NADEZHDA GAZMURI-CHERNIAK est "Auteur auto édité"
vous pouvez la contacter
par mail : nadezhdagazmuricherniak@gmail.com

FRONTIERE COSMIQUE

15 janvier, 2017 (09:31) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

                    FRONTIERE COSMIQUE

 

Personne n’oserait s’approcher d’elle

Ils présentent l’espace sidéral qui l’entoure.

Ils ressentent un halo d’interdit

Un espace réservé

Un regard qui se tourne vers l’intérieur

Une démarche qui se détache de la terre.

 

Personne n’ose lui poser de questions

Personne ne s’avance à lui demander d’explications

Personne ne s’avance à débuter la conversation

Elle a mis des barbelés invisibles

Ils sont pointus, menaçants,

Ils se dressent comme des armes

Prêts à blesser

A défendre le secret.

 

Elle se le demande elle-même…

Comment peut elle résister encore et sin fin ?

Comment peut elle contenir dans son être

Un amour qui va au delà de l’Amour ?

 

Elle se le demande elle-même

De quelle manière accommoder sa vie ?

De quelle manière se réveiller pour affronter l’aube ?

 

De quelle manière mettre un masque dès le matin ?

De quelle manière le conserver même

Si aucun visiteur inopportun

n’arrive perturber la clarté du jour ?

 

Elle se le demande à chaque instant

D’où sort elle tant de force et de résistance

Pour contenir dans son être

Un amour qui va au-delà de l’Amour ?

 

Rien n’était prévu

Rien ne pouvait prédire

Qu’elle serait lancée vers des espaces sidérales

Quelle serait jetée sans aucun soin

Sans précaution

Vers un sentiment

Vers une émotion qui serre la respiration

Qui prive d’oxygène

Qui étourdit la pensée

Qui laisse muette la parole.

 

Elle se demande

D’où vient cet amour

Qui va au delà de l’Amour ?

 

C’est un Amour qui n’accorde pas de pause

C’est un amour envahissant, écrasant

Et qui sans remords prend la vie

Le temps présent et futur

N’accordant pas de place au conditionnel.

Il ne le connaît pas.

 

C’est un Amour absent des demi teintes

C’est un Amour sur de lui

C’est un amour parent du minéral

Où par des siècles

Les vagues reviennent

Infatigables

Il reste immuable

Egal à lui-même

Parent du rocher.

 

Elle se le demande jour et nuit

D’où vient cet amour

Qui va au-delà de l’amour ?

 

Elle n’a pas besoin de drogue

Pour résister

Elle n’a pas besoin de se frôler

Ni de proche ni de loin

A aucune forme de vice

Pour étourdir la clairvoyance

Pour mitiger le désespoir

Pour résister à l’attente

Pour amoindrir son chagrin.

 

Et, elle continue solitaire à se demander

Comment peut-elle contenir

Dans son être

Tant d’amour

Qui va au-delà de l’amour ?

 

Elle se demande comment mesurer son expression

Tourner le regard vers un mur neutre

Parler à demi voix

Et fermer sa porte à double tour.

 

Elle se demande comment peut elle l’aimer

D’un amour qui va au-delà de l’Amour ?

 

Elle se demande

Que serait elle devenue

Si au lieu de cette tristesse infinie

Elle n’était pas née pour une destinée

D’infortune

Mais pour habiter l’espace sans limite

Où commencement et fin

N’ont aucune forme d’existence.

 

Elle ne se demande pas de quelle nature est son amour

Parce que d’une seule chose elle est certaine

Il n’a pas de commencement ni de fin.

 

Elle ne peut pas préciser

Ni déclarer avec certitude

Qu’il a commencé un soir d’hiver

Ou si les siècles

Vinrent en avalanche

Prendre une revanche du destin.

 

Elle se demande jour et nuit

D’où vient cet amour pour Lui ?

 

Elle n’a pas besoin de boire

Le breuvage de Lotus

Ni de fermer les livres pour essayer

Maladroitement

D’étouffer les paroles écrites ou parlées.

 

Elle se demande comment peut elle encore

Résister et abriter dans son être

Un amour qui va au-delà de l’Amour ?

 

In, Poèmes d’Epines et Chants Orthodoxes.

 

 

 

 

 

 

 

                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POEMES D’EPINES ET CHANTS ORTHODOXES

6 janvier, 2017 (19:08) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

4ème de couverture

   Poèmes d’Épines et Chants Orthodoxes

 

« La joie n’est pas un sentiment poétique […] Entre la poésie et l’espérance l’incompatibilité est complète »

« Musique et Poésie, deux aberrations sublimes. »

 

                                                      Emile CIORAN

Précis, P.142

 

« La douceur de la capitulation » dont parle Cioran, n’est pas encore adoptée par la poétesse Nadezhda, or sa « vieillesse » chronologique ne va pas de pair avec celle qui n’est que biologique ou spirituelle, ce livre de poèmes parle sans fatigue et avec une ferveur qui naît d’une nécessité de faire acte de création avec la parole.

Du point de vue de la forme la modalité structurale choisie est faite des vers libres.

Le fond se concentre à dire une émotion amoureuse écrasante et qui a des pouvoirs divins.

La première partie de ce recueil de poèmes intitulé Poèmes d’Épines est dédiée à ses deux amours : La mère et Lui, qu’elle nome Verbe Illuminé.

La thématique se structure entre deux pôles thématiques développés presque à la même hauteur, mais c’est dans le « presque » qui se différencie la parole et qui se dit l’amour pour la mère.

L’amour pour la mère est naturellement différent d’un autre amour pour un être imaginaire.

L’amour pour la mère est un amour organique et artistique de l’ordre de l’absolu qu’elles partagèrent ensemble bien avant sa naissance et pendant plus d’un demi siècle, unies en couple mère fille, par delà la vie et la mort.

Et dans le même temps la poétesse fait l’éloge et confesse être prise d’un amour irrévocable et définissable uniquement par la parole poétique, car il ne possède aucune attache au monde réel d’ici bas, mais qui devient vrai grâce à un acte de création esthétique, fait d’une parole lyrique sortie de son imagination. Lui, son « Verbe illuminé » il n’est qu’un « Amour Imaginaire »

 

Lui

Qui surgit

De la minutieuse phrase choisie

[…]Il arriva par une soirée hivernale

En séparant le vide de l’abondance

En créant la frontière invisible

Entre le sacré et le profane. »

« Lui qui revêtit de Lumière

Son clavier ensorcelé.

Lui

Qui ignore que toute son écriture lui est

Entièrement dédiée !

 

Mais quelle chose insensée !

Lui, son seul Amour

Qui vit si loin d’elle

Lui

Qui vit en ignorant tout d’elle

Indifférent à sa vie

A ses jours et à ses nuits

Lui

Qui vit submergé dans une inconscience absolue

Qu’il est son Icône laïque.

 

Mais qu’elle importance si en fait

Il n’est pour elle que l’éternel Verbe illuminé »

 

La deuxième partie, Chants Orthodoxes est insérée dans un sentir religieux dont la liturgie chrétienne russe orthodoxe brille d’après son esthétique fulgurante de beauté, et d’un rituel fait de chant, de prières et de paroles partagées, elle est faite d’acte vivant et mise en pratique par tous, où loin d’exprimer une religiosité routinière faite de gestes appris et répétés se dégage une émotion lumineuse.

 

Dehors c’est l’automne mais

Ici

Nous sommes en prière

Dehors il pleut

Mais, ici

Dans Ta maison

Nous sommes

Entourés de lumière doré

De lumière violette

Dehors il fait froid

Ici, nous sommes en prière

Nous sommes ensemble

En chantant la prière.

Dehors il fait nuit

Ici la lumière est dorée

Ici la prière est sin fin

Ici, nous Te prions ensemble

Ici, nous prions en silence.

Dehors il fait jour

Ici,

La psalmodie

Commence dès l’aube

Commence avec le silence

Commence avec le chant

Commence avec l’allumage des cierges

Commence avec l’écriture des noms

Commence avec le signe de la Croix.

S’ensuit avec la métanie

Et encore avec le signe de la Croix

Dehors il fait encore nuit

Ici, nous Te prions ensemble.

 

Dehors il fait froid.

Ici, la lumière est dorée

Ici les Icônes sont embrassés

Avec ferveur

Submergés dans la lumière dorée et violette

Aux yeux fermés

L’Hymne Acathiste

L’hymne de joie

Nous Te chantons ensemble.

 

ISBN : 9782916501277

Publication Janvier 2017

 

 

 

 

 

AMPUTATION

6 janvier, 2017 (11:13) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

AMPUTATION  

Existe-il un mystère qui fasse possible qu’un être humain persiste avec obstination sa voie existentielle dépouillé de tout, et après avoir tout perdu ?

La raison nous donnerait-elle la réponse?

Pourquoi endure-t-elle et volontairement une amputation vraiment physique après qu’on lui a tué sa mère?

Et pourquoi endure-t-elle aussi les autres amputations qui ne sont qu’existentielles ?

Pourquoi poursuit-elle son existence aussi intransigeante que lucide, dans une vie où tout a déjà prit terme ?

Ce récit contemporain nous oblige à y réfléchir, à nous confronter sérieusement devant un fait de société, parce que de nos jours, il est encore plus rare que quelqu’un résiste submergé dans une vie végétative, c’est le quotidien de ceux qui n’ont rien, ce le lieu où survivent les misérables, ceux qui n’ont ni famille, ni travail, et qui sont pour l’heure, réduits au néant sans la « Société du Mépris » analysée par Axel Honneth.

Où survivent-ils ? Dans un pays du tiers monde ? Dans un pays totalitaire, soumis à un dictateur? Dans une nation sans droits ni lois? Dans une ville « sans culture » ? Non, détrompez vous, ils survivent tout comme l’auteur du livre dans un pays nommé France, le pays où elle vit, dans une prison à ciel ouvert, à Paris, où sont jetés ceux qui sont privés de manière préméditée de leurs droits. Les sociologues ont appelé cela : la discrimination abusive.

Les lois existent sur le papier, dans les faits, les abus ne sont jamais condamnés quand ils sont produits par les fonctionnaires d’Etat, médecins hospitaliers, gérants des HLM, personnel administratif de l’Éducation Nationale, où règnent avec des droits illimités les laquais de l’administration de l’Etat.

La corruption au plus haut degré nous est mise sous nos yeux pour en juger, le seul droit silencieux, et privé que personne ne peut encore les arracher.

