LE DÉSORDRE DE LA PENSÉE EN POLITIQUE
LE DÉSORDRE DE LA PENSÉE
EN POLITIQUE
Chers Lecteurs,
La bêtise ne prend pas congé, les imbéciles qui remplissent les toiles des réseaux sociaux, des médias virtuels et de papier ne perdent pas leur temps à poursuivre leur labeur de conscientiser les pauvres gens qui se laissent entraîner sans appliquer l’ordre de la pensée, indispensable pour entamer tout débat d’ordre politique.
Mais ces deux pôles se trompent, les uns en essayant de s’imposer parce qu’ils sont diplômés et les autres débiles masqués dans leur ignorance complète, et en manque d’esprit critique. C’est le résultat d’un demi-siècle de destruction de l’Éducation nationale qui, par l’œuvre des lobbys, est devenue le règne des fraudeurs criminels de la culture de l’enseignement qui enseignent leur dictature, tout comme le ministère qui est son frère jumeau, le Ministère de l’Inculture française où règne le plus hideux et où, protégés par le gouvernement, les faux artistes se forment et « caudillo » pour mieux régner et se protéger des vertueux, les peu qui restent encore maîtres de leur Art et visionnaires brouillés par la masse de dirigeants de l’incompétence.
Les archi-diplômés croient pouvoir abattre les simples d’esprits qui parfois, en autodidactes inexpérimentés, s’arrogent la fantastique et exubérante prétention de diriger la France ! Vaste programme !
J’observe que le but est de débuter les diatribes pour convaincre avec l’ancienne dichotomie qui veut réduire un affrontement politique à des attaques sur les diplômes ou l’expérience en affaires politiques, ce qui va naturellement éviter le véritable débat d’idées et fausse la structure même de la contradiction, essence même de la dialectique.
Nous savons depuis notre plus jeune âge, soit à l’étranger ou ici en France, que l’accumulation de diplômes prestigieux ne met pas une protection contre la confusion intellectuelle, les erreurs, le dogmatisme, les diktats qui s’opposent à l’expression de liberté de pensée qui est le socle sur lequel tout intellectuel a fait de la pensée une « profession » dans le sens le plus noble et que lui permettra la liberté bien fondée de sa construction mentale et de ses idées.
Nous avons connu Ô combien des sorbonnards, des inspecteurs, de faux directeurs de thèse qui, assommés par des idées nouvelles, ferment le débat intellectuel par peur de voir les anciennes doctrines se déstabiliser par la nouveauté.
Ce manque de préparation pour discuter a été voulu, programmé et mis en œuvre depuis un demi-siècle ça et là, et qui vous surprennent par leur ignorance, ils sont leur produit, il ne s’agit point de leur seule « incapacité mentale », ils n’ont rien reçu des fonctionnaires de l’éducation, donc ils sont des sauvages à l’état brut, parce que si à des mauvaises natures vous ajoutez l’ignorance calculée, vous aurez des criminels. Il faut s’arrêter sur ce point déjà fort analysé par George Steiner, la plus haute culture n’a jamais servi de rempart contre la barbarie. Il donne l’exemple des nazis qui tuaient le matin pour jouer du Schubert le soir ; je ne dis pas que la « culture » efface ipso facto la bestialité qui existe dans l’être humain, mais leur absence contribue à rendre leurs cerveaux encore plus inutiles et l’humanité encore plus barbare.
Ceci dit, la préparation pour les élections se réduit à deux positions exclusives : d’un côté, la « fausse élite » diplômée et, nous le savons, complètement incompétente au sein de ces deux ministères clés pour l’affirmation culturelle d’un pays, et de l’autre, la masse dépourvue de formation universitaire, donc sans diplômes et inexpérimentée dans le plan existentiel et de pratique politique sérieuse.
Cette position excluante et dichotomique est néfaste au plus haut point.
Après mon long passé de formation pédagogique, d’entretien profond avec toutes les formes d’art dont la littérature et la peinture sont les deux axes égaux de mon exercice professionnel (dont je n’ai jamais été reconnue en France) dans mon pays d’origine, il y a plus d’un demi-siècle, pouvait concourir avec les plus prestigieuses universités européennes car des grands professeurs arrivèrent doctorants pour former des générations d’élèves dont j’ai été une élue, pour illusoirement arriver en France pour « donner! « Quelle naïveté de ma jeunesse suicidaire !
À présent ils nous ont mis sur un piège de langage qui représente un fond métaphysique d’une gravité complète.
