APAIUDEUSIA – « INDÉCENCE DE L’ESPRIT »
APAIDEUSIA
INDÉCENCE DE L’ESPRIT
Chers Lecteurs,
Je reviens vers vous, pour vous dire combien j’ai été… Quel mot choisir ? Scandalisée ? Anéantie ? Frappée ?
Je dirai SACCAGÉE dans le mauvais, le pire des sens !
Il y a des « classiques » dans notre culture des chansonniers, aucun autre ne sera jamais égalé à Charles AZNAVOUR, c’est de sa mise en scène de LA BOHÊME que je dois vous parler ce soir.
Ce qui est l’inculture structurelle ou la barbarie de l‘ignorance cultivée
Dans la théorie steinérienne
C’EST L’INDÉCENCE DE L’ESPRIT
Que les gens soient « cultivés » n’a aucune importance, le degré d’intelligence ne se mesure pas à cette catégorie-là, mais de ce mouvement organique du cumul des connaissances que la personne met en jeu avec une profondeur unique propre à elle-même qui la fera inégalable à une autre.
C’est à ce moment-là que l’on peut dire d’une personne qu’elle est d’une vaste et de la plus haute culture.
En somme, ceux qui osent s’approprier d’une manière si irrévérencieuse des formes d’expression esthétique dont ils sont imperméables et qui traduisent l’expression d’une si vulgaire manière commettent un crime, un sacrilège, c’est à quoi j’ai dû assister devant un passage furtif devant la télé.
ils sont des individus d’une profonde ignorance cultivée.
Quand j’ai entendu « chanter » La Bohême comme si s’agissait d’une chansonnette, mélodieuse, chantée avec nonchalance et allègrement c’est une « indécence de l’esprit » parce que ce n’est pas UNE CHANSON, c’est l’expression expression théâtrale et picturale du tragique d’un véritable peintre et de sa lutte de vocation absolue avec ce qu’est la véritable peinture de chevalet en lutte avec le monde extérieur.
L’ANNÉNATISSEMENT DE LA PEINTURE ET DE PARIS
Que peuvent-ils savoir, connaître et SENTIR, ceux qui ne sont que de culture livresque sans vécu et dépourvus de fond en comble du sens du tragique ?
La peinture sans mécènes cultivés est pour l’heure sans conteste, la tragédie la plus absolue de la plus dure et difficile des expressions artistiques : LA PEINTURE.
Elle l’a toujours été, mais depuis la disparition des rois protecteurs et de l’église protectrice qui ordonnait des commandes, les peintres, les vrais, non celles qui sont sans valeur, protégées par les politicards de pacotille, sont broyés et passés à la trappe.
Beaucoup moins que le poète, le peintre a une monumentale responsabilité dans sa création qui « occupe » une place dans l’espace, qui réclame des soins particuliers, elle a « une présence », elle est exigeante, dévore le peintre de demandes que la modernité écrase.
Chanter en riant la plus terriblement tragique des expressions récitées sur ce qu’est LA PEINTURE À PARIS ! fut une fissure, une blessure dans l’âme, c’est ce type de blessures que peu de gens peuvent ressentir.
Oui, car nous sommes d’ailleurs, de ce Paris mystérieux qui nous a fait « rêver » quand on était jeunes et fous, oui, il faut être folle d’amour pour Paris pour la peinture pour arriver de l’autre bout du monde à conquérir Paris.
Mais Paris nous a été volé, ils l’ont massacré, tout comme la vraie peinture… Il n’y a plus rien, parce que des indécents sans esprit nous l’ont détruit en chantant – avec une indécence de l’esprit – notre ode à la vraie peinture et à la vie héroïque et sacrificielle d’un véritable peintre.
Amen.
Carmen Florence GAZMURI-CHERNIAK
Disciple du peintre Hernán GAZMURI qui est dans le patrimoine de la France depuis 1983.
Il fut disciple d’ANDRÉ LHOTE DANS LES ANNÉES 28 à Paris.
Florence GAZMURI est la dernière héritière de l’École de Paris.
Florence GAZMURI – Huile sur toile – PARIS 2025.
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