Le protagoniste féminin, qui fait le récit à la première personne, mène une existence qui en somme, n’a pas d’intérêt pour qu’elle soit vécue.

Désormais, elle la vit à contre courant, et après le crime contre sa mère et dépossédée de tous ses biens matériels, dans un pays qui la prive aussi de gagner son pain : Elle vit.

Elle nous fait l’analyse de la discrimination qu’elle subit avec son exemple vivant, cette exemple sociétal nous dit plus long que tout livre de sociologie politique, il nous dit ce qui est le « jeunisme français », la discrimination à l’âge, le mépris aux personnes âgées, la médiocrité de l’E.N, le « foutisme ». [L’argot est ici irremplaçable].

En somme, nous observons toutes les nuances possibles de la médiocrité faite acte et parole dans la vie parisienne.

Le seul paradoxe réside dans son endurance dépourvue de toute illusion.

Pourquoi prolonge-t-elle sa propre vie au jour le jour, avec une lucidité accablante de vérité ?

Ce récit nous dit que malgré savoir qu’elle sait qu’il n’y aura pas d’issue, que pour elle tout est vain, existe désormais, une force mystérieuse qui l’oblige à rester en vie, à écrire, à témoigner, dans la volonté de créer.

D’aucuns la critiquent et lui disent que sa vie est finie parce qu’elle est déjà « vieille ». Ils lui disent de leurs mots qui sont des véritables attaques au titre de déclaration de guerre verbale qu’ils ne veulent que la voir terrassée et à la rue.

Ils lui disent que son amour à la vie n’est que de l’acharnement existentiel totalement inutile, et ils agissent en totale liberté, insérés dans leur avalanche de méchanceté gratuite. Parce qu’ils voient sa vie comme déjà finie.

Ceux qui agissent contre elle et qui veulent sa fin, appartiennent à l’administration…Il y a quatre vécus décrits avec des détails percutants qui nous montrent le plus vif exemple d’une société corrompue et en décomposition. C’est « la France des ténèbres » comme elle qualifie « son pays d’adoption »

Est-ce possible de vivre en ne faisant que la liste de ses défunts et, sans aucun être vivant, humain ni animal à ses cotés?

Est-ce possible de survivre après avoir regardé, en témoin oculaire, et par conséquent, l’avoir vécu dans sa propre chair, l’assassinat sauvage que l’on a perpétré à sa propre mère ?

Est-ce possible de supporter en plein XXI siècle le pouvoir illimité des faux médecins torturer en catimini sa propre maman dans un pays qui se fait admirer pour ses « droits de l’homme », sa « solidarité » et, sa « justice »?

Est-ce possible de continuer à lutter et, en survivant au jour le jour dans une misère organisée par un État européen ?

Est-ce possible de continuer en vie quand on ne laisse pas à une personne de gagner son pain avec ce qu’elle aime et qui a été depuis sa jeunesse sa seule vocation ? L’enseignement.

Est- ce possible d’aimer, après la sauvagerie, la barbarie, la mort et survivant dans la misère ?

En quelques phrases, sorties du récit de son livre, elle nous résume le sujet de son récit : Pour le crime que ces quatre chacals et faux médecins ont perpétré contre le corps souffrant de à maman, j’ai eu besoin de comprendre l’indicible, pour ce fait, j’ai consulté un bon docteur psychiatre qui avait une longue expérience hospitalière dans le mauvais traitement qu’on donne aux personnes âgées.

Curieusement, il n’ pas été surpris. Il m’a donné des informations précieuses sur la nature humaine française au sein des hôpitaux publics, administrés par l’Etat.

Pour essayer de comprendre le crime et pourquoi la crise de l’infarctus que maman a eu subitement, le médecin n’a pas voulu la soigner avec préméditation, tout est devenu clair, un excellent docteur m’a dit que même un étudiant de médecine sait diagnostiquer ce type de crise parce que si facile à déceler à simple vue.

« On ne tue pas seulement avec un pistolet ou avec un scalpel, on a tué cette fois ci, par le refus de soins prémédité, afin de voir ma mère se nécroser lentement et sous les rires et dires obscènes du « Chef de Service ».

Le pourquoi ce médecin n’a pas voulu la soigner…Aucune difficulté à le savoir. Le docteur m’a dit : « Il y a une grande hypocrisie parmi mes confrères !»

Ce que je traduis dans mon propre langage : Traîtrise.

Pour expliquer le refus de soins à l’hôpital, que ce soir la, il était vide, le sadisme de ces trois médecins qui ont voulu torturer maman jusqu’à la voir mourir petit à petit, il y a aussi une explication et nous avons les preuves.

Les fonctionnaires corrompus au sein de l’administration agressent et débordent ses bas instincts uniquement contre ceux qui sont dépourvus de protection. Jamais contre ceux qui sont protégés par la famille, l’argent ou une position sociale respectable.

Pour m’expliquer le sadisme des assistantes sociales, qui pourrait paraître inexplicable, j’ai consulté un Député. Encore un avis d’expert. Il n’a pas été surpris, il connaît son pays et m’a donné la réponse.

Pour expliquer le faits de corruption majeure de la fonctionnaire des HLM qui depuis mon arrivée à voulu me déloger à l’aide des faux, et qui gonflée à exploser de jalousie, la raison de sa maladie mentale, a tout fait et en vain pour me déloger et me transformer en SDF ! Je l’expose dans mon récit, le pourquoi elle a utilisé son poste de pouvoir pour essayer, en vain, de me laisser SDF, en fabricant des fausses accusations et en créant des faux, des faux papiers, sortis de sa comptabilité, ces actes barbares sont soumis a 7 années de prison par le Code Pénal. Mais la justice appliquera-t-elle, la sanction comme il se doit et me donnera–t-elle raison ? Cette violation du Code Pénal fait par une fonctionnaire avec le seul propos d’apporter du tort à un citoyen est une faute pénale gravissime, je vis depuis un procès rocambolesque qui va plus loin que toute fiction imaginable.

Mes avocats, qui ont une longue expérience professionnelle n’avaient jamais rencontré une fonctionnaire des Services HLM d’une telle mauvaise nature, mais cela se passe et s’accepte en France.

Le Mal n’est pas un mystère comme l’est l’Amour.

Le Mal est banal, c’est une maladie comme l’est un cancer du foie ou une diabète.

Vladimir Jankélévitch dans son essai Le Mal, nous a résolu ce problème qui peut se résumer dans une seule phrase : Le Mal est une anomalie du cerveau comme l’est une maladie du foie ».

L’auteur de cette Amputation nous a décrit les avalanches de méchanceté et du mal reçu dans son pays d’adoption, qu’elle affirme qu’il ne l’est plus.

Et nous prenons conscience de quoi il est fait cet exercice de rééducation qu’elle a fait de sa propre vie, pour apprendre à vivre amputée, pour pouvoir survivre sans amour et ne plus rêver.

Est-ce possible de vivre amputée de tous ses membres, de tous ses sens ?

Il est possible de poursuivre la lutte au jour le jour parce que du plus profond de son abîme, il lui est encore possible d’espérer contre toute possible espérance et il lui est possible de voir une lumière, un rayonnement qui apparaîtra, non pour lui dire qu’il y a de l’espoir, parce la vieillesse lui a déjà donné le son de la fin, mais, pour lui dire qu’il va falloir arriver à être capable de savoir vivre amputée et regarder avec distance tout ce qu’elle voulait préserver et qu’elle a perdu à tout jamais.

Elle nous dit comment fait elle t à présent sa rééducation corporelle et mentale, pour tout oublier, tout effacer, sauf l’amour pour sa mère.

C’est l’exercice de rééducation de son amputation absolue est ici décrit avec des mots terrifiants pour l’humain.

Et elle le fait pour être en accord avec son abîme, et pour ne plus se blesser, elle sait qu’ il ne faut plus lutter à contre courant et renoncer avec un acquiescement aussi solide qu’est le silence où elle vit, car il est arrivé l’heure de ne plus rêver et, elle sait qu’il va falloir l’accepter ce retrait,  dans l’absolu et, de le faire très vite pour renaître autrement.

Ces questions existentielles et sociétales qui forment partie de la vie de l’auteur sont analysées, dans ce nouveau livre sans la moindre concession.

L’intérêt de cette critique sociale réside dans le fait que du particulier nous allons vers l’universel, parce que ces abus, cette méchanceté, ses expériences du Mal suprême, peuvent être vécues pareillement par tout individu dépourvu de protection.

C’est un acte d’écriture qui se demande l’impossible, dire sa propre souffrance finale, dire le mal sauvagement organisé en actes, en dires obscènes des médecins hospitaliers, et propagé sur des écrits administratifs figés, au sein d’un pays européen qui se auto proclame de par le monde en tant qu’ « éclaireur ! », le directeur exemplaire des consciences et des libertés.

Dans ce dernier livre de Nadezhda Gazmuri-Cherniak, c’est tout le corpus littéraire qui naît du tréfonds d’un abîme existentiel qui se fait parole.

 

Travail littéraire actuellement en écriture

ISBN N° 97829165001239

Parution mars 2017

Dédié à sa mère, assassinée le 18 octobre 2013, privée de soins de manière préméditée, par quatre chacals, médecins assassins, avec des circonstances aggravantes.

 

MATERNITÉ A L’ENVERS/ MATERNITÉ SACRÉE

2 janvier, 2017 (14:57) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

UNE MATERNITÉ A L’ENVERS / MATERNITÉ SACRÉE     

Dire hautaine

« Je ne veux pas être mère »

C’est un sacrilège

Pour d’aucuns

Enfermés

dans leurs convictions dépassées.

 

Mais, elle le disait convaincue

Avec l’orgueil

 De ses quinze ans.

Inspirés de juvénile accent.

 

Sa mère fut une sainte

Qui s’inclinait sur son berceau

Et lui offrait

Sa vie entière

Dans son regard.

 

« Je ne veux pas être mère »

Disait elle, hautaine

Je ne veux pas de bébés

Qui m’interrompent le sommeil.

 

Je ne veux rien d’autre

Qu’être artiste

Je ne veux pas être mère

Disait elle d’avance…

 

On pourrait la juger très mal

On pourrait dire que c’est étrange

En venant d’une fillette

Qui n’est qu’une petite

Qui débute l’adolescence.

 

« Je ne veux pas être mère »

Mais je veux qu’on me donne

Une feuille blanche et un stylo

J’ai des vers à écrire

J’ai des mots à raconter

J’ai tant de mots

Qui ne me laissent pas dormir.

