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HAIKU L’AEROPORT

24 juin, 2017 (15:32) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak


L’AÉROPORT

Natsuki se rendit à l’aéroport Charles de Gaulle en taxi.
La veille, elle prépara son unique et petite valise, bien décidée à voyager légère d’équipage. Elle s’avouait incapable de faire adroitement ses valises, c’était toujours sa maman celle qui se chargeait de cet encombrement imposé par les voyages, chaque fois qu’ils devaient se déplacer aussi bien quand son père le faisait en solitaire ou tous ensemble, et sa Maman accomplissait cette tâche avec un calme et une intelligence hors pair. Natsuki restait toujours en admiration devant le remplissage que sa Maman faisait des leurs affaires avec une perfection méticuleuse, car Maman transformait les valises disparates en un carré ordonné avec parcimonie, ces valises débordaient et elles n’exigeaient que deux choses pour être fermées, la meilleure solution c’était de s’asseoir par-dessus, l’autre, en évidence la plus difficile, se décider à laisser la moitié dehors.
Maman s’adonnait parfaitement à remplir les valises et comme par magie, tout entrait dedans, elle mettait ses affaires très lentement et toujours silencieuse comme elle était dans tout ce qu’elle faisait dans sa vie, car ils sont ainsi faits les musiciens, silencieux, ils écoutent leur musique intérieure en silence.
D’un bric-à-brac impossible à gérer pour le voyage, sa mère le transformait en valises faites d’un ordre méticuleux et la valise devenait « un parfait bijou ». Merci pour ton travail parfait maman. Natsuki se noyait dans les affaires qu’elle voulait emporter, rien d’étonnant, elle voulait y faire entrer presque la maison entière, Maman lui disait : « mais pourquoi tu mets autant ! Tu ne vas pas t’en servir de tout ça ! Rends-toi bien compte que tu ne pars que pour quinze jours, on dirait le déménagement et les préparatifs d’un exil ! »
Et son angoisse augmentait en ayant parfaite conscience du poids limite qu’elle devait respecter pour être en règle avec le protocole aérien, c’était le même problème chaque fois qu’elle devait entreprendre un voyage, seule ou avec ses parents, sa mère leur disait en souriant : « laissez, je m’en occupe ».
Cette fois-ci, seule, Natsuki donna préférence uniquement à ses toiles à l’huile qui seraient transportées sorties des châssis et bien enroulées, et à son lourd carton plein de gouaches. Elle ne mit dans sa valise que ses affaires personnelles les plus minimes et indispensables. Elle se dit dans son for intérieur, et si je ne rentre plus en France ? Le rêve absolu ! En fait ce n’est pas la peine de me tracasser l’esprit, je lâche prise et laisse tout dans le placard. Cependant, au fond de la valise, placé délicatement entre ses robes, Natsuki n’a pas pu ne pas transporter Caramel, le nounours de sa maman qui l’accompagna jusqu’à dans son agonie et sa mort…
Natsuki s’habilla de son gros manteau noir, l’hiver était rude, elle se dit, un poids en moins et non négligeable dans ma petite valise.
Natsuki aima fort les aéroports.
Elle aimait les avions et leur rituel magique et majestueux quand bougeant à peine leur corps d’acier à la fois lourd et léger, ils se plaçaient sur la piste pour se préparer au décollage. C’est ce rituel des avions qui ne peut se comparer à aucun autre préparatif du départ parmi tous les moyens de transport existants de par le monde, ce qui la fascinait des avions, c’était paradoxe absolu concentré dans ce morceau d’acier volant. L’avion était pour Natsuki, le luxe suprême d’un hermétisme mystérieux et d’une élégance majestueuse.
Elle aimait tout particulièrement ce moment où l’avion se préparait très lentement à mettre en marche ses puissants moteurs et en faisant ce son sourd mêlé à un puissant sifflement si caractéristique et annonciateur des changements, ce bruit des moteurs qui devient le présage d’un changement brutal, l’ici et maintenant peut changer dans une seconde, ce qui en ce moment est, dans peu de temps ne sera plus, Natsuki vivait ces moments de manière profondément existentielle, et aussi de manière absolument esthétique, car il s’agissait d’une expérience majeure qui occupait tous les registres du sensible, à ce moment-là tout devenait possible et tout devenait potentiellement vrai, elle pouvait enfin effacer son vécu en France, non ses souvenirs, mais son passé. Mais, le passé est fait des souvenirs…Certes, il l’est ainsi constitué, mais même si les souvenirs formeront partie ineffaçable de notre conscience, et de notre inconscient jusqu’à notre mort, le fait d’être si loin de la terre où le vécu atroce a eu lieu, l’être humain répond avec de l’espoir, c’est par une opération psychique mystérieuse que l’être devient capable de répondre et de s’adapter à l’éloignement de manière tout à fait surnaturelle. En fait, elle ne s’intéressait en rien à la psychologie et Natsuki resta très satisfaite de se l’expliquer ainsi, de manière très rudimentaire et presque infantile, elle savait que la France n’existera plus là-bas, très haut dans les airs, et moins encore quand l’avion atterrirai à l’aéroport de Tokyo.
C’est grâce à ce bruit annonciateur des moteurs assourdissants des avions, qui avaient le pouvoir d’annoncer l’effacement indubitable d’un passé ingrat et amer, que Natsuki se dit qu’ils pouvaient effacer le malheur de sa vie d’un seul trait, tel que le clic d’une souris d’informatique nous efface un mail maladroit, ou des mots erronés.
L’aéroport n’était pour elle que le lieu de l’incertain, celui qui fait possible la prononciation du mot « potentiellement vrai », car tout devient possible. Le transit en liberté de la vie, le royaume du conditionnel et l’existence d’un futur proche qu’elle pourrait transformer et faire acte, celui qui serait bientôt son nouveau présent, quand déjà confortablement assise, attachée à son siège et tirée par la force du décollage vers le haut et vers l’avant de nouveaux espaces sidérales, qu’elle serait emportée par ce monstre magique d’acier, qui montant par la voie céleste entre les nuages, l’avion était en train de faire de son rêve une réalité.
L’avion fissurait l’air avec une précision absolue, Natsuki savait qu’elle aurait un présent tangible, fait à sa manière, il serait le lendemain une proche réalité qui commençait déjà à se dessiner entre les échos des conversations des passagers, le bruit sourd des valises roulantes, les haut parleurs qui appelaient les passagers à l’embarquement, et après l’enregistrement, quand la pensée restait un peu troublée par l’émotion du départ imminent qu’elle jeta un dernier regard par les amples fenêtres, devant elle, sur la piste, son avion l’attendait, un artefact immense était prêt pour la soulever de l’enfer de la France, et c’est d’un pas décidé et très énergique qu’elle avança par la passerelle vers son avion.
Une nouvelle réalité commença à se dessiner, oui, il s’agissait de conjuguer un futur proche.
Cela l’apaisait et la ravissait.
Elle se sentait vivante, légère, jeune, rajeunie de trente années en arrière.
Quand l’avion se préparait pour le décollage en mettant en marche les moteurs, et que les lumières rouges de l’extérieur commencèrent à cliquer, ce fut le moment où Natsuki pris conscience du début d’une nouvelle étape dans sa vie.
Sa maman, contrairement à elle, détestait les avions, et elle souffrait une peur indicible à la seule idée de voyager en avion, elle lui disait toujours, « Ma petite, j’adore le train, le bruit « Ta Tac Ta Tum », c’est pour moi, c’est calme, attendrissant, je suis attachée la terre, qu’on ne me fasse pas monter dans les airs ! » Elles riaient.
Et, une fois de plus elle constatait que l’astrologie avait raison, sa maman était Capricorne, signe de terre, Natsuki, était Verseau, signe d’air. Son père Poisson, bien précise sa filiation astrologique par rapport à la date de sa naissance, il aimait profondément la mer.
L’avion de Natsuki, bougeait très lentement sur la piste, elle avait choisi le coté fenêtre. L’avion fit pour une seule fois un mouvement en pendule, en se plaçant sur la piste, il s’arrêtait un moment, le cœur de Natsuki battait au rythme effréné, ses yeux se remplissent des larmes d’émotion, à la perspective du départ de Paris avec la possibilité de ne plus revenir même improbable, devenait pourtant presque certaine en se logeant dans sa pensée d’artiste. Cette affolante possibilité naissait d’une pensée rêveuse et dépourvue des calculs, attitude typique chez les personnes qui vivent raisonnablement.
Mais de quelle ridicule se couvrait maintenant la France et l’avalanche des problèmes qui s’abattaient sur elle au jour le jour, en ce moment, elle pensait qu’il serait mieux que la France se taise et cesse de prendre pour l’éclaireuse du monde, mais si c’était à en mourir de rire.
La France n’était qu’un infime et petit village mis en face de la Russie ou du Japon, elle n’était qu’un petit village qui ne pouvait faire preuve que de survivre comme un pays sur-administré, dépourvu d’imagination et totalement en retard dans tous les domaines de la connaissance, et en faisant proliférer une indubitable quantité d’imbéciles.
Natsuki voyait passer en tourbillon et traverser sa pensée les personnages les plus odieux qui polluèrent sa vie de la puissance mortifère de leurs mots, de ses mortifères actions, et en même temps, quelle joie irrépressible l’envahissait devant la perspective de ne plus les voir, de ne plus garder tant des mots méprisants qui remplissaient jusqu’au coins les plus cachés de sa pensée et de ses neurones, des mots stupides qu’elle n’a pas pu s’épargner d’entendre pendant trente-sept années…
L’avion se plaçait au milieu de la piste, et c’est de ses ailes immenses qui sortaient des lumières scintillantes, elles brillaient encore plus car la nuit tombait, les moteurs faisaient de plus en plus de bruit, l’émotion l’envahissait incontrôlée, l’avion s’arrêta d’un mouvement brusque, cette opération l’avion la fait en émettant toujours le même son, et Natsuki se sentit tirée vers l’arrière de son siège d’un coup sec de l’avion. Elle regarda son voisin d’à côté, il était totalement indifférent à ce qui se passait, mais que se passait-il ? À l’intérieur de l’avion ? Rien de spécial. Pour tout être normal, tout était aussi routinier que pour les hôtesses de l’air, mais pour Naztsuki ce décollage était un rituel esthétique qui avait le pouvoir de l’émouvoir toujours aussi intensément, toujours en éveillant chez elle la même surprise. Les autres passagers autour d’elle restèrent face au décollage, aussi immuables que son voisin, et cette expérience était pour eux, la routinière montée dans le wagon du métro.
L’avion commença à rouler sur la piste.
Un avion qui se métamorphose pour quelques instants en une immense voiture d’acier avec des ailes, c’est quelque chose d’unique.
Pour Natsuki c’était comme s’il se transformait en une voiture de course, car l’avion prenait une vélocité terrifiante pour cette préparation. Il s’agissait d’un rituel initiatique sur terre, jusqu’à ce que ne pouvant plus rouler sur la piste à une vitesse si vertigineuse, l’avion rentre ses roues, et avance vers le haut, vers le ciel, ce ciel qui avait inspiré à Natsuri tant d’éloges lyriques, et vers lequel elle avait toujours prononcé des louanges. Le Ciel était en ce moment son lieu tangible, son unique lieu d’attache vers le futur proche. L’avion se stabilise dans les airs, et elle se détache de sa ceinture, essuie en cachette ses larmes et répond d’un presque inaudible : oui volontiers, merci beaucoup … C’est de ses mots que Natsuki répond à la souriante et douce hôtesse de l’air qui lui offrait une boisson rafraîchissante.
La métamorphose commença. L’avion restait à ce moment-là comme une tranquille maison accueillante pleine d’invités ou rien n’indiquait qu’elle volait à une vitesse affolante déchirant les airs et que son ici et maintenant intérieur était déjà fait, quand à l’extérieur, elle faisait preuve d’aller vers des espaces sidérales aussi abyssales que l’infini et ses constellations.
Natsuri, absolument bouleversée et fatiguée des toutes ces émotions vécues, sourit comme un enfant quand elle entend par les hautparleurs qu’une voix apaisante leur annonce que le dîner sera servi aux passagers dans quelques minutes.
Natsuki ne pouvait pas soupçonner qu’en échappant pour quelques mois de la France pour profiter de ses vacances d’hiver, elle allait rencontrer au Japon, une personne qui lui ferai revivre la malédiction qui lui serait dite à la manière de la coupure blessante d’un HAIKU, coupante et froide comme sa lame, fine et pointue pareille à l’interminable persécution française.
Elle arriva vers 16.55h, à l’aéroport international de Narita. La vieille amie de ses parents l’attendait.
Natsuki n’avait pas voulu croire aux conseils de son directeur des recherches qui lui dit un jour à titre de conseil : « n’oubliez jamais Natsuki que la France ne vous acceptera jamais, pour les français vous serez toujours une immigrée, ce que vous étiez au Japon, votre situation financière stable de jadis, la renommée de votre famille ne vous servirons à rien ici en France, pour les français vous serez toujours une immigrée »
Trente-six années s’étaient écoulées depuis.
Natsuki acquiesçait amèrement que son Professeur lui avait dit vrai.
Si d’aucuns argumentent que bon nombre d’étrangers ont triomphé en France…
Certes.
Natsuki avait une répulsion congénitale pour la célébrité.
Elle détestait les photos, la foule les interviews, tout ce que l’on nomme aujourd’hui la « célébrité ».
Elle aimait le silence et la solitude.
Le Zen était sa vie.
Elle se révoltait uniquement quand on la provoquait.
Par exemple quand il fallait défendre sa mère, quand elle recevait des injustices administratives qui ne furent jamais susceptibles d’être changées pour le bien mais restèrent toujours actives pour n’agir que pour le pire dans sa petite et misérable vie.
Mais pour le reste, le respect à sa liberté était une exigence sine qua non et c’était de même qu’elle l’octroyait à quiconque l’approchait.
C’est pour cette raison que Natsuki répudia les méthodes dictatoriales propres à la France et qu’elle les subissait sans pouvoir s’en défaire de cette intransigeance que la France appliquait de son autorité illimitée et dans tous les domaines de l’existence furent-ils professionnels ou existentiels.
Natsuki se sentait humiliée et ahurie à la fois, ces méthodes dictatoriales de la France lui avaient interdit de mettre en pratique tous ses projets et dès son arrivée.
Allez-vous continuer encore à nous nommer les célébrités du XIX è siècle , pour nous dire que la France protèges « les artistes »?
Ils eurent des mécènes, il ne faut jamais l’oublier, les experts en art, et mécènes à la fois furent très efficaces aussi bien dans le domaine de la peinture que dans le terrain littéraire, d’autant plus qu’à l ’époque il n’y avait pas l’ »avalanche grisâtre » (G.S.) non seulement de thèses universitaires, mais aussi des livres et des toiles qui au lieu d’occuper les murs des luxueuses galeries devraient être placées dans les déchetteries de Paris, tant leur ignorance plastique et leur culte du plus laid est manifeste.
Et les « célébrités étrangères » actuelles ?
Elles sont soutenues soit par les communautés d’origine, soit parce qu’ils ont su se métamorphoser en se pliant bien obéissantes à un pays qui ne sait que dire NON.
Ne saviez-vous pas que la France est le pays du NON ?
Natsuki ne le dit pas pour elle-même à présent qu’elle est hors circuit et à la retraite, Natsuki l’affirme rétrospectivement quand elle était en âge de travailler et qu’elle travailla toujours avec acharnement.
Mais à présent, quand elle reçoit de confidences des personnes qui lui racontent et se confient à elle à la recherche d’un conseil, parce qu’elle a déjà vécu, Natsuki constate que rien n’a changé depuis qu’elle cherchait du travail pour gagner sa vie et soutenir sa mère, et aussi pour se faire une place parmi les français :
Une jeune femme lui dit ceci :
« Je cherche du travail, de partout on me dit NON ».
L’envoi par Internet des milliers de CV maintenant les employeurs, les ministères, les recruteurs n’acceptent que les CV et les lettres de motivation via Internet, un clic suffit.
Elle se rappela de son époque de jeunesse quand elle cherchait du travail et devait rédiger des milliers des lettres de motivation et des CV ensuite devait se rendre à la poste pour envoyer ces lettres que les employeurs jetaient confortablement à la corbeille. Et, entre-temps, elle vieillissait pleine d’espoir de pouvoir un jour dévier le noir destin qui lui donnait la France. Elle attendait.
En vain naturellement.
À présent, cette jeune femme, devant elle lui raconte, elle lui raconte son histoire, semblable à la sienne il y a trente-sept ans auparavant.
Mais, cette jeune femme a une chance, elle a un trésor fragile mais qu’il faut exploiter très vite pendant cette si courte durée qui est la jeunesse, période aussi fragile et d’une destinée pareille à celle d’une merveilleuse fleur qui se fane très rapidement.
Elle regarde le désarroi de cette jeune femme devant elle. Sa jeunesse est brillante. Son énergie à tout épreuve, son CV parfait. Il lui manque de l’expérience, mais cela ne doit être un obstacle, elle avait dit toujours à ses élèves, n’ayez jamais peur de ne pas savoir, il suffit de l’action de votre professeur pour que vous puissiez franchir cette limite de l’ignorance et passer vers le savoir, elle n’exige que d’une écoute et des efforts et la frontière sera franchie, il est de même pour le manque d’expérience, elle s’acquiert, mais les recruteurs se sentent supérieurs en disant NON, vous n’avez pas d’expérience.
Ensuite quand le postulant à de l’expérience un autre Non vient s’interposer entre la France et le postulant immigré ne l’oubliez pas, sur la carte d’identité, il est marqué à vie le pays d’origine.
La France ne voulant effacer l’origine d ce « français de deuxième catégorie » celui qui a été naturalisé français devra trainer son identité acquise tel qu’une empreinte digitale à monter publiquement sur la carte d’identité.
Celui qui a obtenu la nationalité française sera pour toujours un paria, un étranger, un citoyen qui n’est pas des leurs !
Il est très bien étudié ce programme politique et administratif.
Dans tous les cas Natdsuki avait décidé dans ses dernières volontés de mourir apatride.
Natsuki est certaine qu’une fois que cette jeune femme sera convaincue que la France est le pays du NON, le pays d’un NON irrévocable, mortifère, figé comme l’est l’ignorance, la bêtise et la vanité des français, une fois qu’elle fera le constat par elle-même, et non par un conseil qui viendrait de l’extérieur, elle tentera sa chance ailleurs, comme le font des milliers des jeunes cerveaux méritoires d’un OUI, et qui savent que s’ils veulent vivre bien, tout en jouissant d’une « reconnaissance » à leurs efforts, il faut fuir la France.
Et, maintenant qu’il était déjà trop tard pour fuir à nouveau tel qu’elle l’avait fait tout jeune diplômée de professeur, que lui resta-t-il ? Où devrait-elle aller pour trouver de la force nécessaire à la survie ?
Mais au fait, personne ne voulait accepter que si elle avait décidé de quitter le Japon, ce n’était que pour une seule et unique raison : parce qu’elle voulait faire de la peinture en suivant les traces de son père, revivre par elle-même sur la voie d’un passé glorieux qui avait fait de la France la pionnière en matière de connaissances et des théories modernes de la peinture, car aucun autre pays n’avait produit le génie d’André Lhote, aucun autre pays ne pouvait s’adjuger le titre de révolutionnaire et de révélateur des nouveaux principes et des nouvelles théories de la peinture moderne.
Son projet de jeunesse n’avait rien de farfelu, rien de stupide, Natsuki s’était dit que la seule chose qu’il lui fallait avoir c’était de la volonté et sa force de travail, les connaissances elles les avait déjà par l’enseignement de son père, qu’est-ce qu’il lui manquait ?
La pratique picturale et littéraire en France et la reconnaissance à ses efforts.
C’est ainsi préparée et débordante de passion et d’espoir qu’un jour d’hiver elle quitta le Japon pour la France avec le ferme propos de vivre libre en artiste qui avait suivi sa formation dans l’Atelier libre de son père qui l’avait créé au Japon à la manière de Lhote dans les années 28 à Paris, Natsuki était la dernière exposante et héritière de l’École de Paris, comment aurait-elle pu imaginer que cela ne comptait en rien pour les galeristes et les marchands ?
Bien au contraire ses aptitudes et ses tableaux furent anéantis dans le silence le plus absolu, aplatis et écrasés sous les mots de mépris les plus accablants, des mots qui œuvraient tels que des tanques qui passaient sur ses toiles et tout au long des trente -six années, elle avait reçu une seule réponse :
« Ah, mais NON, vous faites de la peinture- peinture, cela ne court pas de nos jours »
NON, vous faites de la peinture- peinture, !
Réponse parisienne.
Si Lhote ou son père avaient vu son travail pictural ! S’ils avaient entendu ces incapables et criminels de l’art !
Mais en totale naïveté, elle poursuivit. C’est fut son erreur. Elle aurait dû fuir avec sa mère dès qu’au début, quand elle commençait à voir les yeux de jalousie et sadisme d’aucuns et à entendre des autres les Non français.
Elle avait cru que la France avait gardé ses valeurs de jadis, ces valeurs qui l’avaient fait jadis un centre de culture cosmopolite, peuplé des individus respectueux où l’artiste était reçu avec les honneurs et les égards qu’il mérite.
Son père recevait de l’admiration et des éloges dès que quelqu’un vérifiait sur sa carte de résident qu’elle avait une inscription de taille : artiste-peintre.
Ah ! vous êtes artiste peintre !
Les portes s’ouvraient.
Le respect s’installait.
Il est clair qu’à présent quiconque prend non un pinceau, mais des broches est considéré peintre et qu’il obtient des bourses en Italie…Mais il faut être conscient que dans ce milieu, les critères de sélection sont faits par des bandes mafieuses qui survivent par les qualités reconnues de chacun de ses membres et faites à partir des catégories précises, mais innommables publiquement, tout le monde le sait mais tout le monde connaît son pays, la France, or tout le monde pratique l’omerta.
Ou bien, et voici un autre exemple des plus révélateurs en matière d’art plastique, quiconque déverse son sac poubelle à côté d’une vieille chaise sortie de sa cave, est en mesure de convaincre un galeriste pour qu’il l’admette comme un « plasticien » et le galeriste, bouche bée lui ouvrira inconditionnellement les portes grandes ouvertes de sa galerie parisienne pour qu’il expose…Ses ordures, non pardon, ses œuvres d’art !
Ou bien un autre exemple du triomphe artistique, il viendra de celui qui se dit poète-écrivain et enfin il arrive à publier soit en solitaire, soit à l’aide de la nouvelle vague des » publieurs » qui sont-ils ? des escrocs de premier ordre, qui ont fait la découverte du siècle, ils ont vu qu’une avalanche d’écrivains restaient jetés dans l’autoroute méprisés par tous les éditeurs, et qui frustrés du manque de « célébrité » et privés d’être des « vedettes » de l’art littéraire, il fallait les « aider » tout en profitant de ses sous, soient-ils faibles ou très confortables.
Les « publieurs » ont trouvé » le trésor commercial grâce à la cupidité et à la vanité explosives des avalanches d’écrivains qui surgissent comme des champignons de partout en France et de par le monde, car la vanité artistique est planétaire, ces écrivains se multiplient de manière prolifique, en terre humide et fertile tel que de géants champignons.
Parfois ils sont mortels, faites-en attentions, car il sera trop tard si vous achetez des livres sans prendre les précautions que s’imposent ceci ne peut se constater qu’à la lecture de ses écrits. Une de raisons pour lesquelles Natsuki ne lit absolument rien des nouveautés « des écrivains » français…elle aime la vie et préserve la sienne.
Oui, les « publieurs » ont trouvé » l’argutie pour gagner de l’argent, ils exploitent les écrivains avides de succès, mais, que-est-ce que le succès veut dire réellement pour ces écrivains-champignons ? Que signifie le fameux « succès » pour ces vaniteux et arrivistes de la littérature ?
« Être connus » et gagner de l’argent.
« Les publieurs » leur proposent une voie intermédiaire entre l’éditeur et l’imprimeur.
Ils sont à fuir ! Natsuki fut escroquée à deux reprises.
La position la plus recherchée pour les écrivains champignons est celle qui peut leur octroyer un vrai éditeur, ceux qui sont assis dans des Maisons d’Édition dites « prestigieuses », anciennes, et en jouissant du prestige des années d’ancienneté, elles ont un nom… Dans le meilleur des cas, le champignon écrivain ou écrivain champignon, peu importe dénommez-le comme bon vous semble, cela ne changera en rien ses qualités, il publiera enfin par le biais des recommandations, pour ce fait, il a su dès le début qu’il devait s’intégrer docilement aux bandes de l’officialité, être un poète solitaire ne lui apportera que des préjudices, tels que les lois de l’ornithologie, et de celles des océans, les poissons et les oiseaux, se procurent la survie grâce à son savoir-faire naturel, c’est en groupes des portées nombreuses qu’ils peuvent faire leurs traversées et rester unis face aux dangers, pour l’artiste contemporain il doit être de même, il doit imiter, non les humains, mais les animaux, l’écrivain champignon ou le peintre champignon, devra savoir s’intégrer et s’approprier de sa condition animale, il devra apprendre à vivre en bande organisée, cela se fait avec excellence dans le monde animal et avec un succès prouvé.
Le piston, est l’arme la plus efficace pour obtenir le succès en art.
Ce mot en argot que les français utilisent avec maîtrise, et qui de par le monde en a la même connotation, est le secret.
Seule la langue et l’accent le différencie, le piston, alors l’artiste champignon sera protégé sous contrat et ses ventes assurées.
Il sera tout à fait probable qu’au bout d’une année il sera proposé pour un prix littéraire qu’il gagnera certainement. Une série d’artistes champignons quantitativement de la nature d’un tsunami attend dehors et fait patiemment la file d’attente.
Les exemplaires de ces nouveautés littéraires débordent sur les étagères des supermarchés littéraires et les déchets des peintres envahissent les galeries parisiennes.
Sur les livres, ce produit qui s’imprime massivement, il y aurait bon nombre de choses à dire, mais une seule est à retenir, il faut bien préciser que ce sont les libraires les derniers à mettre en œuvre ce projet « littéraire » qui se fait finalement acte concret avec l’impression du livre et la publicité obligatoire qui le suit.
C’est enfin la dernière étape de ce réseau qui a le but de finir la trajectoire qui met fin et consacre le périple que les champignons ont dû traverser pour arriver là ! Il s’agit bien des libraires, mais du style supermarchés littéraires.
Et c’est par intermédiaire d’un éditeur, que le champignon écrivain a pu enfin concrétiser son rêve !
Mais vous ne saviez pas qu’il est si facile d’écrire…Il suffit de s’y mettre et vous verrez, les pages s’en suivent facilement les unes aux autres, il y a même des offres payantes avec CB qui vous guideront à devenir poète ou écrivain ! si vous ne le saviez pas, essayez, il vous suffira de vous connecter et cliquez !
Pour le sujet littéraire à choisir ne vous inquiétez pas, car cette merveilleuse époque nous en fourni des tonnes, par exemple le dernier séjour en vacances, les femmes féministes vous raconteront ses derniers exploits sexuels en détail, le sort des immigrés c’est « à la mode » ; il s’agit d’un sujet qui se vend bien, un autre ? La pauvreté des pays étouffés par Bruxelles et la crise mondiale, c’est un sujet assuré, tout comme les sujets profondément géopolitiques et le terrorisme, alors là, vous serez la start des ventes, le portrait des dirigeants mondiaux, et sans oublier les ragots qui s’ensuivent sur sa vie privée, et que grâce à ses écrivains de pacotille a cessé de l’être, et nous ne pourrons plus la nommer « vie privée »
N’oublions pas, la dénonciation que font des écrivains de par le monde sur les oligarques qui ont su assoir leur succès avec des méthodes illicites ce sont les sujets dits littéraires sur « la corruption », soyez certain qu’il sera un des derniers sujets à faire la une chez les éditeurs du moment et acceptés comme entièrement « littéraires »
Pensez-vous que vous obtiendrez l’acceptation d’un éditeur si vous écrivez sur un « amour imaginaire » ?
Si le sujet est exploité en poème lyrique le NON sera bien pire.
Le rire français sera massif.
Il en est la seule réponse que vous obtiendrez.
Il ne sera pas douteux que l’un des éditeurs vous propose d’aller faire un séjour de cure de vos absurdes poétiques, de vos rêves sans attache à la réalité dans la maison de fous de proximité, car même en cela la France administre, tout doit être « de proximité », il n’y a pas de choix possible si quiconque veut « aller ailleurs », si vous tombez malade vous êtes obligé à vous rendre à l’ hôpital de proximité, si un parent veut inscrire son enfant dans une école de son choix ais qu’elle est dans un autre quartier, on lui dira NON, il doit obligatoirement le faire à école de proximité, mais quand un professeur exige de trouver un poste dans le lycée de proximité, alors l’Éducation Nationale française contrairement à ses ce qui se dit de partout dans l’administration française omniprésente et orgueilleuse de ses lois stupides pour les usagers, elle rajoute une pareillement idiote pour les postulants au poste de professeurs, elle dit aussi NON, vous n’avez pas le droit de choisir le lycée tout proche de votre domicile pour aller travailler, Dans ce cas précis, la loi de la proximité ne joue plus. Pourquoi ? Parce qu’une autre loi plus forte et puissante a été faite pour réduire en esclavage les professeurs non titularisés !
Ils doivent sentir ce que c’est d’être administrés.
Allez, riez de bon cœur chers lecteurs, tout comme moi je ris de cette misérable France !
Croyez-vous que vous allez émouvoir les lecteurs français si vous écrivez sur la beauté de la lumière de l’aurore qui arrive vous réveiller dans la solitude de votre chambre ? Ou bien, voici un autre sujet poétique, par exemple si vous écrivez un long poème sur les pensées qui surgissent au fil des heures au bord de la mer d’une nuit bleuâtre qui ramène dans le silence les voix lointaines des morts ?
La France que Natsuki s’était construite dans son imaginaire, n’éxistait point.
La France, le Paris qui l’avait enseigné son père était un mirage.
La France lui avait donné une réponse bien différente, loin des livres bien éloignée des idées malruciennes, et des voies révélatrices de l’art pictural de Lhote, car les « Invariants plastiques » n’étaient nulle part, mais elle avait reçu en réponse une avalanche des « Invariants tragiques » qui la dépouillèrent de tout, le dernier attentant terroriste fut l’assassinat que ces 4 médecins perpétrèrent avec préméditation à sa mère en 2013 en lui refusant les soins, la torturant sans assistance jusqu’à la faire mourir dans des circonstances effroyables et inimaginables dans ce pays qui fait de gargarismes de sa fraternité, la mort la plus atroce et indigne lui fut appliquée et Natsuki fut forcée à voir sa mère souffrir sous ses yeux sans sédatifs pendant 5 jours d’agonie.
Natsuki avait voulu fuir de la France en 2013, mais après l’enterrement de sa mère elle avait dû commencer le Procès pour punir ces 4 assassins, et sans argent, le projet tout à fait logique de quitter la France se voyait interdit uniquement par son dénouement financier le plus absolu.
Elle venait d’avoir 60 années, âge où de par le monde les portes de la vie se ferment pour une femme.
Oui, Natsuki avait reçu de la France une réponse abominable, non seulement l’interdiction à sa titularisation bien méritée pour sa formation et son expérience comme professeur de japonais, les inspecteurs et les correcteurs lui donnèrent une réponse propre à la France de nos jours, prétentieuse, dictatoriale, ignorante et de mauvaise foi en matière de culture scolaire et pédagogique. La France est le pays qui ne sait pas enseigner les langues, la preuve ?
Aucun bachelier ne sort de sa longue scolarisation en parlant couramment une langue étrangère ne serait-ce que dans ses rudiments de communication les plus élémentaires et Natsuki appliquait dans son enseignement une méthode parfaite, ses élèves arrivaient à parler le japonais, ce qui éveillait la jalousie de tous les « supérieurs hiérarchiques ».
Elle était contre les concours, elle savait que diplômée en pédagogie à 25 ans, en ayant fait dès son arrivée en France, les équivalences en Sorbonne bien couronnées d’une Maîtrise avec Mention et d’un D.E.A. elle avait suffisamment de bagage intellectuel et pédagogique confirmés pour être titularisée.
Une inspectrice japonaise qui l’avait convoquée et observé lors d’un de ses cours lui dit :
« Que-est-ce que vous nous faites avec ce refus stupide de ne pas passer votre CAPES, laissez vos théories de côté, ici ce qui compte est votre avenir, pensez que vous êtes seule avec votre vieille mère, vous devez penser à votre avenir vous êtes seule, pensez-y !
Vous allez vous inscrire tout de suite au CAPES Interne, car vous êtes en exercice, vous l’aurez tout de suite »
Natsuki lui obéit.
Ensuite, ses collègues et ses élèves attendaient avec impatience le résultat. Natsuki était très aimée dans les lycées, les collègues attendaient avec hâte le jour de la publication des résultats.
À l’époque Natsuki n’avait les outils d’informatique alors c’est en groupe que ses collègues bien amusées dans leur entreprise, se rendirent sur place pour regarder son nom sur les listes du Ministère.
Qu’est-ce qu’elles découvrirent ?
Que Natsuki avait obtenu un 0 !
Un tollé se produit ensuite dans la salle des profs, l’une d’entre elles lui dit : « Mais c’est incroyable moi qui suis une bousilleuse en japonais, j’ai eu on CAPES, c’est le comble ! »
Les élèves s’écrièrent : « Madame on va faire une grève ! »
Le Proviseur lui avait demandé d’écrire un LAR au Directeur du Jury pour d’une part, lui demander une copie de l’examen et d’autre part lui exiger une réponse à ce zéro pointé.
Natsuki lui obéit.
Dès l’arrivée de la lettre du Jury, elle se la tend.
Elle n n’avait pas voulu la lui ouvrir avant, elle lui laissa la priorité.
Elle frappe la porte du bureau du Proviseur, il ouvre la lettre et lit les premières lignes de sa copie du CAPES, il la lève de sa main droite, se met à distance de son fauteuil, lève les yeux aux cieux et s’écrie !
« Mais qu’est-ce que vous avez fait ! Natsuki vous devez savoir qu’avec la rédaction d’une copie pareille, vous donnez une gifle aux correcteurs ! dès la première ligne de votre copie je vois déjà que vous faites l’étalage de vos connaissances, cela ne s’admet pas en France, mais qu’est-ce que vous m’avez fait avec ce CAPES ! Vous devez vous faire petite ! »
Nous savons que les supérieurs ne supportent pas que soient les étrangers ceux qui détiennent un savoir plus performant en qualité que ceux des français. Ils le ressentent comme un affront de lésa majesté !
Il est interdit pour un professeur immigré qu’il ose démontrer dans son exercice professionnel un savoir-faire et une maitrise des connaissances bien supérieur à celui qu’ils prétendent en posséder.
C’est là qui réside leur stupidité, leur vanité la plus imbécile.
Ce zéro dans sa copie injuste et ridicule en réponse à son savoir aurait dû être sanctionné par le Tribunal administratif en 1999 quand elle se résout à passer un concours bien contre son gré, mais elle avait obéi à l’inspectrice japonaise. Elle savait qu’au fond l’inspectrice avait raison, et en fin de compte qu’est-ce que pouvait lui couter de s’inscrire et passer finalement ce fameux CAPES.
Elle aurait dû faire ce procès a l’Éducation Nationale, mais les avocats lui avaient assuré que ce serait du temps perdu, personne n’ose dénoncer les injustices venues d’une mafia organisée comme celle de l’Éducation nationale, ils lui dirent que dans le passé ils avaient tenté de défendre des professeurs sans aucun résultat. Natsuki resta avec l’échec et continua à travailler comme suppléante. Ce qu’à présent lui donna une retraite misérable au seuil de pauvreté. C’est cette retraite misérable qui lui interdit de quitter la France, et Natsuki n’avait qu’une seule souffrance : rester immobilisée dans le pays de l’échec intellectuel et artistique et de surcroit le pire des châtiments que la France lui avait infligé : l’assassinat de sa mère.
C’est ainsi sali de son âme qu’elle essaya de lutter pour se nettoyer de la saleté humaine de ce pays.
Elle fait un voyage à l’envers.
La torture et mort de sa mère sous les ries du Chef de Service qui se moquait de sa souffrance et de son agonie sans sédatifs, la persécuterait sa vie durant.
Inutile de s’échapper, et tel qu’un survivant des horreurs de la guerre, Natsuki savait qu’elle devrait vivre avec cette horreur infligée et que cette horreur que lui avait donné la France, la forcerai à poursuivre son chemin avec l’horreur en parallèle.
Elle le savait. Elle avait la force intacte pour ne pas défaillir.
L’éducation de ses parents, leur souvenir, étaient la seule force existentielle qui de l’au-delà lui donnaient la force de vivre.
Trois années s’étaient écoulées depuis l’assassinat de sa maman, elle surmontait en silence sa souffrance.
En sachant que toute possibilité de changement lui était absolument prohibée, elle épargna de l’argent et au bout de trois années de se priver de tout, décidée à sa sacrifier, sans sortir de sa cellule de 15m2 où elle survivait difficilement, car elle est claustrophobe et la petitesse de sa chambre ne lui laisse même pas de l’espace pour circuler, Natsduki ne se laissa pour vivre que le strictement nécessaire, c’est de cette manière de vie en recluse et survivant misérablement qu’elle arriva à réunir tout juste pour le prix du billet d’avion et un peu de bricolage pour la survie bien calculée et très étroitement calculé pour le séjour d’un mois au Japon.
Natsuki se dit qu’elle devait fuir la France au moins pour se ressourcer bien loin de l’enfer de Paris.
Pour mettre en pratique sa décision, et malgré les trente-six années d’absence, elle se décide d’aller voir le paysage actuel de son pays natal.
Que pouvait bien lui offrir le Japon à son âge déjà cataloguée comme une femme vieillissante ?
Rien, bien entendu, cependant elle tenterait de se faire une minuscule place transitoire au sein de dans la multitude vertigineuse de la ville, Natsuki voulait se fondre dans la foule, discrètement, sérieusement comme sont les japonais, comment y parvenir? Tout simplement en sortant sa clé USB remplie de ses livres et quelques tableaux mis en rouleau et son carton des gouaches.
Sans espoir de s’y réinstaller, mais seulement pour explorer le terrain et voir si ses deux registres d’art, la littérature et la peinture, qu’elle possédait avec maîtrise pouvaient lui être utiles pour s’en sortir financièrement et la sauver pour vivre dignement de son art quelques années avant de mourir.
Son projet et ses prétentions n’étaient pas démesurées, mais le seul obstacle était son âge.
Parce qu’à 63 ans, toute pensée qui tenterait de broder dans l’imagination un changement heureux resterait vaine, tout projet pour s’en sortir ailleurs serait un absurde et tout rêve, insensé.
La limite qui impose l’âge biologique est bien présente de par le monde, mais sa vitalité et sa force de caractère lui indiquaient qu’il fallait tenter sa chance encore une fois de plus, avant de mourir
Natsuki croyait fermement au destin, elle avait de l’espoir malgré ses tragédies insurmontables car l’éducation orientale de ses parents restait comme le pilier indestructible, elle se résumait à trois composantes, travail soutenu, fermeté de caractère et patience.

