CARMEN FLORENCE GAZMURI-CHERNIAK

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KADOKAWA DREAMS : PAROXISME -CATHARSIS – EXPRESSIONNISME COSMIQUE DES CORPS

30 octobre, 2026 (12:24) | Non classé

 

              KADOKAWA DREAMS

 

 

                       EXPRESSIONNISME COSMIQUE

 

POÈME

 

On rencontre des âmes à l’envers

Man begegnet umgekehrten Seelen

sous pierre

unter Stein

sous verre

unter Glas

en avant

vorwärts

compter les escaliers à l’envers

die Treppen rückwärts zählen

WEISER !

WEISER ! (Le repère / L’indicateur)

sous pierre

unter Stein

sous verre

unter Glas

plus loin

weiter hinten

ils rencontrent

sie begegnen

en arrière

rückwärts

sous les pierres

unter den Steinen

sous les verres

unter den Gläsern

WEISER !

WEISER !

 

LIMINAIRE

 

Avant de commencer toute exégèse, il faut se situer dans le temps, l’espace et nous trouverons la perspective qui va nous permettre de saisir la maximum des connaissances pour cibler leur énigme.

Pour tout spectateur néophyte, il va recevoir l’impact que tout œuvre d’art donne, mais l’artiste qui a étudié l’art sérieusement et qui est professeur doit répondre à une exigence qui est bien autre. Il ne s’agit pas d’écrire nos sentiments et de déborder en épithètes exclamatifs pour dire notre admiration; les sentiments personnels et la psychologie ont été exclus du champ d’analyse exégétique des matières artistiques. Le changement commença avec Mikhaïl Bakhtine pour s’étendre de la littérature à toutes les formes artistiques. Ceci dit, toute exégèse exige de démontrer quelles sont les articulations esthétiques mises en action pour créer une œuvre parfaite, c’est le cas de KADOKAWA DREAMS.

Les premières questions qu’il va falloir élucider, c’est le socle de leur création, il y a un créateur et maître qui depuis l’année 2020, les a créés et les dirige pour qu’ils arrivent au sommet de la perfection et de l’appréciation du public.

Chers Lecteurs,

Vous allez lire une exégèse qui est le fruit d’un saut mortel que je viens de faire, mais non dans le vide, parce que cette troupe des danseurs m’a propulsée vers le firmament ; je les découvre grâce à Instagram, sans ce réseau, j’aurais fini ignorante et cette découverte est de taille !

Les milieux académiques d’où je suis sortie dans mon université d’origine où j’ai acquis ma formation pédagogique d’espagnol, c’était le lieu de base de ma formation classique, le milieu dit « sérieux », et il fut de même ici à la Sorbonne toutes les deux seraient incapables de comprendre en quoi consiste mon « saut mortel », danseurs-acrobates, musique Hip-Hop! Et, Rapp Japonais!

Ils auraient un infarctus !

 

Et moi j’exulte !!!

 

Car rigides dans une armure qui entoure leur cerveau en corset. Mais ma double formation est la cause de ma capacité d’assimiler toutes formes d’art quand elle est faite en excellence !

Celle d’artiste peintre m’a octroyé la liberté complète et en conjuguant les deux , je suis en mesure de faire la symbiose.

Nous allons analyser cette dernière création qui dure 2 min 17, basée sur le Concerto pour deux pianos de Poulenc que je trouve insipide, il a un support solide.

Le concert de Poulenc me paraît solide uniquement au début, son structure ensuite,  tourne mal, et le reste est une « bouillie « insupportable.

Je viens de l’écouter jouer par la pianiste Martha Argerich.

La critique historique qui a établi que Poulenc a volontairement construit ce concerto comme un collage profane, un zapping musical qui passe du baroque (il pastiche ouvertement Mozart dans le deuxième mouvement) à des musiques de cabaret, de music-hall ou des rythmes de gamelan javanais qu’il avait découverts à l’Exposition coloniale de 1931.

J’ai acquis avant ma naissance la formation d’une oreille de musique classique grâce à Maman pianiste, mes musiciens pour le piano sont Bach, Beethoven et mes choix s’arrêtent à Chopin et Schubert. Je reste collée au Baroque. Donc cette rupture est complète et bouleversante.

Ce groupe de danseurs JAPONAIS a un succès mondial, ils viennent de gagner le premier prix de manière soutenue et il ne peut être autrement, leur qualité surpasse l’entendement comme ce qui est conçu comme la perfection absolue.