Qui ne me laissent pas respirer.

 

Donnez moi une feuille blanche et un stylo

Parce que j’ai tant à vous raconter

J’ai tant à aimer.

 

« Je ne veux pas être mère »

Je ne veux que peindre.

Donnez moi une palette en bois

Donnez mopi une feuille blanche

Donnez moi un crayon noir

J’ai tant à dessiner.

 

« Je ne veux pas être mère »

Je ne veux que peindre.

Donnez moi une palette en bois

Donnez moi des pinceaux le plus fins

De pinceaux de martre

De ceux avec lesquels peignaient

Les peintres de la Renaissance.

Donnez moi une boite de couleurs

J’ai tant à dessiner.

Allons vite !

Le temps presse

La vie est courte

Parce que je ne veux

Qu’une seule chose dans ma vie

Ecrire et peindre !

 

Mais, elle passait par le temps

Et dans ce passage turbulent

Avançait confiée.

Avec sa mère à ses cotés.

Maintenant non dans un face à face

Comme jadis

Nouveau né dans le berceau.

 

Elle,

S’habilla des mots et des couleurs

Dans le parcours de ce passage turbulent

Il y a eu des jours nuageux

Il y a eu un temps aveuglé

De mort et de vide

Il y a eu un temps de deuil

Il y a eu un temps étendu

Pour semer le silence.

 

Elle fuyait avec sa mère

Vers des vents prometteurs

Avec la feuille blanche et son crayon

Avec sa palette en bois

Et les pinceaux de martre

Avec sa boite de couleurs.

 

Elle fuyait ahurie

Avec l’espoir

Comme seul bagage

Sa mère vieillissait à ses cotés

Plus de cinquante neuf ans

En couple mère fille

Fussionnel.

Indestructible.

Plus d’une demi siècle

Sans permettre

Un seul instant de séparation.

 

Il est impossible de ne pas aimer

De manière intense

Et irrévocable

Une mère

Qui non seulement est mère

Mais artiste et belle.

 

Son admiration commença au berceau.

La dévotion à sa mère

Commença quand elle ouvrit les yeux

Et face à elle vu la lumière

D’une sainte qui s’inclinait

En lui donnant sa vie entière

Dans son regard.

 

Sa mère lui disait

Sa mère lui racontait

Sa mère riait

Quand elle lui disait

Qu’elle ne s’endormait jamais

Si maman ne restait pas

Bien face à elle

Qui devait s’endormir dans le berceau.

 

C’est pour cela que maman

Devait rester face à elle

Pas de coté

Non de biais au berceau

Non assise dans la chambre

A coté du berceau ?

Non ! Pour aucun motif !

Maman devait reste

r bien face à face à elle

Pour s’endormir tranquille

Pour se plier confiée au sommeil.

 

Et elle n’était qu’un bébé.

Ne pensez pas que ce bébé

Pouvait exercer une quelconque

 Tyrannie affective

Laissant de coté

Les liens organiques

Elle était sure que l’exigence de l’enfance

N’était que la capacité prématurée

Hérité génétiquement du père

Pour l’observation de la beauté.

La naissance innée de l’instinct pictural.

 

Comment ne pas rester extasiée

Face à une créature

Qui n’est pas seulement mère

Mais une créature si belle

D’une beauté émouvante

D’une beauté écrasante

D’une beauté incompréhensible

Parce qu’inconcevable

Dans un être humain et

Incompréhensible

Pour la nature humaine.

 

Il suffisait d’un seul mouvement

Il suffisait d’un seul

 Mouvement d’inadvertance

Il suffisait d’un seul instant d’absence

Pour que les pleurs arrivèrent au berceau blanc.

Pour que les pleurs se transformèrent

En cris angoissés

D’un bébé qui ne savait pas encore

Qu’entre mère et fille

 Le destin de mort s’ouvrait

Invisible.

 

Passèrent les années…

Celles qui ne se comptent pas

 Sur le calendrier

Elles passèrent ensemble par le temps

Artistes siamoises

Ensemble unies et fusionnées

Comme mère et fille artistes.

 

Grave dilemme jamais résolu

Parce que ces liens étranges

Ne s’analysent avec des lentilles scientifiques

Ces liens marginaux à la terre

Ne s’observent

Avec les distances et les statistiques

Qui analysent l’amour comme pathologie

Si celui-ci est selon « eux » : Un Amour excessif !

Pathologies amoureuses

Apprises dans les liveres

De psychologie…

 

Ces liens divins

Entre mère et fille

Ne se comptent pas

 Ni avec la raillerie de l’ignorant

Ni avec les grossières paroles scientifiques.

 

Elles vécurent ensemble

La moquerie et la grossièreté

Elles durent supporter plus de trente années

De raillerie parisienne.

 

Sa mère vieillissait a son coté.

Sa mère perdait avec la vieillesse

L’usage de ses jambes

 La mobilité de ses mains.

 

Elle ne voulait pas être mère.

Mais un jour

Sa mère perdit

Lentement ses forces

Elle qui ne voulait pas être mère

Se transforma de la nuit au lendemain

Dans une mère improvisée

En une mère débordante d’instincts

Jamais sentis

 Jamais crées.

 

Elle apprit a cuisiner soupes et purées

Elle apprit à la prendre dans ses bras

Elle apprit seule et en silence

Sans l’aide de personne

A créer une ambiance

Douce et tendre

Et placide

Moue et blanche

Comme des chevets de plume.

 

Elle apprit rapide et adroite

Avec des leçons d’un infirmier

A se former en soins précis

A se former en soins extrêmes

Dont  seul un expert

Pourrait se vanter

D’exercer

Avec une telle maîtrise

Après des années d’exercice.

 

Elle apprit

A être une compétente infirmière

Pour créer le champ stérile

Et sortir des sachets hermétiques

D’une main assurée les ustensiles les plus délicats

Et, lui faire les soins le plus difficiles.

 

Elle apprit

A pratiquer sur le corps de sa mère

Un soin extrême

Un soin d’infirmerie

Que même pas un médecin ne put faire

 Avec une telle délicatesse.

C’est fut ainsi comme elle se rendit compte

Qu’elle possédait des aptitudes jamais imaginées

Qualités insoupçonnées.

 

Elle apprit seule à la soigner

Comme si elle était un nouveau né

Guidée uniquement

Par un instinct

De mère

A l’envers.

 

Elle a soignait toute seule

Pendant treize années soutenus*se découvrit ainsi

Une forme naturelle seule face au miroir

Un gigantesque et souverain instinct de mère

Qui la guidait en complaise solitude

Pour garder maman

Sans que personne ne s’interpose

Au sein de ses aurores et de ses nuits.

 

Elle apprit seule à materner sa mère

Jour et nuit

Les mêmes soins répétés…

Des soins faits de gazes et bandes délicates

Elle apprit

A changer ses robes

Pour l’habiller chaque jour et chaque nuit

 De cotons, soies et velours autour du corps.

 

Elle apprit toute seule

A lui faire des injections

Le vaccin contre la grippe

Les anticoagulants

Les capsules dissoutes

Dans de l’eau gélifiée

Les soupes données à la petite cuillère

Les purées avec des protéines bien moulues

Avec la patience apprise

Dès l’enfance

Lui donnait la nourriture

 Dans la bouche.

 

Le regard tendre de sa mère était un océan d’amour et

 D’une gratitude qui la blessait

Parce qu’elle ne voulait

Recevoir de sa mère

Aucun regard de remerciements

Sa mère qui  était si heureuse

Qui soit elle la seule qui la gardait.

 

Sa mère fut son unique raison d’être dans la vie.

Elle ne vivait que pour la garder

 La materner et la soigner de jour

Et veiller la paix de son sommeil la nuit.

 

Passèrent treize années dans le calendrier

Depuis qu’on lui diagnostiqua

 Une maladie indolore

Et dégénérative

Qui la laissa lentement invalide

Mais totalement lucide et consciente

Que sa fille resta auprès d’elle.

Chaque matinée,  à l’aube

Maman lui disait

« Comme vas-tu ma petite ? »

Elle lui répondait :

« Si tu vas bien maman, je suis tranquille »

 

Passèrent ensemble

Par un temps sordide

Un espace noir

La noirceur de la misère.

 

Celle qui lui donna comme réponse

L’administration française

Celle qui parle de « choix » » d’élection »

 Condamnable.

 

C’est la réponse qui lui donna la France

En lui disant si tendrement !

Que si elle voulait garder sa mère chez elle

Elle devait payer de son acquiescement à la misère.

Pour avoir « fait son choix »

De refuser comme une bête sauvage

Un possible « placement » de sa mère.

Pour tuer cette créature

Qui n’aurait pas pu supporter

Même pas une demi heure

Loin de chez elle et de sa fille.

 

C’est ainsi comme la feuille blanche lui servit

Et le crayon maîtrisé depuis l’enfance

A placer de barrières

De barbelés de paroles

Pour défendre sa mère

Des griffes de l’Etat.

 

D’administrateurs et geôliers

Des tentacules sordides de l’administration

Remplie de gens habillés de malignité.

 

Elle, t de fille aimante

S’est vue transformée

En mère de sa mère

Elle vécut pendant treize années

Une maternité

A l’envers.

 

Elle plaça des barrières bien écrites

Plaçait des barbelés

Devant sa porte qu’elle ferma à double tour.

 

Elles passèrent ensemble

Par un temps long, interminable…

 

Pour sa mère elle choisit l’abondance

Pour elle se laissa la privation de la misère.

 

Elle vécut seule un temps rude

Rempli d’aspérité.

 Débordante d’aridité.

Seule dans la misère

Des subsides,  privations et silence.

 

Pour elle,  elle choisit la misère

Pour sa mère elle choit l’abondance.

Sa mère ne soupçonna jamais

Que sa « petite » pouvait manquer de pain

Sa mère ne soupçonna jamais

Que « sa petite » sautait les déjeuners

Ne mangeait pas le soir.

Et qu’elle remplaçait  ses repas

Avec des poudres de Clinutren

Avec des poudres pharmaceutiques

L’horrible manque de nourriture.

 

Parce que le garde-manger était plein à craquer.

 

Mais de la nourriture spéciale de maman

Pour la maintenir en vie

Pour lui donner le meilleur.

Pour elle,  elle choisit la privation et le silence.

 

Pour choisir pour maman la plénitude

Se laissa pour elle la privation et le silence.

 Elles vécurent des jours placides.

Elles vécurent des jours de maladie.