HAIKU PREFACE

20 juin, 2017 (00:56) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

                         HAIKU

PREFACE

Il ne faut pas se leurrer et penser que les volontés littéraires qui garde cette hybride structure narrative ne sont porteuses que d’un seul message romanesque, parce que cette nouvelle exhibe des éléments qui vont nous dérouter en permanence par le mélange des genres et le singulier résultat que ressortira de la polyphonie des formes et des voix.
La description narrative est riche en couleurs qui sortent d’une palette plaine de nuances, elle servira de toile de d fond à une action presque nulle, mais qui a la valeur de s’activer  et de se mettre en marche de par le dynamisme des dialogues, ils sont de la plus haute importance, car ils mettent en valeur les mots et en même temps ce sont les mots qui font vivre les trois personnages principaux de la narration: FRANCE, bibliothécaire et archiviste qui représente la femme française qui pour sen sentir vivante parce qu’incapable d’aimer, elle est frustrée dans sa vie et malade psychiquement, elle ne se sent vivante que quand elle prononce des mots coupants comme la lame d’un HAIKU, ses mots maladifs sont le vrai personnage  central de cette nouvelle, des mots exhibés dans tout son pouvoir mortifère.
KAHOKO, la vieille amie experte dans la cérémonie du thé que peu de jeunes japonais exercent à présent et NATSUKI la voix narrative ui sert de contraste à FRANCE, voix et personnage narratif, elle est toujours en mouvement d’actant principal, mais capable de faire un retrait de sa voix critique, socle de la narration, pour laisser la place aux dialogues, aux descriptions de la nature et de la ville.
La description du  Mal suprême est mis en évidence  dans l’espace littéraire par les mots qui font le portrait de FRANCE, l’archiviste française dont le Mal en tant que conception abstraite se met en mouvance par ses actes perfides.
France n’est capable que d’exercer de la méchanceté patiemment élaborée, elle est le résultat de la jalousie féminine congénitale vis-à-vis d’une autre femme, dont elle ne cherche qu’à la rabaisser, ses mauvaises actions font preuve de combien de méchanceté est capable la femme féministe quand elle a acquis le pouvoir pour l’exercer à l’encontre d’une autre femme.
Les actions de France donnent toute la signification et sont d’une portée très significative parce qu’elles arrivent à exprimer la pensée de la femme indépendante qui grâce au pouvoir que son stabilité financière lui octroie se permet des libertés d’action et des écarts d’insolence langagière qui dépassent les limites du supportable
C’est ainsi que FRANCE brandit ses armes langagières et se vante bien prétentieuse de son pouvoir féminin face aux hommes français, ils sont décrits par NATSUKI comme des «hommes mousseline», sans qualités et sans caractère.
France se conduit pareillement face à NATSUKI, le protagoniste féminin qui sert de contraste à France apparaissant comme le verso le plus radical de la femme féministe française.
Est-ce seulement la primauté des mots mortifères qui prononce France, ceux  qui sont choisis avec l’intention de rabaisser « son amie»  et qui s’octroient le rôle de personnage principal?
Est-ce le microcosme existentiel des individus façonnés tous à la manière de cette archiviste française résident depuis des nombreuses années au Japon, celui qui a déclenché le tsunami qui provoqua la fin de l’Art et de la culture dans ces derniers siècles?
Une seule vérité est formulée sans détours par NATSUKI, cette vérité nous dit que l’amitié entre une femme orientale et une occidentale est vouée à l’échec.
Est-ce la tragique théorie de NATSUKI, la seule qui restera comme irrévocable en l’Occident ?
Il est une théorie tragique, certes, mais à la fois clairvoyante et remplie de tendresse et d’admiration pour l’Orient, parce qu’il a su garder toutes les valeurs d’un passé millénaire au sein  même de sa modernité, parce qu’il est resté vivant, indestructible, résistant aussi bien aux catastrophes naturelles qu’à celles provoquées par l’inconscience des hommes. L’Orient vit d’un passé qui fait le socle de sa modernité, et qui nous dit que l’Occident, la France tout particulièrement est restée comme l’égérie non des vertus, mais des vices des mutilés de l’âme, de la barbarie faite femme: FRANCE est celle qui représente l’incapacité totale de faire des mots un partage humain, la raison d’être de toute véritable amitié.
L’Occident a détourné les échanges d’amitié en slogans de fausseté verbale et de fausseté humaine ; partagés entre les « assiciations solidaires » et les « réseaux sociaux », manifestation déformées de l’humain et valables pour les avalanches incapables de descendre à la réalité, parce que tous sont déjà depuis des années, irrémédiablement mutilés du plus profond de leur conscience de femmes et d’hommes européens.
Ne serait-ce donc cette théorie celle qui correspondrait le mieux à décrire l’essence du message romanesque de cette nouvelle?
Ou bien, ne serait-ce qu’en fin de compte un lucide et accablant plaidoyer de la suprématie des valeurs de l’Orient contre l’Occident ?
Le partage des mots entre NATSUKI et KAHOKO, la vieille amie des  parents
disparus sont échangés quand toutes les deux ses sont réunies pour la dernière fois à l’aéroport de Tokyo Narita, avant que NATUSKI se rende à l’évidence de qu’elle est obligée de rentrer en France.
Répondent -ils à nos interrogations ?
« Tu sais, dès que je serai de retour en France, de retour à ma chambre minuscule, je ne suis sure que d’une seule chose, dorénavant je n’aurai plus aucun contact avec les français, il est une chance pour moi qui suis déjà à la retraite que je n’aie plus d’obligation de maintenir le moindre contact avec l’extérieur, avec la France.
Même si ma retraite est misérable, et que je serai obligée jusqu’à la fin de mes jours par dictât de l’État, à savourer la misère en amère réponse à mes 36 années de travail en France, sans pouvoir d’action pour exercer ma liberté» dans les domaines qui étaient jadis les miens, je ne verrai ni ne parlerai plus jamais avec les français, et ne sortirai de ma cellule que pour le strictement nécessaire : une courte présence au supermarché, lieu privilégié pour mettre le thermomètre sociétal du Paris d’aujourd’hui.
Tu sais, là-bas, à Paris, le métro et les rues de la ville sont comparables à des catacombes où règne l’insalubrité absolue, les musées restent impénétrables par les queues d’attente insupportables et incompatibles avec la visite des œuvres d’art, la foule et la prédominance insolente de la populace est de partout et elle est toujours « connectée » voire totalement irrespectueuse vis-à-vis de voisin. Tout dans la société française nous oblige au retrait, le transport en commun est infernal et comparable à celui des pays sous développés, les files d’attente sont de partout interminables, les lieux publics sont le centre de l’incivilité la plus accrue, ils se remplissent des cris d’enfants mal élevés par des parents aussi mal polis qu’eux, et le contact permanent avec cette ville devient insupportable parce que Paris est une ville sale et bruyante qui se plaît et se nourrit de ses propres vices et de sa décadence très confortablement et avec une stupide vanité»
Le sujet principal restera la trahison de l’amitié d’une femme française, tragiquement malade de méchanceté, mais puissante et capable d’une unique capacité pour faire du mal : Ses mots coupants comme un HAIKU qu’elle prononce pour qu’elle restent indélébiles à tout jamais dans la conscience de NATSUKI.
Mais FRANCE méconnaît la force de caractère, la puissance de l’esprit et de l’Art chez une femme orientale qui est de surcroît artiste ?
NATSUKI a su se défaire des mots sortis de l’HAIKI de France.
C’est en nous les faisant présence littéraire et partage que ces mots de France, la femme archiviste, resteront comme un leçon ineffaçable dans la conscience des hommes ; puisque ces mots crient l’indélébile portrait de la femme occidentale, féministe, indépendante et puissante de son argent, ce sont ses mots qui ont pu construire ce tableau des plus naturalistes et réels, que nous puissions trouver pour nous décrire la société féminine actuelle et, dans le même temps, ils dessinent le portrait d’une France en ruines qui n’est plus capable d’exhiber au monde aucune qualité.
ISBN : 9782916501383

HAIKU

17 juin, 2017 (12:07) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

HAIKU

DES MOTS…COMME UN COUTEAU JAPONAIS

« Dire le secret d’autrui est une trahison, dire le sien est une sottise »
                                               VOLTAIRE

Cette nouvelle de Nadezhda Gazmuri-Cherniak nous emmène au Japon, lors de son séjour d’hiver le protagoniste féminin, NATSUKI, se rend après vingt années d’absence à son pays d’origine, le Japon, avec l’intention de se reposer des torts de la France, son pays d’adoption et, de profiter par la même occasion de finir une vieille recherche littéraire, or ce retour à son pays natal est marqué par les mots qui au lieu de lui apporter le repos tant souhaité, lui a fait rencontrer hasardeusement une femme qui détournera de fond en comble ses intentions d’un séjour paisible : France, une française chargée des archives de la Bibliothèque Nationale de la Diète.
Nous ne prenons conscience de cet épisode que par les mots, les vrais personnages, car il n’y a que très peu d’action, et l’intrigue se centre dans les mots. Le sujet de cette nouvelle est ce trajet vers les abîmes existentiels du personnage central, France, une femme malade de l’âme qui est comparée par ses mots et ses actions à la lame de l’ancestral couteux japonais, qui est reconnu de par le monde comme le plus dur, tranchant et implacable par les qualités inégalables de sa coupe.
Les mots, nous envahissent, rien que les mots accompagnés des maléfiques actions soigneusement tissées par France qui sont nées de son cerveau malade capable d’obscures motivations, elles n’ont d’autre intention que de détruire celle qui se trouve de passage au Japon, ces mots nous donnent une leçon de vie, c’est dans ce portrait féminin de France, peint de manière lucide et terrifiante que nous prenons conscience de quoi est capable le « pouvoir féminin », il nous laisse terrifiés une fois de plus, n’oublions pas la première nouvelle « Madame Y, la Hyène -Crapule de Colmar, dans cette Nouvelle, nous sommes situés presque dans la même perspective qui nous faire entendre un personnage troublant de méchanceté, il est peint sans concessions et il se laisse connaitre uniquement par ses mots, des mots que France prononce pour qu’ils lui servent à la manière d’un sabre japonais qui porte l’estocade mortelle ; cette fois-ci avec l’intention d’éliminer celle qui apparait aux yeux de France comme la cible parfaite où décharger ses mauvais instincts féminins.
Mais, France ignore que cette jeune femme japonaise NATSUKI, contrairement à elle, est dotée et douée d’une culture millénaire et elle sait esquiver l’estocade langagière avec le silence et le retrait, deux armes méconnues par l’Occident.
C’est en essayant d’échapper à la France qu’elle rencontre précisément une française qui fait échouer son séjour vacancier, mais qui lui donne l’expérience des mots qu’elle nous a fait Nouvelle, des mots venus du Mal suprême, des mots féminins qui ne peuvent être comparés qu’à la coupe sibylline et précise d’un HAIKU.

ISBN :978291651383

LA CRIANTE ABSENCE D’ESPRIT CRITIQUE EN FRANCE

15 juin, 2017 (12:06) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

LA CRIANTE ABSENCE D’ESPRIT CRITIQUE EN FRANCE

Dans aucun pays plus qu’en France dès qu’on ose faire de la critique sociale il y aura toujours un esprit avisé qui commencera à excuser nos griefs, peu importe vers quel domaine ils sont adressés, étant donné que cette époque est prolifique dans ses torts et équitablement répartis dans tous les domaines nous en avons nombreux à étaler.

De Quelle manière répond le citoyen français dès qu’il entend une critique vis-à-vis de l’échec scolaire, de l’injustice sociale, des abus au sein de l’administration, des lois stupides qui encerclent l’individu broyé dans la stupidité assermentée ?

C’est en faisant la comparaison à la guerre.

Avec une dialectique de l’horreur et des réflexions dirigées vers des points extrêmes qui sont avant tout « incomparables » et qui ne peuvent pas se prêter de par leur nature à faire des comparaisons, il y donc une contradiction philosophique de taille.

Qui pourrait le contredire ? Tout infortune est anéanti devant la comparaison devant les bombes et face aux égorgements des terroristes, si quelqu’un se plaint d’être mal logé on lui dit de se taire, car il y a d’autres qui sont SDF, si l’on parle de chômage on lui dira qu’au moins il est en vie et pire, on lui retorquera qu’il n’est pas le seul, comme si la quantité des malheureux allait diminuer sa propre souffrance de vivre sans le sou !

Étrange manière de raisonner celle des français !

Alors, dans un premier temps je me suis demandé si dans leur cursus du secondaire, les français avaient eu une petite formation de philosophie, il parait que oui, mais seulement une année, mais est-ce que le peu de temps passé en Terminale à apprendre à penser…Mais encore je me demande ceci : est-ce que les professeurs de philosophie ont le souci d’enseigner à penser et dans e même temps à développer la pensée critique ?

fait des français une société dépourvue d’esprit critique ?

En partie oui, mais ce manque de formation vers un développement de l’esprit critique est délibéré afin de ne pas former une société éclairée, il est si facile de commander une société aplatie, or les programmes de l’Éducation nationale et les laquais qui les mettent en œuvre, travailleront dans une voie unique vers l’enseignement canonique en évitant soigneusement toute possible exercice libre de la pensée.

Savent-ils que si la pensée n’est pas libre et critique elle ne l’est point ?

La société française s’est formée donc par ordre magistériel d’un caractère disposée vers la complaisance et douée d’une mauvaise foi hors pair.

Les cours de philo en France sont dirigés par l’E.N. où la tâche d’enseigner la philosophie revient à des professeurs qui au lieu d’enseigner à penser et à développer l’esprit critique ils sont préoccupés de « passer le programme » rapidement et noter les élèves sur leurs connaissances d’une réduite « érudition », moyennement livresque et du style Wikipédia, où le programme une fois bien « passé » n’aura d’autre but que celui de servir à « passer le Bac ».

Ne rêvons pas de trouver parmi eux un professeur de Lycée tel qui fut jadis, Vladimir Jankélévitch dans ses débuts de professeur de lycée, il disait à ses élèves : « Oui ce que dit Platon, Kant, c’est très bien, mais ce qui m’intéresse est ce qui pense cette petite tête »

Eh, bien oui, cette méthode d’enseignement n’existe point en France, or les générations se sont construites au sein d’une société ignare et de mauvaise foi.