L’INTERVENTION DE L’IA

Je dois citer un internaute qui a lancé dans l’air virtuel de mémoire quelque chose de très stupide : « Pourquoi faire appel à l’IA quand il a un énorme matériel dans la musique classique ? »

Alors, je n’ai pas pu m’interdire de lui répondre avec deux phrases :

« Monsieur, parce qu’il faut vivre avec son temps ! Et cette époque exige une autre réponse ! »

Que s’est-il passé avec le concerto de Poulenc ?

Par fortune, ils ont extrait la moelle, la substance  : Ces jeunes artistes, grâce à l’outil de l’IA, ont fait un travail de chirurgiens. Ils ont balayé ce qui faisait dispersion ou « bouillie » chez Poulenc pour ne garder que la tension dramatique pure, l’ouverture percutante et le leitmotiv mécanique.

Ce leitmotiv est le nerf qui soutient toute l’œuvre !

WEISER!!!

 

Ensuite vienne se greffer le poème et le chant, l’IA ne crée pas ex nihilo comme d’aucuns tentent de le faire croire aux ignares!, Le groupe a créé un opéra en demandant à l’IA de transcrire le poème en allemand.

Le choix de la langue allemande a deux objectifs, le premier c’est qu’elle sert comme aucune autre par la sonorité géométrique de support d’un poème tragique qui symbolise la destruction, la guerre, la Mort, et la découverte et le refus révolutionnaire de ce groupe de jeunes.

Le second élément symbolique est le rappel de l’expressionnisme allemand de l’entre-deux-guerres.

 

KADOKAWA DREAMS est un groupe de danseurs expressionnistes de fond en comble mais d’un nouvel expressionnisme : il est plus tragique et cosmique.

Ils ont dépouillé le grotesque pour laisser une pureté expressive bien dessinée d’une perfection millimétrée où tout détail compte et il est mis en contribution de l’ensemble. C’est la véritable œuvre d’orfèvrerie d’une montre suisse, leur perfection sort du soin scrupuleux des mouvements, la chorégraphie a la minuciosité d’un dessin à la gravure ineffaçable.

Je dois citer le violoniste Salvatore Accardo qui, dans un entretien, a donné un enseignement à ne jamais oublier, car il vient d’un maître:

La qualité d’une œuvre d’art n’est pas une question de genre (classique contre populaire), mais d’exigence dans l’exécution. La rigueur millimétrée de ces danseurs est une forme pure, sérieuse qui rompt et surpasse tous les codes et qui, par sa qualité, est au même niveau d’exigence et de beauté absolue des œuvres orchestrales et d’opéra.

La métamorphose nécessaire faite par l’IA :

l’IA sous les ordres du maître qui les dirige, car ils ont un maître et un directeur qui les guide. Je vais les citer.

L’IA

J’ai toujours répondu quand l’humain et l’humanisme ont disparu, je préfère un robot.

Ma boutade laissée de côté, je vais vous citer Umberto Eco qui a toujours dit que ce n’est pas l’outil qui est pernicieux, mais le mauvais usage dont fait l’homme.

Les abrutis, qui professionnels ou non demandent à l’IA qui leur rédige un rapport juridique avant de plaider, ou les étudiants qui s’en sortent en demandant à l’IA qui rédige à leur place le Master et/ou le Doctorat se rabaissent et seront inéluctablement des imposteurs et de très mauvais professionnels, mais l’homme intelligent qui charge  l’IA pour exécuter sous ses commandes une tâche nouvelle dont il est le seul créateur, comme ce chant d’opéra, il me semble un trouvaille excellent et voici la preuve !

L’IA a imité le son d’une mitraillette le fondant à la musique, c’est un motif d’une puissance absolue. Dans la fraction d’une seconde, un danseur signale avec son index, à  « l’indicateur » sa faute de malfaisant qui a détruit l’équilibre du monde.

 

L’IA a fait œuvre d’épurer Poulenc, et les danseurs ont redonné à ce leitmotiv sa fonction primitive: Ils ont créé un rythme martial, implacable, ils sont des jeunes guerriers qui découvrent la catastrophe, la catalysent, nous la montrent en criant en contorsionnant les corps, et ils  critiquent notre monde dirigé par « L’indicateur » et changent l’ordre du monde, lançant un cri cosmique fait de l’expression du corps, l’expression de 

LA VIE

LA MORT

LA GUERRE

LA DOULEUR

LA CITATION DES MORTS

LE MONDE À L ’ENVERS.