Submergées ensemble

 Dans les affres de l’angoisse.

Et elles sortirent toujours victorieuses

Maman riait de son angoisse !

 

Maman lui disait :

« Tu vois ma belle petite,

Tu vois que j’ai ressuscitée ?

N’ai pas peur

Tu vois ?

J’ai une santé de fer »

 

Lui disait maman…

Chaque fois qu’elle tombait malade

Des rares moments

Parce que c’est fut toujours

 Par les fautes médicales des médecins !

Qu’elle attrapait  quelque chose de mauvais

Car maman, tel qu’elle le disait

Elle avait « une santé de fer ».

Sa mère lui donnait

Sa vie entière dans le regard.

 

Elle se transforma

Pour sa mère

En une mère à l’envers.

Elle créa pour sa mère

Une maternité sacrée

De la nuit au lendemain.

Nadezhda Gazmuri-Cherniak

In, Poèmes d’Epines et Chants Orthodoxes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PARLONS MUSIQUE: LUKAS VONDRACEK/ BEETHOVEN

19 décembre, 2016 (14:57) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

PARLONS MUSIQUE : LUKAS VONDRACEK / BEETHOVEN

Aussi vain qui paraisse au premier abord l’intérêt que nous partageons de nous mettre à faire l’éloge d’un auteur et d’un interprète affirmés indubitablement comme de génies incontestables, nous sommes poussés à les poursuivre, tant ils nous laissent submergés dans l’émoi de la présence de l’absolu et de la perfection, et avec la musique on ne peut pas aller plus loin dans l’expression du divin.

Il  faut éclaircir certains propos qui nous semblent essentiels afin de ne pas tomber dans la sensiblerie et le mélodrame exégétique à propos des auteurs et des interprètes.

A quoi bon se centrer jusqu’à l’abâtardissement à mettre en valeur uniquement la « technique » musicale, aller plus loin dans l’étude exige que nous nous dépassions dans la recherche comparative et qui devra explorer d’autres domaines de  la transcendance, et d’autres expressions de l’Art.

Il faut dire que la découverte de Lucaks Vondracek lors de son interprétation du concert N°3 de Beethoven « nous a saccagé l’âme » (G.S) en le voyant et l’écoutant le jour de son lauréat du Concours Reine-Elisabeth !

Les commentaires critiques sur son interprétation en faisant allusion uniquement à sa « technique » sont vains… Qui pourrait imaginer qu’un interprète musical pourrait en manquer ?

Pour l’heure, époque de décomposition absolue dans tous les domaines de l’art, seul l’interprétation musicale en est exempte parce qu’elle exige précisément de la technique, ici on ne triche pas comme le font depuis fort longtemps tous les peintres et les écrivains ! Aucune fausse note n’est permise. Et par fortune contrairement à d’autres disciplines, les membres du  Jury des concours de musique sont fidèles à leur nom : Jury.

Ce lauréat donné à Lukas Vondracek lui revient avec magnificence, il est le parfait démiurge de Beethoven.

Nous qui sommes insérés dans la musique classique bien avant notre naissance  et qui avons vécu avec la musique au jour le jour, nous avons le privilège donné en héritage d’une capacité d’empathie et d’adhésion instantanée vis-à-vis des génies. L’interprétation de Bach et de Beethoven nous la connaissons cote à cote d’une mère pianiste en la vivant comme une expérience existentielle majeure, et non par les transmissions stéréo.

Pour faire l’éloge d’un interprète il faudrait laisser à l’écart le problème de la technique, il faudrait aller alors se concentrer à faire l’analyse d’une personnalité, d’un style, de leur capacité  de mettre à l’œuvre la plus haute intelligence qu’ils possèdent  et d’avoir su appliquer les règles d’or de tout art : augmenter, diminuer, supprimer.

Ce qui est unique, et  extra-ordinaire chez Lukas Vondracek reste précisément la souveraine manière qu’il a choisie pour cette interprétation du concert N°3 de Beethoven.

Ceux qui connaissent la technique du piano le savent, il faut jouer à l’appui du corps entier pour toucher le clavier et où intervient la pédale pour les nuances qui se contrôlent par la force de l’esprit et détrompez vous, c’est le cerveau qui commande et non la dextérité des mains !

Le savoir faire dans le choix d’une interprétation d’un auteur précis exige une connaissance profonde non seulement de l’instrument  et de l’auteur, mais de la vie.  Il est un processus « grave et difficile » qui ne finit qu’avec la mort. Mais la force de leur interprétation restera par delà la vie et la mort, elle accédera à l’éternité.

Dans tout art, ce qui participera comme essentiel, sera l’expérience de vie qui seule nourrira l’interprétation.

La technique s’apprend comme base préalable sans laquelle aucun art n’existe. Quand elle fait défaut nous sommes face à la déliquescence absolue, face au spectacle du néant.

La technique devra dès l’enfance semer le socle de ce qui sera la grandiose création d’une interprétation musicale, il faudra donc se concentrer à analyser le parcours de l’interprète, ce qui n’est pas valide pour les auteurs où seul l’œuvre en elle-même devra rester comme unique centre de notre intérêt.

Ce travail d’exégèse nous l’accomplirons, tout en sachant qu’il y restera une part de lui-même totalement inaccessible, cette composante secrète, mystérieuse est l’art, une énigme qui reste aussi comme tel pour l’artiste et cette analyse dépasse l’exégèse de l’art et nous sortons de la marge pour aller vers un autre domaine : le religieux qui n’a pas lieux d’être dit ici. Et oui en citant Malraux, « j’entre en art comme d’autres entrent en religion, mais l’Art n’est pas une religion ». Certes, mais laissons pour l’instant, un sujet que nous devons laisser en suspens et dont le mystère nous a été dévoilé superbement par George Steiner dans son essai Réelles Présences.

L’empreinte que Luckas Vondracek donne à ce concert de Beethoven est celle d’un possédé, d’un illuminé, et c’est de son magique et abyssal inconscient qui en symbiose à Beethoven réussi à nous donner la voie vers un océan tumultueux et une subtilité cosmique dans les mouvements lents qui débouchent dans l’explosion si bien contrôlée de ce majestueux et solennel message qui est propre à Beethoven.

Il restera indéfinissable pour nous ce mystère suprême qui comme les empreintes digitales, il n’y a pas une égale à une autre dans le monde des vivants, et que par le seul moment aussi fugace qu’évanescent de son interprétation, nous sommes transportés vers les strates les plus élevés et grandioses de l’esprit où la sensibilité humaine ne peut accéder que grâce à l’art musical, le verso indubitable d’un don du divin accordé seulement à quelques élus sur terre.

Il en est pareillement pour l’amour, rares sont ceux qui peuvent accéder à une connaissance de ce mystère et d’être capables de le vivre…Capacité encore plus difficile d’exercer dans l’absolu.

Tels que les amants sont des élus de l’Amour, ces moments d’extase ne peuvent être vécus et partagés que dans une durée limitée comparable à la transcendance éphémère et sublime d’un passage musical, sa propriété magique et instantanée ne pourrait pas rester figée et immuable. Cependant elle se renouvelle pour aller vers l’infini.

 Ici on parle de Beethoven et  de Lukas Vondracek.

Luckas Vondracek est un élu du Divin.

Écoutez le !

                                     Nadezhda Gazmuri-Cherniak

 

 

 

 

 

 

 

LE METRONOME A MARQUE LA MORT EN DEUX PULSATIONS

29 novembre, 2016 (11:01) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

J’AI EU DES FRISSONS QUAND J’AI CONNU TA MERE.

Maman nous attendait assise au salon face à la fenêtre, elle aimait la lumière du jour, et se reposait en nous attendant.

Ce jour là j’avais invité une amie et collègue du lycée déjeuner avec nous, elle m’avait demandé de lui présenter maman, mon amie m’avait tant entendu parler d’elle qui a voulu faire sa connaissance.

Elle s’avance vers maman et j’ai fait les présentations.

Mon amie resta muette, et quelques moments après elle m’a dit « j’ai eu des frissons quand je me suis vue face à ta mère ! »

Alors, je lui ai dit, tu comprends maintenant  pourquoi je l’aime et la vénère à l’infini?

Laissons de coté les liens organiques, l’attachement affectif pour la mère, cela va de soi, je te parle de ce que tu viens de découvrir face à sa présence et qui reste inexplicable.

L’ineffable n’a pas d’explication.

Elle a quelque chose je ne saurais pas te dire mais elle m’a impressionnée, m’a-t-elle dit.

 Ensuite j’insistai pour que maman nous joue du piano, elle s’est mise à jouer et nous laissa émerveillées.

Nous levâmes nos coupes à cette journée de rencontre et de musique, en riant d’exister tout simplement devant le regard doux de maman et son sourire diaphane.

La simplicité d’un moment qui ne présageait rien de mauvais, dans une plénitude et une paix imperturbables, sans rien qui puisse nous annoncer la catastrophe, je veillais pour que cela dure longtemps, et je ne voulais pas penser que ce paradis puisse avoir une fin, rien  ne pouvait nous annoncer la tragédie qui se produirait vingt années plus tard à Paris. Nous étions en banlieue.

LE METRONOME A MARQUE MORT EN DEUX PULSATIONS

LE MEDECIN ASSASSIN DE LA VILLE ET LES TROIS TORTIONNAIRES DE L’HÔPITAL.

Ce préambule pour vous dire non seulement comment était faite, cette créature sublime qui était maman et que quatre médecins parisiens ont martyrisée et torturée jusqu’à la mort, la faisant souffrir et agoniser comme un animal sans défense en lui refusant les soins, avec des circonstances aggravées.

Il faut dire que ces tortionnaires n’ont rien de parisiens que le lieu de travail, mais il représentent le corpus de ce qui est ici « la médecine française « en ce qu’elle a de plus horripilant, de plus dangereux, de plus terrifiant, et ce qui ne s’est jamais dit et qui ne se dira jamais, car la mafia se défend bien, personne n’osera démasquer leurs crimes.

Moi oui.

 Devant la justice et par l’écriture.

 Leur crime devra un jour faire jurisprudence, cela viendra.

Si vous me demandez s’il y a eu d’autres crimes contre des personnes âgées sans défense et similaires à celui perpétré à maman, je ne saurais pas vous donner une réponse, je ne suis ni juriste, ni avocate. Je n’appartiens pas aux corpus prestigieux des  autorités de la Magistrature.

Je ne peux parler avec des preuves que de mon cas personnel.