L’ignorance peut se corriger, en revanche la mauvaise foi c’est impossible. Elle est tenace et puissante.

Pour assoir et enraciner l’étouffement de la parole de vérité, la société a ses méthodes et devant nos griefs ils sortiront toujours un éventail rempli d’excuses dont l’ignorance est manifeste.

Il est de même si nous déplaçons note critique ou notre analyse vers des sujets que personne ne veut admettre comme formant partie de nous-mêmes, c’est une chose que d’oser de faire de la critique sociétale, c’en est une autre d’analyser aux rayons X la version noire de notre propre « condition humaine. »

Dès qu’on parle du vieillissement, l’omerta est plus grave, car il est en fin de compte un problème essentiellement existentiel dont les gens pratiquent la stupide politique de l’autruche.

« Lors que nous avons dépassé le Zénith de la vie, la société nous interdit de nous ébaucher, la culture devient culture-fardeau, nous ne la comprenons plus, et elle, elle nous fait comprendre que devenus vieille ferraille de l’esprit, nous sommes bons à mettre au rancart de l’époque. En vieillissant, enfin, nous devons vivre avec l’idée de mourir, impudence, scandale, humiliation à nulle autre pareille, que nous acceptons, non pas humblement, mais humiliés. »

                                                                       DU VIEILLISSEMENT

                                                                                     Jean AMERY

  1. 191
  2. Quand dans mes articles je fais de la « critique sociétale » on me dit que je suis « en souffrance » Or, mes « souffrances » ne sont pas réductibles à des articles sur un réseau professionnel et, la nature de mes critiques sociétales n’ont aucun caractère psychologique, mais uniquement intellectuel et financier. Sur la souffrance morale, spirituelle, il faut dire que ce n’est pas ici le lieu où l’on doit lui réserver une place d’exposition, les souffrances de cet ordre-là ne sont pas matière à discussion dans la place publique, elles ne peuvent s’exposer qu’en discours littéraire parce qu’intransmissibles et inabordables par quiconque voudrait intervenir devant « l’impossibilité d’appréhender le moi », nous disait Malraux. Il y a matière à discuter et servirait à écrire un livre.
  3. Quand j’expose comme principal obstacle au changement radical d’une situation comme seul actant la vieillesse l’on me répond que la « vieillesse » est belle, et que chacun doit vivre son âge, etc., etc., on fait de la littérature d’un sujet concret, biologique et aussi existentiel qui est d’une réalité écrasante dont personne ne peut se soustraire à admettre comme la seule frontière aux rêves et à la volonté de changement existentiel, et dont aucune dialectique ne peut lui faire face, tout comme la mort ils ont des sujets face auxquels nous constatons notre impuissance absolue et dont toute volonté de changement sera bloquée.

Les croyants nous parlerons de la vie dans l’au-delà, une autre manière de fermer la discussion dialectique, inutile de leur répondre que nous ne critiquons que la vie d’ici, notre pauvre vie temporelle dans cet « ici et maintenant ».

Inutile de leur dire aussi que les dogmes sont en dehors de toute pensée dite « philosophique ».

Alors on opère de manière différente, on attendrit le sujet de manière lyrique, même si les personnes ne sont douées ne serait-ce que d’une virgule d’aptitude poétique, et pour nous anéantir, ils décident alors de nous faire de la « littérature » …Veulent-ils nous faire de la sensibilisation sociétale de la « vieillesse » ?

Non, ils ne font que du kitch, de la sensiblerie.

Dans notre courte vie d’hommes et des femmes, il y a un seul barrage insurmontable et qui vient aggraver les circonstances probablement malheureuses d’une vie, elle est d’ordre biologique voire existentiel, les limites pour agir au profit de soi-même qui nous impose la vieillesse.

Si la jeunesse et la maturité ont été anéanties par un quelconque malheur sociétal ou personnel, il sera impossible de le corriger à l’arrivée du grand âge, les sociétés de par le monde ont été construites pour renforcer administrativement les limites imposées par la vieillesse et les chargés d’appliquer les limites au sein de l’administration se plaisent fort d’agir et d’exercer les lois de la sorte, pour que ces digues renforcent celles qui imposent le vieillissement, et bien avant qu’il ne vienne sonner l’heure de la fermeture officielle du cercueil.

 

 

 

AMOUR

6 juin, 2017 (10:44) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

AMOUR…AMOUR…AMOUR

 REGARDE LÀ BAS AU LOIN…

Adagio

Amour, tu sais combien l’espace est infini

Tu sais combien est infinie la distance qui s’étend implacable

Tu sais combien de temps il faut attendre

Pour que l’hiver fasse son entrée somptueuse

L’arrivée silencieuse et gelée du prochain hiver.

Amour, tu sais combien il est difficile

D’entretenir un dialogue soutenu avec le silence

Tu le sais, je sais que tu le sais…

Tu sais que je reste en dialogue permanent

En dialogue secret avec le firmament.

Regarde, là bas, au loin comment scintillent les étoiles

Regarde les vagues tumultueuses de la mer

Ecoute le murmure de la brise marine qui s’approche

Qui caresse mon visage avide d’un vent hivernal

Regarde là bas au loin…

Amour, combien est longue l’attente

Combien les heures se persécutent

Les unes contre les autres

Regarde là bas au loin

Le Ciel qui se ferme en violets obscurs

La nuit qui balaie nuages, minutes angoissantes

Elle arrive enfin de loin

Le Silence me serre dans ses bras

La nuit ferme la conjugaison des verbes incertains.

Le Froid me serre fermement

Amour, le Silence me serre dans ses bras

Il interrompt l’angoisse du vide

De paroles, gestes et regards

Amour, tu sais que je sais

Je sais, oui, je sais rester dans l’ombre

De cet espace secret

Ici personne ne vient perturber

Personne ne vient troubler

Personne ne frappera jamais à ma porte

Personne que toi, ne pourrait

Avoir le droit de traverser

La frontière étanche de ce jardin

La fermeture que j’ai déjà mise à double tour

Personne ne pourra laisser

 Grandes ouvertes fenêtres

Portes, couloirs, escaliers, corridors

Et laisser la stance sans abri

Et personne ne pourra me faire regarder

Le printemps qui ne viendra plus jamais

En me faisant un appel fleuri

Pour me faire sourire en repoussant la douleur

Personne que toi, ne pourrait me faire sourire

Amour, regarde là bas au loin…

Le vent qui arrive caresser mon visage

 Avide du vent hivernal

Amour, le jour s’est levé

Le froid me serre dans ses bras

La nuit, je n’ai pas rêvé

L’aube éclaira tôt la chambre

Le vent frappa d’un sifflet aigu

Je n’ai pas voulu l’entendre

Je fis le silence

Je veux que seule ta voix

Soit celle qui remplisse jusqu’aux coins

Oubliés, les nuances cachées

Dans la douce souvenance…

Amour, écoute ma voix qui t’appelle

C’est ma voix qui dans un murmure

Te dis ce que personne ne doit savoir

Ce que personne ne doit entendre

Ce que toi tu sais, je sais que tu sais…

Que je sais rester dans l’ombre.

[…]

AMOUR

Livre de poèmes

[En écriture]

ISBN : 9782916501383

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VOUS AVEZ DIT CULTURE FRANÇAISE?

5 juin, 2017 (11:57) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

VOUS AVEZ DIT CULTURE FRANÇAISE ?

« Gide : Il n’y a pas d’imbéciles dans vos livres

Malraux : Je n’écris pas pour m’embêter, quant aux idiots la vie suffit ! »

 

« Des imbéciles. Imbéciles. Les imbéciles. C’est à ne pas croire. C’est lui qui vient de dire ça. Lui-même. C’est de sa propre bouche que sont sorties ces mots étonnants : des imbéciles. Ces gens-là, regardez, je vous les désigne, regardez-le bien. Vous voyez, ce sont des imbéciles. Les voici. Ils se nomment ainsi. Ils sont là devant nous, immobilisés. Ils sont tout raides comme inanimés. »

                                                                       Disent les imbéciles.

                                                                        Nathalie Sarraute

Le seul domaine où l’art n’admet pas la tricherie c’est la musique L’écriture, et la peinture nous font preuve du contraire depuis une quarantaine d’années, les années 70 furent décisifs, date où la tricherie et l’escroquerie se marient dans une joie partagée et ce couple nous a fait preuve qu’ils peuvent parfaitement aller de pair dans le meilleur des mondes parisiens.

Il y a des injustices impardonnables aussi dans le domaine musical, par exemple le dernier concours Reine Elisabeth où le premier prix aurait dû le recevoir le jeune Ivan KARIZNA, mais étant donné que tous les participants sont des musiciens d’excellence, il ne peut y avoir de polémique, cependant le public n’est pas dupe, ils ont donné leur avis de manière très aristocrate comme le protocole l’exigeait…Je me demande ce qui lui est arrivé à Misha Maysky comme membre du jury…Ivan KARIZNA méritait le premier prix, il est de la même puissance interprétative et d’égale sensibilité musicale que Lukas Vondracek l’est au piano. Mais ceci est un autre sujet. À Karizna je lui aurais conseillé de choisir un autre pays pour son perfectionnement, mais…ce que je dis reste de la littértature.

Daniel-Henry Kahnweiler à bien signalé la fin de la peinture lors d’un de ces derniers entretiens à la radio en dénonçant la vague des galeristes et des modalités mercantiles et mondaines qui commençaient à s’instaurer à Paris, oui, il n’y aurait plus jamais ce « On était-là … » Ce que disait Kahnweiler pour décrire son activité :« mes galeries et mes peintres »

Paris fut ce centre unique dédié à la peinture moderne par ce halo de vérité et de grandeur qu’il réservait à la peinture qui brillait en toute son splendeur, Paris était pour un peintre le pays de destination par excellence, j’avais en plus des racines « plastiques » à faire valoir de par ma formation.

Il faut analyser avec la plus rude sévérité mes fautes, formée dans le socle de l’école d’André Lhote, il fallait faire un tour avant de venir faire de Paris ma patrie d’adoption artistique.

Il aurait fallu prendre plus au sérieux les critiques qui formule André Lhote en tant que maître au sein de son atelier libre, 33 rue d’Odessa dans les années 30. Le traité du Paysage et de la figure en témoigne, ce sont des cours d’une rigoureuse et lumineuse pédagogie plastique. Lhote critique la superficialité des élèves qui vident son atelier si par deux fois il propose le même modèle !

Au lieu de résoudre des problèmes plastiques d’après un même modèle ils exigent la « variété » sans se poser aucun problème plastique à résoudre, ils veulent faire de la peinture pour « exposer » ou pour se distraire et jamais pour apprendre à peindre et à résoudre des problèmes plastiques, car il faut avoir qu’avec le même modèle vivant tout comme avec le même vase et les mêmes pommes j’ai une infinie de possibilités et de variations à travailler et à retravailler pendant toute une vie. Mais qui comprend cela de nous jours ? Personne.

Je suis arrivée stupidement croyante avec la ferveur et l’optimisme de toute jeune qui confiée dans son talent et son sérieux venait reproduire la devise de Cézanne : « je veux étonner Paris avec mes pommes » tout en sachant pertinemment que j’étais la dernière disciple encore vivante de la meilleure École de peinture française : l’École de Paris.

Les mécènes et les véritables galeristes et critiques d’art de la stature de Kahnweiler disparus à tout jamais, l’artiste stupide que j’étais n’aurait dû jamais venir s’installer ici pour ni pour exercer la pédagogie, mon métier universitaire pour gagner ma vie, ni pour m’installer devant le chevalet inspiré dans les Invariants plastiques ! De l’écriture il vaut mieux ne pas parler, un tsunami d’écrivains détruit tout à son passage, les bandes organisées d’éditeurs exercent en égalité avec la même médiocrité des jurys sorbonnards.

Je ne suis pas une exilée qui fuyait les bombardements dans mon pays d’origine, non, je fuyais les imbéciles et j’adorais la France, j’étais stupide comme toute femme qui offre son amour de manière inconditionnelle.

Les troques et les contrats commerciaux -affectifs ont la vie longue dans cette époque et cela n’a aucun espoir de prendre fin, parce que cette époque « sait vivre », ils ont opté pour l’argent comme modèle et il est devenu le roi du monde, les rêves et la spiritualité ont été rayés de la carte.

Je ne trahis ni ma foi ni la fidélité que je dois à mon maître, à mes parents, la lucidité n’est pas manque d’espoir, la critique acerbe vis-à-vis de la prostitution de l’Art et de la culture n’est pas du « ressentiment » parce que l’on n’a pas eu de la reconnaissance, non, je le dis d’un non catégorique. Un véritable artiste ne sera jamais un rancunier, son savoir le met au-dessus des sentiments propres aux arrivistes et parvenus de l’art.

Ce qui ne nous interdit pas de dire publiquement ce qui doit être dit, car tout professeur donne des leçons jusqu’à son dernier souffle quand il a choisi de se former par vocation : la tendance des jurys est de nuire à mort à celui qui fait preuve d’excellence, je parle d’une excellence hors commun. L’érudition est pardonnée.

il y a peu de temps, une femme chercheuse a dit devant les caméras en parlant de ses confrères français par rapport au domaine politique : « nous n’aimons pas celui qui excelle, il sera sanctionné »

La critique d’un véritable artiste est destinée uniquement à la mise en œuvre du pouvoir illimité de la raison. La lucidité est sa sœur jumelle.

Je vais maintenant parler d’une autre mafia qui non seulement sanctionne les meilleurs, elle produit une série de suicidés chez les petites enseignantes débutantes, ceci reste censuré et entouré de l’omerta française la plus ferme et indestructible, et mise sous clé par l’illustre l’Éducation Nationale.

Elle est la spécialiste mondiale dans la méthode de « caser » à vie les postulants aux concours qui ne sont pas de leur race d’incompétents.

Ils exercent leur pouvoir hiérarchique -administratif dès qu’ils observent la déviation la plus grave qui peut être détectée au sein du Ministère, la nouveauté d’un savoir et d’un talent hors norme.

Il ne faut jamais dépasser la frontière étanche des « protocoles pédagogiques » qui sont les leurs !

L’incompétence de l’Éducation Nationale française se cache savamment derrière leurs sanctions, « les fonctionnaires de l’interdit » les nomme magistralement l’écrivain Giorgio Manganelli qui fut broyé par l’Éducation Nationale italienne, il ne faut pas rêver à l’Italie comme modèle culturel non plus ! Ces fonctionnaires sont incapables de juger avec générosité et justesse, car leur ignorance et petitesse est propre au réservoir de la médiocrité nationale où ils règnent à leur guise et cette incompétence intellectuelle ne peut pas donner que de l’échec assermenté.

Pauvre à vous, si nous avons voulu exceller, mais il ne fait s’inquiéter, les avalanches des jeunes qui sortent de la fac avec une fragile « Licence » qui doit être suivie d’un CONCOURS s’ils veulent réussir avec un gagne-pain honorable…Ce qui se passe avec le jury qui exerce au CAPES ce sera pour une autre occasion. J’ai reservé un chapitre entier de mon livre AMPUTATION qui sera publié dès que j’aurais de l’argent…Tout comme les 3 autres que je viens de finir.

Avant de fermer cet article, je vais critiquer la nouveauté de certaines « professeures » de lettres françaises de l’Éducation Nationale, période de préparation au BAC elles ont trouvé la méthode pédagogique suprême pour faire aimer les livres et la lecture aux étudiants de lycée.

Savez-vous quelle est la méthode pédagogique qu’elles proposent ?

Étant donné que « les jeunes » avouent ne pas lire et d’être « connectés » en permanence aux ordinateurs, tablettes et portables, elles ont créé des fiches consultables via numérique où les auteurs « classiques « peuvent se « consulter » ! je n’avais jamais entendu cela, un « classique consultable », poursuivons. Elles enseignent à lire une fiche biographique, un passage de leurs œuvres pas trop long non, cela peut les faire fuir, un petit passage de l’œuvre seulement, il ne faut pas déployer trop d’efforts dans l’apprentissage, c’est de cette manière « facile » que les adolescents pourront lire « un peu » en allumant le portable ou la tablette.

Une autre « professeur» de l’Éducation Nationale qui a certainement réussi son CAPES ou l’AGRÉGATION avec une note très honorable, nous sort une autre nouveauté pédagogique : elle fait de l’œuvre littéraire l’occasion d’une représentation théâtrale, les élèves y « participent ». ( !)

Pour compléter ces deux nouveautés pédagogiques, une troisième fait arriver aux cours « une jeune romancière » qui prenant la place u professeur de littérature, elle parle de « son expérience littéraire d’ « écrivaine » de romans.

Ensuite, les élèves « sont invités » à participe à la création d’un roman. Une sorte d’atelier littéraire de troisième ordre.

Je pense à un petit atelier des seniors vacillants de corps et d’esprit qui s’inscrivent aux cours de la Mairie de leur quartier, en partageant leur temps de libre en cours de cuisine, couture et tricotage, pourquoi pas un cours littéraire fait d’un peu de lecture bien animée par une « jeune romancière ».

Vous imaginez J.M.Rilke, Kafka ou Manganelli se prêtant à un si grotesque cours de littérature ?

Je ferme le poste de télévision avec un écœurement qui m’envahit corps et esprit.

Je dois encore et encore citer George Steiner, il faut savoir ceci :pour qu’il y ait de la réussite dans l’enseignement des lettres il ne faut que trois choses : un professeur, un livre et des élèves.

Le reste c’est de l’abomination, une détournement vicieux de la vérité en Art.

Le numérique est l’aberration absolue introduite dans le monde de l’art.

Savoir donner de l’amour à la lecture, le respect aux livres ne s’improvise pas, ce n’est pas l’Éducation Nationale et ses misérables professeures qui feront changer cette époque du désastre en descendant au niveau des élèves.

La  est transformée en version digitale consultable en ligne, ce n’est pas le professeur qui doit se mettre au niveau de l’élève qui n’en a aucun et dont l’ignorance est absolue.

C’est le professeur le seul maître  à même de  transmettre un savoir qui est dans le domaine littéraire ce que les Écritures le sont pour le sacré. Au commencement était le Verbe…

C’est à lui revient d’appliquer une méthode précise, cela on l’apprend quand on a poursuivi des études de pédagogie, [cursus inexistant en France] pour subjuguer de sa parole vivante ses trente élèves, et mettre en exergue les écrivains qui sont des artistes de la parole.

George Steiner raconte dans un de ses essais ce qu’il a dit à ses élèves au début de l’année : « vous ne savez presque rien, je sais presque tout, cette année on va essayer de niveler ça »

Ce fut ma devise pendant toutes mes années d’exercice.

Faire aimer un livre se fait tout d’abord en exigeant un silence absolu et en invitant les élèves à faire par eux-mêmes ce qu’est l’expérience du premier contact « sensible » avec un livre. Le toucher de la couverture est déjà révélateur, il est une promesse qui se lit dans le titre et qui nous appelle à faire sa découverte, ce premier contact physique doit s’enseigner doit s’apprendre et il demande du respect de la part de l’élève, personne ne leur a dit ce qu’est un véritable écrivain, en quoi consiste le travail d’écriture, ce que c’est qu’un livre édité.

Le livre n’a rien à voir avec une tablette, un ordinateur ou un téléphone portable.

C’est la même différence qui existe entre une lettre d’amour reçue dans une boite aux lettres et un SMS qui se veut message amoureux et qui ne le sera jamais via Internet, ce message ne sera qu’un misérable simulacre de l’humain.

Il n’y a pas de véritable romancière, écrivaine ou poétesse qui puisse accepter de se vendre en se présentant devant les élèves et en créant un « atelier littéraire » avant l’heure. Ce n’est pas rôle.

Lhote dit que les gens pensent qu’on peint comme chantent les oiseaux.

Il faut dire de même pour l’écriture. Il ne peut pas avoir d’atelier d’écriture chez des enfants ou des adolescents ignorants.

D’une part ils n’ont pas de connaissances ni d’expérience de vie et d’autre part ce n’est la méthode pour les faire aimer les livres.

L’objectif de ces trois « professeures » prix Nobel de l’Éducation Nationale est un absurde de fond en comble une parodie de la vraie pédagogie. Je les plains toutes les trois et ses élèves.

Tout comme elles devraient refuser les soirées des signatures des livres, il n’y a pas de travail plus silencieux, intime et sacrée que l’écriture, tout comme le peinture, les deux ne sont que silence. Cela ne se dévoile point.

Ces deux activités ne supportent pas l’exhibition mondaine.

La souffrance unie aux invariants plastiques ou littéraires qui débouchent en œuvre d’art exigent le secret absolu de la part de l’auteur, à l’exception de l’atelier du maître pédagogue qui donne des cours pour former des peintres, or il ne faut pas confondre ces deux domaines qui sont différents et inconciliables, l’un se dirige à l’apprenti peintre, l’autre veut inciter à aimer la peinture en amateurs ou la lecture en tant qu’élèves du secondaire !

La vraie et unique méthode pour faire aimer les livres et la parole faite littérature doit sortir du seul travail du professeur qui doit faire un travail ardu, difficile et quotidien face à ses élèves, il s’agit d’une vraie pédagogie contraire aux directives superficielles de l’Éducation Nationale qui fait du professeur un simple « ANIMATEUR » qui essaie infructueusement de stimuler les pauvres élèves ignorants à TÂTONNEMENTS comme si le savoir était déjà un acquis dans leurs cerveaux.

Il faut avouer que les professeurs français ne peuvent qu’adhérer à cette modalité d’enseignement très loin de la véritable pédagogie qui leur fait grave défaut, mais elle est admirablement remplacée par des polycopiés qu’ils repartent à ses élèves et qu’ils répètent jusqu’à l’abatardissement pendant tous leurs années d’exercice, il ne faut pas s’inquiéter pour eux, ni pour l’avenir culturel de la France, elle est assurée !

Les professeurs français prendront à la fin de leur exercice une confortable retraite et laisseront derrière eux des générations d’élèves qui ne sauront jamais ce qu’est l’amour à un livre et à la littérature.

La démence numérique dénoncée par le Docteur et Professeur Psychiatre Manfred SPITZER est un fait accompli en France, partagée entre les professeurs de l’Éducation Nationale et ses élèves.

NATURE MORTE / CONCERT ITALIEN 1999

Nadezhda GAZMURI-CHERNIAK

 

 

MADAME Y, LA HYENE-CRAPULE DE COLMAR NOUVELLE

31 mai, 2017 (10:50) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

 

                 NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK         

 

                   MADAME Y

           LA HYÈNE – CRAPULE

                               DE   

                       COLMAR

                           

 

                       NOUVELLE

 

 

 

« Mon Dieu, protège-moi de mes amiEs, quant à mes ennemis je m’en charge »

 

NOUVELLE

                             PRÉFACE

               PORTRAIT DE  MADAME Y

            LA HYÈNE- CRAPULE DE COLMAR

 

« Mon Dieu protégez- moi de mes amiEs quant à mes ennemis je m’en charge ! »

« Toute ressemblance avec des personnes et des faits existants ou ayant existé ne saurait être que pure coïncidence »

Mais non Chers lecteurs !

Mon histoire judiciaire est la pure vérité !

Je suis coupable, oui, d’avoir donné ma confiance à une personne qui se disait « mon amie ».

Je suis coupable d’avoir cru à l’amitié d’une personne que je ne connaissais que depuis une semaine.

Je suis coupable d’avoir signé des chèques pour aider une amie, n’ayant moi-même de quoi manger !

Je vous avoue que j’ai été élevée par mes parents à « faire confiance »

De nous jours cette éducation semble une folie.

A présent tout le monde se méfie.

Tout le monde est aux aguets pour faire du mal à son prochain.

Quand j’étais une jeune enfant, la maison de mes parents était toujours ouverte.

Quand j’étais petite papa m’a dit ceci :

« Regarde autour de toi des petites camarades pauvres qui ne peuvent pas partir en vacances, tu vas me dire celle avec qui tu t’entends le mieux, on va l’inviter pour qu’elle vienne passer l’été avec nous. Nous parlerons avec ses parents »

C’est ainsi que j’invitais des petites camarades de classe passer avec nous l’été dans notre cabane au bord de la mer.

J’étais éduquée à aider, à faire confiance.

Mais, après en âge adulte, la vie m’a démontré une autre face de l’amitié.

Je me suis trompée.

Dans cette nouvelle Nadezhda nous fait le portrait d’une femme qu’elle accueillit chez elle pendant son séjour à Colmar en 2011 comme étant une « amie ».

Mais elle s’est avérée une experte manipulatrice et crapuleuse qui profitant de la solitude de Nadezhda commença à tisser un programme d’escroquerie organisée, profitant de l’état d’isolement absolu que subissait Nadezhda avec sa maman à Colmar, ville où elle séjourna avec sa mère invalide entre fin 2008 et début janvier 2013, date où elles sont de retour à Paris, date où la mère de Nadezhda doit subir la torture et la mort entre les mains de 4 médecins tortionnaires qui programment sa mort avec des circonstances aggravées.

Cette femme nommée Y organisa un programme appelé « abus de confiance et de faiblesse ».

Madame Y obtient entre-temps de Nadezhda des preuves matérielles qui lui serviront pour agir contre elle devant la justice, un procès hors-série et grotesque, où Madame Y accuse Nadezhda d’avoir été « sa patronne » et de l’avoir licenciée sans contrat de travail, sans indemnités ni congés payés.

Nadezhda qui vivait avec sa maman au seuil de pauvreté depuis l’année 2000, se défend devant le Conseil de Prud’hommes en 2011, en démontrant son manque de solvabilité grâce aux imprimés de la CAF qui faisaient foi qu’elle vivait au RSA depuis l‘année 2000, date où sa mère tomba malade et Nadezhda quitta l’Éducation Nationale où elle exerçait en qualité de « Professeur contractuel » d’espagnol pour rester à la maison et s’occuper seule de sa mère sans aucune aide extérieure.

Nadezhda gagne devant Prud’hommes sans la moindre difficulté en juin 2012.

 Madame Y est déboutée et condamnée aux entiers dépends du jugement.

Cependant cette Madame Y fait appel avec son avocat devant la Cour d’Appel de Colmar et gagne son procès contre Nadezhda annulant le résultat Prud’homal !

Un bref résumé des faits :

Madame Y imposait sa présence chez Nadezhda prétextant vouloir l’accompagner, lui offrant une amitié sans faille ! Elles mangeaient ensemble tous les jours, Madame Y restait auprès d’elle et de sa mère des journées entières, l’après-midi, Madame Y allait chercher sa fille au collège et l’emmenait ensuite chez elles pour faire les devoirs, prendre le thé ensemble, restant même au diner, parfois accompagnait Nadezhda le soir pour voir un DVD jusqu’à minuit.