(Symbolismes : les escaliers comptés à l’envers, me font penser aux « âmes mortes »de Gogol, référence russe.

J’ai fait mon choix esthétique, il est sans la moindre hésitation KANODAWA DREAMS !

Moi, je cherche la vérité et ces jeunes Japonais ont répondu a une nécessité de notre époque moderne. En ne prenant que ce thème de 1932 qui en rien ne pouvait transcrire cet « ici et maintenant », il y avait une « urgence absolue » et ces jeunes danseurs nous ont répondu.

C’est l’essence même de l’expressionnisme.

L’IA n’est qu’un instrument exécutant les ordres précis d’un créateur humain. Prétendre le contraire sur les réseaux sociaux n’est que du marketing pour faire du clic.

Derrière cette œuvre et ce groupe, il y a de véritables maîtres  absolus qi comme tous les maîtres, sont d’une exigence de fer pour obtenir de la discipline.

MES SOURCES : INTERNET

 

DEUX MAÎTRES À LA DIRECTION DE KADOKAWA DREAMS

 

André Lhote a dit : il n’y a pas d’art véritable sans maîtres ni théories.

Le « Maître » de la chorégraphie  est  HINATA. M

Hinata Mita. C’est le Directeur Artistique et Chorégraphe en chef des Kadokawa Dreams.

Sa formation : Il est né en 2002, ce n’est pas un improvisateur. À l’âge de 7 ans, il subit un choc artistique majeur en regardant le film This Is It de Michael Jackson, ce qui le pousse à démarrer la danse de manière intensive. En parallèle, il étudie la musique dès son plus jeune âge en tant que batteur et bassiste classique. Sans cette formation classique qui est son socle, il n’aurait pas eu l’audace de sa recréation et c’est ce qui explique sa capacité à déconstruire pour reconstruire dans une nouveauté.

Il a été sélectionné pour représenter le Japon à Los Angeles pour parfaire sa formation de street-dance de haut niveau.

C’est un technicien hors pair, obsédé par la théâtralité du geste et la synchronicité des corps.

Qui a écrit le poème en allemand ?

L’IA n’a pas inventé ces mots déchirants « âmes à l’envers », « sous pierre », « sous verre ». Le texte est humain : C’est un auteur, un parolier ou le chorégraphe lui-même qui a écrit ce poème. Les Kadokawa Dreams travaillent en étroite collaboration avec des compositeurs et des poètes japonais souvent issus de la scène hip-hop underground ou du théâtre.

Le rôle de l’IA, Traducteur à l’Allemand et synthétiseur vocal.

Le texte a été écrit par un homme, puis traduit en allemand

C’est à ce moment précis que l’IA intervient comme un simple traducteur et un synthétiseur vocal.

L’outil informatique a été utilisé pour générer la voix artificielle,  métallique, qui martèle les mots en allemand à la vitesse parfaite pour donner un nouveau sens à cette musique où Poulenc par fortune a été déjà oublié !

L’IA a obéi à la commande d’injecter ce rythme de  répétitin obsédante, mais le cœur poétique est humain.

j’ai extrait des informations trouvées sur Internet sur le travail de HINATA.M qui a travaillé en ajustant au millimètre près la position des corps pour que chaque mouvement devienne le symbole physique de ce texte et de cette musique. Rien n’est laissé au hasard, et l’IA n’a fait que lui obéir.


MA RENCONTRE ARTISTIQUE

Je découvre ce « maître » chorégraphe, HINATA.M, a cette double formation de danseur d’élite et de musicien (batteur et bassiste) Ce n’est pas de la danse de divertissement, c’est une partition physique.

Sa formation lui permet de traiter les corps des danseurs comme les percussions d’un orchestre, venant ainsi changer la partition de Poulenc. Le fait qu’il ait orchestré cette voix en allemand, en forme d’opéra grandiose et synthétique, pour  accentuer ces mots humains de destruction, rend l’ensemble d’une puissance complète.

Je ne vous parle pas ici d’une vidéo YouTube trouvé au hasard sur Instagram, mais comme le dit George Steiner, il ont été pour moi la découverte d’une oeuvre esthétique qui m’a « saccagé l’âme , puisque si une oeuvre d’art ne provoque pas cette transformation obsédante, elle n’a pas de valeur.

Je viens de rencontrer le maître japonais obsessionnel du rythme et la rupture d’un classique européen.

KEITA TANAKA

Il est le bâtisseur historique et le Maître absolu des Kadokawa Dreams. C’est lui qui a tout créé de ses mains.