Quand ce crime fera jurisprudence on pourra le savoir, si la lâcheté des gens se dissipe un peu du paysage pétrifiée de cette société.

J’en doute.

Des cas d’erreurs médicales, des négligences, de manque d’attention, de manque d’éthique, cela oui, personne n’est dupe et l’on ne connaît que trop bien le mauvais traitement au sein des hôpitaux, leur brutalité, leur manque de douceur et des égards vis-à-vis des malades qui ne se justifie point par les bas salaires ou le manque de personnel et tout un cumul d’excuses impardonnables.

 La bonté, le respect envers autrui, la délicatesse due aux malades et à leur familles dans des cas extrêmes est une obligation essentielle du personnel médical cela en France fait grave défaut et c’est une preuve d’un déshumanisation absolue.

Mais a-t-elle existé un jour en France ?

La douceur se paie, la liberté a la couleur des billets de banque.

Le respect n’est qu’une formule qui est très rarement rendue sur certaines conditions et échangé contre l’ouverture ample et précise d’un carnet de chèques.

Quand on a les moyens de se rendre chez un cabinet de médecins de haut niveau professionnel voir éthique, nous sommes traités avec tous les égards requis, mais dès qu’on franchit la porte d’un hôpital public nous sommes à la merci des spécimens qui font preuve de l’insolite, et nous risquons de nous trouver face à face au plus ignoble.

 A risquer notre vie.

A mourir privés de soins.

A la confrontation devant des mensonges fabriqués, qui sortent des imprimantes, et qui sont tamponnés et signés sans le moindre scrupule.

Les mensonges sont signés après des conciliabules secrets en provenance des étages qui se mettent d’accord pour accorder à leurs voix dans la même tonalité en rédigeant les mêmes rapports mensongers.

Cela ne leur coûte rien.

La hiérarchie triomphe face à la vie.

La hiérarchie est celle qui donne la mort.

Si nous protestons convaincus de nos droits fondamentaux, nous sommes mis a plat et encerclés par un personnel médical compact qui nous agresse avec « le Protocole » Les protocoles des institutions françaises sont inamovibles, ils valent plus que la vie. C’est cela la France, le plus fort triomphe toujours  en hissant leur Protocole au service de l’humiliation des plus faibles, de ceux qui paraissent à leurs yeux comme en étant les plus faibles.

Cela démontre qu’il ne suffit pas d’avoir réussi avec succès les épreuves de l’Ecole de Médecine, ce succès n’est pas la preuve de leur intégrité morale.

Ce qu’il faut c’est d’éradiquer leur protocole moyenâgeux et rigide, ce qu’il faut c’est une éducation absolument différente au sein de l’Ecole de Médecine, qui doit être exigée au sein des toutes les professions médicales.

 Les reformes proposées par tous les aspirants à la présidence de la République ne se focalisent que sur une seule devise :

Augmenter,

 Diminuer

Supprimer.

Sans jamais aller à l’essentiel.

Ces mesures sont l’essence des mesures à appliquer dans les créations de l’esprit.

Cela n’a rien mais absolument rien à voir avec une modernisation et restructuration de la médecine en France.

Augmenter les heures de travail, diminuer le personnel. Supprimer… J’ignore qui et quoi.

Moi, je propose de supprimer leur protocole et la chartre du malade et les remplacer par ce dont je parlerai ici.

Chartre de « protection aux malades » qui n’est pas respectée et reste collée à la porte de la chambre tel que la Déclaration des Droits de l’Homme qui sert de décoration symbolique et honorifique pour ce pays des ténèbres.

Les remplacer par un véritable protocole hospitalier surveillé par une véritable autorité juridico médicale nommée par le Procureur de la République

Un véritable « Protocole hospitalier »où le malade et sa famille aient leur droit respecté et que la famille puisse l’accompagner dans son parcours.

Je propose la mise en place des autorités judiciaires et médicales instantanées et des sanctions immédiates

Quand la famille constate une maltraitance et

De mettre en place une autorité juridique –médicale nommée par le Procureur de la République.

Supprimer le fameux « Médiateur » de l’hôpital.

Il est toujours nommé par la mafia hiérarchique des hôpitaux, elle change selon la couleur politique du Conseil d’Administration et la qualité de l’hôpital en dépend.

Le médiateur des l’hôpital n’est là que pour faire de la figuration, délaisser les malades et la famille qui demande de l’aide et dénonce les maltraitances ou les erreurs médicales, ce « médiateur » est là uniquement pour interdire toute intervention en leur faveur.

Avec ces simples mesures juridiques nous ne devrions pas être sans aide immédiate,  nous ne devrions jamais être torturés, il devrait être interdit qu’on nous assassine nos parents en toute impunité parce que la voix des médecins est irréfutable, et une fois torturés et assassinés nous ne devrions pas nous voir obligés à dépenser nos forces dans un procès monumental et monstrueux et nous soumettre pendant des années à résister face à un procès en justice qui va durer quatre ou cinq années après que le malade a souffert la torture, l’agonie sans sédatifs, oui, une agonie de huit jours jusqu’à mourir comme un animal.

Non, l’interlocuteur des malades et de leurs familles doit être un médiateur nommé par le Procureur de la République et avec le pouvoir d’agir en urgence et de se déplacer là ou le crime hospitalier et la torture est en train de se faire.

Nous étions un cas marginal et unique.

Les raisons de cette haine contre nous seront connues par tous un jour.

Je l’écrirai et le ferai public.

La voie est rude mais la vérité se saura un jour.

Quand ?

Un jour.

Ces crimes aux personnes âgées et vulnérables, sans argent et avec une seule fille aussi démunie qu’elle, comportent la cible parfaite pour éveiller leurs bas instincts. Que cela n’existe pas « chez les médecins » ?

Ô que si ! Soyez en certains.

Ne pratiquez jamais d’idéalisme  vis-à-vis de cette catégorie de professionnels.

A cette époque des ténèbres il faut éradiquer l’idéalisme parce que nous vivons une époque sans idéaux, nous sommes insérés dans un temps où il n’existe rien de bon au sein des institutions d’Etat, celles sont dictatoriales, et enferment des lois mortifères, méconnues totalement par ceux qui ne s’approchent ni de près, ni de loin à leurs portes pour demander leurs services.

Par quel moyen peut on se défendre ?

Pour l’heure et dans l’état où se trouve la France : uniquement par l’argent.

Lermontov l’a tellement bien dit :

« L’amour peut beaucoup, mais l’argent le peut tout »

Faire la description d’une France idéale celle qui nous imaginons et qui n’est pas, elle ne servirait que comme conte de fées à le raconter pour endormir un petit enfant, évitons les fictions, nous devons analyser ce que nous donne l’hôpital public en ce moment.

Manque de liberté, danger, manque de respect, protocoles l’obligation a se soumettre à la parfaite application du parfait surveiller et punir. je propose la création d’une loi et d’un dispositif le plus strict et rigoureux que l’on puisse créer et qui veille jour et nuit qui surveille et qui  punisse les médecins sur le champ s’ils sont en train de torturer et pour que d’une fois pour toujours ils ne se prennent pas pour les dieux de l’Olympe et que des chefs de Service criminels de mauvaise nature appartenance aux bas fonds de la société ne puissent pas accéder à l’Ecole de Médecine qu’ils utilisent  comme un tremplin et par pur arrivisme et non par vocation et mérite.

Le personnel hospitalier est rempli des personnes de bas fonds qui devraient être surveillés au lieu qui soit la famille du malade qui est traitée comme des coupables ou des prisonniers, un renversement des rôles est manifeste au sein des hôpitaux publics.

Ils commettent impunément et librement leurs crimes protégés par leur hiérarchie mafieuse et aussi devant l’opinion publique qui les a mis sur des piédestaux en leur entourant d’un respect qu’ils ne méritent point.

Ce dangereux respect qui a toujours inspiré cette profession.

La médecine au sein des hôpitaux publics français, elle n’a absolument rien de l’héritage grec, cela est aussi un mensonge institutionnalisé tout comme le serment Hippocrate qui est devenu une lettre pétrifiée.

Ce n’est pas la médecine gratuite qui nous mettra à l’abri d’une mort sauvage.

Ce n’est pas la médecine gratuite d’un hôpital public qui nous assurera le respect et l’accompagnement respectueux en fin de vie.

Ce n’est pas la médecine gratuite qui nous assurera que ce jour ou cette nuit il ne sera pas de garde un médecin qui est dans son intérieur un assassin en sommeil qui se réveillera face à une maman souffrante qui implore de l’aide avec sa fille.

Non, notre liberté est réduite au néant dans ces moment graves et difficiles quand l’être humain sait que ses heures sont comptées que son passé est réduit au néant que son présent et une longue agonie entre les griffes des assassins déguisés en médecins.

Je propose la création d’un numéro vert.

Ce numéro gratuit devra être en écoute permanente, lié au Ministère de la Justice et à la police pour que la famille ou le malade s’il est conscient puisse dénoncer qu’un crime est en train de se commettre impunément.

L’autorité judiciaire devra être à l’écoute en permanence continue jour et nuit non par de conseillers stagiaires tels que ceux de ventes ou des entreprises du numérique mais bien formés et responsables pour dispenser ce type d’écoute à chaque fois qu’une violation aux droits des malades est en train de s’exécuter impunément.

L’autorité judiciaire devra être prête à intervenir en urgence chaque fois qu’un médecin de ville refuse les soins ou que l’hôpital public devient un lieu de torture et de barbarie.

L’autorité judiciaire d’urgence, devra être capable d’agir à chaque fois que la famille alerte que le malade est privé de soins de manière volontaire et préméditée pour le faire souffrir et mourir.

 Je propose que des sanctions immédiates soient appliquées et avec la sévérité exemplaire pour que face à tant de surveillance si bien planifiée leurs instincts assassins se réduisent au maximum.

Pour l’heure il n’existe aucun moyen qui nous autorise de crier au secours pour sauver un malade privé de soins ou mal soigné au sein d’un hôpital public.

Pour l’heure nous n’avons aucun interlocuteur ce l’extérieur qui vienne à notre secours.

Si une maman âgée est privée de soins et torturée avec préméditation et entourée des rires et de blagues grossières du chef de service comme celui qui riait face à son agonie.

Ce chef de service est un psychopathe, ces médecins sont des criminels, et criminel le médecin référent qui lui refusa les soins.