C’est ainsi qu’elle se faisait indispensable et partageait une connivence amicale pendant des mois où elle s’invitait seule chez Nadezhda et sa mère, restant auprès d’elles des journées entières.

Nadezhda l’invitait presque tous les jours manger, prendre le thé, dîner comme une personne de la famille.

Madame Y, s’intériorisa de toute la vie de Nadezhda et de sa mère.

Madame Y écoutait les conversations que Nadezhda entretenait avec son avocat de Paris et elle prit connaissance que sa mère et elle-même se trouvaient en plein procès contre le Chili qui en 1993 avait spolié sa mère, veuve du peintre Hernan Gazmuri de toute l’œuvre que son mari lui avait laissé en héritage.

[ *Ce procès fut perdu par la mère de Nadezhda, car l’avocat parisien ne pouvait pas assumer avec l’Aide Juridictionnelle un procès International pour spoliation d’œuvres d’art, devant intervenir à l’étranger]

Madame Y sait alors que l’avocat parisien de sa mère, lui avait promis d’obtenir une indemnisation importante de dommages et intérêts de la spoliation que l’État chilien avait commis frauduleusement contre sa mère et elle- même.

Madame Y, basée uniquement sur les gains abstraits que Nadezhda devait obtenir prochainement en 2011, des gains procéduraux qui étaient promis par leur avocat parisien seulement sur le papier, Madame Y profita de la situation et lui demanda des mensualités, lui priant de l’aider financièrement, mais en vérité, il ne s’agissant que de lui extorquer de l’argent, laissant Nadezhda de jour en jour, encore plus démunie financièrement.

À l’époque, en 2010, Nadezhda donnait tout son argent à sa mère pour faire face aux frais de pharmacie qui demandait son invalidité.

Ces frais de matériel parapharmaceutique étaient très couteux et afin de tout assumer, Nadezhda ne pouvait que manger grâce aux bons alimentaires de l’aide sociale de Colmar.

C’est dans cette situation grotesque que Madame Y extorque plus de 300 mensuels à Nadezhda qui pour faire face à la demande de Madame Y, augmente tous les mois son découvert bancaire en provoquant la méfiance du directeur de la banque.

Nadezhda s’occupait seule de sa mère sans aucune aide extérieure, or Madame Y qui lui extorquait 300 euros tous les mois affirme plus tard devant la justice que Nadezhda était « sa patronne » et qu’elle s’occupait de lui faire le ménage et de garder sa mère.

Plusieurs personnes se portent garants de Nadezhda.

Le docteur en Pharmacie qui lui livrait du matériel médical lui donne une attestation qui fait foi que Nadezhda est toujours à la maison auprès de sa mère et qu’elle s’occupe seule de la soigner.

Le médecin traitant de sa mère qui lui rendait visite tous les 15 jours lui donne un Certificat médical qui fait foi que Nadezhda ne quitte jamais sa mère et qu’elle s’occupe de lui prodiguer tous les soins d’infirmerie sans aucune aide extérieure.

Ces deux attestations sont capitales pour démonter devant Prud’hommes que Nadezhda n’a jamais fait appel à Madame Y comme femme de ménage ni dame de compagnie.

Nadezhda ne laissait jamais seule sa mère ni pour une seconde.

Cependant…

Une faute matérielle détruisait toute logique :

LES CHÈQUES SIGNÉS PAR NADEZHDA POUR PLUS DE 300 EUROS !

Nadezhda lui donnait ces 300 euros en lui signant un chèque avec le chéquier de sa mère, car elle avait la procuration et sa maman grabataire ne pouvait pas signer, il va de soi que ces 300 € Nadezhda ne les avait même pas pour elle-même, en provoquant un découvert très important dans son compte en banque.

Le directeur de la banque demande des explications à Nadezhda sur son découvert bancaire chaque fois plus conséquent.

Le directeur de la banque qui la connaissait fort bien, car Nadezhda ne sortait jamais seule et emmenait de partout sa mère avec elle en fauteuil roulant, étaient connues par toute la petite ville de Colmar comme un binôme mère fille inséparables.

Le directeur de la banque savait qu’elle ne pouvait pas employer Madame Y comme femme de ménage.

Le directeur de la banque assez inquiet des découverts de Nadezhda, chaque mois plus conséquents l‘appelle pour un entretien et lui demanda des explications sur ce découvert toujours plus grandissant.

Pourquoi tous les mois elle faisait un chèque de plus de 300€ à Madame Y ?

Pourquoi tous les mois un découvert si important ?

Nadezhda ne peut qu’avouer que « son amie » lui demandait de lui payer pour passer des journées entières à lui rendre visite, pour lui donner « de l’amitié ».

Le directeur ahuri lui dit :

« Mais l’amitié ne se paie pas !

Je ne vais plus vous autoriser de découvert.

 Vous allez dire à votre amie que la banque a pris fin à votre découvert de 400e mensuels, vous n’êtes pas Mère Theresa, vous n’avez pas de quoi manger et vous payez l’amitié de cette femme ?

Voyons ! Arrêtez ce cirque ! »

En rentrant avec sa mère elle appelle Madame Y et lui dit qu’elle ne pourra plus lui donner des chèques.

Le directeur de la Banque a pris fin aux découverts injustifiés.

CHANGEMENT BRUTAL D’AMIE FIDÈLE EN CRAPULE

Moment décisif qui déclenche le changement brutal « d’amie fidèle en Crapule.

Madame Y , agit immédiatement et met en place son programme diabolique dès qu’elle s’est vue découverte et stoppée par la banque à poursuivre sa demande mensuelle des chèques injustifiée, et dès qu’elle s’est vue dévoilée par la banque et qu’elle ne pouvait plus utiliser ni l’amitié, ni son ancien cancer et ses fausses difficultés financières comme arguties pour rester des journées entières auprès de Nadezhda et de sa mère en qualité d’amie, Madame Y décida de la dénoncer comme patronne abusive devant le Conseil de Prud’hommes. Alors, Madame Y accompagnée de son avocat, dénonce Nadezhda aux Prud’hommes comme une patronne abusive et lui demande une indemnisation de 2000€.

 

C’est ainsi que Madame Y organisait la descente au pire des situations judiciaires, en la dénonçant comme « patronne abusive ».

Et, sept années après, à présent en 2017 convaincant son avocat de Colmar et des huissiers parisiens, revient à la charge pour lui demander de lui verser les sommes que la Cour d’Appel de Colmar a demandé contre la décision de Prud’hommes qui avait débouté Madame Y en date du 2012 !

Madame Y appuyée par son avocat et le cabinet d’huissiers parisiens demande à Nadezhda de lui payer des sommes rétroactives pour l’avoir engagée en 2011 comme « femme de ménage » sans contrat de travail, la dénonçant comme patronne frauduleuse et l’accusant de lui devoir des sommes pour rupture de contrat de travail.

Nadezhda se trouve avec une persécution judiciaire dont apparemment personne en France ne peut l’absoudre, car la Cour d’Appel de Colmar dans son Arrêt en date du 2013 a donné raison à Madame Y, accusant Nadezhda de PATRONNE FRAUDULEUSE et la condamne aux paiements d’indemnités pour rupture de contrat de travail, etc., etc.

Voici l’histoire qui fait le portait de Madame Y, l’histoire d’une amitié qui commença en 2010 à Colmar et qui se transforma en une seconde en l’action crapuleuse la plus odieuse que l’on peut imaginer :

Extorquer de l’argent qui ne possédaient pas, car toutes les deux vivaient au seuil de pauvreté, elles étaient un couple mère fille dont la mère handicapée lourde à 100% était gardée par sa fille Nadezhda, qui soignait sa mère sans aucune aide extérieure jour et nuit 24/24, en subsistant seules dans la misère et faisant face à la maladie avec la ténacité d’un amour filial hors du temps.

Nadezhda est de retour à Paris avec sa mère en janvier 2013.

La mère de Nadezhda est torturée et assassinée par refus de soins avec des circonstances aggravées par une mafia de 4 médecins en octobre 2013.

Entre temps, Madame Y préparait dès Colmar sa vengeance.

Mais Nadezhda était de retour à Paris avec sa mère justement en 2013.

La mère de Nadezhda fut tuée par refus de soins en 2013.

Devait-elle s’occuper de Madame Y la Crapule de Colmar ?

Quand en 2013 elle était en deuil, Nadezhda devait faire face à cette tragédie de l’assassinat perpétré à sa maman, s’occuper de porter plainte pour crime, mener à bien le procès Pénal et dans le même temps essayer de retrouver du travail au sein de l’Éducation Nationale, se défaire d’un bailleur mafieux qui l’avait séquestrée pendant trois mois et s’occuper de faire un procès DALO pour trouver un nouveau logement ?

Connaissez-vous une patronne au RSA ?

Plus de sept années se sont écoulées depuis.

Elle est en procès pénal contre les 4 médecins assassins de sa mère.

Nadezhda vit dans une chambre HLM de 15m2

Elle survit au seuil de pauvreté.

Merveilleuse justice française !

Le voleur derrière le Juge !

 « Mon Dieu, protégez-moi de mes amiEs, quant à mes ennemis je m’en charge ! »

Voici le portrait de Madame Y. LA HYÈNE-CRAPULE DE COLMAR

Nouvelle

ISBN : 9782916591352

Cette fois-ci, Nadezhda publiera la nouvelle en entier sur son blog littéraire.

Publication en octobre 2017

www.nadezhdagazmuri-cherniak.com

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Plus jamais d’amies !!!!

Mais, cette crapule Madame Y, LA HYÈNE-CRAPULE DE COLMAR

Elle ne sait pas que je m’appelle NADEZHDA

Je ne m’abattrai jamais.

 Je poursuivrai mon travail d’écriture.

Il n’y aura pas de Madame Y de par le monde qui pourra m’abattre.

Il n’y aura pas d’HYÈNE -CRAPULE qui puisse être capable de me nuire.

Parce que j’ai été désabusée.

Parce que Madame Y, la Hyène-Crapule de Colmar et ses complices qui se disent attachés à la justice ont commis un affront à mon honneur avec ses mensonges assermentés.

Je ne m’abattrais jamais devant les injustices.

J’ai dû supporter la torture que ces 4 assassins ont infligé à ma mère, le seul être que j’ai aimé au monde d’un amour absolu et que j’aimerai éternellement jusqu’à la fin de temps et par-delà la fin des temps.

Je ne vais pas m’abattre devant une Hyène !

Je poursuis mon chemin tranquille parce que

Maman m’a dit ceci quand nous étions à Colmar en 2012 :

« Ma petite, moi c’est toi et toi c’est moi, sache que quoi qu’il arrive, je serai toujours avec toi »

                

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             CHAPITRE I

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     UN PEU D’HISTOIRE    

  

                  AVANT

 

     L’ARRIVÉE À COLMAR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ou bien…ou bien ! – sans argent, sans sécurité économique, nous sommes livrés sans défense. Cela représente assurément un châtiment terrible : les tracas humiliants, l’esclavage des affaires médiocres, les vulgaires soucis nuit et jour, la dépendance par rapport aux gens les plus vils. Et nous ne sommes pas les seuls, tous ceux que nous aimons et dont nous sommes responsables sont broyés avec nous sous les roues du quotidien.

Nous devenons l’objet de la bêtise et du sadisme […] »

                                              Max HORKHEIMER

                                                   CRÉPUSCULE

  1. 52

 

En l’année 2000 j’ai dû quitter l’Éducation Nationale.

Je travaillais à plein temps comme « Professeur d’espagnol Contractuel » pour les lycées parisiens et de la banlieue. Presque toujours en ZEP.

Maman fut diagnostiquée d’une maladie cérébrale dégénérative qui la laisserait invalide et grabataire très lentement, les médecins m’ont annoncé les conséquences et les changements que maman allait subir dans son corps, ils seraient irréversibles, et la laisseraient petit à petit totalement dépendante et grabataire. De moi évidement.

Cette maladie dégénérescente était totalement indolore, cependant elle m’exigeait une attention de tous les instants.

L’Éducation nationale a des agissements administratifs d’une cruauté inimaginable.

Quand j’ai dû leur annoncer en fin juin 2000 que maman était très malade, dépendante et que je ne pouvais plus être à la disposition du Rectorat pour la rentrée de septembre 2000, car je devais m’occuper d’elle à plein temps, le service des enseignants contractuels m’a dit ceci : « Vous devez être à notre disposition, c’est nous qui décidons, pas vous, or si vous nous dites que vous n’êtes plus disponible, c’est votre choix, nous ne vous paierons pas ce mois de salaire et vous n’aurez pas vos congés payés de cet été »

 

Je suis rentrée désespérée chez nous, où maman m’attendait à la fenêtre.

Je devais lui cacher mon désespoir de me voir privée d’argent, sans droit à toucher mon dernier mois de salaire et privée de mes congés payés pour l’été. Je me disais comment vais-je faire pour m’occuper de maman et me procurer de l’argent ?

Le RSA était l’unique solution pour faire face à notre quotidien.

Mais, vous savez que faire les démarches pour s’inscrire au RSA, l’ancien R.M.I. implique une avalanche des démarches administratives de plus fatigantes, étant la pire de toutes la confrontation devant les assistantes sociales qui en parfaites laquais de l’État se permettent des affronts inqualifiables et leur manière grossière de s’immiscer dans la vie intime des personnes pour les commander est la forme la plus proche d’une véritable dictature d’État.

Je devais commencer en l’année 2000 une traversée infernale devant l’administration.

Elle n’a pris fin qu’en l’année 2016 tout récemment, pour recommencer une autre période d’abus et de persécution dont je ne vois pas l’issue.

J’ai vécu donc presque 16 années assujettie au RSA en subissant une misère accrue qui m’a appauvrie et dépossédée de tout.

Il faut savoir ce que c’est de vivre pendant 16 années avec 430€ mensuels.

En l’année 2000 le RMI était de 320 mensuels.

Quand j’ai connu la Crapule de Colmar je ne recevais que 320€.

Tout allait bien, difficilement bien jusqu’à l’année 2000.

Mes remplacements étaient difficiles et incertains.

Mais je travaillais pour maman et moi-même.

Nous vivions toujours ensemble. Je ne l’ai jamais quittée et depuis notre arrivée en France, maman vivant avec moi. Tout comme dans notre pays d’origine. Il était impensable que puisse envisager pour une seule seconde qu’une autre personne la touche s’occupe d’elle et que j’aille travailler dehors. Aussi impensable que « la placer » en maison de retraite médicalisée pour les indigents ! Eh oui, des propositions de ce style j’en ai eues !

Je les ai toutes refusées.

Maman n’avait pas un seul centime. Je l’ai prise à ma charge depuis le décès de mon père en 1979.

Elle était pianiste et n’avait jamais « travaillé » comme salariée.

Chaque soir vers sept heures, Maman s’approchait de la fenêtre pour guetter mon arrivée par le trottoir d’en face, elle savait que j’arrivais tous    les soirs à la même heure.

Elle souriait enchantée dès qu’elle me voyait marcher vers l’entrée de notre immeuble HLM.

Je commençais alors, dès le lendemain à chercher le moyen de survie décente.

Entretenir un foyer sans salaire est impossible.

Procurer à une maman âgée tout ce dont elle a besoin, sans salaire est la conduire à la mort, ou à que les services sociaux puissent me l’arracher. Cela aurait été notre mort instantanée, tant pour elle comme pour moi-même. Je sais, cela ne sera jamais compris pour la société française qui désinvolte, pense que les vieux une fois qu’ils ont vécu, peuvent aller finir leur vie dans des hospices insalubres au bon vouloir de mains étrangères, mais ceci se passe quand les vieux sont pauvres.

Chez nous, cette manière de penser et de vivre ne passe pas.

Même si j’avais eu des sommes conséquentes, même si j’avais pu « placer » maman dans une maison médicalisée luxueuse, je ne l’aurais jamais placée.

Maman était mon trésor, notre vie était une merveille de symbiose faite d’amour, d’entente parfaite, de partage artistique quotidien.

Elle était un ange de tendresse, de douceur et de talent.

Une beauté physique rayonnante.

Quand elle était jeune sa beauté fut reconnue de tous.

Mais faire le portrait de maman n’a pas lieu ici…

On peut être pauvre, manquer de tout, mais une maman reste chez elle, auprès de sa fille, c’est pourquoi, j’ai mené ma vie avec maman comme nous l’entendions jusqu’au jour où nous fûmes victimes de son crime. Ici à Paris en octobre 2013. Mais ça, c’est un autre crime. Le vrai.

L’escroquerie d’une crapule n’est pas comparable à la torture faite à une maman.  À son martyre. A ce crime odieux et indicible.

Ce c’est que me fait tolérer à présent que la justice française ne m’aide pas et que ne veuille pas me défendre de cette crapule…

Maman n’avait que 300 euros par mois.

Je me suis trouvée le lendemain même de la notification du Rectorat, à la rue.

Privée de salaire et de congés payés, j’ai consulté quelques avocats.

La réponse de tous fut unanime : entamer un procès administratif à l’Éducation Nationale, serait se laisser broyer dans une machine administrative judiciaire qui ne nous mènerait à rien, cette administration gagne toujours, elle est une véritable mafia.

et nous n’obtiendrons rien, cela tous les avocats consultés me l’ont confirmé.

En plus ledit procès administratif contre l’Éducation Nationale aurait pu prendre des années.

Mon objectif n’était autre que d’obtenir que mon salaire de ce dernier moi me soit payée et que mes congés payés auxquels j’avais droit me soient restitués. Ils m’auraient permis de maintenir notre foyer décemment, de payer mon HLM et d’attendre que l’administration ouvre mes droits au RMI.

Aucun avocat ne voulait non plus s’engager à me défendre avec l’Aide Juridictionnelle. Tout comme à présent, rares sont les avocats généreux qui acceptent de prendre à charge de dossiers lourd tels que celui que je mène à présent pour assassinat.

Il faut trouver un avocat où l’essence de son être soit la générosité, la possession d’une éthique à toute épreuve et une droiture inébranlable.

Je n’ai trouvé aucun en l’année 1999. J’étais devant la guillotine.

Dans cette situation sans issue, la chance se présentée à nous chez une collègue professeur de français qui nous aimait sincèrement maman et moi-même. Elle me tend la main, et étant donné qu’elle prenait sa retraite et qui devait quitter Paris elle nous offre m’offre son aide généreuse.

Sans de quoi pouvoir payer le loyer ni de quoi me procurer l’essentiel, elle nous déménage chez elle dans l’Aude.

Une fois là-bas, mon amie elle nous aida à trouver un endroit pour vivre, le loyer en milieu rural n’était pas cher et la Caf m’a ouvert mes droits au RMI sans m’humilier, sans me faire passer par des moments encore plus éprouvants.

Au bout d’un mois je recevais les 300 euros mensuels du RMI. Et j’ai pu m’occuper jour et nuit de maman.

C’est ainsi que nous partîmes avec maman vers une nouvelle étape de notre vie.

Nous arrivâmes dans le milieu rural proche de Carcassonne.

Isolées de tout, nous y passâmes une année pour revenir ensuite sur Paris.

Un raccourci s’impose.

De retour à Paris, vers la fin de l’année 2000 nous recommençons notre vie parisienne, maman déjà en chaise roulante et moi bien installée dans le dispositif du RMI avec 300 euros mensuels.

Mais…tel que les médecins ma l’avaient annoncé, maman devenait de plus en plus grabataire.

En l’année 2000 maman ne marcha plus.

Notre HLM parisien était bien placé, il était lumineux et très spacieux.

Je pouvais sortir maman du lit et l’emmener assise dans son fauteuil roulant vers le salon. Nous n’avions que deux grandes chambres, l’une où nous dormions, l’autre le salon et salle à manger.

Mais c’était un faux rez-de-chaussée, il y avait sept marches d’escalier que maman ne pouvait plus franchir, avant je pouvais l’aider à monter et descendre jusqu’à la chaise roulante que je déposais en bas des marches, mais un jour cela lui fut interdit, ses jambes ne faisaient plus un pas, et nos sorties s’arrêtèrent.

Et nous aimions sortir tous les jours, j’allais de partout avec maman en chaise roulante, nous nous donnions en spectacle, malgré nous, car il est inhabituel qu’une maman soit promenée de partout en chaise roulante, je faisais avec elle en chaise roulante nos courses au supermarché, nous allions tous les jours aux cafés parisiens, je faisais mes achats des livres et CD de musique classique à la Fnac, j’emmenais maman aux concerts au Théâtre de la ville, aux promenades au jardin de Luxembourg et à manger des glaces italiennes à Saint Germain des près. Je ne me suis jamais privée de spectacle, de sortie ou de promenade, et j’ai fait profiter maman de tous les instants de la vie.

Une souffrance commença avec cet enfermement imposé par son invalidité.

Notre enfermement entre les quatre murs était intolérable.

Je prenais dans mes bras maman pour la sortir de son lit médicalisé après sa toilette vers le fauteuil roulant pour l’emmener au salon. Mais il était impossible de la sortir faire sa promenade après sa sieste. J’ai dû commencer alors un nouvel combat pour obtenir un changement d’appartement vers une autre HLM qui puisse être dans un véritable rez-de-chaussée.

Après la visite d’un ergothérapeute qui devait nous donner un certificat sur l’évaluation d’handicap de maman qui était totalement incompatible avec un appartement qui imposait la montée et descente des marches, j’ai pu obtenir un échange vers un appartement dans un autre arrondissement de Paris.

C’est en l’année 2008 qui commencèrent les évènements les plus graves et tragiques de notre vie, la descente aux enfers commença en septembre 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            CHAPITRE II

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                       PARIS 2007 – 2008

QUELQUES MOIS AVANT NOTRE ARRIVÉE À COLMAR

LE TERRAIN D’ACTION DE LA CRAPULE DE COLMAR : NOTRE MISÈRE, LE HANDICAP DE MAMAN  ET SOLITUDE.

Une escroquerie hors-série.

Abus de confiance, abus de faiblesse.

Un ergothérapeute se rendit chez nous, il fit l’évaluation et nous rédigea un constat écrit qui stipulait très clairement que l’immeuble n’avait pas d’accès pour un fauteuil roulant. C’était donc un problème gravissime pour une maman qui ne marchait plus depuis l’année 2000 et que pour accéder à l’appartement, il fallait franchir sept marches d’escaliers et qu’il était pourtant inadapté au handicap de maman.

Après l’attente de rigueur, qu’il n’y a pas lieu de raconter ici, car cet épisode dévierait l’attention vers un autre sujet différent de Madame Y, la Crapule de Colmar et, la description de ce chapitre comprendrait une autre nouvelle à part.

Il suffira de dire que nous avons obtenu un échange pour une autre HLM dans un autre arrondissement de Paris.

L’appartement était spacieux et l’accès au rez-de-chaussée immédiat, mais comme d’habitude d’autres inconvénients se présentaient comme insurmontables, cependant le besoin urgent de pouvoir sortir avec maman était impérieux, c’était une question de vie ou de mort, nous ne pouvions pas rester enfermées, et si je pouvais parfaitement la prendre dans mes bras pour la sortir du lit vers son fauteuil roulant il m’était impossible de monter ou descendre les marches d’escaliers la portant dans mes bras.

À cette difficulté s’ajoutait mon manque d’argent, j’étais interdite de droit à la parole et de présenter mes exigences aux services de gérance des HLM pour lui exiger un appartement où tout devait se présenter pour le mieux.

Je vous rappelle que depuis l’année 2000 je survivais difficilement avec le seul RMI d’un montant de 323 euros mensuels. Cet épisode date de l’année 2008. J’avais à mon avoir huit années de RMI.

Ma pauvreté m’a obligé à accepter l’appartement tel quel et j’ai dû signer le bail en dépit des inconvénients visibles de ce nouveau logement.

Il faut retenir la somme d’argent qui me permettait de garder maman à la maison : RMI 323 euros mensuels.

Ceci est capital pour comprendre et saisir le portrait de Madame Y, la Crapule de Colmar.

 

Pendant l’état des lieux avec le gardien, tout allait à merveille.

On ouvre et l’on ferme les fenêtres et on essaie les serrures oui, elles marchent…Mais…on ne peut pas vérifier le reste qu’en vivant au jour le jour dans l’appartement.

Une chaudière immense était placée dans le salon, impossible de la cacher, je me suis dit, mais quel idiot d’architecte ! comment est-il possible qu’il ait eu l’idée de configurer l’architecture d’un appartement en plaçant une immense chaudière justement au milieu du Salon et sans porte qui la cache !?

Cette vision de la chaudière en permanence suffisait à me donner le malaise. Ensuite il me rappelait à tout moment que l’immeuble n’avait ni chauffage central, ni de l’eau chaude fournie avec le chauffage central, l’immeuble ne disposait pas de cave seulement de garage, ce que ne m’était d’aucune utilité.

La chaudière dans le salon indiquait que me facture d’EDF serai grandiose.

Dans l’autre appartement nous avions un chauffage central excellent et de l’eau chaude à volonté, la facture n’excédait pas les 40 euros mensuels.

Mais…Mais que pouvais-je faire ?

Le pauvre est à la merci de ce qui lui ordonne papa État.

Nous nous installâmes bien confortablement, mais au bout de quelques mois, l’utilisation du levier avec de l’eau chaude savonneuse a fait exploser le siphon et une inondation s’est produite.

L’assurance ne se chargeait pas de réparer l’évier parce qu’ils m’ont considéré coupable de n’avoir pas vu cette grave imperfection dès l’état des lieux. Comment aurais-je pu savoir que l’entreprise HLM de l’État était capable d’induire en erreur une locataire indigente avec une maman handicapée ? quand c’est précisément les gérants des HLM français, qui sont à même de donner des logements pour les pauvres ?

Je continuais mon parcours pour une voie de la France administrative et judiciaire qui déboucha quelques années après à l’escroquerie de la Crapule de Colmar car avec cette « amie » s’est mêlé ma stupidité à la mauvaise foi d’une administration judiciaire corrompue.

Je poursuis.

L’entreprise HLM avait caché le défaut du siphon avec un pot de colle le siphon à peine collé ne pouvait que céder à l’usage journalier et permanent d’eau chaude.

J’ai dû appeler un plombier qui a dû remplacer le siphon et toute la tuyauterie, c’est fut un travail monstrueux, il aurait dû être à la charge du service HLM, ils se sont refusés évidement malgré mon dépôt au Tribunal d’Instance où je déposais un dossier. La société HLM gagna contre moi. C’est moi qui a dû tout payer échelonnement.

Je faisais deux toilettes par jour à maman avec de l’eau très chaude, je devais faire la vaisselle, et la poursuite ordonnée de notre quotidien devait être impeccable.

