoutait. Elle les jugeait.

Le Corpus de ce nouveau livre de Nadezhda est un long poème qui adopte une nouvelle d’écriture où ce n’est pas le poète lyrique qui parle à la première personne, il ne se cache pas non plus sous le subterfuge d’une voix à la troisième personne, non…Nadezhda laisse la voix à sa mère qui de l’au-delà arrive nous raconter la douleur de son agonie, elle brise et déchire l’insomnie de sa fille… L’exposé de sa douleur et du supplice que lui infligèrent ces 4 médecins assassins  arrive vers nous sans détours
Nous écoutons de l’outre-tombe sa Maman qui nous raconte sa douleur.
Elle demande à sa fille de continuer à vivre, comme un devoir qu’elle lui doit parce qu’un jour elle décida de lui donner la vie, parce qu’elle garde en sa personne ses gênes, parce qu’il faut qu’elle respecte tout ce temps qu’elles parcoururent ensemble attachées en binôme parfait pendant plus d’un demi-siècle.
Les mots de ce unique poème sont accablants et sans concession.
La douleur subie par sa Maman est le récit presque scientifique de ce qu’un être doit subir dans un cas d’infarctus intestinal, nommé infarctus mésentérique.
La Maman victime d’un refus de soins barbare doit faire face à la gravité de son état qui lui interdisait de s’échapper, invalide et en crise elle ne pouvait pas fuir les bourreaux, et sa fille resta emprisonnée avec elle dans la prison de la douleur, enfermées et interdites de quitter les lieux.
Sa Maman resta entre leurs griffes abandonnée à leurs décisions de tortionnaires français et soumise à supporter le supplice, la torture d’une longue agonie qui dura 8 jours…
Le « médecin Traître » la laissa 3 jours alitée, sans la soigner, souffrante et douloureuse et se refuse catégoriquement à l’hospitaliser. Nadezhda désobéit ses ordres. Elle décide contre son gré d’emmener d’urgence sa Maman à l’hôpital privé, où de manière volontaire, en combinaison avec le « médecin traître » lui refusèrent eux aussi les soins d’urgence adaptés à son infarctus mésentérique et décidèrent de la monter au 5ème étage de médecine pour qu’elle agonise comme un déchet pour se nécroser à vif sur un lit froid et dur sans aucune assistance.
Sa fille fut le seul témoin oculaire de son agonie sans sédatifs et du supplice insoutenable de sa mère qui agonisa sous les rires obscènes du Chef de Service.
Tout au long de quatre jours et quatre nuits insoutenables, Nadezhda regarde sa Maman devenir un cadavre vivant et nécrosé, son corps mutilé n’était que les os et la peu nécrosée et remplie ecchymoses. Le lit s’est métamorphosé en cercueil ouvert…

|Livre en fin d’écriture.
Ce livre comme tous les autres ne sera jamais publié en France.]