Des criminels en puissance ces 4 médecins. Ils sont des sanguinaires qui devraient être bannis et interdits à tout jamais d’exercer et le bannissement social devrait être de rigueur pour que leur crime fasse jurisprudence.

Car la France ne fait que parler des avantages sociaux et de la gratuité de cette médecine qui n’a rien de supérieur à d’autres de par le monde. Ceci doit être dit et bien clairement.

Dans cette merveilleuse et lumineuse terre de Liberté, Egalité et Fraternité !

Nous avons vécu l’horreur le plus ignoble où les mots pour décrire l’horreur resta dans l’impossibilité d’être exprimé par le langage.

Je restais insérée dans leur crime abominable, ces quatre assassins ont effacé pour longtemps mes moyens d’expression.

Il m’a fallu inventer un langage des ténèbres, un livre de plus de 300Pp. pour dire aux plus hautes autorités de la Justice française ce que j’ai du voir et que je n’aurais jamais du regarder et subir avec maman tout au long de huit jours et huit nuits d’horreur interminables. Pendant huit jours d’agonie.

Un enfant ne doit pas regarder la métamorphose de sa mère en cadavre sur un lit d’hôpital où elle est en train d’agoniser privée de soins sous les rires du Chef de Service.

Aller à la police ?

Ils n’ont pas de droits pour nous venir en aide dans un cas pareil qui se vit en solitaire et sans témoins au sein d’un hôpital.

Aller au bureau de Monsieur le Procureur lui implorer de l’aide ?

Ô combien je le voulais !

Impossible.

 La loi exige un passage obligatoire par les interminables étapes qui nous impose le cheminement judiciaire, il est d’une lenteur à toute épreuve et qui reste comme une souffrance supplémentaire à subir.

Le chemin est lent extrêmement lent et il se fait par étapes.

Maman est au fond de la terre, enterrée en pleine terre depuis trois ans, nous sommes encore en jugement mais en train de sortir du tunnel.

 On voit pointer le jour…

Non, ceci est indigne.

Ceci ne doit pas se vivre dans ce siècle.

 Il faut d’une autorité qui siège au plus haut de la Magistrature, avec une indépendance absolue et capable de venir à notre aide en cas de maltraitance et  pour éviter la souffrance et le crime et pour stopper en envoyant des agents de secours d’urgence.

Si ce dispositif existait, j’aurais pu éviter l’irréparable et sinon sauver maman qui la veille était avec moi au café, lui donner une mort douce et digne tel que cette sublime créature le méritait.

Ils doivent payer avec les sanctions les plus sévères pour :

*Le refus des soins de son médecin dit « Référent ». Il était en devoir de lui apporter, devant la crise soudaine de l’infarctus et qui lui exigeait de la soigner de toute urgence.

*La souffrance indicible que ces quatre assassins lui ont infligée gratuitement sans vouloir lui apporter de secours.

*Toute la souffrance de maman et qu’ils n’ont pas voulu apaiser.

*La douleur indicible de maman qui soufrait et que le médecin ignorait avec préméditation en disant que c’était rien.

*La douleur de maman qui endurait à la maison pendant trois  jours en s’aggravant et qu’il me disait de ne pas l’hospitaliser : « maman était mieux que jamais ! » Je devais « la laisser tranquille » cela voulait dire « laissez la souffrir et mourir tranquille ! »

 *Pour torturer mère et fille à l’unisson et obliger à entendre des obscénités qu’une enfant face à sa mère mourante n’aurait jamais du entendre.

Ce que je fus obligée de voir et qu’un enfant ne doit jamais voir ni vivre dans des pareilles circonstances au sein d’un hôpital français ce sont des méthodes propres aux dictateurs politiques.

Ce que je du subir et que personne ne doit subir dans un pays qui se vante de ses lois, et de ses libertés.

Ce que j’ai du endurer face à sa douleur.

Mes suppliques qui retentissaient dans la chambre pour qu’on l’apaise restèrent vaines et le refus de ces assassins fut la seule réponse.

Ces assassins appartiennent à une France  terrifiante à fuir ipso facto.

Pour ce fait il faut aussi de l’argent.

Oui mon Lermontov a raison, l’argent le peut tout.

Mais, l’invention d’un langage précis et simple, elle est la meilleure façon qu’on puisse choisir pour décrire le crime.

Des mots simples sans fioritures sont ceux qui serviront pour décrire la barbarie.

La barbarie des assassins n’a pas besoin des mots baroques, la description de l’horreur, du mal,  de la méchanceté exige  de dire simplement la vérité.

Et par fortune et parce que j’ai un esprit très avisé et que je connais la « nature humaine » que j’ai eu bon soin d’accumuler des preuves, tant des preuves que finalement elles les ont mis au pied du mur à ces quatre assassins.

Ils sont au pied du mur.

Dieu seul connaît la suite.

Je ne peux que prier jour et nuit pour que justice soit enfin faite et que maman puisse reposer en paix.

Amin

Nadezhda

Extrait du livre AMPUTATION

[En écriture]

A l’anniversaire de l’enterrement de maman dans l’emplacement destiné pour les pauvres.

Nous ne vivons pas égaux et nous ne sommes pas enterrés égaux en France.

L’inégalité, le manque de liberté et l’absence de fraternité sont les trois conditions qui font pour l’heure le portrait le plus fidèle de la France.

 

POURQUOI PLEURES-TU? NON, CE N’EST QUE LE VENT…

26 novembre, 2016 (16:04) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

POURQUOI PLEURES –TU ?

Non, ce n’est que le vent…

 

Pourquoi pleures-tu ?

Lui posa t-elle la question.

 

Mais, tu te trompes, je ne pleure pas,

Lui répondit elle, si surprise.

Ce n’est que le vent

Qui fait s’envoler mes cheveux

Et tu crois que je pleure

Parce que je mène la main

Sur mon visage.

 

 C’est le vent qui me fait fermer les yeux

Et tu crois que je pleure.

Pourquoi souris tu alors ?

Lui demanda t-elle.

Es-tu amoureuse ?

 

Mais non !

Je n’aime plus personne.

La Paix est tombée sur mon âme

La Paix est venue à mon encontre.

 

Je n’aime que le Ciel

Je n’aime que le chant

J’aime la prière

J’aime le chant.

Face aux Icônes.

J’aime la prière le jour

J’aime la prière à l’aurore

Qui fait tomber

La rosée sur la terre.

 

J’aime la prière quand le jour

Ne pointe pas encore sur la Coupole

J’aime la prière quand le jour

N’arrive pas encore

Poser la Lumière et la clarté

Brillante de neige

Sur les fenêtres.

 

J’aime la prière la nuit

Quand elle arrive

Serrer mes souvenirs

Contre les cierges

Qui me rendent

 La Lumière dorée

Qui me consolent

De la mort

Qui a griffé mon âme.

Regarde !

Ecoute !

Ecoute comme ils font la prière

Le chant qui vient du Monastère…

 

Tu pleures ?

Pourquoi pleures-tu?

 

Mais, tu te trompes !

Je ne pleure pas.

 

Tu souris ?

Pourquoi tu souris ?

Est-tu amoureuse ?

Mais non ! Je n’aime plus personne !

Plus jamais !

Je ne souris pas, tu te trompes.

Ce n’est que le vent

 Qui fait s’envoler mes cheveux

Et qui m’oblige

A mener ma main sur mon visage

Et tu crois que je souris…

Et tu crois que je pleure….

 

Mais, tu te trompes, je ne souris pas

La mort a griffé mon âme.

Je ne souris plus jamais.

 

Tu crois que je souris parce que

Le vent fait s’envoler mes cheveux

Et, que je mène la main sur mon visage.

 

Pourquoi chantes-tu alors ?

Si tu dis que la mort a griffé ton âme

Je ne comprends pas…

 

Je ne chante pas pour moi

Je chante au Ciel !

Lui répondit elle.

Je prie Dieu.

Je prie face à la Croix.

Je ne chante pour moi.

Je chante au Monastère

Je ne chante pas pour moi.

 

Et, alors, si la mort

A griffé ton âme,

Pourquoi pries tu ?

Si tu dis que la mort

A griffé ton âme ?

Lui demanda –t-elle.

Mais, tu ne sais pas ?

Pourquoi je prie ?

Pour qui je prie ?

Que je ne prie pas pour moi

Parce que la mort a griffé mon âme.

Mais, si je ne chante pas pour moi

Je chante à la Vierge, la Mère de Dieu

Je prie face à la Croix.

Et je chante pour maman

Je prie pour maman

Je prie pour son âme.

Je ne souris plus et

Je ne pleure pas.

Je chante

Et, je prie.

Ô ! Combien je prie

Ô ! Seul Dieu sait combien je prie

Ô ! Seul Dieu le sait

Combien j’aime  les chants

Combien j’aime prier face aux Icônes

Je prie face à l’Autel

Je prie jour et nuit

Je chante le jour

Je chante la nuit.

Quand la lumière s’est éteinte

Contre les fenêtres enneigées.

 

Même si la mort a griffé mon âme.

Je prie jour et nuit

Je chante face à l’Autel.

Je prie face aux Icônes.

Même si la mort a griffé mon âme.

Je suis là pour prier.

Mais, je ne prie pas pour moi.

Et, je ne pleure pas…

Et, tu te trompes…

Ce n’est que le vent

Qui fait s’envoler mes cheveux

C’est seulement le vent qui

Fait que je mène

La main sur mon visage.

Je ne pleure pas.

Non, je ne pleure pas…

Ce n’est que le vent, seul le vent

Qui fait s’envoler mes cheveux

Et qui fait que je mène ma main

Sur mon visage.

Non, je ne pleure pas…

Ce n’est que le vent…

 

Amin.

 

Nadezhda

In,  Chants Orthodoxes

 

 

 

 

 

L’AMOUR

22 novembre, 2016 (08:34) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

L’AMOUR

 

L’amour est un sentiment

On le dit avec assurance

D’une chose si sérieuse

 personne n’en discute

Personne ne le met en doute

Cependant ils assurent

Que le sentiment ne vaut rien

S’il n’est pas partagé

En égale mesure.

 

Depuis des temps ancestraux

Les gens disent

Que l’amour doit être partagé

En égale mesure.

Depuis des temps ancestraux

Les gens disent

Que l’amour meurt

Dans l’oubli

S’il ne reçoit pas de réponse

Si l’on ne le cultive pas

Au jour le jour.

 

Mais…

Que me diriez vous

Si je vous disais

Que l’amour ne donne pas d’ordres

Que l’amour s’échappe aux lois

Que l’amour n’exige rien

Que l’amour ne demande rien

Que l’amour est un mystère

Qui ne se résolve pas

Dans cette vie ?