Un jour en faisant les courses avec maman elle voulait que je lui prépare une omelette.

Je descends avec elle acheter des œufs. Nous mangeâmes toutes les deux la fameuse omelette qui s’est avérée infectée. Les œufs étaient sûrement avariés, mais cela ne se voyait pas.

Le lendemain nous tombâmes malades toutes les deux. Moi encore jeune, j’ai pu guérir mais ma pauvre maman n’a pas résisté et j’ai dû l’emmener à l’hôpital de proximité.

Malgré mes protestations je n’ai pas pu obtenir qu’on la soigne sur place ils argumentaient « manque de lit  ».

Je voulais qu’elle y reste. Tout en vain. L’hôpital était à quelques minutes à pied de notre domicile.

Je n’avais personne qui aurait pu intercéder.

Alors ils se mirent tous d’accord pour transférer maman ailleurs et contre mon gré.

Le lendemain même j’ai dû subir le transfert de maman vers un hôpital limitrophe à notre arrondissement. Il s’agissait d’un hôpital qui ressemblait à un réservoir de personnes âgées, pas de services d’urgences, un désordre inqualifiable dans le service de « médecine », mais tout très entouré de jardins…

Cet hôpital recevait les personnes âgées que les hôpitaux de Paris ne voulaient pas accueillir, délaissés par leurs familles, ils débarquaient là, Une horreur.

Maman fut mise sous antibiotiques et ces génies de la médecine générale, ne trouvèrent pas le microbe qui lui donnait la forte infection intestinale.

Cet hôpital de cinquième catégorie était aussi un réservoir de médecins et d’un personnel soignant stagiaires et de plus abjects aussi bien dans leurs manières, langage et « protocole ».

Maman n’avait eu qu’une seule hospitalisation depuis son arrivée en France, celle-ci était la deuxième fois depuis notre arrivée en 1980. Et cette hospitalisation était due uniquement à une intoxication alimentaire, et moi aussi je fus victime de la fameuse omelette, or cela démontre que maman avait une « santé de fer » malgré son handicap moteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

AVANT DE FAIRE LA CONNAISSANCE DE MADAME Y, « MON AMIE » AVANT NOTRE DÉPART VERS COLMAR

SEPTEMBRE 2008

HOSPITALISATION DE MAMAN A PARIS

1ère MALTRAITANCE HOSPITALIÈRE

2ème MALTRAITANCE HOSPITALIÈRE

3ème MALTRAITANCE HOSPITALIÈRE

OPÉRATION CHIRURGICALE.

DÉPART PRÉCIPITÉ VERS COLMAR

PHOTOS DE DEUX CHEMISES DE MAMAN TACHÉES DE CAFÉ AU LAIT QUI FONT FOI DE LA MALTRAITANCE DES « AIDES-SOIGNANTES ».

 

L’ambulance arrivait lentement vers l’entrée de l’hôpital limitrophe à notre arrondissement parisien.

Mon angoisse grandissait, après avoir passé l’entretien au service d’enregistrement, je voyais maman entrer entre les griffes d’une administration hospitalière sinistre.

Une intoxication alimentaire peut dégénérer en crime hospitalier dans quelques secondes.

Mes craintes se virent réalité, pour notre plus grand malheur.

Maman était très douloureuse, toute personne souffrante d’une infection intestinale sait ce que cela veut dire, il n’y a rien de plus sensible que nos intestins, des maux de ventre sont quelque chose de terrible, alors pour une personne très âgée cette doléance l’est encore plus car tout son corps est fragilisé par l’âge.

Une bande de jeunes aides-soignantes entourent Maman et font le transfert entre le brancard de l’ambulance et son lit.

La chambre est spacieuse, je commence tout de suite à regarder où je vais placer le lit camping que j’avais l’intention de demander, car je ne laissais seule Maman ni pour une seconde.

Dehors, on voit des vastes jardins avec des arbres centenaires.

On m’avait dit que ce bâtiment étain un ancien couvent.

Peut-être dans des siècles passés il y avait dans ces lieux la présence divine, mais à ce moment-là, je devais vivre avec Maman une expérience mortifère de l’horreur diabolique crée par le personnel médical français, une des plus terribles, celle d’avant l’escroquerie, deux années avant qu’on me la martyrise et qu’on me tue l’être que j’ai plus aimé dans ma vie : Maman.

Mais être crédible de la maltraitance que l’on fait à notre Maman âgée est en ce pays une entreprise grandiose, en ce moment je suis condamnée pour avoir osé accuser les 4 médecins assassins de Maman.

Ils pensent m’intimider, mais ils ne me connaissent pas je ne cèderai jamais, mon unique intérêt est de le voir châtiés avec les peines les plus sévères prévues dans le Code Pénal, une longue lutte m’attend encore et encore, lutte que je mène depuis octobre 2013.

Une fois que maman est installée et perfusée, je l’embrasse et essaie de la calmer avec des mots de ses maux de ventre.

Je lui ai dit ceci : « Maman, ma petite, ne t’inquiètes pas je vais rester avec toi, je vais dormir à tes côtés, tu viens d’arriver, tu ne peux pas partir tout de suite, ne t’inquiètes pas dans quatre jours ton infection sera passée et nous serons de retour à la maison »

Je vais demander des calmants je reviens tout de suite »

Elle me dit qu’elle veut rentrer chez elle, chez nous et qu’elle veut mourir, car maman était très lâche comme elle disait pour supporter la douleur.

Je m’adresse au bureau des infirmières et demande à parler à l’infirmière Chef de Service.

Je commence ma plaidoirie d’Antigone moderne, elle est toujours la même j’aurais dû faire un enregistrement type serveur vocal de la SNCF :

DISCOURS D’UNE ANTIGONE MODERNE

Je commence à parler devant l’Infirmière en Chef.

Elle me regarde les yeux grands ouverts, méfiante et très mal à l’aise…

« Madame, je vous prie de me laisser dormir auprès de Maman…

Il me faut s’il vous plaît un lit camping à côté du lit de maman pour rester auprès d’elle jour et nuit…C’est depuis huit années que je m’occupe seule de Maman sans aucune aide extérieure,  [ je ne peux pas leur dire que c’est par amour que je le fais, car les français ne sont pas capables de comprendre ce que c’est l’amour inconditionnel à une Maman, non, j’avais décidé après 8 années de lutte que cette partie de mon discours devait être rayé, il fallait argumenter seulement les motifs « pratiques ».] Je me suis formée et j’ai toutes les compétences en soins d’infirmerie pour la prendre en charge.

Vous savez, Maman a une dégénérescence cérébrale, depuis l’année 2000 maintenant elle est totalement grabataire, Maman a  perdu la mobilité de ses jambes et de ses bras et  elle n’est plus capable de tenir un verre ou une petite cuillère pour manger, en plus Maman a de problèmes de déglutition, elle risque de s’étouffer avec la salive si elle reste mal assise ou si elle glisse trop de son lit, je dois lui donner à boire et à manger à la petite cuillère, Maman a des allergies alimentaires, il y a des choses qu’elle ne supporte pas, et c’est pour cela que ma présence était indispensable à ses côtés aussi bien de jour comme de nuit et que je comprends qu’aucun centre hospitalier n’est en mesure de  placer une aide-soignante au chevet de Maman jour et nuit 24/24 comme moi je le fais depuis 8 années».

L’infirmière « supporte » mon discours et me dit :

Bon, j’accepte que vous restiez dormir auprès de votre mère, je vais demander qu’on place un lit pliant dans la chambre, mais vous devrez partir avant 7h avant les « transmissions ».

Je proteste que je dois lui faire sa toilette et qu’après je vais lui donner son petit déjeuner, je lui fais part de ce que maman peut manger et bire de ce que Maman ne tolère pas, je lui donne deux verres plastiques, l’un pour le thé, Maman ne peut pas vivre sans thé, et elle ne tolère pas le café, et le café au lait la fait vomir, elle ne peut pas manger des biscottes, seulement du pain mou et en petite quantité, l’autre verre plastique est  destiné à la soupe, pas trop chaude s’il vous plaît.

  Elle fait une grimace et d’un air fatigué et me dit : « Ici nous sommes « des professionnelles », nous savons comme faire avec une personne âgée, pas besoin de toutes ces recommandations, alors si vous respectez notre « PROTOCOLE » tout va bien se passer, n’oubliez pas que vous devez quitter la chambre de votre mère avant 7h du matin.

Mes demandes furent refusées, elle ne veut pas que je lui fasse la toilette à Maman, elle ne me laisse pas rester pour lui servir son petit déjeuner, je crains fort que en laissant seule Maman quelque chose de grave puisse se passer.

Chez nous rien ne lui manque, chez nous tout fonctionne à merveille, je suis aux petits soins pour que Maman ne souffre pas une seconde d’inconfort, jamais soif, jamais faim, pas de retard pour ses toilettes, sa musique et sa télé toujours à ses côtés, si elle glissait de son lit, je n’étais pas loin pour la remonter, elle était toujours paisible et souriante, car elle pme voyait toujours auprès d’elle…Je me suis dit maintenant elle va paniquer quand elle ne me verra pas  et quand elle devra supporter que des mains étrangères lui fassent sa toilette, et comment va se passer son petit déjeuner ? ce sera fatalement un traumatisme…

Le premier jour, après avoir passé la nuit avec elle, je me prépare pour partir, je laisse Maman inquiète de me voir la quitter, je suis désespérée, mais qui aurait pu m’aider ? Je n’ai ni famille ni amis, personne ne peut intercéder pour moi dans le Service. Ils profitent.

Avant de quitter l’étage, je vais voir les infirmières et leur dit bonjour, n’oubliez pas s’il vous plaît que maman ne peut pas prendre seule son thé toute seule, qu’elle ne peut pas mâcher et qu’il faut de la patience pour qu’elle prenne lentement ses repas.

« Ne vous inquiétez pas, nous sommes des professionnelles ! »

Les infirmières laissaient Maman toute seule prendre son petit déjeuner en plus le café au lait brulant lui était interdit: au lieu d’utiliser les verres en plastique que je leur avais confiés, les aides-soignantes la laissaient seule avec un verre de café au lait brulant que Maman, totalement grabataire, renversait sur sa poitrine et Maman se brulait tous les jours, à midi pile, l’heure où le personnel m’avait permis d’arriver auprès de Maman, je la trouvais souffrante avec des ampoules sur sa poitrine et encore plus malade.

J’étais ahurie et réclamais de suite des explications à l’infirmière en Chef, comment on pouvait torturer et maltraiter ainsi ma pauvre Maman.

Elle se moque de moi, me fait un bras d’honneur et me dit : « nous ne sommes pas ici à votre disposition » !

Je demande où se trouve le bureau du Médiateur et leur exige un rendez-vous, la secrétaire me le refuse.

Alors je leur menace de porter plainte.

Il est inadmissible qu’on ne m’écoute pas qu’on m’interdise de rester auprès de Maman, je ne vais pas tolérer que Maman  soit intentionnellement brulée tous les jours et qu’on me la laisse seule prendre un petit déjeuner contre indiqué pour elle d’autant plus que dès son admission, je les avais prévenus de comment il fallait s’occuper de Maman et j’avais déposé tout le matériel nécessaire pour son bien-être, verres en plastique, matériel de soins, vêtements, thé et petits pains mous et en lui laissant tout le matériel pour qu’elle puisse boire et manger comme le demandait son handicap.

Mais, rien de cela ne fut respecté.

Après cet incident, après qu’ils ont su que j’avais demandé un rendez-vous chez le bureau du Médiateur, je suis rentrée chez nous pour prendre ma douche, et je m’apprêtais pour rentrer à l’hôpital et passer la nuit avec Maman. C’était vers 17h., quand le téléphone sonne, c’est l’hôpital qui m’appelle pour me demander de rentrer vite, Maman venait d’avoir un accident très grave, selon leurs dires :

« Madame, venez très vite parce que votre mère vient d’avoir un accident très grave, on a trouvé votre mère marchant par les couloirs, elle est tombée et s’est cassé le col du fémur, elle est très douloureuse sous morphine, il faut que vous nous signiez une autorisation pour la transporter vers une clinique spécialisée et qu’elle soit opérée de toute urgence, on ne sait pas si elle pourra être sauvée ».

Une voisine est arrivée à l’entente de mes pleurs et de mes cris, elle venait de rentrer du travail et m’accompagne vers l’hôpital.

Là-bas on constate l’horreur, Maman est douloureuse, elle est  perfusée de morphine, à son intoxication alimentaire vient s’ajouter la première maltraitance faite par le personnel « soignant » fut la laisser se bruler avec le café Maman est pleine de brulures sur sa poitrine, ensuite pour se venger de ma demande de rendez-vous chez le Médiateur, ils décident une nouvelle maltraitance rien que pour me faire du mal à moi, on la laisse seule avec les barrières du lit baissées Maman ne pouvait que tomber et se casser le col du fémur.

Tout le service s’est mis d’accord pour d’une seule voix dire

« Votre mère marchait par les couloirs et elle est tombée. »

Le Chef de Service s’approche de moi et me dit la même chose.

En 2013 il était Chef de Service au sein d’un grand hôpital public du 11ème arrondissement de Paris.

Quelle horreur je me suis dit, d’avoir choisi la France comme pays d’adoption !!!!

Le mensonge est compact, tout le Service s’était mis d’accord pour laisser les barrières du lit baissés et Maman ne pouvait que tomber.

Je leur ai dit : « Criminels ! Maman ne pouvait pas marcher ! C’est depuis 8 ans qu’elle ne se tient pas debout et qu’elle ne fait pas un pas ! C’est impossible que vous disiez une chose pareille comme pouvez-vous mentir ainsi !? Vous êtes tous de criminels ! »

Maman est transportée vers une clinique privée où il y avait un chirurgien expert en opérations du col du fémur, accident très courant chez les personnes âgées qui sont seules, sans surveillance, cela ne pouvait pas arriver à maman car je ne la quittais pas une seconde de ma surveillance.

Mais l’hôpital rempli de criminels trouva le moyen d’excellence pour me faire du mal, ils savaient qu’une seule une chose pouvait me détruire, qu’on fasse de mal à Mama. Experts en maltraitance, ils m’t attaqué dans le seul point où j’étais vulnérable, car ils savaient que la misère ne me faisait pas de mal que je pouvais tout endurer avec stoïcisme, mon talon d’Achille était visible alors me détruire était à la portée de leur main !

Le crime parfait. Je ne pouvais que dire Merci Chère France !

Maman fut opérée.

Le chirurgien et l’anesthésiste m’attendaient pour me dire : « Votre Maman est très âgée, nous sommes dans l’obligation de vous prévenir qu’elle peut mourir et que cette opération est très grave, nous lui ferons la pose d’une prothèse de hanche complète » …Mais soyez certaine que nous mettrons tout en œuvre pour la sauver… » Maman avait une « santé de fer ». Elle se sauve de cette horrible intervention. La cicatrice et points de suture faisaient la traversée de la hanche jusqu’au milieu de sa cuisse.

Je l’accompagnais jour et nuit.

Le chirurgien avait obtenu pour moi « ce privilège et la permission » pour que je puisse accompagner Maman et rester dormir auprès d’elle.

Maman déjà bien maltraitée et proche de la mort, je pouvais bien avoir cette grâce de mon cher pays d’adoption.

Mais…les aides-soignantes n’étaient pas contentes que le chirurgien ait obtenu ce grand « privilège « pour moi ! Il fallait intervenir. Encore une fois se préparait une nouvelle maltraitance que j’ai stoppée de la racine, je devenais experte en maltraitances, je me suis munie de mon petit appareil photo, je savais déjà me procurer des preuves, tout d’abord la photo des chemises de nuit tachées et maintenant la photo des repas qu’on apportait à maman : des morceaux de poissons grillés avec des arêtes accompagnés des pates fusilli cramées !

Encore une fois j’interpelle l’infirmière en Chef.

Encore une fois je suis motif de jalousie au sein de tout l’étage.

Les aides-soignantes me disent des obscénités. Personne ne les écoute.

Personne ne nus rend visite, alors je n’avais pas de témoins.

J’en ai l’habitude.

Elles se moquent de moi parce que j’ai quitté l’Éducation Nationale pour rester auprès de Maman et devenir son infirmière et son unique aide-soignante.

Le personnel médical me reproche ne pas faire appel à la fameuse APA.

Et commencent les dires désobligeants sur moi : je suis une tarée, qui n’est pas mariée et qui n’a pas de « vie de famille », bien sûr ! « Elle n’a pas enfantée, elle alors prend sa mère comme si elle était son enfant, elle l’infantilise, regardez-là !  Elle l’a fait manger seulement de la purée elle ne la laisse pas choisir ses repas et elle refuse les repas que nous lui servons ! »

Les femmes du personnel médical d osent m’accuser de « maltraitance » !!!!

Je dû encore une fois me battre pour que les dix jours que maman devait rester hospitalisée, elle ne soit pas encore l’objet d’une quatrième maltraitance !

Je vais parler avec le chirurgien.

Le chirurgien qui savait comment nous étions attachées l’une à l’autre, il comprit de suite ce qui se passait dans le Service, m’invita à son bureau pour parler de l’incident tranquillement, nous prîmes un café. Il m’écoute attentivement et me comprend, mais n’ayant pas de moyen de me défendre, il me promet de faire le nécessaire pour que j’aille chercher les repas chez nous et éviter que l’étage donne à Maman n’importe quoi, et me promet de tout faire pour raccourcir le séjour de convalescence à la Clinique pour que je rentre au plus vite chez nous.

J’ai eu la permission d’aller chez nous préparer les repas pour maman et je faisais l’aller -retour pour le déjeuner et le diner, et j’ai pu signer une décharge et nous rentrâmes à la maison avant que prévu.

La convalescence de Maman entamée, je préparais de suite notre départ vers COLMAR.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 CHAPITRE IV

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ARRIVÉE À COLMAR / LE DÉBUT DUNE AMITIÉ ET L’ESCROQUERIE DU XXIè SIÈCLE.

En pleine convalescence de Maman, vers 1.h. du matin, j’ai eu l’appel d’un médecin à la retraite, d’origine russe, qui nous connaissait depuis de nombreuses années et qui fort de son expérience hospitalière en France, me dit ceci :

« Vous êtes seule avec votre mère, les hôpitaux l’ont déjà maltraitée suffisamment, vous devez quitter Paris, et tout de suite, si vous restez, vous serez obligée d’emmener votre Maman à l’hôpital de proximité, rien ne nous assure qu’elle ne puisse un jour avoir besoin d’une hospitalisation, on finirait de l’achever, vous êtes responsable de votre Maman, or vous devez quitter Paris, ce n’est pas une ville pour vous.

Ici on ne vous comprendra jamais, je connais bien les hôpitaux français ils sont d’une cruauté et d’une deshumanisation absolues.

Oui, c’était un rêve de programme, celui de ne plus entendre la phrase la plus stupide que disent les infirmières quand je demandais la permission de rester la nuit avec Maman :

« Vous imaginez si tout le monde faisait pareil ? »

Alors je leur répondais : pas de souci madame, en France personne ne va faire comme moi, personne ne va vous demander la permission de rester dormir avec une Maman, parce que tout le monde dépose ses vieux et part !

Je vous propose de venir ici à Colmar, j’ai quelques amis qui pourront vous louer un studio sans que vous fournissiez de fiches de paie ni garanties, vous paierez

Hyena laughing

ici sur place sans problèmes.

Je vous présenterai mon médecin traitant qui se chargera de votre Maman dès votre arrivée, vous aurez une petite ville parfaite pour la convalescence de votre mère. »

J’ai donné tous mes biens en cadeau à un voisin, et je passé des appels téléphoniques et me suis décidée à partir dans une semaine.

Quand je décide quelque chose je la fais tout de suite sans tarder.

Nous arrivâmes avec Maman par une journée de septembre 2008, bien ensoleillée et calme.

Le voyage en TGV s’est passé à merveille. À l’époque, j’avais changé la chaise roulante de Maman pour un « fauteuil coquille » à usage extérieur. Il était plus adapté au handicap moteur absolu de Maman, ce fauteuil l’entourait totalement et permettait de soulever les jambes ce qui faisait un véritable lit roulant.

Ce n’est pas elle qui pouvait se fatiguer du voyage, mais bien moi, qui eus des crampes pendant le voyage tandis que Maman souriante se régalait du voyage car cela lui faisait toute une nouveauté et une sortie longue durée.

Le contrôleur venait souvent me demander si tout se passait bien.

Pour monter et descendre Maman dans le train, ils utilisèrent un ascenseur portatif qui déposa Maman dans son fauteuil à l’intérieur du wagon et ils furent de même pour la sortir.

J’avais préparé notre arrivée avec une logistique de plus minutieuses.

La gare de Colmar était vide.

Il n’y a jamais personne, deux seules voies se présentent A et B, l’une vers Strasbourg, l’autre vers Paris.

Rien de plus simple.

La convalescence de Maman se fut très rapidement, enfin toutes les deux seules t à l’abri de dangers parisiens.

Je ne pouvais pas imaginer que d’autres aussi graves m’attendaient.

La ville calme et paisible se transforma en ville cauchemardesque.

Mis à part la persécution d’un haut fonctionnaire qui essaya de m’arracher Maman, celui que j’ai nommé dans mon livre « Le Dictateur de la ville Morte » était une véritable canaille bien assise dans l’administration colmarienne, dont de ces manœuvres sinistres j’ai dû me défendre devant le Tribunal, procès que j’ai gagné contre lui.

La situation s’empira dès que je fis la connaissance de Madame Y, la Crapule de Colmar.

Le studio était en plein centre-ville.

Aussitôt arrivées j’ai pris possession des lieux.

J’avais contacté bien d’avance le pharmacien qui avait fait déposer le lit médicalisé pour Maman, ce qui m’a permis de l’installer dès notre arrivée, Dans le studio très spacieux il y a avait en route l’électricité et l’eau chaude, je ne pouvais rien demander de mieux.

Le bailleur m’acceptait que je lui paie le premier mois de loyer dès l’arrivée de mon RMI et la garantie je la lui paierai par mensualités.

Je rêvais de commencer en paix une nouvelle vie avec Maman.

Tout allait à merveille.

Les démarches pour le transfert de CAF furent facilitées grâce à une assistante sociale très compétente, rien à voir avec celles de Paris !

Un abîme les sépare, là- bas il n’existe pas les torts parisiens.

Il y en a d’autres !

Une année s’était passée.

J’avais recommencé mes cours particuliers de violon, le professeur venait chez nous, et j’avais organisé ma vie avec Maman dans un calme absolu.

En 2009 nous déménageâmes vers une HLM de trois grandes chambres, le matériel médical de Maman occupait une chambre entière, j’avias installé pour elle un véritable hôpital particulier. Le pharmacien me livrait le matériel obtenu d’un grossiste et j’avais sous la main tout dont Maman avait besoin pour son bien-être.

Je m’occupais d’elle jour et nuit et une fois installées dans le nouvel appartement notre vie pratique s’est facilitée grâce à l’espace qui nous était nécessaire pour le handicap lourd de Maman. Les fauteuils coquille circulaient très bien dans l’espace bien adapté du nouvel HLM.

Un jour, Maman devient souffrante par une prise de médicaments inadaptés pour une petite doléance chronique et qui lui provoquèrent une hernie intestinale.

Je l’emmenais aux urgences de l’hôpital de Colmar.

Les urgences de cet hôpital n’ont rien à voir avec celles des hôpitaux parisiens c’est plutôt du style d’un Hall d’entrée d’un hôtel américain de luxe.

J’étais frappée d’entrer pour la première fois là-bas.

Un accueil respectueux, pas de dires désobligeants aucun affront verbal.

Maman a dû être opérée d’urgence la hernie pouvait provoquer sa mort.

On me fait entrer au Box, Maman avait une péritonite gravissime accompagnée d’une septicémie dans taux très élevée.

Le docteur B. un interne de plus compétents, arriva avec son adjointe, l’air très préoccupé ne me cache pas la gravité de la situation.

Il s’agit d’un jeune homme charmant de délicatesse et de sérieux.

Il me donne un véritable cours de médecine que je n’oublierai jamais.

Il me demande de lui signer une décharge, car Maman peut décéder pendant l’opération, il m’a dit ceci

« Nous sommes désolés mais le scanner fait apparaître la possibilité d’une perforation, il ne s’agit pas de savoir la mesure de la perforation, il s’agit tout simplement du fait que si perforation il y en a, on ne peut jamais être certains par un simple scanner, il faut opérer d’urgence, car les douleurs sont atroces et ne peuvent pas être soulagés par aucun analgésique, c’est seulement « le sommeil profond » qui s’impose en attendant la mort

J’ai signé et lui priait de faire son possible pour la sauver.

Il m’a rassurée en me disant que le chirurgien était un médecin de grande expérience avec les personnes âgées et qu’il venait d’opérer une dame de 100 ans et qu’il l’avait sauvée.

Je laissais partir Maman en urgence vers le bloc opératoire et moi, j’ai pu entrer dans sa chambre au deuxième étage où, on m’avait installé un lit pour l’attendre à côté de son lit médicalisé. Je ne m’arrêtais pas de pleurer.

Le comble de la gentillesse, les infirmières m’apportèrent un thermos d’eau chaude et des sachets de thé et de tisane, j’étais déshydratée de tant de pleurer.

Il était presque 1h. du matin et le chirurgien vient me rejoindre à notre chambre. Il venait de sortir du bloc opératoire.

Il m’a dit : « votre Maman m’a lessivé ! J’ai pu lui raccommoder ses intestins, je n’ai pas eu besoin de couper, ce qui facilitera son rétablissement, j’ai fait déjà tout mon possible, maintenant elle est entre les mains de Dieu.

Je vous préviens que ce soir vous ne pourrez pas la voir, j’ai décidé de la laisser en coma artificiel, elle est en « sommeil profond » pour qu’elle ne souffre pas des douleurs du réveil ».

Vous pourrez la voir demain dans l’après-midi aux sons intensifs, ne vous inquiétez pas ils vous laisseront entrer avec des habits spéciaux

Je m’en vais dormir, à demain ».

Je ne revenais pas. Je n’avais jamais été traitée avec tant d’humanité, de respect et de délicatesse.

Tout ce qui m’avait dit notre docteur russe était vrai. Je n’étais pas en France. L’hôpital de Colmar en était la preuve.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                    

 

 

                                             CHAPITRE  V

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MADAME Y

                     LA CRAPULE DE COLMAR

 

« CARAMEL » ATTACHÉ À LA BARRIERE DU LIT DE SOINS INTENSIFS.

Cet épisode s’est produit juste un jour avant de faire la connaissance de Madame Y la Crapule de Colmar

Je viens de faire l’éloge de l’hôpital de Colmar.

