UN FILM CAUCHEMARDESQUE : LA TRAGÉDIE GRECQUE NE DOIT JAMAIS SE GREFFER À L’ORIENT
UN FILM CAUCHEMARDESQUE
D’UN CINÉASTE IRANIEN EXILÉ
LA TRAGÉDIE GRECQUE
NE DOIT JAMAIS SE GREFFER
À L’ORIENT
Il faut voir sans filtre ni oreillers les fautes artistiques de notre « drôle d’époque », c’est ainsi que hier soir je me suis forcée à regarder le film iranien qui est passé hier sur la chaîne ARTE, le film postule à Cannes et l’auteur est un exilé qui veut épater l’Occident, je savais d’avance qu’il s’agirait d’une « création » tendancieuse pour faire applaudir la galerie occidentale. Mais la monstruosité montée à ce calibre de contrefaçon, je dois avouer que je ne l’avais pas imaginée de cette ampleur.
Le contenu voulait créer de force une tragédie grecque pour la verser dans un canon iranien, c’est cela qui produit une greffe à rejet immédiat !
Ce type de greffe forcée est voué à l’échec en Orient.
Dans son essai Mort de la tragédie, George STEINER nous donne une leçon magistrale : la tragédie grecque n’est pas orientale, elle reste comme un cas unique de spécificité grecque. Je vous recommande bien vivement de le lire, si vous voulez approfondir mes raisonnements. J’espère que vous me trouverez raison.
Cette intention de greffe fut insérée dans le film iranien, et a donné une très mauvaise image visuelle, le cinéma doit opérer par le regard, les silences et très peu de dialogues et beaucoup de prises, le cinéma n’est pas du théâtre, une autre erreur.
Il est une vérité sine qua non que les acteurs sont de qualité, mais ils se perdent et se dispersent dans la mauvaise direction du « directeur ». Un occidental n’aurait jamais pu ni filmer ni jouer ces rôles, il aurait été bien pire encore !
Mais la valeur d’un acteur ne se mesure pas dans l’exécution des mauvais ordres du directeur.
La profondeur des acteurs a été bousillée par les directives de fond du réalisateur exilé !
ALLONS VERS L’ANALYSE DES DIRECTIVES DU MESSAGE POLITIQUE
L’intention de créer une œuvre tragique moderne qui montre l’aversion au régime islamique est de basse qualité. Il est « visible » et l’intentionnalité est forcée dans le script. Tout est « évident ». Tout le développement va en crescendo de manière brutale et évidente, les scènes sont abruptes, et vont vers un mélodrame vulgaire extrêmement vulgaire, et parfois se délient sans raison, à tel point qu’elles ressemblent à un montage absurde propre d’un débutant qui fait des épreuves de rassemblement incertaines.
Tout devient impossible, l’Orient ne possède pas les composantes de la pensée grecque tout comme l’Occident non plus et les auteurs occidentaux ont dû se forcer à récréer la tragédie de manière bien médiocre.
Oui, je sais, à l’exception de Racine, mais lui c’est une autre histoire littéraire.
La tragédie est une spécialité grecque et elle doit y rester comme une exemplarité merveilleuse impossible à s’approprier, c’est pourquoi toutes les tentatives n’ont pas pu arriver à réussir avec succès littéraire deux composantes à simple vue contradictoires et que la tragédie grecque a su résoudre en une symbiose géniale d’où me semble-t-il réside son secret de composition : la densité et la clarté de l’œuvre tragique qui est la pureté du génie grec.
Si à cette composante de genre vient se greffer le mélodrame du film iranien, nous assistons à une « monstruosité inhumaine. »
La critique de la ARTE publie le résumé et la propagande contre le « Régime islamique », évidemment. Je vous conseille de le lire. Les laudatifs ne compensent en rien le désastre du message.
Les acteurs sont de qualité, et d’une performance et d’un sérieux que je ne mets pas en doute.
Ce qui est défaillant, c’est le contenu et l’intentionnalité qui résident en une exagération trop visible d’une propagande, c’est là que se centre l’effet contraire à l’ART cinématographique; il a travaillé les éléments d’une intrigue trop « visible » qu’il a mis en jeu de manière banale en voulant exposer un sujet « tragique ».
LE VISON DU PÈRE ET LE PARRICIDE
La destruction de la famille pour donner toute la place à des femmes en rupture : une fausse quête de liberté mal comprise, et qui traquent le père dévoué pour rompre la structure sacrée de la famille aux fins de s’opposer au Régime de l’islam est présentée avec une monstruosité cauchemardesque.
Le crescendo de sa théorie vise à utiliser le père d’abord comme « victime » et ce sont d’abord sa femme et ses trois filles qui se métamorphosent et qui vont à sa chasse pour le transfigurer en monstre représentant de l’État islamique.
Les scènes dans lesquelles le cinéaste se complaît à rester des longues minutes, le visage de la jeune amie de ses filles qui, activiste, a reçu un projectile dans un œil et que la mère nettoie lentement, laissant la caméra s’éterniser dans la lenteur de l’exposition d’une blessure et du pansement infini pour nous dire : « Voyez-vous ? Voilà le Régime Iranien dans toute sa monstruosité »
Il veut que son mélodrame fasse remplir des larmes les yeux occidentaux, les yeux occidentaux larmoyants pour ses pauvres créatures iraniennes qui donnent leur vie et leur vue pour mettre à terre les « Gardiens de la Révolution » que ni les armes du P.E.P.T ni les Far West n’arrivent à destituer !