Cette confusion réside dans le fait de vouloir marquer la compétence sur un diplôme, dans le savoir universitaire.
Nous qui avons une si longue expérience, nous savons que le savoir universitaire brut ne veut rien dire, des avalanches de professionnelles sortent avec leurs doctorats réussis. La plupart des thèses de doctorat ne sont que le commentaire sur des commentaires de découvertes déjà ancrées dans le savoir et répétées à l’infini. Ces travaux se nomment :t Thèses de compilation, Steiner les nommait « le marécage grisâtre des thèses universitaires » et Giorgio Manganeli « disait sentir le malaise d’entendre l’élève répéter ce qui a déjà été dit, « l’élève en sait assez », mais le pays n’avance point en acceptant ce statu quo !
Pour avancer dans le débat politique, il ne faut pas rester figé ni dans l’obtention des diplômes ni dans la supposée vertu de se former dans la réalité en autodidacte. Il serait rare, presque impossible, de nous trouver face à un nouveau André Malraux, je vous en prie ! Ce sont des génies absolus, des cas extraordinaires qui surgissent une fois dans le siècle. Rappelons-nous « Conversations avec Goethe » d’Eckermann, qui, d’analphabète, réussit un doctorat et fut présenté à l’élite de Weimar par le maître Goethe.
Ici en France comme dans toute l’Europe, ce qui fait défaut est la déontologie!
Nous nageons dans les usages les plus pervertis, la prostitution a été transformée en vertu politique, les parvenus sortirent masqués en « méritocratie », les ignares furent nommés aux postes clés, ils construisirent des barbelés pour broyer les esprits raffinés, ils leur font payer leur différence, car ils sont indomptables par leur savoir tranquille.
Ils nous ont inondés dans un tsunami d’ignorance crasse, ces politicards qui sortent triomphants des hautes sphères du gouvernement, mais sans la déontologie, le manque de probité et l’usage perverti, la France est arrivée à la limite du supportable, elle est anéantie, la société est aux abysses, par l’œuvre de cette masse de dirigeants immoraux et leur identité vicieuse, oui de tous ceux qui accèdent au pouvoir et qui se préparent pour reprendre la même histoire de corruption monumentale.
Il est faux d’essayer de rejeter en bloc le savoir académique et les diplômes sous prétexte que les gouvernants actuels (pourtant archi-diplômés) ont mené la France à la ruine. Ceci relève d’une intention réductrice, car mépriser un diplôme est un acte barbare égal à celui commis par les Ukrainiens qui s’adonnèrent à brûler les livres de littérature russe. Cet autodafé leur retournera comme un boomerang au préjudice imprévisible.
Annuler la connaissance représentée dans un diplôme, qui est le reflet d’une connaissance acquise, d’une persévérance qui doit représenter une grandiose conquête intellectuelle que je nomme « la maîtrise du savoir » est un acte infâme des ignares de ce manque de savoir-faire et de savoir-vivre d’une société car, celui qui sait, représente le triomphe le plus redoutable de LA VÉRITÉ de celui ou celle qui fait de l’enseignement sa vie !
Le diplôme reste l’outil de la connaissance et de la maîtrise acquise à la perfection par un être humain, mais il doit être nécessairement accompagné d’une déontologie à toute épreuve.
Par opposition à cette dialectique mal construite, nous trouvons les autres qui s’obstinent à vouloir exonérer le fond du problème en évitant de nommer les véritables responsables : ce ne sont pas les diplômes qui détruisent le pays, mais l’immoralité, la corruption, la perversion et les agissements de ces « malfaiteurs » qui, en parfaits traîtres, nous ont trahis, trahi la France et méprisé les citoyens, malgré leurs grands cursus en Sciences Po et à l’ENA.
Un changement profond devrait être fait par deux entités, seul un parti politique n’obtiendra rien, ce sera comme essayer de placer un pansement stérile sur une blessure gangrenée, c’est ça la France depuis 50 ans, une nation gangrenée, un pays en état de décomposition.
Face aux meurtres, viols et vols où la décrépitude culturelle fait ravages, la désinfection s’impose.
Pour éviter une guerre et plus de souffrances chez les citoyens qui subissent, manipulés, je pense que seule l’armée devrait apporter sa défense et appuyer le parti triomphant pour assainir et reconstruire.
Pensez-y…
Pour ma part, je ne voterai que sur un espace sain et vertueux.
À très bientôt.
Carmen Florence GAZMURI-CHERNIAK
NADEZHDA
Write a comment
You need to login to post comments!