Les gens disent

Que l’amour doit être partagé

En égale mesure.

 

Les gens disent

Les gens pensent

Les gens donnent des ordres

Les gens font des lois

Les gens crient. 

Les gens…

Depuis des temps ancestraux

Donnent des ordres

Placent des vigies

Qui surveillent

L’amour de près

Qui l’observent de loin.

 

Les gens…

Pensent et parlent

Donnent des ordres

Dictent des lois.

Les gens disent

Que l’amour est fait pour deux

Que l’amour doit être rempli de devoirs

D’obligations partagées

Qui traverseront ensemble

Dans la même voie univoque

Où ils traceront

Les compas uniformes

De la routine.

 

Mais…

Que me diriez vous

Si je vous disais sans le moindre doute

Que l’amour apparaît intempestif

C’est l’orage inattendu

Qui décide de couper les arbres

Qui décide d’arracher la vie

Qui décide seul

Le voyage solitaire

Sans demander visa

Sans demander

Ni billets,

Ni permissions.

Et qui s’installe bien précis

Exigeant

Attention,

Soins et soupirs ?

 

Les gens.

Les gens écrivent des lois

Les gens donnent des ordres

Les gens écrivent des lois

Qui régulent le compas et

Le rythme régulier et rigide

De leurs vies.

Les gens pensent

Les gens parlent

Les gens…

 

Mais,…

Que me diriez vous

Si je vous disais convaincue

Que l’amour rit sans retenue

Des gens qui pensent, parlent

Donnent des ordres

Engagent des vigies

Pour le surveiller de près

Pour l’observer de loin.

Que me diriez vous,

Si je vous disais

Que l’amour se moque des digues

Des lois et des coutumes

Que le véritable amour

Poursuit seul et imperturbable

Son chemin d’Epines ?

NADEZHDA

In, Poèmes d’Epines et Chants Orthodoxes

 

 

 

MATERNIDAD SAGRADA DE LA NOCHE A LA MAÑANA

22 novembre, 2016 (06:36) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

UNA MATERNIDAD SAGRADA DE LA NOCHE A LA MAÑANA…

                                                                     A mi madre,

                                                                       criatura sublime

                                                                     Bella  e inefable

                                                                      por la naturaleza

                                                                    Jamás creada.

Decir con altivez

“no quiero ser madre”

cuando se tiene

apenas quince años

Es un sacrilegio

Para algunos.

Más ella lo decía convencida

Con el orgullo

de juvenil acento.

 

Su madre fué una santa

Que se inclinaba en la cuna

Y le regalaba su vida entera

En la mirada.

 

“No quiero ser madre”

Decía ella altanera.

Yo no quiero bebés

que me interrumpan el sueño.

Yo no quiero otra cosa

que ser artista.

 

Yo no quiero ser madre

decía ella de antemano.

 

Y su madre la cuidaba

Dándole su vida

En la mirada.

 

Podrían juzgarla mal.

Podría decirse que es extraño

Viniendo de una chica seria

Siendo nada más que adolescente.

 

Yo no quiero ser madre

Mas quiero que me den

Una hoja blanca y un lápiz.

Tengo versos que contar.

Tengo palabras,

tantas palabras

que no me dejan dormir

que no me dejan respirar.

Dadme una hoja blanca y un lápiz

que tengo tanto que contarles

que tengo tanto que decirles

que tengo tanto que amar.

 

Yo no quiero ser madre

Yo sólo quiero pintar.

Dadme una paleta de madera

Dadme una hoja blanca

Dadme un lapiz negro

Que tengo tanto que dibujar.

 

Yo no quiero ser madre

Yo quiero sólo pintar.

Dadme una paleta de madera

Dadme pinceles de pelo.

Dadme una caja de colores.

Que tengo tanto que pintar.

Vamos rápido!

El tiempo apura

La vida es corta.

Porque yo quiero

En mi vida

Sólo escribir y pintar.

 

Más, ella pasaba por el tiempo

Y por ese pasaje turbulento

Avanzó confiada.

Con su madre al lado.

Ya no de frente

Como antaño

Recién nacida en la cuna.

 

Se vistió de palabras y colores

Por ese pâsaje turbulento

Hubo días nublados.

Hubo un tiempo enceguecido.

De muerte y de vacío.

Hubo un tiempo de duelo

Hubo un tiempo extenso

 para cosechar el silencio.

 

Huyó con su madre

hacia vientos mejores

Con la hoja blanca y su lápiz

Con la paleta de madera.

Y los pinceles de pelo.

Con su caja de colores.

 

Huyo despavorida

Con la esperanza

como único equipaje.

Su madre envejecía a su lado.

Más de cincuenta y nueve años

en pareja madre hija

Fusional.

Indestructible.

Más de medio siglo sin permitir

Un sólo instante de separación.

 

Es imposible no amar

de manera intensa

E irrevocable

Una madre

Que no sólo es madre

Más artista y bella.

 

Su admiración comenzó en la cuna

La devoción a su madre

comenzó cuando abrió los ojos

y frente a ella vió el fulgor

de una santa que se inclinaba

dándole su vida entera en la mirada.

 

Su madre le decía

Su madre le contaba

Su madre se reía

Cuando le decía

Que ella no se dormía

Si mamá no se quedaba

Bien frente a ella

Que debía dormirse en la cuna.

 

Es por eso que mamá

Debía quedarse frente a ella

No de lado, no de soslayo,

no sentada en la pieza

¿Al lado de la cuna?

No.

¡Por ningún motivo!

Mama debía quedarse

Bien frente a ella.

Para dormirse tranquila

Para plegarse al silencio.

Y no era más

que un pequeño bebé.

 

Mamá le contaba

¡Mamá se reía tanto!

Cada vez que le contaba

De qué manera la obligaba

A quedarse frente a ella.

Y mirándola de frente

Para cobijarse en el sueño.

 

No piensen que ese bebé pudiese ejercer

Una especie de tirana afección

Dejándo de lado

Los lazos orgánicos

Ella estaba segura

Que la exigencia de la infancia

No era más que la temprana capacidad

Heredada généticamente del padre

En la observacion de lo bello.

El nacimiento innato

Del instinto pictórico.

 

Cómo no quedarse extasiada

Frente a un ser que no sólo es madre

Más una creatura tan bella

De una belleza emocionante.

De una belleza aplastante.

De una belleza incomprensible

Porque inconcebible

En un ser humano.

 

Bastaba un sólo movimiento

Bastaba un sólo momento de inadvertencia

Bastaba un sólo instante de ausencia

Para que el llanto acudiese en la cuna blanca.

Para que el llanto se transformase

en gritos angustiosos

De un bebé que no sabía aún

El destino de muerte que se abría

Entre ellas invisible.

 

Pasaban los años…

Esos que se cuentan en el calendario.

Pasaban ellas juntas por el tiempo

como artistas siamesas

En una fusion madre hija

 y artistas.

 

Grave dilema jamás resuelto.

Porque esos lazos extraños

no se analizan con lentes científicos.

Esos lazos marginales à la tierra

no se observan

con distancias y estadísticas

que analizan el amor como patología

si éste es según ellos: ¡Un amor excesivo!

Patologías amorosas

Aprendidas en los libros

De sicología…

 

Esos lazos divinos

Entre madre e hija

no se cuentan con la sorna del ignorante

Ni con groseras palabras científicas.

 

Ellas vivieron juntas la burla

Y la grosería

Ellas debieron soportar juntas

e indestructibles

Mas de treinta años

De crítica y de burlas parisinas.

 

Su madre envejecía a su lado.

Su madre perdía con la vejez

El uso de sus piernas

La mobilidad de sus manos.

 

Ella no quería ser madre.

Más un día su madre fué lentamente

Perdiendo sus fuerzas

Y ella que no quiso ser madre

Se transformó de la noche a la mañana

En una madre improvisada.

En una madre debordante de instintos

Jamás sentidos.

Jamás creados.

 

Aprendió a cocinar sopas y purés

Aprendió a tomarla en sus brazos

Aprendió sóla en silencio

Sin ayuda de nadie.

A crear un ambiente

dulce, tierno

Y plácido.

Blando y albo

como almohadas de pluma.

 

Aprendió rápido

Con lecciones en casa

de un excelente enfermero

A formarse en cuidados precisos.

A formarse en cuidados extremos.

Que solo un experto podría vanagloriarse

De ejercer con maestría

Luego de años de empeño.

 

Aprendió a ser

una competente enfermera

Para crear terrenos estériles

Y sacar de sobres

herméticamente sellados

con mano segura

Los utensilios más delicados

Y a practicar en su cuerpo frágil

Los cuidados más graves.

 

Aprendió en sólo tres sesiones

A practicar en el cuerpo de su madre

Un cuidado extremo.

Un cuidado de enfermería

Que ni un médico pudo hacer con tal delicadeza.

Fué así como se dió cuenta de

 poseer aptitudes jamás imaginadas

De poseer instintos jamás sentidos.

Cualidades jamás antes sospechadas.

Aprendio sóla a cuidarla

Como su fuese un recién nacido.

Guiada sólo por un instinto

de madre al revés.

 

La cuidó sóla

durante trece años sostenidos

Se descubrió así de una forma natural

Sóla frente al espejo

un gigantesco y soberano instinto de madre

que la guió en completa soledad

para cuidar a mamá

sin que nadie se interpusiese

en sus auroras y en sus noches.

Aprendió sóla

prodigando a su madre

día y noche los mismos cuidados.

 

Cuidados de gazas y vendajes

Aprendió a cambiar ropas

Para vestirla cada día

de gazas, sedas y algodones.

 

 A desinfectar heridas

A ponerle inyecciones.

La vacuna de la gripe,

Los anticoagulantes,

Las cápsulas disueltas en agua gelatinada.

Las sopas con cucharitas

Los purés de proteínas bien molidos.

Con la paciencia aprendida desde niña

Le daba en la boca el alimento

Con pequeñas cucharitas

débordantes

de plegarias escondidas.

 

La mirada tierna de su madre era un océano

De amor

acompañada siempre

de una gratitud que la hería

Porque ella no quería recibir de su madre

Ninguna  otra mirada

que ésa en que ella siempre

le entregaba toda su vida.

 

Su madre estaba feliz de que fuese sólo ella

la que la cuidaba.

 

Su madre fué su única razón de ser en la vida.