ANNNEXE
Le Conseil du Désordre des Médecins français vient de condamner Nadezhda. Après une année d’attente le verdict tombe.
Nous sommes devant un « Procès » bien particulier, un procès où son avocat fut interdit de plaider et de la défendre, le procès qui débuta après l’assassinat en octobre 2013 devant le Conseil du Désordre s’est organisé entre eux, à huit clos, violant scandaleusement la loi, outrageant les droits de l’avocat, et privant à la fille de exposer ses griefs pour crime prémédité contre sa Maman.
Le Conseil du Désordre des Médecins condamne la fille du peintre Hernan Gazmuri pour « Accusation Abusive »
Nadezhda est en train de leur payer Les Amendes, des sommes qui sont reparties entre les 4 assassins, mais au profit de l’État français.
Elle vient de commencer un nouveau Procès judiciaire devant la Cour d’Assises aidée par son avocat pénaliste pour les condamner pour maltraitance et crime prémédité avec des circonstances aggravées sur personne vulnérable et sans défense.
Nadezhda nous dit que si elle venait à décéder elle a pris toutes les précautions et laissé entre des bonnes mains le livre qui raconte le crime et son Testament où sont inscrits les noms de ces 4 assassins. Elle souligne ceci : quel qu’il soit la suite de ce nouveau procès, un jour le monde connaîtra les noms de ces assassins.
Cet assassinat fut un harcèlement punitif contre moi, pour deux raisons bien précises, à chaque fois que Maman devait faire un petit séjour d’hospitalisation, je demandais toujours de rester auprès d’elle la nuit, je ne supportais pas de la laisser seule. Maman ne pouvait pas appeler à l’aide, ses mains ne pouvaient pas appuyer la sonnette et elle n’avait aucun instinct de survie, l’abandonner en obéissant le « protocole » aurait été un crime, on ne laisse pas seule dans une chambre d’hôpital une personne si âgée et impotente, ils me criaient de violer en permanence leur « Protocole »
Ensuite ils ne supportèrent jamais mon refus catégorique aux aides d’État, je n’ai jamais laissé Maman aux tiers, et personne ne s’est immiscée dans notre vie. Notre foyer fut toujours fermé aux personnel soignant. Je fus la seule à rester 13 années la seule infirmière de Maman.
L’État français ne voulait que profiter de son invalidité pour résorber le chômage en plaçant du personnel chez nous. Mon refus aux aides, mon acharnement pour m’occuper seule de Maman fut pénalisé avec la mort. Je me suis occupée seule de Maman pendant 13 années jusqu’au jour de la mise en terre dans une « tombe provisoire » de cette République laïque qui fait du business avec la mort et qui définit les castes sociales déterminées par l’argent, les déshérités sans argent pour payer une concession perpétuelle seront persécutés par delà la vie et la mort, et obligés d’enterrer leurs morts en plein terre dans des tombes provisoires en location, pour la courte durée de 10 ans.
A présent dans ce nouveaux procès, la justice devra enfin statuer et donner son verdict loin de loges collégiales, déterminer avec précision les fautes criminelles, et appliquer les pénalités qui correspondent avec la plus grande sévérité.
Moi, l’Apatride, j’ai déjà jeté mon Anathème à ces quatre assassins et leurs complices.
Moi, l’Apatride, j’ai les ai déjà lancé mon Anathème en octobre 2013 et envoyé par courrier au « docteur Traître »
Ils devront mourir de ce même infarctus, ils devront souffrir les même supplices qu’ils infligèrent à Maman. Et, ces mêmes supplices qu’ils provoquèrent pour torturer Maman, devront arriver les atteindre à ces quatre et à leur descendance, au même degré que celui qui frappa maman, pour agoniser soumis dans la douleur indicible et sans aucune assistance, oui, ils devront subir les mêmes douleurs indicibles que provoque cet infarctus.
Je relance cet anathème à ces quatre assassins, à leurs complices qui violèrent la tombe de Maman en novembre 2017, et à toute leur descendance qui partira avec eux en Enfer et pour l’éternité. »

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

Janvier 2018
L’APATRIDE
Note de l’Auteur
LE VIDE
Le Conseil du Désordre saccage un compte en banque qui n’a qu’une misérable retraite de 730€
Les griffes de l’État peuvent gratter ce qui bon leur semble.
Les menaces m’indiffèrent.
Ils ne trouveront que du vide dans une chambre HLM de 15m2 et le même vide sur un compte qui n’aura jamais plus de 730€.
Qu’ils continuent à gratter, menacer et désespérer de ne trouver que du vide. C’est le même vide dans lequel ils me laissèrent en octobre 2013.
La France a tout méprisé, piétiné sur le sacré et anéanti sauvagement deux vies avec leur nonchalance française, elle est si connue, elle est faite d’une légèreté existentielle hypocrite d’où sort le mensonge dans leurs discours écrits et parlés.
Je ne suis plus de ce pays.
Rien de mon travail artistique ne restera ici en héritage.
Dorénavant je suis Apatride.
La France et ces assassins, m’ont déjà pris et supplicié jusqu’à la mort mon seul trésor : Maman.

Nadezhda
L’Apatride