Mais quelques années après, cet hôpital commença à se vider de tous ses meilleurs médecins.

Le docteur B, l’interne qui avait sauvé Maman grâce à son diagnostic et à l’ordre qu’il avait donné pour qu’elle soit opérée d’urgence, et qui savait faire le tri aux urgences, doté d’une qualité professionnelle et humaine d’excellence partit et personne de sa qualité ne le remplaça.

Ensuite tout le personnel fut changé et la qualité toute entière s’est dégradée.

On m’a dit que c’est le Conseil d’administration qui gère l’hôpital qui recrute et qui dicte les lois internes qui fait d’un hôpital sa grandeur ou sa perte.

La dégradation du seul hôpital de cette petite ville, l’attentant et mensonges de la canaille » Le Dictateur de la ville Morte » et l’escroquerie de cette Madame Y, la Crapule de Colmar, ont provoqué notre retour vers Paris. Notre retour se réclamait urgent. J’avais cru dans la qualité » de son médecin traitant parisien, mais il s’avéra un traitre criminel qui lui refusa les soins devant son infarctus.

[Je ne pouvais pas savoir que dès notre retour une nouvelle maltraitance hospitalière me tuerait Maman.

J’ai cru à son médecin « traitant » le traitre qui se refusa de la soigner et ensuite les trois autres qui finirent de l’achever]

Pendant le séjour de Maman, il y a eu a là-bas aussi une jeune infirmière qui avait commis un acte de maltraitance gravissime : elle me regardait de travers dès notre arrivée, mauvais signe je me suis dit…Dès le retour de maman  à la chambre juste en sortant des soins intensifs, de manière intentionné laissa Maman sans assistance, le cathéter avec lequel Maman était sortie des soins intensifs s’était sorti de son cou et le sang coulait, un tampon de Bétadine s’imposait d’urgence pour éviter une infection.

Cette infirmière savait que son intervention s’avérait urgente, au lieu de s’approcher de Maman tout de suite, pour me faire patienter et souffrir, elle s’arrête dans le couloir, le tampon de Bétadine à la main, pour bavarder et rire à gorge déployée avec ses camarades tandis que Maman resta souffrante le sang en train de couler.

Quand j’ai dénoncé cet acte de maltraitance à l’infirmière chef, elle m’a crue immédiatement et m’a dit ceci : « Tranquille, soyez certaine que cette infirmière n’entrera plus dans la chambre de votre mère »

L’infirmière fut transférée à un autre étage et l’affaire fut bouclée.

À Paris le personnel tout entier aurait crié que ce n’était pas vrai et que c’était moi qui créais des problèmes.

Je n’oublierai jamais cette Infirmière en Chef.

Tout comme je n’oublierai jamais l’anesthésiste qui m’avait consolée avant d’entrer maman au bloc opératoire, « nous ferons de notre mieux soyez tranquille, Maman reviendra vers vous »

Elle était d’origine slave, et le respect aux vieux bien présent.

Non seulement elle avait très bien fait son travail d’anesthésiste, elle m’avait laissé une réponse encore plus parlante, quand le lendemain, je suis entrée à la salle de soins intensifs pour rendre visite à Maman.

À l’entrée j’ai dû me chausser et m’habiller des vêtements stériles.

Je vu Maman entourée des tuyaux et de cathéters, et…Attaché à la barrière de son lit, l’anesthésiste avait eu l’idée de coller avec sparadrap le nounours de Maman : « Caramel »

Je m’approche de Maman et lui dit : Ma petite comment vas-tu ?

Maman me regarde, hausse les épaules, soupire me sourit et me dit : « Ma petite je supporte pour toi, tu vois ? je suis encore là ! »

Il était incroyable la vision d’un nounours attaché à la barrière du lit de Maman, en pleine salle de soins intensifs, un lieu où séjournent des personnes très souffrantes, au milieu du va et vient des infirmières et des machines en train de biper en permanence.

Ce signe attendrissant disait long sur la qualité humaine de l’anesthésiste et de tout le personnel qui « tolérait » une telle déviation du « protocole hospitalier » !

Ce signe d’humanité, en apparence si banal, était pour moi grandiose et m’a servi comme la meilleure preuve qu’au sein de cet hôpital personne ne pourrait lui faire du mal à Maman.

Maman sortit après dix jours de l’hôpital pour faire sa convalescence chez nous.

C’est à ce moment-là que je fis la connaissance de Madame Y

Il fallait faire savoir ce qui s’était passé avant pour comprendre quel fut le terrain propice qui s’offrait à cette Madame Y, la Crapule de Colmar pour programmer son escroquerie sur nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                            CHAPITRE VI

 

 

                 UNE HYÈNE AVIDE DE NOTRE  

                                  CHÉQUIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CROIRE DANS L’AMITIÉ OUI, PEUT-ÊTRE, MAIS SANS CHÈQUES !

Je suis arrivée en France très mal élevée et avec des coutumes du XVII s.

Je faisais confiance et donnais mon amitié sans aucun calcul.

Je faisais confiance à tout le monde, ne voyais pas le mal proche de moi (grave erreur) et j’osais critiquer les français qui ne font jamais confiance, ne donnent jamais leur adresse et qui n’invitent personne chez eux.

Pour avoir eu de mes parents cette mauvaise éducation, car dans mon pas d’origine la porte de mes parents était toujours ouverte, et nous invitions tout le monde prendre le thé, en arrivant ici en France dans les années 80 je ne savais pas que je devais m’armer pour devenir une vraie française. Apprendre à me méfier, tel que les français le font avec moi.

Je l’ai appris grâce à Madame Y la Crapule de Colmar, mais déjà trop tard, en 2010 !

Je sortais Maman de l’hôpital avec une longue blessure qui lui traversait le ventre avec des points de suture qui seraient enlevés dans une dizaine de jours.

Je ne devais pas la sortir dans son « fauteuil coquille » qu’une fois les points de suture enlevés, car elle ne pouvait pas être mobilisée.

Tous les jours je rentrais chez nos pour prendre ma douche et avant de retourner à l’hôpital, j’allais au Supermarché qui était en descendant mon immeuble et dont une vente de pain chaud était ouverte dès très tôt.

Je ne mange pas de pain, mais j’achetais une quinzaine de croissants et de pains au chocolat pour le petit déjeuner des infirmières et des aides-soignantes.

La jeune vendeuse me demanda un jour pourquoi j’achetais autant, je lui ai dit ceci :

Vendeuse : dites, vous mangez tous les jours autant de pain, comment vous faites pour rester mince ?

Moi : Pensez-vous ! Je ne mange jamais de pain ! C’est pour les infirmières j’ai Maman hospitalisée jusqu’à demain, elles sont très gentilles avec maman, et cela me fait plaisir de leur apporter une petite douceur pour la pause-café.

Vendeuse : Ah bon ! je me disais comment est-ce qu’elle fait !?

Moi : dites, à ce propos, je sors Maman de l’hôpital, demain matin, et je tenais à vous poser une question, vous qui connaissez du monde ici, parce que moi je suis collée à Maman et ne sors pas, je ne vois jamais mes voisins, pourriez-vous me dire si vous connaissez une voisine qui puisse me la garder une heure deux fois par semaine, c’est seulement pour deux semaines, chose de pouvoir descendre ici pour acheter mes bricoles.

Je peux faire du « troque » parce que je n’ai besoin de personne, je m’occupe seule de Maman, mais je ne peux pas la laisser seule pour descendre ici, c’est uniquement deux heures pendant deux semaines, une heure le mardi et une heure le jeudi. Maman panique si elle se voit toute seule.

Je la laisse sécurisée dans son lit avec des barrières, mais c’est seulement pour pouvoir descendre ici pour une heure, je n’ai pas besoin de plus.

Vendeuse : je vais voir, à priori non, car les gens que je connais travaillent, vous savez, je vais demander à ma mère qui travaille au noir, peut-être qu’elle sera intéressée. Elle travaille au noir en ramassant des enfants à l’école, je vais voir, mais je ne vous promets rien.

Moi : Oui, mais je ne parle pas de lui offrir un travail au noir non, que cela soit clair, il s’agit de rester une heure chez nous, deux fois par semaine, jusqu’à qu’on lui enlève les points de suture, j’habite juste en face, je n’ai pas besoin de plus, je parle de deux heures c’est juste pour quinze jours, je peux lui donner 10 euros en liquide, pour une heure une sorte de troque.

Cela nous reviendrait à 40e pour les 15 jours.

Vendeuse : laissez-moi votre numéro et si elle est intéressée elle vous appellera.

Mon projet était de dépenser 40 euros pour les 4 et uniques heures que la personne resterait auprès de Maman et seulement pour deux semaines, question de descendre faire une petite course en bas. Le plein je le faisais chez M., car je me faisais livrer pour le mois entier et pour la nourriture spéciale de Maman, j’avais un grand congélateur, je faisais les courses par Internet chez P.

Le pharmacien me livrait tout dont Maman avait besoin, alors moi qui comptait les centimes…au RMI ! D’une part tout le monde savait que je ne laissais pas Maman seule et même pas à l’hôpital, je n’allais pas avoir le projet de contracter une dame de compagnie !

Mais les choses se sont passées autrement.

Mon foyer s’est convertit en un instant dans la jungle où le plus fort mange le plus faible.

J’essaie de me remémorer de ces années-là, j’avoue que tout le mal que j’ai vécu à Colmar je l’avais laissé dans l’oubli, car l’assassinat que ces 4 assassins perpétrèrent contre Maman a effacé le passé.

Il est vrai qu’on n’oublie rien, mais comment pourrions- nous continuer à vivre si tout le mal que nous avons vécu, nous n’étions pas capables de le laisser derrière nous ?

J’ai une faculté innée pour tout oublier volontairement, car ma vitalité est plus forte que tout, c’est ce qui me sauve.

Cet épisode de La Hyène de Colmar date de 2011 !

Comment pourrais-je penser à cette Crapule en 2017 !?

J’avais perdu les dossiers avec le résultat du Conseil de Prud’hommes, J’avais presque tout perdu du dossier d Madame Y, la Crapule de Colmar.

Il y a deux mois, j’ai dû commencer une quête ardue auprès de l’Administration judiciaire pour me procurer des dossiers enterrés depuis 7 années.

Le Tribunal a dû envoyer une personne chercher les rapports aux archives !

Mais, ils ont été tous très diligents et gentils avec moi, j’ai tout obtenu à nouveau…

Madame T, la Crapule de Colmar m’appela.

Revenons à Colmar en 2010…

FAIRE CONNAISSANCE…

Madame Y, la Hyène de Colmar est venue tout de suite le lendemain.

Nous avons fait « connaissance », elle s’est assise au salon, Maman était dans son « fauteuil coquille » installée devant sa télé, je lui sers un thé et commençons à « faire connaissance ».

Je lui ai expliqué clairement que je n’avais besoin de sa présence qu’en raison de 2 heures par semaine, et pendant seulement quinze jours, le temps que Maman soit libérée de ses points et que je puisse la sortir.

J’avais besoin d’aller faire des petites courses en bas, au Supermarché et une heure me suffisait largement pour me procurer les bricoles fraiches.

Je lui ai averti, que j’étais au RMI, que je m’occupais seule de Maman et que je n’avais aucune intention d’engager personne.

Elle accepte et arrive le lendemain vers 14h.

Elle m’avait dit qu’elle n’avait pas besoin de contrat de travail, car elle était de nationalité allemande, et qu’elle ne voulait aucun « engagement » formel en France, elle aimait travailler au noir tranquillement, Elle se fait l’autoportrait un véritable auto éloge d’être une bonne mère de famille, elle n’avait pas le temps de travailler à plein temps, elle préférait les petits boulots au noir qui lui laissaient tout sa liberté.

Je lui expliquai ma détresse, pour pouvoir rester chez nous et avoir le droit de m’occuper de Maman à plein temps, je devais survivre et depuis 11 années déjà avec le seul RMI.

Mais…oui il y a eu le Mais qui a tout métamorphosé.

Faire l’analyse rétrospective d’un point de vue essentiellement juridique, cela s’est fut rapidement par le Conseil de Prud’hommes.

Cette Crapule fut débutée.

Ils ont reconnu uniquement un lien « amical’ sans aucun lien de « subordination » entre elle et moi-même.

Faire l’analyse de celle qui est coupable : MOI-MÊME, je peux aussi le faire avec une autocritique sans concessions.

Oui, je plaide coupable.

Coupable d’avoir cru dans son amitié.

Je me dis maintenant, comment ai-je pu avoir un comportement aussi stupide, comment ai-je pu être dans un état de faiblesse morale et spirituelle telle que j’ai pu faire confiance, et céder à ses demandes pressantes et lui signer de chèques ! Comment ai-je pu l’aider financièrement !

À cette Madame Y, La Hyène de Colmar, n’ayant pas moi-même de quoi manger !

Quiconque m’entend raconter l’épisode d’escroquerie de Madame Y, la Hyène de Colmar reste perplexe et sans voix.

Je pense avoir été anesthésiée de peur de perdre Maman, je ne trouve pas d’autre explication.

La solitude absolue dans laquelle je vivais, unie à l’état de nervosité permanent, vécu tout le temps depuis que la crise de Maman s’était abattue sur elle, suivie de son opération, de son séjour aux soins intensifs et de la peur horrible de la perdre, c’est pour cela que le harcèlement amical de cette Crapule m’anesthésia jusqu’à obéir à ses demandes de lui signer des chèques.

Parce qu’on peut aider quelqu’un financièrement, mais à partir où l’on signe un chèque, on est perdu, soit que vous le donnez à quelqu’un, pour l’aider, soit que vous les acceptez, peu importe la raison, vous signez votre arrêt de mort si vous tombez entre les griffes d’une personne sans morale.

Les chèques ne disent pas pour quel motif ils furent signés.

Un chèque signé est une preuve matérielle d’un lien entre le signataire et le bénéficiaire.

Elle pouvait, grâce à ma signature, mentir à sa guise et dire que je lui payais pour être la « dame de compagnie » de Maman.

Ce que personne n’a cru à Colmar.

Ce que le Conseil de Prud’hommes assez expérimenté, ne pouvait pas donner valeur de vérité, avec les preuves accablantes que j’avais en ma défense.

Elle une véritable Hyène avide d’argent qui peu après nous a fait découvrir son vrai visage et son comportement animalesque.

Le masque ne lui étant plus nécessaire, car nous l’avions mise à nu dans la place publique de Colmar, elle nous déclare la guerre, m’accuse devant le Tribunal de l’avoir licenciée depuis ma qualité de « patronne » abusive, qui lui refusa un « Contrat de travail » sans congés payés, sans fiches de paie.

Maman à peine guérie, j’ai dû commencer à me défendre d’une guerre judiciaire grotesque, je continuais dans la misère du R.S.A., accusée de « Patronne abusive » par « une amie » et Colmar s’est transformait du jour au lendemain dans une ville à fuir.

LA HYÈNE VEUT DES CHÈQUES : ELLE A FAIM AU MILIEU DE LA JUNGLE !

Dès mon adolescence Papa m’avait enseigné à me défende, il me dit un jour juste avant que je commence mes études en Fac : « je suis vieux, je peux mourir à tout moment, je ne veux pas te laisser seule sans profession, et sans que tu saches te défendre, tu dois savoir que dès que tu sors à l’extérieur, la société est comme la jungle, et tel que l’océan où le poisson grand mangera le poisson petit, tu dois savoir te défendre parce que tu es seule ».

Mais que resta-il en 2010 de l’enseignement de mon Père ?

J’ai trébuché, je suis tombée et la chute m’a valu supporter de séquelles, jusqu’à présent.

Mais on s’en sort très bien.

Madame Y finit les 4 heures de garde.

E lui donne ses 40e en liquide.

Mais elle reste bavarder avec nous.

Me dit qu’elle ira ramasser les enfants à l’école dans son grand Break et qu’elle reviendra avec sa fille pour prendre le thé avec nous et qu’elle fasse ses devoirs.

Entre temps je prépare le thé, je dresse la table et l’attends.

Elle arrive avec « sa petite ».

Nous prîmes le thé.

Et cette première fois s’est renouvelée en se transformant en « habitude » amicale du thé vers cinq heures.

Conversations animées, entourent Maman qui sourit innocente tout comme moi.

Cela nous fait une grande nouveauté de parler avec quelqu’un.

Madame Y, La Hyène de Colmar sait comment venir au quotidien et sait parfaitement se faire amicalement « indispensable ».

Un jour elle arrive à l’heure du déjeuner, reste jusqu’à l’heure d’aller « ramasser » les enfants et sa fille à l’école.

Un jour les choses vont plus loin, fin après-midi, elle décide après que sa fille a bien fini ses devoirs, de l’emmener chez elle à l’heure où arrivait son concubin, et me promet de revenir pour l’heure du dîner.

Nous programmâmes de diner ensemble.

Regarder après un DVD était le couronnement de l’escroquerie.

La Hyène de Colmar arrive à l’heure de l’apéro nous avons diné j’ai couché Maman, et après nous regardâmes le fameux DVD.

J’avais un babyphone qui me donnait tous les bruits de notre chambre où dormait paisiblement Maman.

Elle répète la fête à plusieurs reprises.

Un jour se propose de rester dormir, car selon ses dires elle a peur de rentrer seule le soir en voiture.

Soit

Je ne savais pas, en idiote parfaite que je suis, que ses nuits de pyjama party d’adolescente américaine suivie d’un DVD seraient déclarées comme des gardes de nuit !

Le comble.

En restant tant d’heures chez nous, il allait de soi qu’elle s’intériorisait de tout ce qui se passait chez nous.

En vérité il ne se passait rien de spécial que les appels téléphoniques que j’entretenais avec notre avocat parisien, qui menait un Jugement  International pour la spoliation dont avait été victime Maman de la part de deux Musées de l’État chilien qui l’avaient spoliée de tout son héritage pictural de son mari le peintre Hernan Gazmuri, et nous étions en plein procès international.

À l’écoute de nos conversations elle apprend que notre avocat demandait une indemnisation très conséquente à l’État chilien et que ces gains Maman devait les recevoir très prochainement

Il se trouve que mon avocat a perdu le procès car depuis la France nous fut impossible de mener à bien un procès international qui nous exigeait des sommes qui n’étaient pas comprises dans l’Aide juridictionnelle.

Ce n’est pas avec le RMI et avec le Minimum vieillesse de Maman que nous aurions pu solder ces frais.

Mais la Hyène ne voyait pas les choses ainsi.

Totalement stupide, commence à me demander de l’aider financièrement et j’acceptais de lui signer de chèques pour des sommes que je n’avais pas pour moi-même, le Directeur de notre banque s’inquiéta fort devant mes découverts chaque fois plus conséquents et m’appelle pour me donner un rendez-vous très urgent.

J’y vais avec Maman dans son fauteuil coquille et commençons à parler.

Ce directeur de notre Banque fut mon véritable sauveur.

Car c’est grâce à ses mots que je me suis réveillée et me suis rendu compte dans quel sale pétrin je m’étais fourrée !

Ses mots, ses dispositions me réveillèrent en un seul instant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                         CHAPITRE VII

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        DIALOGUE AVEC LE DIRECTEUR

                         DE LA BANQUE

            LA FIN DE L’ESCROQUERIE…POUR COMMENCER UNE

                                     AUTRE : JUDICIAIRE

                « ABUS DE CONFIANCE ABUS DE FAIBLESSE ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le téléphone sonna tôt le matin.

Je me levais vers 5h, j’écrivais soit très tard dans la nuit soit à l’aube, quand Maman dormait encore.

Je la réveillais en douceur, vers 7.30 ou 8h, avec de la musique, des câlins et entre son petit déjeuner, médicaments et toilette, je ne la sortais du lit qu’à midi passé.

Nos journées étaient réglées au chronomètre.

J’ai eu au bout du fil le Directeur de notre banque qui me demandais d’aller le voir l’après -midi.

Il savait que je ne laissais jamais Maman toute seule, et que chaque fois que j’allais à la Banque j’allais avec Maman dans son « fauteuil coquille », il me préparait de la place dans son bureau pour ce fait.

Les gens de Colmar sont d’une extrême gentillesse.

À part la Crapule et le Dictateur de la ville Morte, bien entendu.

Et ses adhérents et défenseurs, ils n’en manquent pas là-bas…

Le trajet entre notre immeuble HLM et la Banque nous faisait traverser la grande rue qui débouchai en plein Centre-ville. Nous habitions juste derrière le Théâtre de Colmar, comme situation géographique c’était parfait.

Le supermarché en bas, le Centre-ville à dix minutes, mais… la Crapule incrustée chez nous, et le Dictateur de la Ville Morte enfonçant ses griffes sur nous. C’est pour ces deux raisons très bien justifiées que notre retour vers Paris a dû se faire presque dans la précipitation.

Le retour vers Paris me réservait la pire des tragédies de notre vie : la maltraitance de son médecin de ville qui lui refusa les soins par des raisons obscures et maléfiques et ensuite ses 3 copains de l’hôpital qui lui refusèrent à Maman les soins qui réclamait d’urgence son infarctus intestinal, déjà ignoré avec préméditation par son médecin,  en arrivant à l’hôpital ils décidèrent de ne pas la soigner pour la martyriser volontairement, pour la faire plonger dans une agonie indicible privée de soins.

Le proverbe oriental si connu De Bagdad à Bassora prenait dans notre pauvre vie toute son irrévocable signification.

Nous arrivâmes à la Banque très ponctuelles comme d’habitude.

Je n’ai eu que d’horreurs dans ma vie, mais parfois j’ai rencontré des personnes angéliques, qui nous faisaient du bien, qui faisaient de leur mieux pour nous aider, qui s’attendrissaient devant la bonté de Maman qui offrait au monde son sourire et son visage de porcelaine. Maman était toujours contente, toujours souriante en dépit de son invalidité totale.

Il faut que je nomme notre pharmacien qui nous donnait du crédit tous les mois, car nos faibles ressources ne pouvaient combler les dépenses océaniques que le handicap de Maman réclamait, il était toujours là pour nous tendre la main et nous venir au secours et tous les mois et pendant quatre années, jamais une demande, jamais une pressions une générosité d’âme et matérielle de plus rares.

Ensuite notre avocate, au pied de guerre, en nous assistant avec l’Aide Juridictionnelle, toujours en agissant avec le mot opportun, le conseil adroit, les écrits accablants en notre défense.

Les Assistantes sociales, nous rendaient visite de temps en temps elles savaient que je ne pouvais pas sortir aux heures de bureau avec Maman et elles étaient toujours à mon écoute, toujours prêtes à me secourir soit avec des bons alimentaires, soit avec une lettre ou un rapport, l’administration n’était pas une guérilla prête à m’abattre comme ici à Paris, mais un groupe bienveillant devant lequel je pouvais parler et entamer un dialogue humain.

Mais, cela ne suffit pas quand deux criminels ouvrent ses griffes, l’un dominait l’administration colmarienne grâce à son poste de privilège, personne de plus haute que lui dirigeait Colmar.

Il commandait tout le monde et toute l’administration l’obéissait comme des laquais, leur poste en dépendait, c’est naturel on ne va pas demander de l’héroïsme à des fonctionnaires qui vivent d’un salaire qui payait le Dictateur.

Ce n’était pas Nadezhda avec sa Maman qui auraient pu obtenir de l’aide contre le Dictateur de la ville Morte.

Le roi de Colmar, gouvernait toute l’Alsace.

Là-bas, personne ne pouvait me venir en aide, ni devant la Crapule ni devant le Dictateur, car ces bienveillantes assistantes sociales étaient ses subalternes, et la Crapule de Colmar était incontrôlable par des moyens normaux, pour maitriser une Hyène pareille il fallait se munir d’armes spéciales.

Pour les deux criminels, j’ai dû me battre devant la justice, devant les tribunaux.

J’ai gagné, mais toujours un mais, le mal était déjà fait, les radiations de la méchanceté seraient pires que marcher sur un terrain miné.

C’est maintenant, sept années après que L’Hyène revient à la charge.

Il me faut déminer encore une fois le terrain.

Je suppose que vous connaissez les particularités de l’Hyène, elles sont exactement celles de Madame Y, la Crapule de Colmar. Et je parle de ses caractéristiques aussi bien morphologiques que de comportement animal.

Les médecins de l’hôpital de Colmar ne refusèrent jamais les soins à Maman, le personnel médical n’a jamais prononcé un mot désobligeant à mon égard, bien au contraire. Et quand il y a eu un écart, un danger quelqu’un de responsable était là pour venir en notre aide et stopper les agressions à Maman.

À Strasbourg nous avons eu le même accueil bienveillant et professionnel, une clinique semi privée nous accueillit en fin 2012, avant notre retour à Paris pour pratiquer à Maman un examen sous anesthésie générale, tout allait bien, et ils me laissèrent dormir auprès d’elle, lui faire toute seule sa toilette et j’ai eu droit à lui apporter tout ce dont Maman avait besoin pour deux jours et deux nuits. Je ne voulais pas qu’elle se sente dépaysée et que l’éloignement de son chez soi soit perceptible, elle m’avait moi à ses côtés comme d’habitude et toutes ses affaires comme à la maison, j’avais même apporté son appareil radio lecteur et tous les CD de sa musique classique. Il va de soi que CARAMEL ne la quittait jamais.

Le médecin et son équipe en nous voyant arriver surchargées à la chambre rit et nous dit :

« Mais, c’est un véritable déménagement ! »

Le lendemain, jour de l’examen, le gastroentérologue savait que j’attendais la sortie du bloc de Maman, seule et nerveuse au café de l’hôpital, il sortit sans se changer les habits et aussitôt l’examen fini, Maman encore endormie, il arrive vers moi et me dit :

« Tout va bien, Maman a très bien supporté l’anesthésie, elle n’a rien, on verra la biopsie dans quelques jours, mais je pense qu’il n’y aura rien de maligne, tout me semble normal ».

Ces sont des rares moments où j’ai vécu une joie unique, indescriptible inégalée, quand un bilan si approfondi donnait de Maman de si bons résultats, je me disais, : « j’ai encore un sursis, je me la garde encore avec moi, j’ai gagné encore une fois contre la mort. »

Je passais en permanence des contrôles et bilans à Maman, je voulais tout contrôler pour éviter une mort venue la trouver par inadvertance.

La médecine préventive avait son lieu de privilège : le corps de Maman.

Bilans sanguins, « échographies, scanners…

Mais quand un caillou vient se loger quelque part dans le corps nous ne pouvons ni le prévoir ni le guérir, il ne reste qu’à intervenir pour éviter la souffrance.

Il suffit d’un éclatement d’artère ou d’un simple caillou pour qu’une vie finisse et commence la tragédie.

Fin de cette didascalie nécessaire.

