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PROFANATION DE L’ART DE PINA BAUSCH

8 novembre, 2021 (15:11) | Non classé

Voici une  coréographie parfaite.

 

        PROFANATION

 

              DE L’ART

 

       DE PINA BAUSCH

 

 

 

Le salissement élément déterminant du faux de l’Art actuel

Chers Lecteurs,

Je viens de découvrir dans la ARTE la nouvelle chorégraphie d’un chorégraphe consacré qui est porteur des prétentions farfelues en matière de danse expressionniste et qui a voulu faire « sensible » une réalité dite esthétique par le moyen de jets de cire, de peinture rouge où murs et sols sont salis, c’est sur un sol glissant de salissure rouge comme le sang qui vont glisser et se salir les danseurs qui doivent faire RÉALITÉ palpable une série de sentiments en vue de « provoquer » des réactions chez le spectateur.

L’art véritable doit suggérer, c’est delà qui nait sa puissance et sa capacité sublime de transfiguration de la réalité et non comme ils le croient à présent de montrer la réalité la plus crue et vulgaire pour s’y fondre servilement.

Ceci est la profanation la plus dévastatrice de la danse et des découvertes de Pina Bausch.

Que pouvait-on attendre de cette époque post postmoderne !

Il est de même en littérature et en peinture, la danse se veut réelle et doit glisser dans la bassesse palpable, hautement vulgaire et médiocre.

Les chorégraphes disposent des moyens techniques considérables pour enrichir leur toile de fond et « suggérer » au lieu de « salir », d’ »évoquer » au lieu de dévoiler crument ; ces mêmes moyens techniques dont la modernité à mis à la disposition des chorégraphes, celui-ci a opté pour les bannir et refuser la puissance évocatrice de la suggestion ; il a préféré le « salissement «  factuel et bien réel à la magie évocatrice qui éveille l’imagination.

Cette chorégraphie est négative et lapidaire privant ainsi le spectateur de ressentir des sensations esthétiques formidables, la danse réunit en elle-même une merveilleuse palette expressive pour parvenir à ses fins ; les danseurs peuvent être formidables en technique, mais s’ils sont mal dirigés par un chorégraphe sans sensibilité, leur art est perdu.

C’est ce qui se passe ici.

Ce que ce chorégraphe a prétendu avec ce « salissement » sur scène est un échec de fond en comble, voulant par un moyen vulgaire et rustre, les horreurs de la guerre faits de sang ; il aurait dû opérer par une « évocation » de blessures et des douleurs de la destruction, dont il n’est nullement nécessaire de GLISSER dans l’immondice pour éveiller la profondeur.

La danse est déjà en elle-même par sa profonde plasticité humaine, d’une mise en mouvement de tous les excès, c’est là qui se centre l’expressionisme ; lui rajouter des éléments de la réalité c’est le tuer ; le voici le résultat ;  il n’a fait que profaner la force expressive profonde et tragique de l’Art de Pina Bausch.

En tout Art il y a une seule devise à appliquer : augmenter, réduire supprimer.

Nadezhda Carmen Gazmuri-Cherniak

 

 

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