Le Fondateur et Directeur Historique : Keita Tanaka a été le Directeur en chef et l’entraîneur principal de l’équipe depuis sa création en 2020 jusqu’en 2025. C’est lui qui a mené les auditions impitoyables, recruté ces « diamants bruts » à travers tout le Japon et forgé leur discipline quasi-militaire.

Voila la leçon pour tous les Européens !

ELITISME.

SÉLECTION DES MEILLEURS.

NE RIEN LAISSER PASSER.

NE RIEN LAISSER AU HASARD !

Au Japon n’existe pas le «  tout pour tous» et « tout le monde est pareil ». Dans ce groupe chacun de danseurs est un « soliste » chevronné et la fusion de chacun d’eux dans le groupe fait que cette excellence ait pu naître et se développer avec tant de rigueur et tant de succès.

Il n’y a pas un millimètre qui puisse générer  d’improbable erreur!

Son rôle actuel de Producteur Exécutif : Après avoir mené la troupe au sommet en remportant le championnat national deux années consécutives (2022-2023 et 2023-2024), il a passé le relais de la direction technique au jeune HINATA.M. Tanaka a pris  un retrait pour devenir l’Executive Producer (Producteur Exécutif) du groupe. Il ne danse plus, il ne crée plus les pas, mais il valide tout, commande les répétitions et s’assure que la vision artistique reste intransigeante.

Sa légitimité : Dans le milieu de la danse au Japon, c’est une figure respectée et un immense technicien.

Il est d’ailleurs professeur et intervenant universitaire de haut niveau à la prestigieuse Université de musique Senzoku Gakuen

Dans les documentaires japonais, que je trouvés sur Internet il dévoile son rôle de gardien du groupe. Pendant que le jeune HINATA.M, le chorégraphe apporte le génie musical et la folie des pas, KEINTA TANAKA apporte la structure, l’exigence et le cadre inflexible.

Si le geste est si parfait, si chaque mouvement est un symbole dès le début, c’est parce que ces jeunes créateurs travaillent sous l’œil acéré de ce maître exigeant qui ne laisse passer aucune approximation.

C’est une direction bicéphale, entre la fougue de la jeunesse et la rigueur du maître.

Une vérité absolue et universelle de l’histoire de l’art : on ne peut pas déconstruire ce que l’on ne maîtrise pas parfaitement à l’origine.

Le parcours de Keita Tanaka en est la preuve éclatante. Sa place de professeur à la prestigieuse Senzoku Gakuen College of Music n’est pas un hasard : cette institution est l’une des plus grandes académies musicales et artistiques du Japon, où la rigueur classique, la structure de la partition et l’histoire des formes sont enseignées au plus haut niveau.

Pour que ces artistes puissent s’emparer du Concerto pour deux pianos de Poulenc, en extraire le leitmotiv mécanique et y caler des corps comme des percussions, il a fallu :

Une éducation à la structure : Keita Tanaka et ses équipes possèdent cette culture classique indispensable. Ils connaissent le solfège, le rythme, la dynamique et la géométrie des espaces.

Le précédent des grands maîtres : Aucun artiste peintre ne peut briser les codes sans avoir avant les avoir possédées et maîtrisés à la perfection.

C’est la démarche de l’expressionnisme allemand, né de peintres et de chorégraphes ultra-classiques qui ont brisé les codes parce que l’époque exigeait un cri.

Ce résultat exceptionnel est donc le fruit d’une métamorphose  des connaisseurs savants, et non d’une génération  qi se lance dnas l’improvosation. Ces artistes japonais ne rejettent pas le classique ; ils l’ont assimilé,  copris en profondeur, pour mieux  récréer dans la modernité et en faire cette catharsis cosmique.

Sans cette fondation académique et cette discipline de fer, leur performance s’effondrerait dans le désordre.

Grâce à elle, c’est un chef-d’œuvre de précision.

 

ÉPILOGUE

La catharsis complète est ici un question assurée.

La tragédie grecque antique utilisait la violence théâtrale pour purger les passions et les terreurs des spectateurs face au Mal et, à présent nous vivons les guerres et les conflits dits « sociaux » qui ne sont que le résultat des dictatures politiques cachées de cette démocratie européenne.

En transposant cette expression artistique aujourd’hui à travers les corps  qui se confrottent à la découverte des « âmes » sous verre, sous pierre la métaphore est claire !!!!