 

DIALOGUE AVEC LE DIRECTEUR DE LA BANQUE

 

Directeur : Bien, je vous ai convoquée parce que je voudrais savoir quand est-ce que votre avocat pense vous verser le million d’euros qu’il a demandé de « provision » à l’État chilien parce que je ne peux pas vous autoriser ces découverts qui sont tous les mois de plus en plus conséquents, on ne peut pas vivre de promesses d’argent, l’autre jour je l’ai eu au téléphone, selon ses dires le Greffier n’a pas encore signé l’Arrêté et je dois clarifier votre situation et celle de votre Maman…Vous avez un même chéquier.

Moi : au fait le souci reste le même mon avocat me fait patienter, pour ma part vous savez que je donne tout mon argent à Maman, j’administre la totalité de sa pension pour sa nourriture et son matériel médical et la pharmacie me fait en plus un crédit permanent, je mange avec des bons alimentaires, je ne peux pas faire plus.

Directeur : je le sais et je suis conscient de votre sacrifice et de vos faibles revenus, jusqu’à présent vous savez que j’ai fait de mon mieux pour vous venir en aide je sais… Mais ces découverts ne peuvent plus continuer ! C’est ce qui me préoccupe le plus, pourquoi ses dépenses de 350 euros en chèques ?

Pourquoi votre découvert s’accroit tous les mois !

Que faites- vous pour augmenter de plus en plus ce découvert ? Et vos chèques pour des sommes si importantes qui est cette Madame Y ?

Moi : Madame Y c’est une « amie» elle me demande de l’aider financièrement, parce qu’elle me dit que je serai bientôt riche et que ces petites sommes qu’elle me demande ne sont rien à côté de tout ce que je vais recevoir d’indemnisation pour la spoliation, elle m’accompagne tous les jours, parfois elle reste même diner avec nous et parfois reste aussi dormir parce que nous regardons des DVD jusqu’à tard et en causant sans arrêt toute la nuit il est déjà trop tard pour elle pour rentrer chez elle.

Directeur : Mais elle n’a pas une voiture cette Madame Y ?

Moi : oui, elle a un break, mais elle me dit qu’elle a peur de conduire seule la nuit.

Directeur : s’il vous plait ! Voyons ! De chez vous vers chez elle on a pour dix minutes !

Mais, vous n’avez pas de quoi manger, vous n’avez même pas pour vous acheter une baguette et vous donnez des chèques à cette femme !!!! Je ne revins pas ! mais vous ne savez pas que l’amitié ne se paie pas !

Vous n’êtes pas Mère Theresa, je ne cautionne plus cette folie, vous allez appeler cette Madame Y, vous allez lui prévenir que le Directeur de la banque a stoppé votre découvert, vous êtes en train de vivre au-dessus de vos moyens, vous lui dites STOP et vous m’arrêtez ce cirque qu’est-ce que c’est ça !?

Et vous récupérez votre train de vie sans découverts en espérant que tout va bien se passer avec votre procès.

Moi :  je vous promets qu’en arrivant chez nous je l’appelle, je vous tiendrai au courant.

En arrivant de retour chez nous j’appelais Madame Y la Crapule de Colmar.

C’est avec les mêmes mots que j’avais été conseillée durement par notre directeur de la banque que je lui ai annoncé que je ne serai plus en mesure de l’aider avec des chèques pour des sommes conséquentes, et  que le directeur de notre banque avait voulu savoir pourquoi je luis signais des chèques sans provision et d’autant  plus que ces sommes n’étaient destinées à la santé de Maman, mais signés sans aucun motif et que dorénavant, sachant que rien ne justifiait que je signe ces chèques il ne m’autorisait plus de découvert.

Madame Y, la Crapule de Colmar, commença a crier comme une folle au téléphone, et le dialogue amical dégénère en un seul instant.

Je lui demande alors de me rendre la clé de notre appartement.

Elle me la jette dans la boite aux lettres.

Quelque temps passe.

L’avocat parisien perd le Procès international.

Maman fut spoliée de tout son héritage pictural laissé en héritage par son mari, le peintre Hernan GAZMURI, mon père.

Impossible de poursuivre un procès international. Les avocats ne sont pas de bénévoles, les sommes requises pour ce procès international qui compromet des œuvres d’art n’est pas pris en charge par l’Aide Juridictionnelle.

Sans pouvoir contester nous resterions pauvres et dépouillées à vie.

Quelques mois plus tard, j’ai dû commencer à rembourser avec des petites sommes le découvert bancaire.

Quand un jour j’ouvre ma boite aux lettres et découvre une convocation au Tribunal !

Je venais d’être accusé de « patronne abusive »par Madame Y, la Crapule de Colmar, devant le Conseil de Prud’hommes de Colmar !

Madame Y, la Crapule de Colmar me  réclamait des sommes exorbitantes pour l’avoir employée de « dame de compagnie de Maman » sans contrat de Travail.

Madame Y, la Crapule de Colmar m’accusait de lui devoir des « salaires » qui restaient impayés !

Madame Y, la Crapule de Colmar  me demandait des sommes pour la rupture de Contrat de travail abusif.

Madame Y, la Crapule de Colmar me demandait des congés payés.

Pour en finir…

Madame Y, la Crapule de Colmar  m’exigeait un « Contrat de Travail » rédigé en bonne due forme pour s’être occupée de Maman !!!! Et des fiches de paie pour pouvoir s’inscrire au chômage !!!!!!!

En lisant cette accusation accompagnée de la convocation au Tribunal,  je ne savais pas si rire ou m’indigner, car je ne pleure jamais.

Seule la souffrance de Maman a provoqué mes pleurs et hurlements.

Tout Colmar resta sans voix quand je commençais à raconter l’accusation dont j’étais l’objet.

Tout le monde qui nous connaissait se mobilisa pour me rédiger des attestations.

Les attestations que j’ai recueillies faisaient foi de  ma présence jour et nuit auprès de Maman, que chaque fois qu’ils arrivaient chez nous, j’étais là aussi bien de jour comme de nuit et que je restais en permanence  auprès de Maman, que je ne la quittais jamais même pas pendant ses séjours à l’hôpital et que je m’occupais de Maman sans aucune aide extérieure.

Bon ombre de détails et des situations commencèrent à ressortir à la surface de mon cerveau qui sans l’anesthésie amicale de Madame Y, et déjà bien réveillée par le Directeur de la Banque, je me trouvais face à l’abîme où j’étais proche de tomber si je ne me ressaisissais pas très vite.

LES DIRES DE LA HYÈNE DE COLMAR QUI RÉVEILLÈRENT MON INCONSCIENT

Nous savons que dans la conversation et dans le partage d’une assiette en buvant un apéritif les personnes sans qualité dévoilent ipso facto ses vices.

Je pense que ma peur, les angoisses répétitives et sobre sauts que la santé de Maman m’avait donné ce dernier temps, contribuèrent à que je néglige si stupidement ce qui fait de moi celle que je suis : indépendante et intransigeante.

Avoir perdu pendant cette longue période de 6 mois ces deux facultés qui font mon portrait, fit ma perte et le terrain parfait pour que cette HYÈNE trouve le terrain parfait pour attaquer.

Elle m’avait dit entre les bouchées de nourriture et ses coupes de vin :

 

« Tu sais, j’adore me marier pour après divorcer et prendre un bonne pension alimentaire »

« Tu sais je suis très indépendante et féministe, je ne supporte pas trop longtemps quelqu’un à me pattes, je programme pour le virer le moment venu »

« Pour l’instant avec celui que je suis en ce moment, je ne peux pas encore car ma fille, la dernière est à lui, elle est encore trop petite pour la séparer de son père, quand elle sera plus grande je partirais, je m’en fous ! »

« Je suis restée un peu plus ce matin avec une femme très âgée qui est ma voisine de palier dans mon immeuble, je vais la voir souvent, ça m’intéresse car elle st très riche et il ne lui reste pas pour longtemps… »

À suivre…

Demain

DERNIER CHAPITRE VIII

 

LE CONSEIL DE PRUDHOMMES EN  2011 2012 ET

 RETOUR DE L’HYÈNE EN 2017

ELLE VEUT ROUVRIR UN JUGEMENT CLASSÉ !

Plainte Pénale pour l’homologation d’un jugement rendu

 Et escroquerie au jugement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                 CHAPITRE VIII

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                    LA HYÈNE ME DÉNONCE

                       AU PRUD’HOMMES   

JE SUIS ACCUSÉE D’ÊTRE UNE PATRONNE ABUSIVE.

SUIS- JE « PATRONNE » EN AYANT UN PASSÉ DE 12 ANNÉES DE RSA ?

Ma longue expérience de nombreuses années ininterrompues au RSA, me donnaient une seule réponse : il ne peut pas exister une « patronne » au RSA et non une personne en faillite et inscrite récemment dans cet illustre « dispositif de misère à la française » non, je parle d’un vécu au RSA= 320e mensuels depuis onze     années.

Forte de cette expérience de la misère et de l’humiliation suivie d’une série de privations subies au quotidien je commençais à élaborer une stratégie aux fins de constituer ma défense devant cette Crapule de Colmar., m’ont obligé à étudier cette nouvelle persécution de l’Hyène de Colmar, non en solitaire comme j’ai l’habitude de tout résoudre, mais en prenant conseil auprès des médecins.

J’avoue n’avoir la moindre compétence en psychiatrie.

Il y a eu un temps très lointain, quand j’étais jeune étudiante où les découvertes en psychologie allaient du vent en poupe, ces découvertes certes très riches pour soigner des patients malades, s’avèrent stupides et en contre sens absolu appliquées de force sur des personnages de fiction, l’essence de la littérature, et moi précisément, je postulais devant mes professeurs la théorie sur l’inutilité de la psychanalyse en Art car on finit par étudier l’auteur et on n’explique en rien les principes strictement littéraires de l’œuvre, la psychologie s’adresse aux personnes souffrant des troubles ou de vraies maladies mentales, non aux personnages de fiction.

Ces chercheurs et théoriciens obtinrent sans aucune difficulté le pont de liaison entre la science et l’art conjointement à la mise en œuvre de ce type d’exégèse littéraire détestable.

J’ai trouvé pendant ma vie d’étudiante et ensuite dans ma vie professionnelle un écho qui a soutenu les mêmes positions intellectuelles qui étaient les miennes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            MADAME Y, LA HYÈNE-CRAPULE

                       DE COLMAR

       ME DÉNONCE AU CONSEIL DE PRUD’HOMMES

 

Il faut savoir sur quel terrain elle s’est permise de nous escroquer, maman était invalide à 100%, elle n’avait que le minimum vieillesse et moi, je survivais avec le seul RMI. À l’époque était d’un montant de 340e pour une femme célibataire.

Cette escroquerie de Madame Y, La Hyène-Crapule de Colmar s’est produite uniquement sur des sommes écrites et versées à partir du chéquier appartenant à Maman.

Je me demande comment la justice a-t-elle- pu obéir et croire à ses manœuvres de cette manipulatrice criminelle ?

Que son avocat, que j’ai connu lors de l’audience devant le Conseil de Prud’hommes ait pu accepter de la défendre et porter plainte contre moi je comprends, c’était un type aux manières grossières et parlait avec affront en essayant de me piéger avec des questions pièges pour lui, mais il n’a pas pu me détruire, j’avais déjà recouvert mes esprits, je n’étais plus la faible stupide qui s’était laissée dominer et signer des chèques sans la moindre retenue.

Devant ses insinuassions grossières j’ai dit la vérité et j’ai dû élever la voix, et j’avais préparé un dossier en ma défense qui, était irréfutable, j’ai sorti des preuves accablantes,

Lequel ?

J’ai eu la bonne idée de demander à la CAF le récapitulatif de mes 10 années de RMI.

J’ai démontré devant le Conseil de Prudhommes que je vivais depuis toutes ces années-là avec le seul RMI et que maman ne possédait que le minimum vieillesse, nous vivions toutes les deux en subissant une misère accrue.

J’ai pu démontrer que je vivais dans une indigence totale et en criant seule ma défense devant tous les membres du Conseil de Prud’hommes.

J’ai demandé la permission de parler et là on a dû m’écouter.

La consternation de chacun d’entre eux était manifeste.

Même mon avocate à m’entendre crier seule ma défense n’a pas pipé mot.

Bien sûr qu’elle avait fait l’introduction en ma défense, en tout cas pas comme moi j’ai parlé !… Rien n’est plus criant que d’entendre la voix de la victime elle-même et quand la victime sort ses preuves matérielles tout change !

Elle ne faisait que « raconter » mon cas comme quelqu’un qui raconte un fait divers.

Enfin j’ai montré les bons alimentaires qui me donnait une assistante sociale du CCAS de Colmar.

Pouvait une personne comme moi dans la misère, être accusée d’être LA PATRONNE frauduleuse que Madame Y prétendait QUE J’ÉTAIS.

Pouvait- elle convaincre que je l’avais engagée comme dame de compagnie de Maman !!! Mon Dieu ! Quand je ne quittais maman d’une seconde !

Madame Y, La HYÈNE de Colmar persistait à dire que je l’avais licenciée sans contrat de travail, sans lui payer « ses salaires » et en plus en me réclamant des congés payés ?!

C’était une audience grotesque de fond en comble.

Et le Jury du Conseil de Prud’hommes resta sans voix devant ma propre plaidoirie et la profusion des preuves dont je lui faisais part !

LA HYÈNE-CRAPULE de Colmar était furieuse et au moment où je finissais ma plaidoirie et les preuves que je sortais et qui l’accablaient: commença à crier :

Non !!!  Non !!!!! Non !!!! Elle me doit de l’argent, je veux mon argent !!

Alors « son avocat » essaie de la calmer :

« On va voir ça après » lui dit-il… sournois et conciliant.

 

Oui on devait voir ça APRÈSNous sommes en 2017 !

Et Madame Y, La HYÈNE Crapule de Colmar réapparaît !

LA HYÈNE-CRAPULE DE COLMAR

VIENT DE RÉAPPARAITRE COMME UN FANTÔME DIABOLIQUE

7 ANNÉES APRÈS EN RÉCLAMANT ENCORE DES SOMMES DUES !

J’ai gagné devant le Tribunal de Prud’hommes sans aucune difficulté

La Hyène- Crapule de Colmar fut débutée.

Je cite le Conseil de Prud’hommes :

[…]

« DIT que les relations entre les parties ne sont pas celles d’un contrat de travail en l’absence de lien de subordination qui est l’élément substantiel et déterminant pour permettre de différencier le contrat de travail des autres formes de contrat,

|…]

DÉBOUTE Madame Y de l’ensemble de ses chefs de demande.

CONDAMNE Madame Y, la Crapule de Colmar aux entiers frais et dépens.

Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition publique….

COLMAR  2012

Le Conseil de Prud’hommes a dit qu’il n’existait entre nous qu’une relation amicale et qu’aucun lien de « SUBORDINATION » ne pouvait exister or elle n’avait aucun droit de demande un « contrat de travail » ni de sommes dues !

Ensuite, après avoir obtenu la décision Prud’homale en ma faveur je quittais Colmar pour Paris avec Maman.

Le mois dernier, en rentrant chez moi, j’ouvre ma boite aux lettres et découvre une enveloppe avec les timbre des huissiers de justice.

Tr_s étonnée, j’ouvre l’enveloppe, s’agit-il d’une erreur ?

Je ne dois rien à personne.

Or l’intelligence nous dit que quiconque ne paie pas ses dettes sera persécuté en justice et si l’individu ne s’acquitte pas aura les huissiers à sa trousse.

Or n’étant pas dans ce cas-là je m’interroge encore en prenant l’ascenseur.

J’entre chez moi et j’ouvre, qu’est-ce que je lis ?

 

SOMMES À PAYER AVANT SAISIE :

Madame Y, la hyène-Crapule de Colmar appuyée par son avocat réclame les mêmes sommes exorbitantes présentées devant le Conseil de Prudhommes en 2010.

Pour la HYÈNE je continue à être son ancienne « patronne abusive »

Vous savez que le Code du Travail présente une liste répertoriée qui fait état des différents abus des patrons et une liste de sanctions avec des sommes prévues pour condamner les patrons abusifs, ces sommes sont règlementées et prévues par la loi.

Je continue à lire et je pense que c’est une blague, mais non !

LA HYÈNE a convaincu encore une fois son avocat de Colmar pour revenir à l’attaque contre moi.

La liste est longue et les sommes exorbitantes.

À présent, sept années après que je suis tombée dans son piège et que tout fut statué en ma faveur par le Tribunal de Prud’hommes, LA HYÈNE-CRAPULE de Colmar réapparaît maintenant avec l’intention de rouvrir le dossier, je me demande comment est-il possible qu’après une décision prud’homale accablante qui me donnait entière raison et qui l‘avait débutée et condamnée totalement, cette Hyène persiste encore 7 années après à me persécuter ?

Toute cette histoire est cauchemardesque et elle me semble hors-série, en dehors de tout entendement et d’une pensée d’intelligence.

Je me dis qu’il y a eu quelque chose de très obscur.

Quelques mois après notre retour à Paris en 2013 Maman fut tuée par son médecin traitant et terminée d’achever par trois autres assassins de l’hôpital qui tout comme le médecin traitant lui refusèrent les soins au moment de son infarctus.

Un crime pour escroquerie et l’autre pour assassinat prémédité.

Vous avez dit JUSTICE ?

Nous pouvons élaborer toute sorte de conjectures sur LA HYÈNE carnivore et charognarde.

Une étude psychiatrique serait fort opportune.

Seul un expert criminologue serait à même de présenter une étude appropriée à décrire cette Madame Y la Hyène-Crapule de Colmar.

Je le redis, mon champ de compétence n’est que la littérature et la peinture, les autres domaines tels que la psychologie et la psychiatrie me sont absoluement étanches et je ne peux que m’informer et comprendre comme toute personne curieuse de tout ce qui appartient à la connaissance du savoir universel, mais les déviations et les maladies mentales telles que celle qui subit cette Hyène m’est étrange et reste pour moi une énigme comme l’est toute manifestation criminelle.

Je n’ai jamais compris le Mal ni la méchanceté.

En fait que cette Madame Y, La Hyène-Crapule de Colmar nous ait escroquées pendant notre séjour à Colmar est une question très facile à expliquer, ma solitude, le moment de faiblesse traversé par l’opération de Maman et mon isolement absolu au sein d’une ville où je ne connaissais personne, mais qu’elle réapparaisse 7 années après avoir été condamnée me semble hors de toute logique.

Cependant la logique de l’intelligence n’est pas celle des monstres.

La logique des criminels est totalement plausible dans leur terrain d’action.

Je suis incapable de me salir le cerveau avec une telle Hyène.

Je ne suis pas prête à remémorer ces années sombres vécues à Colmar.

J’ai appris.

Les amies c’est fini à tout jamais.

La paix que l’on retrouve dans la solitude est un bien précieux.

Nous avons beaucoup réfléchi au comportement de cette Crapule, la seule explication possible est qu’elle ne soit pas seulement une Hyène – carnivore avide d’argent et criminelle non, il est certain qu’elle est fort stupide, car comme d’habitude elle se raconte des histoires et fabule avec une capacité hors commun, en 2010 elle était convaincue que j’allais gagner mon procès international pour la spoliation des œuvés de mon père, et que l’indemnisation d’un million d’euros me serait rendue.

Elle s’est trompée sur tout.

Ce procès nous l’avons perdu.

Elle était furieuse.

Maman et moi-même nous n’étions plus les personnes « potentiellement » riches qu’elle avait cru rencontrer comme cible parfaite à escroquer.

Nous pensons que je l’obsède et que peut-être elle m’a trouvée sur Google, où je suis placée très bien référencée.

Et encore une fois se raconte des histoires : elle doit penser que je vis dans un appartement Haussmannien, entourée des tableaux de Maître, avec une réserve d’argent à la banque et gagnant des sommes exorbitantes avec la vente de mes livres !

Il ne serait pas erroné de penser qu’elle croit aussi que la France m’adore et que subitement mon « pays d’adoption » s’est mis subitement à reconnaitre mes qualités de peintre et de poète !

Mon Dieu !

Mais, même si un tel rêve s’avérait une réalité, trop tard pour rêver !

Vous devez savoir qu’un riche ne se laisse pas escroquer sous prétexte qu’il est riche !

Il y a dans toute cette histoire de LA HYÈNE-CRAPULE de Colmar un noyau extrêmement intéressant pour un psychiatre et un criminologue.

Je reste dans la périphérie de ces deux champs d’action.

Ce n’est pas pour autant que je reste inactive.

J’ai laissé le dossier de Madame Y, LA HYÈNE- CRAPULE DE COLMAR

Entre les mains de mon avocat.

Il est un éminent avocat pénaliste.

Personne n’ose de poursuivre face à lui

Comme dans tout autre domaine de la connaissance, seuls les plus compétents gagnent face au Mal.

Si LA HYÈNE CRAPULE DE COLMAR persiste Nous l’accuserons en Plainte Pénale pour homologation à une décision de justice déjà rendue et pour escroquerie au jugement rendu.

Pour faire valoir ce que de droit

Fait à Paris le 18 mai 2017

 

Je retourne à mes activités, j’ai déjà perdu trop de temps dans ce retour à LA JUNGLE.

 

Nadezhda GAZMURI-CHERNIAK

ISBN :9782916501352

Publication et dépôt légal : rentrée octobre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[Nadezhda 1]

[Nadezhda 2]

[Nadezhda 3]

[Nadezhda 4]

[Nadezhda 5]

MADAME Y LA CRAPULE DE COLMAR CHAPITRE I

30 mai, 2017 (07:52) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

« Ou bien…ou bien ! – sans argent, sans sécurité économique, nous sommes livrés sans défense. Cela représente assurément un châtiment terrible : les tracas humiliants, l’esclavage des affaires médiocres, les vulgaires soucis nuit et jour, la dépendance par rapport aux gens les plus vils. Et nous ne sommes pas les seuls, tous ceux que nous aimons et dont nous sommes responsables sont broyés avec nous sous les roues du quotidien.

Nous devenons l’objet de la bêtise et du sadisme […] »

                                              Max HORKHEIMER

                                                   CRÉPUSCULE

                                                                     P.52

En l’année 2000 j’ai dû quitter l’Éducation Nationale.

Je travaillais à plein temps comme « Professeur d’espagnol Contractuel » pour les lycées parisiens et de la banlieue. Presque toujours en ZEP.

Maman fut diagnostiquée d’une maladie cérébrale dégénérative qui la laisserait invalide et grabataire très lentement, les médecins m’ont annoncé les conséquences et les changements que maman allait subir dans son corps, ils seraient irréversibles, et la laisseraient petit à petit totalement dépendante et grabataire. De moi évidement.

Cette maladie dégénérescente était totalement indolore, cependant elle m’exigeait une attention de tous les instants.

L’Éducation nationale a des agissements administratifs d’une cruauté inimaginable.

Quand j’ai dû leur annoncer en fin juin 2000 que maman était très malade, dépendante et que je ne pouvais plus être à la disposition du Rectorat pour la rentrée de septembre 2000, car je devais m’occuper d’elle à plein temps, le service des enseignants contractuels m’a dit ceci : « Vous devez être à notre disposition, c’est nous qui décidons, pas vous, or si vous nous dites que vous n’êtes plus disponible, c’est votre choix, nous ne vous paierons pas ce mois de salaire et vous n’aurez pas vos congés payés de cet été »Maman avec moi à Colmar en 2013.  Juste avant notre retour à Paris .Juste avant que les 4 « médecins assassins » décident de la tuer en lui refusant les soins avec des circonstances aggravées.

Je suis rentrée désespérée chez nous, où maman m’attendait à la fenêtre.

Je devais lui cacher mon désespoir de me voir privée d’argent, sans droit à toucher mon dernier mois de salaire et privée de mes congés payés pour l’été. Je me disais comment vais-je faire pour m’occuper de maman et me procurer de l’argent ?

Le RSA était l’unique solution pour faire face à notre quotidien.

Mais, vous savez que faire les démarches pour s’inscrire au RSA, l’ancien R.M.I. implique une avalanche des démarches administratives de plus fatigantes, étant la pire de toutes la confrontation devant les assistantes sociales qui en parfaites laquais de l’État se permettent des affronts inqualifiables et leur manière grossière de s’immiscer dans la vie intime des personnes pour les commander est la forme la plus proche d’une véritable dictature d’État.

Je devais commencer en l’année 2000 une traversée infernale devant l’administration.

Elle n’a pris fin qu’en l’année 2016 tout récemment, pour recommencer une autre période d’abus et de persécution dont je ne vois pas l’issue.

J’ai vécu donc presque 16 années assujettie au RSA en subissant une misère accrue qui m’a appauvrie et dépossédée de tout.

Il faut savoir ce que c’est de vivre pendant 16 années avec 430€ mensuels.

En l’année 2000 le RMI était de 320 mensuels.

Quand j’ai connu la Crapule de Colmar je ne recevais que 320€.

Tout allait bien, difficilement bien jusqu’à l’année 2000.

Mes remplacements étaient difficiles et incertains.

Mais je travaillais pour maman et moi-même.

Nous vivions toujours ensemble. Je ne l’ai jamais quittée et depuis notre arrivée en France, maman vivant avec moi. Tout comme dans notre pays d’origine. Il était impensable que puisse envisager pour une seule seconde qu’une autre personne la touche s’occupe d’elle et que j’aille travailler dehors. Aussi impensable que « la placer » en maison de retraite médicalisée pour les indigents ! Eh oui, des propositions de ce style j’en ai eues !

Je les ai toutes refusées.

Maman n’avait pas un seul centime. Je l’ai prise à ma charge depuis le décès de mon père en 1979.

Elle était pianiste et n’avait jamais « travaillé » comme salariée.

Chaque soir vers sept heures, Maman s’approchait de la fenêtre pour guetter mon arrivée par le trottoir d’en face, elle savait que j’arrivais tous    les soirs à la même heure.

Elle souriait enchantée dès qu’elle me voyait marcher vers l’entrée de notre immeuble HLM.

Je commençais alors, dès le lendemain à chercher le moyen de survie décente.

Entretenir un foyer sans salaire est impossible.

Procurer à une maman âgée tout ce dont elle a besoin, sans salaire est la conduire à la mort, ou à que les services sociaux puissent me l’arracher. Cela aurait été notre mort instantanée, tant pour elle comme pour moi-même. Je sais, cela ne sera jamais compris pour la société française qui désinvolte, pense que les vieux une fois qu’ils ont vécu, peuvent aller finir leur vie dans des hospices insalubres au bon vouloir de mains étrangères, mais ceci se passe quand les vieux sont pauvres.

Chez nous, cette manière de penser et de vivre ne passe pas.