Le grotesque et l’absurde d’une telle comédie tournent au ridicule au lieu de devenir tragédie grecque.
Que dire du crescendo vers la fin ?
C’est le pire des dénouements qu’il aurait pu imaginer ; ces quatre femmes non satisfaites de la descente aux enfers du père protecteur de ces quatre femmes qui vivent une vie régalienne et qui se donnent le luxe de le critiquer et de le mettre en péril jusqu’à le faire tomber dans ses efforts extraordinaires pour une ascension professionnelle visée à leur donner la meilleure des vies et de la stabilité, car rien ne leur manque, elles le trahissent, une trahison inhumaine et fulminante à ce père parfait et mari aimant et dévoué qu’elles arrivent à transformer en « monstre » de manière forcée par les événements qu’elles créent elles-mêmes, animées uniquement à le transformer en monstre.
C’est la fille cadette qui résout sa haine du Régime et de la religion en exécutant le monstrueux parricide.
Le dégoût que nous a provoqué ce film est très pertinent pour nous laisser avec des cauchemars.
Non, ce n’est pas une solution cathartique et moins encore une admiration cinématographique, le pire des films que nous n’avions jamais vus dans le registre du cinéma qui devrait être de qualité d’auteur.
CONCLUSION
La vérité qui sort de ces séries de films de propagande ne veut qu’une seule chose : faire croire qu’il s’agit d’un vouloir national pour devenir « libres à l’occidentale ». Les régimes autoritaires comme celui de l’Iran ou de la Russie sont théocratiques ! Certes, mais comment voulez-vous extirper le socle religieux d’une union conçue et entretenue de la sorte entre la religion et la gouvernance politique ?
Ou nous arrivons à conceptualiser une aporie qui va s’éterniser, ou bien elles continueront une lutte corps à corps où elles seront toujours perdantes, amies des martyrs et totalement crétines car elles veulent de force, et lisez bien le ridicule: effacer les directives coraniques pour installer par exemple comme en France, les « lois laïques de la République » !
C’est ici qu’est la grandiose stupidité du programme :
Voyons, elles veulent insérer dans le Coran :
l’IVG comme en France inscrit dans la Constitution !
En Iran, cela devra être voté par le Parlement qui devra l’autoriser !
« Car chaque femme est maître de son corps. »
Bien sûr, c’est ça la chère LIBERTÉ.
Après avoir enlevé le voile, le crescendo s’ensuit facilement.
Il faut, selon elles, que ces pauvres femmes qui étudient obtiennent des succès absolus dans leurs professions et que personne ne les laisse interdites d’avoir une indépendance du succès professionnel. De quelle prison à ciel ouvert croient-elles nous faire avaler?
Elles veulent insérer dans le Coran :
la PMA
LA GPA.
les lois LGBT.
Les libertés pour les transgenres, etc.
Si vous pensez pouvoir arriver, allez-y mesdames… Je ne suis pas une vieille qui donne des diktats politiques, je ne fais que des analyses critiques et je donne ma propre réflexion de ce qui me parait le plus judicieux comme conduite.
La liberté ? Oui elle est essentielle, mais à la différence de ce que vous croyez, c’est en cet Occident que la liberté nous a été usurpée et violée par des gouvernements de pacotille, profiteurs et iniques.
Je prends attache pour l’humanisme et le respect et l’amour de la famille est pour moi elle est un pilier sacré.
Je crois que chaque citoyen doit avoir la liberté individuelle de faire de sa vie et de sa mort ce qui lui semble bon, mais sans nous imposer par des « lois de la République » de vivre de manière uniforme à leurs diktats.
Et que les gouvernements dictateurs laïques ne nous obligent à nous mettre à leur service et en obéissance républicaine comme des animaux à quatre pattes, soumis, marchant dociles et droits vers l’abattoir de leurs administrations de nos gouvernements libertins et laïques, mais qui nous imposent de payer la facture correspondante à leurs lois dictatoriales qui sont, vous devriez le savoir, restent dans les codes de loi bien INVISIBLES.
La religion est un dogme contre lequel l’ouverture est impossible et les producteurs de cinéma traduisent les vœux des femmes car elles veulent devenir « libres » à l’occidentale.
Les critiques de cinéma et les politicards sortiront leurs arguments.
Ils ne sont pas de religion islamique, ils sont laïques, ils ne sont pas non plus catholiques, ils sont des non-croyants, athées, donc, il n’y aura jamais d’entente ni de solution entre ces deux doctrines.
Les producteurs de cinéma sont dans la surface.
Ils vivent dans une couche supérieure à notre couche terrestre, ils sont des « exilés », mais méconnaissent tout des lois occidentales et méconnaissent tout de notre vie ici-bas, dans cet ici et maintenant où la vraie vie des humains se bouscule face aux vraies tragédies jamais mises en scène devant la caméra.
Nous vivons dans cet enfer occidental.
Je souhaite beaucoup de courage pour résister à la laideur des scènes et à la monstruosité de ce message du film mal nommé « Iranien ».
Carmen Florence GAZMURI-CHERNIAK
NADEZHDA
Gardienne de la Révolution des Mots et des Couleurs
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