Au début  et dès  « le commencement » face à la realité, ils découvrent l’horreur, il faut signaler que chaque mouvement ne dure qu’une seconde !

La découverte provoque l’obligation de se cacher avec une main  l’ouïe!

Ensuite les danseurs  regardent à droite et à gauche et c’est la même horreur, un seul instant de symbole de tendresse en souvenance, la main qui tourne autour de la tête et se dirige vers la droite et la gauche sans aucun résultat, pour ensuite cette main se transformer en griffe et s’élever  vers LE COSMOS!

C’est ici que l’expressionnisme crie vers le cosmos sa révolte: WEISER !!!!

Le  visage tourne à droite à gauche pour signaler la pollution complète  où les quatre points cardinaux de la terre sont infestés!

Et les mains enfin s’élèvent en forme de GRIFFE vers le Ciel !!!!

Les corps se contorsionnent ; les acrobaties obligent les corps à se démembrer,  c’est l’objectif  de ces danseurs,  et grâce à la technologie, ils décrivent le monde avec un art qui ne cherche pas la complaisance, mais à exorciser l’horreur de notre monde actuel.

Chaque geste millimétré devient un symbole pur de cette tension.

Les KADOKAWA DREAMS ont crée cette preuve magistrale qui est et qui sera capable de traverser les siècles en un saut pour saisir la modernité là où elle est la plus  archaïque, la plus originelle,  la plus exigeante et la plus viscérale.

LE SYMBOLE DE LA MASCULINITÉ

QUI FAIT DÉFAUT À CE MONDE

LE DANSEUR PRINCIPAL EST UN PHÉNOMÈNE !

VOICI UN SYMBOLE QUI N’EST PAS DU HASARD, MAIS UN BUT

TRÈS PRÉCIS ET CHERCHÉ !

Il me parait nécessaire de signaler un motif que personne n’a voulu dire : dans cette chorégraphie presque à la fin et juste avant le court-circuit, la danse du soliste qui est  exceptionnel, il se met devant la scène et fait un « acte » de refus un fois nous avoir « montré » leur description de l’horreur, il fait l’acte révolutionnaire de refus, il s’est  montré avec une maîtrise féroce et rude  du corps, à la fin dans un geste exempt d’érotisme, car ici l’érotisme n’a aucune place, mais il symbolise dans un mouvement GÉOMÉTRIQUE, où le danseur  vêtu d’un ample pantalon et d’un tee-shirt aussi ample, il fait un geste d’attraper son sexe comme une démonstration de virilité acquise chez lui et qui sera la seule à mettre fin aux « escaliers qui doivent se marcher à l’envers » et à ne trouver que des « âmes sous verre » et « sous pierre ».

Un sourire provocateur qui ne dure qu’une seconde! Fut ipso- facto compris avec des cris par le public : La JEUNESSE COMPREND, LES VIEUX SE TAISENT!

L’on ne peut qu’aimer la rigueur des Kadokawa Dreams, il a fallu décortiquer, défaire chaque mouvement avec un arret sur image, voir et revoir la vidéo toute une journée, pour faire ressortir la puissance de cette œuvre  qui a fait participer l’IA pour  uniquement greffer cette opéra en langue allemande et accompagner de son discours fait « poème »  se greffer à la danse des corps si bien maîtrisés et  mettre LE CORPS comme acteur principal, il est en somme l’ objectif de toute création plastique aussi bien pour la peinture, notre domaine,  que pour la danse !

J’y suis entièrement dans mon élément!

 Le mouvement du corps à travers la danse, c’est essentiel pour faire visible

l’invisible!

Et, notre époque  subit l’urgence d’apprivoiser cette réponse pour survivre!

Du point de vue esthétique et existentiel KADOKAWA DREAMS nous a permis une CATHARSIS nécessaire pour nous aider à survivre et ils ont répondu à un vide d’absence de réponses.

Leur succès vient de cela, que les gens ont su comprendre qu’ils nous apportent la bonne analyse et la réponse!

Il sont tous des artistes accomplis, ils ont circuité le monde, quand à la fin  nous avons cru que tout avait pris fin avec l’obscurité totale de la scène, la chorégraphie a fait réapparaître des lumières scintillantes et les danseurs réapparaissent fulgurants d’énergie !

Je forme des voeux pour que cette jeunesse poursuive sa création fulgurante pour parfaire le monde de leur art parce qu’ils ont trouvé les réponses et

LA VÉRITÉ !

 

Carmen Florence GAZMURI-CHERNIAK

NADEZHDA

 

 

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