Même si j’avais eu des sommes conséquentes, même si j’avais pu « placer » maman dans une maison médicalisée luxueuse, je ne l’aurais jamais placée.

Maman était mon trésor, notre vie était une merveille de symbiose faite d’amour, d’entente parfaite, de partage artistique quotidien.

Elle était un ange de tendresse, de douceur et de talent.

Une beauté physique rayonnante.

Quand elle était jeune sa beauté fut reconnue de tous.

Mais faire le portrait de maman n’a pas lieu ici…

On peut être pauvre, manquer de tout, mais une maman reste chez elle, auprès de sa fille, c’est pourquoi, j’ai mené ma vie avec maman comme nous l’entendions jusqu’au jour où nous fûmes victimes de son crime. Ici à Paris en octobre 2013. Mais ça, c’est un autre crime. Le vrai.

L’escroquerie d’une crapule n’est pas comparable à la torture faite à une maman.  À son martyre. A ce crime odieux et indicible.

Ce c’est que me fait tolérer à présent que la justice française ne m’aide pas et que ne veuille pas me défendre de cette crapule…

Maman n’avait que 300 euros par mois.

Je me suis trouvée le lendemain même de la notification du Rectorat, à la rue.

Privée de salaire et de congés payés, j’ai consulté quelques avocats.

La réponse de tous fut unanime : entamer un procès administratif à l’Éducation Nationale, serait se laisser broyer dans une machine administrative judiciaire qui ne nous mènerait à rien, cette administration gagne toujours, elle est une véritable mafia.

et nous n’obtiendrons rien, cela tous les avocats consultés me l’ont confirmé.

En plus ledit procès administratif contre l’Éducation Nationale aurait pu prendre des années.

Mon objectif n’était autre que d’obtenir que mon salaire de ce dernier moi me soit payée et que mes congés payés auxquels j’avais droit me soient restitués. Ils m’auraient permis de maintenir notre foyer décemment, de payer mon HLM et d’attendre que l’administration ouvre mes droits au RMI.

Aucun avocat ne voulait non plus s’engager à me défendre avec l’Aide Juridictionnelle. Tout comme à présent, rares sont les avocats généreux qui acceptent de prendre à charge de dossiers lourd tels que celui que je mène à présent pour assassinat.

Il faut trouver un avocat où l’essence de son être soit la générosité, la possession d’une éthique à toute épreuve et une droiture inébranlable.

Je n’ai trouvé aucun en l’année 1999. J’étais devant la guillotine.

Dans cette situation sans issue, la chance se présentée à nous chez une collègue professeur de français qui nous aimait sincèrement maman et moi-même. Elle me tend la main, et étant donné qu’elle prenait sa retraite et qui devait quitter Paris elle nous offre m’offre son aide généreuse.

Sans de quoi pouvoir payer le loyer ni de quoi me procurer l’essentiel, elle nous déménage chez elle dans l’Aude.

Une fois là-bas, mon amie elle nous aida à trouver un endroit pour vivre, le loyer en milieu rural n’était pas cher et la Caf m’a ouvert mes droits au RMI sans m’humilier, sans me faire passer par des moments encore plus éprouvants.

Au bout d’un mois je recevais les 300 euros mensuels du RMI. Et j’ai pu m’occuper jour et nuit de maman.

C’est ainsi que nous partîmes avec maman vers une nouvelle étape de notre vie.

Nous arrivâmes dans le milieu rural proche de Carcassonne.

Isolées de tout, nous y passâmes une année pour revenir ensuite sur Paris.

Un raccourci s’impose.

De retour à Paris, vers la fin de l’année 2000 nous recommençons notre vie parisienne, maman déjà en chaise roulante et moi bien installée dans le dispositif du RMI avec 300 euros mensuels.

Mais…tel que les médecins ma l’avaient annoncé, maman devenait de plus en plus grabataire.

En l’année 2000 maman ne marcha plus.

Notre HLM parisien était bien placé, il était lumineux et très spacieux.

Je pouvais sortir maman du lit et l’emmener assise dans son fauteuil roulant vers le salon. Nous n’avions que deux grandes chambres, l’une où nous dormions, l’autre le salon et salle à manger.

Mais c’était un faux rez-de-chaussée, il y avait sept marches d’escalier que maman ne pouvait plus franchir, avant je pouvais l’aider à monter et descendre jusqu’à la chaise roulante que je déposais en bas des marches, mais un jour cela lui fut interdit, ses jambes ne faisaient plus un pas, et nos sorties s’arrêtèrent.

Et nous aimions sortir tous les jours, j’allais de partout avec maman en chaise roulante, nous nous donnions en spectacle, malgré nous, car il est inhabituel qu’une maman soit promenée de partout en chaise roulante, je faisais avec elle en chaise roulante nos courses au supermarché, nous allions tous les jours aux cafés parisiens, je faisais mes achats des livres et CD de musique classique à la Fnac, j’emmenais maman aux concerts au Théâtre de la ville, aux promenades au jardin de Luxembourg et à manger des glaces italiennes à Saint Germain des près. Je ne me suis jamais privée de spectacle, de sortie ou de promenade, et j’ai fait profiter maman de tous les instants de la vie.

Une souffrance commença avec cet enfermement imposé par son invalidité.

Notre enfermement entre les quatre murs était intolérable.

Je prenais dans mes bras maman pour la sortir de son lit médicalisé après sa toilette vers le fauteuil roulant pour l’emmener au salon. Mais il était impossible de la sortir faire sa promenade après sa sieste. J’ai dû commencer alors un nouvel combat pour obtenir un changement d’appartement vers une autre HLM qui puisse être dans un véritable rez-de-chaussée.

Après la visite d’un ergothérapeute qui devait nous donner un certificat sur l’évaluation d’handicap de maman qui était totalement incompatible avec un appartement qui imposait la montée et descente des marches, j’ai pu obtenir un échange vers un appartement dans un autre arrondissement de Paris.

C’est en l’année 2008 qui commencèrent les évènements les plus graves et tragiques de notre vie, la descente aux enfers commença en septembre 2008.

CHAPITTRE II

PARIS 2007-2008

QUELEQUES MOIS AVANT NOTRE ARRIVEE A COLMAR

UNE ESCROQUERIE HORS SERIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[Nadezhda 1]

[Nadezhda 2]

[Nadezhda 3]

MADAME Y LA CRAPULE DE COLMAR PREFACE

23 mai, 2017 (10:41) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

NOUVELLE

Préface

PORTRAIT DE  MADAME Y

LA CRAPULE DE COLMAR

PHOTO EN DATE DE 2013 A COLMAR JUSTE AVANT NOTRE RETUR A PARIS JUSTE AVANT L’ASSASSINAT

perpétré par les 4 « médecins » assassins.

« Mon Dieu protégez- moi de mes amiEs quant à mes ennemis je m’en charge ! »

« Toute ressemblance avec des personnes et des faits existants ou ayant existé ne saurait être que pure coïncidence »

Mais non Chers lecteurs !

Mon histoire judiciaire est la pure vérité !

Je suis coupable, oui, d’avoir donné ma confiance à une personne qui se disait « mon amie ».

Je suis coupable d’avoir cru à l’amitié d’une personne que je ne connaissais que depuis une semaine.

Je suis coupable d’avoir signé des chèques pour aider une amie, n’ayant moi-même de quoi manger !

Je vous avoue que j’ai été élevée par mes parents à « faire confiance »

De nous jours cette éducation semble une folie.

A présent tout le monde se méfie.

Tout le monde est aux aguets pour faire du mal à son prochain.

Quand j’étais une jeune enfant, la maison de mes parents était toujours ouverte.

Quand j’étais petite papa m’a dit ceci :

« Regarde autour de toi des petites camarades pauvres qui ne peuvent pas partir en vacances, tu vas me dire celle avec qui tu t’entends le mieux, on va l’inviter pour qu’elle vienne passer l’été avec nous. Nous parlerons avec ses parents »

C’est ainsi que j’invitais des petites camarades de classe passer avec nous l’été dans notre cabane au bord de la mer.

J’étais éduquée à aider, à faire confiance.

Mais, après en âge adulte, la vie m’a démontré une autre face de l’amitié.

Je me suis trompée.

Dans cette nouvelle Nadezhda nous fait le portrait d’une femme qu’elle accueillit chez elle pendant son séjour à Colmar en 2011 comme étant une « amie ».

Mais elle s’est avérée une experte manipulatrice et crapuleuse qui profitant de la solitude de Nadezhda commença à tisser un programme d’escroquerie organisée, profitant de l’état d’isolement absolu que subissait Nadezhda avec sa maman à Colmar, ville où elle séjourna avec sa mère invalide entre fin 2008 et début janvier 2013, date où elles sont de retour à Paris, date où la mère de Nadezhda doit subir la torture et la mort entre les mains de 4 médecins tortionnaires qui programment sa mort avec des circonstances aggravées.

Cette femme nommée Y organisa un programme appelé « abus de confiance et de faiblesse ».

Madame Y obtient entre-temps de Nadezhda des preuves matérielles qui lui serviront pour agir contre elle devant la justice, un procès hors-série et grotesque, où Madame Y accuse Nadezhda d’avoir été « sa patronne » et de l’avoir licenciée sans contrat de travail, sans indemnités ni congés payés.

Nadezhda qui vivait avec sa maman au seuil de pauvreté depuis l’année 2000, se défend devant le Conseil de Prud’hommes en 2011, en démontrant son manque de solvabilité grâce aux imprimés de la CAF qui faisaient foi qu’elle vivait au RSA depuis l‘année 2000, date où sa mère tomba malade et Nadezhda quitta l’Éducation Nationale où elle exerçait en qualité de « Professeur contractuel » d’espagnol pour rester à la maison et s’occuper seule de sa mère sans aucune aide extérieure.

Nadezhda gagne devant Prud’hommes sans la moindre difficulté en juin 2012.

 Madame Y est déboutée et condamnée aux entiers dépends du jugement.

Cependant cette Madame Y fait appel avec son avocat devant la Cour d’Appel de Colmar et gagne son procès contre Nadezhda annulant le résultat Prud’homal !

Un bref résumé des faits :

Madame Y imposait sa présence chez Nadezhda prétextant vouloir l’accompagner, lui offrant une amitié sans faille ! Elles mangeaient ensemble tous les jours, Madame Y restait auprès d’elle et de sa mère des journées entières, l’après-midi, Madame Y allait chercher sa fille au collège et l’emmenait ensuite chez elles pour faire les devoirs, prendre le thé ensemble, restant même au diner, parfois accompagnait Nadezhda le soir pour voir un DVD jusqu’à minuit.

C’est ainsi qu’elle se faisait indispensable et partageait une connivence amicale pendant des mois où elle s’invitait seule chez Nadezhda et sa mère, restant auprès d’elles des journées entières.

Nadezhda l’invitait presque tous les jours manger, prendre le thé, dîner comme une personne de la famille.

Madame Y, s’intériorisa de toute la vie de Nadezhda et de sa mère.

Madame Y écoutait les conversations que Nadezhda entretenait avec son avocat de Paris et elle prit connaissance que sa mère et elle-même se trouvaient en plein procès contre le Chili qui en 1993 avait spolié sa mère, veuve du peintre Hernan Gazmuri de toute l’œuvre que son mari lui avait laissé en héritage.

[ *Ce procès fut perdu par la mère de Nadezhda, car l’avocat parisien ne pouvait pas assumer avec l’Aide Juridictionnelle un procès International pour spoliation d’œuvres d’art, devant intervenir à l’étranger]

Madame Y sait alors que l’avocat parisien de sa mère, lui avait promis d’obtenir une indemnisation importante de dommages et intérêts de la spoliation que l’État chilien avait commis frauduleusement contre sa mère et elle- même.

Madame Y, basée uniquement sur les gains abstraits que Nadezhda devait obtenir prochainement en 2011, des gains procéduraux qui étaient promis par leur avocat parisien seulement sur le papier, Madame Y profita de la situation et lui demanda des mensualités, lui priant de l’aider financièrement, mais en vérité, il ne s’agissant que de lui extorquer de l’argent, laissant Nadezhda de jour en jour, encore plus démunie financièrement.

À l’époque, en 2010, Nadezhda donnait tout son argent à sa mère pour faire face aux frais de pharmacie qui demandait son invalidité.

Ces frais de matériel parapharmaceutique étaient très couteux et afin de tout assumer, Nadezhda ne pouvait que manger grâce aux bons alimentaires de l’aide sociale de Colmar.

C’est dans cette situation grotesque que Madame Y extorque plus de 300 mensuels à Nadezhda qui pour faire face à la demande de Madame Y, augmente tous les mois son découvert bancaire en provoquant la méfiance du directeur de la banque.

Nadezhda s’occupait seule de sa mère sans aucune aide extérieure, or Madame Y qui lui extorquait 300 euros tous les mois affirme plus tard devant la justice que Nadezhda était « sa patronne » et qu’elle s’occupait de lui faire le ménage et de garder sa mère.

Plusieurs personnes se portent garants de Nadezhda.

Le docteur en Pharmacie qui lui livrait du matériel médical lui donne une attestation qui fait foi que Nadezhda est toujours à la maison auprès de sa mère et qu’elle s’occupe seule de la soigner.

Le médecin traitant de sa mère qui lui rendait visite tous les 15 jours lui donne un Certificat médical qui fait foi que Nadezhda ne quitte jamais sa mère et qu’elle s’occupe de lui prodiguer tous les soins d’infirmerie sans aucune aide extérieure.

Ces deux attestations sont capitales pour démonter devant Prud’hommes que Nadezhda n’a jamais fait appel à Madame Y comme femme de ménage ni dame de compagnie.

Nadezhda ne laissait jamais seule sa mère ni pour une seconde.

Cependant…

Une faute matérielle détruisait toute logique :

LES CHÈQUES SIGNES PARA NADEZHDA POUR PLUS DE 300 EUROS !

Nadezhda lui donnait ces 300 euros en lui signant un chèque avec le chéquier de sa mère, car elle avait la procuration et sa maman grabataire ne pouvait pas signer, il va de soi que ces 300 € Nadezhda ne les avait même pas pour elle-même, en provoquant un découvert très important dans son compte en banque.

Le directeur de la banque demande des explications à Nadezhda sur son découvert bancaire chaque fois plus conséquent.

Le directeur de la banque qui la connaissait fort bien, car Nadezhda ne sortait jamais seule et emmenait de partout sa mère avec elle en fauteuil roulant, étaient connues par toute la petite ville de Colmar comme un binôme mère fille inséparables.

Le directeur de la banque savait qu’elle ne pouvait pas employer Madame Y comme femme de ménage.

Le directeur de la banque assez inquiet des découverts de Nadezhda, chaque mois plus conséquents l‘appelle pour un entretien et lui demanda des explications sur ce découvert toujours plus grandissant.

Pourquoi tous les mois elle faisait un chèque de plus de 300€ à Madame Y ?

Pourquoi tous les mois un découvert si important ?

Nadezhda ne peut qu’avouer que « son amie » lui demandait de lui payer pour passer des journées entières à lui rendre visite, pour lui donner « de l’amitié ».

Le directeur ahuri lui dit :

« Mais l’amitié ne se paie pas !

Je ne vais plus vous autoriser de découvert.

 Vous allez dire à votre amie que la banque a pris fin à votre découvert de 400e mensuels, vous n’êtes pas Mère Theresa, vous n’avez pas de quoi manger et vous payez l’amitié de cette femme ?

Voyons ! Arrêtez ce cirque ! »

En rentrant avec sa mère elle appelle Madame Y et lui dit qu’elle ne pourra plus lui donner des chèques.

Le directeur de la Banque a pris fin aux découverts injustifiés.

CHANGEMENT BRUTAL D’AMIE FIDÈLE EN CRAPULE

Moment décisif qui déclenche le changement brutal « d’amie fidèle en Crapule.

Madame Y , agit immédiatement et met en place son programme diabolique dès qu’elle s’est vue découverte et stoppée par la banque à poursuivre sa demande mensuelle des chèques injustifiée, et dès qu’elle s’est vue dévoilée par la banque et qu’elle ne pouvait plus utiliser ni l’amitié, ni son ancien cancer et ses fausses difficultés financières comme arguties pour rester des journées entières auprès de Nadezhda et de sa mère en qualité d’amie, Madame Y décida de la dénoncer comme patronne abusive devant le Conseil de Prud’hommes. Alors, Madame Y accompagnée de son avocat, dénonce Nadezhda aux Prud’hommes comme une patronne abusive et lui demande une indemnisation de 2000€.

 

C’est ainsi que Madame Y organisait la descente au pire des situations judiciaires, en la dénonçant comme « patronne abusive ».

Et, sept années après, à présent en 2017 convaincant son avocat de Colmar et des huissiers parisiens, revient à la charge pour lui demander de lui verser les sommes que la Cour d’Appel de Colmar a demandé contre la décision de Prud’hommes qui avait débouté Madame Y en date du 2012 !

Madame Y appuyée par son avocat et le cabinet d’huissiers parisiens demande à Nadezhda de lui payer des sommes rétroactives pour l’avoir engagée en 2011 comme « femme de ménage » sans contrat de travail, la dénonçant comme patronne frauduleuse et l’accusant de lui devoir des sommes pour rupture de contrat de travail.

Nadezhda se trouve avec une persécution judiciaire dont apparemment personne en France ne peut l’absoudre, car la Cour d’Appel de Colmar dans son Arrêt en date du 2013 a donné raison à Madame Y, accusant Nadezhda de PATRONNE FRAUDULEUSE et la condamne aux paiements d’indemnités pour rupture de contrat de travail, etc., etc.

Voici l’histoire qui fait le portait de Madame Y, l’histoire d’une amitié qui commença en 2010 à Colmar et qui se transforma en une seconde en l’action crapuleuse la plus odieuse que l’on peut imaginer :

Extorquer de l’argent qui ne possédaient pas, car toutes les deux vivaient au seuil de pauvreté, elles étaient un couple mère fille dont la mère handicapée lourde à 100% était gardée par sa fille Nadezhda, qui soignait sa mère sans aucune aide extérieure jour et nuit 24/24, en subsistant seules dans la misère et faisant face à la maladie avec la ténacité d’un amour filial hors du temps.

Nadezhda est de retour à Paris avec sa mère en janvier 2013.

La mère de Nadezhda est torturée et assassinée par refus de soins avec des circonstances aggravées par une mafia de 4 médecins en octobre 2013.

Entre temps, Madame Y préparait dès Colmar la vengeance devant la Cour d’Appel de Colmar et, en 2013 Nadezhda est condamnée comme « patronne frauduleuse ! »

Mais Nadezhda était de retour à Paris avec sa mère justement en 2013.

La mère de Nadezhda fut tuée par refus de soins en 2013.

Devait-elle s’occuper de Madame Y la Crapule de Colmar ?

Quand en deuil, Nadezhda devait faire face à cette tragédie de l’assassinat perpétré à sa maman, s’occuper de porter plainte pour crime, mener à bien le procès Pénal et dans le même temps essayer de retrouver du travail au sein de l’Éducation Nationale, se défaire d’un bailleur mafieux qui l’avait séquestrée pendant trois mois et s’occuper de faire un procès DALO pour trouver un nouveau logement ?

Connaissez-vous une patronne au RSA ?

Presque quatre années se sont écoulées depuis.

Elle est en procès pénal contre les 4 médecins assassins de sa mère.

Nadezhda vit dans une chambre HLM de 15m2

Elle survit au seuil de pauvreté avec une ASPA de 800e mensuels payée par la CNAV, mais à différence du RSA, l’ASPA, est une allocation qui  est saisissable.

Nadezhda ne perçoit plus le RSA depuis fin 2016, le RSA lui a été remplacé par l’ASPA.

Les huissiers attendaient qu’elle soit sortie du dispositif RSA qui n’est pas saisissable pour revenir à la charge.

Merveilleuse justice française !

Le voleur derrière le Juge !

Les huissiers parisiens de Madame Y saisiront la pension ASPA de Nadezhda les jours à venir…

 

« Mon Dieu, protégez-moi de mes amies, quant à mes ennemis je m’en charge ! »

Voici le portrait de Madame Y.

Nouvelle

ISBN : 9782916591352

Cette fois-ci, Nadezhda publiera la nouvelle en entier sur son blog littéraire la semaine prochaine.

Actuellement en écriture.

www.nadezhdagazmuri-cherniak.com

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Plus jamais d’amies !!!!

Mais, cette crapule Madame Y

Elle ne sait pas que je m’appelle NADEZHDA

Je ne m’abattrai jamais.

 Je poursuivrai mon travail d’écriture.

Il n’y aura pas de Madame Y de par le monde qui pourra m’abattre.

Il n’y aura pas d’huissier qui puisse être capable de me nuire.

Parce que j’ai été désabusée.

Parce que Madame Y et ses complices attachés à la justice ont commis un affront à mon honneur avec ses mensonges assermentés.

Je ne m’abattrais jamais devant les injustices.

J’ai du supporter la torture que ces 4 assassins ont infligé à ma mère, le seul être que j’ai aimé au monde d’un amour absolu et que j’aimerai éternellement jusqu’à la fin de temps et par-delà la fin des temps.

Je ne vais pas m’abaisser pour le vol de ma pension ASPA!

Qu’ils prennent mon argent !

Qu’ils me volent !

Je n’ai pas d’argent pour honorer un avocat et rouvrir un nouveau jugement.

L’aide juridictionnelle prend 6 mois à accepter un dossier.

Les avocats parisiens n’acceptent plus de travailler avec l’A.J. qui est selon leurs dires « des clopinettes » absurdes que l’État leur paie à la fin du procès en raison de 1000€.

Cette rémunération de l’État ne leur convient pas.

Le destin donnera son dernier mot.

Je poursuis mon chemin tranquille parce que

Maman m’a dit ceci quand nous étions à Colmar en 2012 :

« Ma petite, moi c’est toi et toi c’est moi, sache que quoi qu’il arrive,  je serai toujours avec toi »

                

 

 

 

 

PORTRAIT DE MADAME Y LA CRAPULE DE COLMAR

20 mai, 2017 (22:51) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

4ème de couverture

NOUVELLE

PORTRAIT DE MADAME Y

LA CRAPULE DE COLMAR

 

Dans cette nouvelle Nadezhda nous fait le portrait de Madame Y, la Crapule de Colmar.

Une analyse détaillée d’un portrait de femme sans nom, sans visage, nous ne connaîtrons d’elle que ses agissements crapuleux contre Nadezhda, sa besogne mortifère, ses actes ignobles de manipulatrice en vue de profiter de la situation de faiblesse que subit Nadezhda pendant son séjour à Colmar en 2010 avec sa mère invalide et grabataire.

Madame Y, en s’introduisant de force dans un foyer pour faire du mal et les escroquer, arriva à ses fins grâce à la pratique d’un « abus de confiance et de faiblesse »

Nous observons les manipulations que Madame Y exerça sur un couple mère fille en binôme inséparable hors du temps, elles essayaient de survivre dans la misère, luttant avec espoir au jour le jour contre la maladie et en lui faisant face avec acharnement pour retarder la mort.

C’est dans ce contexte où Madame Y, s’impose, extorque de l’argent à Nadezhda, vandalise, ment sans vergogne et s’organise pour réussir son entreprise malfaisante et cauchemardesque.

Ses actes et ses mots se déploient devant nous qui découvrons sa véritable face au fur et à mesure que se dévoilent dans le récit les détails maladifs de sa psychologie de femme manipulatrice.

Cette Madame Y fait elle-même son autoportrait de manière ostentatoire devant la société colmarienne, petite ville alsacienne où tout le monde se connaît et dont il parait impossible qu’une mafia judiciaire puisse se monter avec tant de facilité.

Madame Y grâce à sa vie de famille ordonnée, réussit presque tout ce qu’elle veut…Mais, seulement presque.

Quiconque fait la connaissance de Madame Y ne peut que constater qu’elle mène une vie exemplaire de mère de famille qui scolarise une de ses filles, nait d’un second concubin, dans une école privée catholique se dit indigente et crie sur les toits avoir eu un cancer, s’adonnant cœur joie raconter à quiconque accepte de l’entendre, l’exposé en détail des affres d’une telle expérience au sein du seul hôpital de la ville.

Elle avoue avec affront qu’elle adore montrer le cathéter qui reste attaché à son cou, elle le montre comme un trophée, pour avoir des réductions aux impôts, passer plus vite dans les files d’attente et inspirer de la pitié dans les moments difficiles.

De nationalité allemande, elle sait organiser ses revenus en ayant plusieurs comptes bancaires, la pension alimentaire du premier mari est bien protégée dans un compte bancaire en Allemagne, s’autoproclamant indigente, sans biens, dit qu’il faut tout de même « travailler déclaré » de temps en temps des petits boulots qui lui servent de paravent bien alternés avec le minimum social,  mais  l’essentiel  elle le sort de son « travail au noir », en  ramassant des enfants à l’école dans son grand break, en aidant les camarades de sa fille  à faire les devoirs d’anglais. Elle ne dit jamais qu’elle travaille « au noir ». C’est ainsi qu’elle convainc toute la société colmarienne de son exemplarité de femme aimante au foyer.

Mais, Nadezhda qui fut sa connaissance dans des circonstances très particulières pendant son séjour à Colmar en 2011, nous dévoile un autre portrait de cette Madame Y.

Les quelques mois qui dura cette « amitié » de Madame Y lui servirent à Nadezhda pour faire l’expérience de la trahison, de l’abominable, du pillage, et fut victime avec sa mère handicapée d’une escroquerie sans précédents.

Cette nouvelle décrit le portrait et les actes terrifiants d’une femme crapuleuse et manipulatrice qui fut capable de convaincre avocats, juges et huissiers dans une entreprise satanique contre ce couple mère fille.

Madame Y trouva ses proies en Nadezhda et sa mère, une femme en fin de vie et handicapée, qui ne pouvait prolonger sa vie que grâce au seul amour et soins permanents de sa fille, toutes les deux dans la misère.

La mère de Nadezhda vivait avec le minimum vieillesse et Nadezhda au RSA, totalement isolées dans la solitude glaciale d’une petite ville d’Alsace, se virent victimes de cette Madame Y, une crapule infamante.

L’entreprise satanique de Madame Y contre Nadezhda et sa mère fait acte d’un portrait féminin inhabituel dans la littérature actuelle.

Face à la description d’une telle cruauté contre l’humain, cette Madame Y la Crapule de Colmar, qui fut capable d’attaquer une femme invalide en fin de vie accompagnée de sa fille, par les moyens les plus mensongers et ignobles, il nous faut beaucoup de courage et d’espoir pour sortir indemnes d’un tel récit.

 

ISBN :9782916591352

Photo à Colmar, en date du 2013 avant le retour à Paris

avant l’assassinat.