 Ella no vivía más que para cuidarla de día

Y velar su paz en el sueño de noche.

 

Pasaron trece años en el calendario.

Desde que le diagnosticaron una enfermedad indolora

pero degenerativa

que la dejaría lentamente inválida

más completamente lúcida y consciente.

 

Cada mañana, mamá le decía:

“¿Como amaneciste mi chiquita?

Ella le respondía:

“Si tu estás bien mamita, yo estoy tranquila »

Pasaron ellas juntas

 por un tiempo sórdido.

Es ése el espacio negro de la miseria.

Esa fué la respuesta que le dieron

Diciéndole que si esa “era su elección,

ésa, de quedarse sóla con su madre en casa

Francia le exigía pagar con la miseria.

Por haber hecho “son choix”.

 

De rechazar como una bestia salvaje

Un posible “placement” para matar

A ésta creatura

Que no habría soportado ni una hora sóla

Lejos de casa y de su hija.

Es así como la hoja blanca le sirvió

El lapiz adiestrado le ayudó

A poner barreras de palabras

Para defender à su madre.

De administradores y carceleros

De los tentáculos sórdidos

de la administración.

De gente maligna.

 

Transformada

Fue ella desde cuna

por la mirada de su madre

Transformada

de hija amante,

pasó con el tiempo

 Bruscamente y

De la noche a la mañana

a ser para su madre

El alba, la luz, el sol

la luvia, el estío y la noche

En un solo día

En una sóla noche.

Vivió durante trece años

una maternidad

Al revés.

 

Puso barreras bien escritas

Puso alambres de púas en su puerta

Que cerró con doble llave.

Pasaron ambas por un tiempo largo

Inmenso

Para su madre ella eligió la abundancia.

Para ella se dejó la privación de la miseria.

 

Ella vivió sóla un tiempo rudo

Repleto de asperezas

Debordante de áridez.

Viviendo sóla la miseria

De subsidios privaciones y silencio.

 

Para ella escogió la misera

Para su madre eligió la abundancia.

A mamá

Jamás nada le faltó.

Jamás sospechó que pudiese a su “chiquita”

faltarle el pan.

Jamás imaginó ni sospechó

Que su chiquita se saltaba los almuerzos

No comía por las noches.

Y que reemplazaba con remedios

Con flanes medicados

La falta de alimento.

 

Porque la despensa estaba repleta.

 Los congeladores reventaban de comida.

Pero sólo de comida especial

Para mantener mamá en vida

Para darle lo mejor.

Para escoger para ella la plenitud en todo

Se dejó para ella la privación y el silencio.

 

Vivieron días plácidos

Vivieron días de enfermedad

terriblemente

Angustiosos.

Terriblemente graves.

Y salieron siempre victoriosas.

Mamá se reía de su angustia

Mamá le decía:

“Ya ves mi linda

¿Ves tú que resucité?

No tengas miedo mi linda

 ya ves que soy de fierro”

 

Le decía Mamá…

Cada vez que caía enferma

Casos raros…

Porque fué siempre por culpa de malos médicos

Que atrapaba algo malo.

La verdad es que su madre

Tenía como se dice:

Una salud de fierro.

 

Su madre le entregaba

su vida entera en la mirada.

Y ella se transformó

Para su madre

de la noche a la mañana.

En una madre al revés

Se creó una maternidad sagrada

De la noche a la mañana.

 

                          NADEZHDA

In, Poemas de Espinas y Cantos Ortodoxos.

     Poèmes d’Epines et Chants Orthodoxes

   Edition bilingue Français-Espagnol

Editions ClaraHernán et Nadezhda Gazmuri -Cherniak

ISBN: 9782916501284

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ELLA PREPARABA ENTRE MAR Y VIENTO

20 novembre, 2016 (19:56) | Non classé | By: Nadezhda Gazmuri-Cherniak

ELLA PREPARABA ENTRE MAR Y VIENTO

Ella preparaba un encuentro

Entre el mar y el viento.

 

Ella preparaba

La recepción soberana

Pero, eso no era nuevo

Porque ella

había siempre preparado

La mesa perfumada

El mantel inmaculado.

Rodeada del perfume lejano

De los pinos

Que habían aprendido

Desde su nacimiento

El lenguaje cadencioso

Del viento.

Ella preparaba

Con esmero la mesa

Sobre la cual extendía

El mantel inmaculado.

 

Más, eso en ella no era nuevo

Y sin embargo

No tenía encerrado gestos rutinarios

Hechos por miles de veces los mismos.

Tenía el sabor de lo desconocido

El sabor del abismo

El color claro oscuro del miedo.

 

No tenía el sabor

De jornadas agobiantes.

Su gesto era la ofrenda prometida

Su aliento se agitaba

Preparaba la mesa

Con un mantel inmaculado

Que no encerraba intereses creados.

sino el aliento cadencioso y confiado

Con el que ella preparaba

El ritual sagrado.

De una mesa inmaculada

De un mantel albo de recuerdos

Empapado de perfumes de pinos.

 

Ella, inconsciente y confiada

Preparaba un mantel blanco

Sobre la mesa dispuesto

como un altar en la espera

del soberano encuentro

entre el mar el viento.

 

En torno a la mesa

Se sentía la presencia

Inmóvil.

Se respiraba el olor sybilino

Que llegaba con el viento

Grave y sombrío.

Era la voz lejana

Era la respiración del mar

 mezclada

En diálogo con el viento.

 

Ella se dió cuenta por sorpresa

Que el mantel se engrisaba

Entonces

Para no perder la magia

Se puso a buscar

Un nuevo mantel

Inmaculado.

Y se puso a buscar

nuevos perfumes

Para repartirlos

Porque ella preparaba

El encuentro entre mar y viento.

 

En torno a la mesa

Dispuesta como un altar

Esperando

 el soberano encuentro

Entre mar y viento.

 

En torno a la mesa

se desprendían silenciosos

los metálicos perfumes

que llegaban de los pinos

que lejanos se mecían

al compás cadencioso del viento.

 

Era la cadencia aprendida

Desde el nacimiento

En ésta tierra como ninguna

pefumada de mar y viento.

 

Ella preparaba

Como un marino aventurero

Ese encuentro soberano

Entre el mar y el viento.

La travesía misteriosa.

La ruta incierta.

Llevando a su lado

Como único compañero

El infinito y lo nuevo.

 

Ella preparaba

La mesa inmaculada

Donde conversaban

lenguajes silenciosos

Palabras musitadas

Frases ahogadas.

 

Ella preparaba con esmero

Con una femenina paciencia

Esa que le enseñó su madre

Esa que fué difícil compañera.

 

Su madre le enseñó

La Esperanza

Y la Paciencia.

Su luminosa vida

No fué más que paciencia y esperanza

Su luminosa vida no fué más que un océano

De esperanza y de paciencia

Sobre todo

En tiempos tempestuosos.

 

Su madre le enseñó

A guardar para sí en todo momento

Esperanza y paciencia

Ésas que para ella

fueron siempre

Compañeras insumisas.

 

La Esperanza fue una amiga testaruda

La Paciencia una torpe compañía.

Las dos se resistían a quedarse

Es su alma para tomar cobijo.

 

La Esperanza fué al principio

La obstinada compañía.

La intratable voz

Que demoró su entrada.

Que se resistía a su alma

Para decidir alojarse para siempre.

 

Porque no tenía certidumbres.

Porque exigía pruebas.

Porque el desaliento sumergía

La Esperanza en viento.

 

Porque no conocía el sabor del duelo eterno

Porque su alma no estaba aún pisoteada

Porque su piel no tenía aún

trazos violetas.

 

Ella podía preparar

 El diálogo cadencioso

Entre el mar y el viento.

 

Frases embrujadas se escondían

Entre el mantel y la mesa

Una palabra secreta

se enrosacaba bajo el mantel

Como un caracol dorado

Lento y silencioso.

 

De esos que se quedan immóviles

Temiendo la mano del viento

Temiendo la poderosa garra

Que vendría a imponerle

Dejar su casa para

Morir antes de tiempo.

 

No quería revelar su secreto.

Mientras ella preparaba en silencio

El encuentro entre el mar y el viento.

 

Ella podía preparar la mesa

Porque no conocía aún

La faz aterradora de la muerte.

El dolor infinito del duelo.

El alma pisoteada.

La piel cubierta de trazos violetas.

Ella podía aún preparar confiada

Una mesa perfumada.

Con un mantel inmaculado

Esperando el encuentro soberano

entre el mar y el viento.

 

Ella preparaba en silencio

El altar donde se alzarían

Versos sagrados.

En una plegaria perfumada

El encuentro soberano

Del mar y el viento.

 

Ella cerró la ventanas

Levantó el mantel inmaculado.

Las velas temblaron

extinguiéndose

la última luz temblorosa

de un soplo de viento.

El silencio se hizo verdad.

El crucero acostó en el puerto.

Se detuvo su rumbo incierto.

 

Ella vivió la certidumbre.

Ella tuvo pruebas.

Ella despojó su alma

de sueños insensatos.

Ella no preparó nunca más

La mesa de mantel inmaculado.

Ella supo entonces

Que la celebración fué

para siempre postergada.

Que no habría jamás en su mesa

La celabración majestuosa

Del encuentro entre mar y viento.

 

La mesa quedó vacía

La Esperanza y la paciencia llenaron la estancia

La voz de su madre

acudió sola

al encuentro

De mar y viento.

 

Su voz perfumada que le dijo:

“Quiero que sepas mi pequeña

que pase lo que pase

yo estaré siempre contigo”

 

Ella preparaba confiada

El encuentro entre mar y viento.

La esperanza y la paciencia

Se alojaron en ella para siempre.

 

Una mesa quedó vacía

Un mantel quedó doblado

inmaculado.

 

Un barco acostado en el puerto

En espera de una nueva travesía.

 

Más, ella ya no esperaba nada.

Ella, ya lo había  olvidado todo.

Ella no mostraba

ningún trazo en su piel

de moretones

Violetas.

Ella ya sabía lo que era la muerte

Ella ya sabía lo que era el duelo eterno.

Ella ya sabía lo que era detener la espera.

Ella ya sabía dehacer los sueños.

Y replegarse en el silencio.

Ya no preparó nunca más

El soberano encuentro

entre mar y viento.

NADEZHDA

In, Poemas de Espinas y Cantos Ortodoxos.

Poèmes d’Epines et Chants Orthodoxes.

Edition bilingue français-  espagnol

[En écriture]